Minotaure
Note moyenne
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59 critiques spectateurs

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Nic R.
Nic R.

43 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 5 juin 2026
Un film parfait pour comprendre comment fonctionne le népotisme, la connivence entre élites politiques et économiques et comment s'organise la tragédie des pauvres gens sacrifiés sur l'autel de la guerre.
Thierry de Cassan
Thierry de Cassan

20 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 13 octobre 2026
Le film raconte des histoires. La Russie après son entrée en guerre avec l’Ukraine et la femme infidèle, reprise du film de Claude Chabrol. Film puissant, très beau bien construit. A voir sans faute
Mai Thai
Mai Thai

1 abonné 14 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 15 octobre 2026
Remake de la femme infidèle de Chabrol sur fond de guerre Russe Ukraine.
Intéressant mais un peu long
Melchior
Melchior

1 abonné 3 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 12 octobre 2026
Un film aussi cruel et beau. D'une simplicité et évidence toute banale. Un personnage principal torturé, accablé et acculé mais jouissant d'un confort et d'une intelligence qui lui permettent de s'en sortir dans une Russie qui court a sa perte. On boit, on souffre, on contemple. Chef d'œuvre du réalisateur russe qui signe un cliché glaçant de réalisme sur un pays en pleine implosion morale et sociétale.
Jean-Flavien Piquemal
Jean-Flavien Piquemal

6 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 16 octobre 2026
J’avoue ne rien comprendre aux critiques littéraires mais aussi spectateurs. Qu’est-ce qu’on apprend de ce que je pensais être caricatural de la Russie? Rien en réalité. Oh il y a de la corruption?! Oh on réquisitionne des hommes dont la plupart n’ont pas envie de participer? Et quid de cette femme qui est une variation de celle de Chabrol. Mais merde ressortez le film de Chabrol. Là il n’y a rien que l’on sache où je le répète puisse imaginer. C’est creux et bien évidemment comme tout bon film russe qui se respecte c’est lent mais c’est lent. 4 étoiles de partout pour un film si creux c’est lamentable
isabelle P.
isabelle P.

6 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 7 octobre 2026
Tout est dit sur une société russe vérolée et lache. L'ambiance du film fait froid dans le dos. Le pouvoir et l'argent sont omniprésents. L'Homme est un pion qui ne compte pas, chair à canon il finira. Et l'avenir de l'enfant est bouché de gros nuages de feu... sauf s'il se sauve. Mais ailleurs... n'est ce pas identique ?
Un film intelligent, beau, avec des plans extras, je recommande. 2h30 sans broncher sur mon siège dur de cinéma rural. Bravo
JC67
JC67

1 abonné 6 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 14 octobre 2026
Salle comble pour ce film en avant première, les allusions sont fortes, les héros se sont bien échappés du dédale et inondent de leur arrogance le monde des oubliés.
Anna S
Anna S

2 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 8 juin 2026
Le meilleur film de Zviaguintsev qui, sans aucun doute, restera dans l'histoire du cinéma comme l'un des rares films (unique ?) montrant l'ambiance en Russie actuelle sans romantisme propre à la vision de ce pays. Et aucun espoir à la fin. Effrayant.
Dommage, qu'il sorte que le 14 octobre. Il est trop important pour être vu ! Les Films du Losange, il ne pourra pas sortir plus tôt ?
Vu à Luxour à Paris dans le cadre de la reprise des films séléctionnés à Cannes.
Merci Luxour, merci les Films du Losange.
mimi33
mimi33

1 abonné 1 critique Suivre son activité

5,0
Publiée le 14 octobre 2026
Avec Minotaure, Andreï Zviaguintsev revisite l’univers de Claude Chabrol pour dénoncer l’hypocrisie des élites russes contemporaines. Il s’intéresse à la décomposition du modèle familial à travers le quotidien de Gleb, de son épouse Galina et de leur fils adolescent. Derrière l’apparente perfection de cette famille se cachent pourtant des mensonges : tandis que Gleb doit envoyer ses employés combattre en Ukraine, Galina retrouve secrètement son amant.

La maison devient alors un véritable panoptique, où chacun observe et contrôle les autres afin de préserver les apparences. À l’inverse, l’extérieur incarne les vérités inavouables que la famille cherche à dissimuler. Le film met ainsi en évidence le prix moral de cette façade sociale, entretenue au détriment des plus vulnérables, sacrifiés par l’indifférence des puissants.
traversay1

4 541 abonnés 5 472 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 2 juillet 2026
Son absence aura duré neuf ans et il était temps qu'elle se termine pour tous ceux qui pensent, à juste titre, qu'Andreï Zviaguintsev est le plus grand cinéaste vivant. Obligé de tourner hors de Russie, le réalisateur ne pouvait très certainement pas occulter son thème favori : la société russe, en l'occurrence à travers sa bourgeoisie, au début de l'opération militaire spéciale, selon les termes officiels. spoiler: Un monde de cynisme, d'hypocrisie et de corruption, au service d'une violence qui punit les moins privilégiés au sein d'un peuple qui n'en peut mais
. Dans cette version russe de La femme infidèle de Chabrol, infestée par l'air du temps délétère, Zviaguintsev prend tout son temps pour poser le décor et ses personnages, un couple aisé avec adolescent à la maison, en voie de déliquescence. Avec sa mise en scène toujours aussi éblouissante, dont des travellings soyeux, spoiler: le film développe progressivement sa critique de la politique des dirigeants de Moscou, alors même que l'action, symboliquement, s'emballe vers le sordide
. Zviaguintsev ne nous lâchera plus et ses protagonistes encore moins, collaborateurs à leur "modeste" niveau d'un régime replié sur ses propres mensonges et certitudes. Ce n'est pas le plus grand film du cinéaste, sans doute, mais son haut niveau reste à une altitude telle que bien peu de ses confrères ont une chance d'atteindre un jour. Comme dit-on le GOAT en russe ?
Coric Bernard

463 abonnés 873 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 11 septembre 2026
Ce film de ce grand réalisateur et scénariste russe réfugié en France est inspiré de « LA FEMME INFIDELE » de Claude CHABROL, mais adapté au contexte de la vie actuelle en Russie. Le récit implacable et froid traduit bien la déliquescence de ce couple pourtant bien établi dont le mari va tuer l’amant de son épouse. La mythologie du minotaure grec s’associe tout à fait dans ce drame avec ce père chef d’entreprise en proie à ses problèmes professionnels avec le contexte politique toxique de la Russie. Le film restitue bien ces éléments ce qui rend ce film passionnant à visionner.

Bernard CORIC

(Film visionné en projection de presse le 10/11/2026 au Cinéma St Germain des Prés à PARIS)
Direct-actu.fr

408 abonnés 574 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 11 octobre 2026
Dmitri Mazourov et Iris Lebedeva incarnent Galina et Gleb, l'un une personnalité locale dans l'entrepreneuriat du bâtiment et sa femme. En plus de l'effondrement de leur quotidien sur le plan politique, leur vie intime se fracture progressivement. Andreï Zviaguintsev filme avec justesse la crise du couple jusqu'au paroxysme.
Beaucoup de plans intérieurs, enfermant les personnages avec leur propre conscience, à l'extérieur ils semblent perdus. Le film transforme peu à peu les deux membres du couple en fantômes errant dans un quotidien de non dits et de mensonges.

Dmitri Mazourov incarne un mari en crise, il se bat pour sa société et tente de garder le contrôle sur sa vie personnelle qui lui échappe. Quant à Iris Lebedeva, elle a une sensibilité dans son jeu. Même lorsqu'il joue la joie, il se cache un peu de mélancolie dans ses silences. Le film possède un rythme particulier, on y adhère ou non, il reste une œuvre singulière qui laisse des traces mnésiques.

La Russie de 2022 devient un espace d'incertitude où la mobilisation et les difficultés économiques fragilisent les rapports sociaux. Gleb découvre que sa réussite professionnelle ne garantit aucune stabilité. Cette perte de maîtrise rejoint sa crise conjugale, chaque silence de Galina nourrit les soupçons et transforme progressivement leur intimité en territoire hostile.

Le titre Minotaure renvoie au labyrinthe mythologique, mais ici l'enfermement est psychologique. Gleb avance dans une succession de décisions qui compliquent son existence. La violence devient l'expression d'une désorganisation émotionnelle où l'autorité masculine ne suffit plus à préserver les apparences.

Face à lui, Galina oppose une retenue qui laisse planer une incertitude sur ses émotions. Leurs interprétations construisent deux solitudes incapables de retrouver un langage commun. Présenté à Cannes en 2026, le film arrive en salles avec une durée de 2 h 20. Une exigence narrative qui interroge également sa capacité à rencontrer un public moins habitué à cette temporalité cinématographique.
Pascal
Pascal

270 abonnés 2 552 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 14 octobre 2026
Grand prix ( Cannes 2026 ), le cinéaste russe Andreï Zviaguintsev, ( de mon point de vue metteur en scène majeur du septième art actuellement en activité ), convoqué la figure mythologique du minotaure ( mi homme/mi taureau ), comme représentation du pourrissement éthique de la bourgeoisie ( russe ? ) prête à tout pour maintenir statut et apparence.

Le film pose une question philosophique universelle " jusqu'où peut on s'aveugler soi-même pour protéger ses privilèges ?".

Le pouvoir russe est exploré comme un labyrinthe mythologique moderne, système opaque, étouffant, ou chaque décision mène à une impasse morale.

Le sacrifice patriotique imposé par le pouvoir, est utilisé pour régler ses comptes personnels et préserver son microcosme.

La faillite de la filiation est montrée par la figure du garçon qui ne présente aucun espoir de révolte ou de rupture.

Le symbole du dernier plan en dit long sur les intentions du cinéaste.

Nuages comme image du trauma trans générationnel, photo qui rappelle symboliquement la victime ? noir et blanc, vue d'avion, comme mise à distance du réel et falsification de la réalité ? rappel de la fumée donc de la guerre ? et puis destination du lieu de vacances.

La Crête et donc Heraklion lieu mythique ou se trouvait le labyrinthe du minotaure. La boucle est bouclée : on ne s'échappe pas du labyrinthe chez Zviaguintsev.

Un des meilleurs films de l'année ( A mon goût ), même si la seconde partie comporte parfois plusieurs moments moins puissants.

C'est aussi une forme d'invitation à voir et revoir " la femme infidèle" de Chabrol, excellente réussite également de ce cinéaste très talentueux de la nouvelle vague.

Vu à L'Arlequin
Tumtumtree
Tumtumtree

206 abonnés 588 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 14 octobre 2026
"Un jour avec mon père" reste donc, pour l'heure, le meilleur film de cette année 2026, et "Faute d'amour", le meilleur de Zviaguintsev... Certes "Minotaure" se démarque par sa mise en scène extrêmement soignée, qui n'est pas sans rappeler "Tar" de Todd Field. Mais, pour ma part, il m'a semblé que l'histoire tournait à vide. Revoir la bande-annonce de "Faute d'amour" est l'occasion de se souvenir de l'extrême stratification du précédent film de Zviaguintsev, de cet enfant innocent et mal aimé, qui disparaît et est superficiellement recherché par des parents égoïstes qui n'en ont cure. Et repenser à "Un jour avec mon père", c'est avoir en tête ces premiers moments irréels où un père jamais là surgit dans une maison déserte, baignée par la chaleur du Nigeria, avant une folle journée dans la capitale africaine.
Ici rien de tout cela. Comme le dit explicitement la bande-annonce, il s'agit d'une affaire d'adultère, dans la Russie de Poutine où l'on enrôle des hommes pour les envoyer au front. On croit être guidé vers une nouvelle adaptation du mythe du Roi David et de Bethsabée (comme dans le film allemand "Sous toi la ville"). Mais non. Tout est plus basique.
La mise en scène et le son sont d'une très grande qualité, tout comme les comédiens. Mais l'on se retrouve vite à l'étroit dans ce monde de gens très riches qui ont des problèmes bien banals. L'évocation de la guerre en cours est assez poussive, se traduisant par des affiches de propagande en fond de décor ou des mutilés circulant dans les rues. Et les deux parties du récit restent bizarrement étanches l'une à l'autre.
CREOTIVEMEDIA
CREOTIVEMEDIA

130 abonnés 441 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 14 octobre 2026
Une vie confortable, une famille, une entreprise florissante… Gleb semble avoir tout pour être heureux. Pourtant, dans la Russie de 2022, ses certitudes commencent à vaciller. Avec Minotaure, Andreï Zviaguintsev s'intéresse à la chute d'un homme dont le monde s'effondre, sur fond de tensions sociales et politiques.

Gleb dirige une entreprise prospère dans une ville de province. Il partage son quotidien avec sa femme Galina et leur fils, dans un environnement où tout paraît solidement établi. Mais lorsque les difficultés professionnelles s'accumulent, cet équilibre se fragilise. Peu à peu, les événements lui échappent et la violence s'invite dans une existence qu'il pensait maîtriser.

Le choix de situer l'histoire en 2022 n'a évidemment rien d'anodin. Cette année marque un tournant majeur pour la Russie, et le destin de Gleb semble faire écho à celui d'un pays traversé par de profondes fractures.

Andreï Zviaguintsev retrouve ici des thèmes qui lui sont chers : les tensions familiales, le poids des rapports de pouvoir et la fragilité des apparences. Comme dans Leviathan ou Faute d'amour, l'intime devient une manière d'interroger les dérives d'une société.

Ce qui intrigue particulièrement dans Minotaure, c'est cette idée d'un homme pris au piège de sa propre réussite. Gleb a construit une existence autour de la stabilité et du contrôle. Lorsque les difficultés apparaissent, il découvre que l'argent et la position sociale ne suffisent pas toujours à protéger ceux que l'on aime.

Le titre lui-même évoque une créature enfermée dans un labyrinthe. Une image qui prend tout son sens face à ce personnage cherchant désespérément une issue, alors que chaque décision semble l'entraîner un peu plus loin dans la violence.

Porté par Dmitri Mazourov, Iris Lebedeva et Boris Koudrine, le récit promet une confrontation entre les ambitions individuelles et les bouleversements d'un monde devenu imprévisible.

L'enjeu sera de préserver toute la complexité humaine de Gleb, sans réduire son parcours à une simple démonstration politique.

Avec Minotaure, Andreï Zviaguintsev revient à un cinéma où les drames personnels racontent quelque chose de bien plus vaste. Derrière la chute d'un chef d'entreprise se dessine le portrait d'une société qui perd ses repères. Un projet sombre et ambitieux, qui pose une question inquiétante : jusqu'où peut-on aller pour empêcher son monde de s'écrouler ?
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