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Cédric P
8 abonnés
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4,5
Publiée le 1 septembre 2025
OFNI Utile ! Le film va bien au delà des attentes que nous propose la bande annonce comme le synopsis, et ça fait tellement du bien de se trouver face à ces inattendus aussi drôles et absurdes que graves et profonds. Une fable politico-sociale qui se cache sous un vernis burlesque aux multiples influences.
Mais quel ennui abyssal ! Peut-être est-il normal pour un film mettant en scène des fantôme d'être mortellement ennuyeux, mais là j'ai atteint mes limites. Pourtant j'aime les propos décalés et les univers absurdes, mais il y a très clairement dans ce film un problème de rythme. Pourtant on y voit de très bonnes idées et une bonne volonté évidente, mais ça ne fonctionne pas. La dernière partie est d'une lourdeur didactique épuisante. La scène de combat entre l'aspirateur et le réfrigérateur qui aurait dû me faire hurler de rire m'a juste achevé. Dommage
« Un fantôme utile » ose, sans doute, en bousculant les codes et en mélangeant les genres pour livrer un objet vaguement original. Mais cette audace s’émousse : le dispositif narratif en strates, multipliant les niveaux de lecture, finit par affaiblir la portée politique. Le film tente d’embrasser beaucoup — la mémoire traumatique, les morts au travail, la pollution atmosphérique et la crise environnementale, la critique du capitalisme, la question queer, la résonance des fantômes dans la culture thaïlandaise — sans pousser aucune des pistes jusqu’au bout. On sort de la projection avec l’impression que Ratchapoom Boonbunchachoke a surtout voulu montrer qu’il savait manier les outils, en jouant le « bon élève », plutôt que chercher à frapper véritablement le·la spectateur·rice.
Boonbunchachoke, le réalisateur de Fantôme utile, n'est pas si éloigné de son éminent compatriote Weerasethakul, à ceci près que lui n'hésite pas à mélanger les genres, y compris le burlesque et les situations les plus incongrues. En Thaïlande, après la mort, il semble bien qu'on ne retourne pas nécessairement à la poussière, mais à la condition d'esprit, qui peut s'incarner par exemple dans un aspirateur, ce qui ne nous éloigne pas tellement de la poussière, en définitive, dans l'aspiration, c'est le cas de le dire, à une après-vie réparatrice. Mais passé un moment, paraît dire le cinéaste, finie la plaisanterie et place à des sujets plus sérieux, même vus à travers une bonne dose de fantastique, de symbolisme, de poésie ou d'onirisme. Il y a bien quelques chutes de tension dans Fantôme utile, mais sa créativité constante, et le droit au délire, cependant signifiant, persistent, avec plus que des allusions aux massacres perpétrés dans le passé par les forces gouvernementales du pays. L'acuité politique et sociale du film est tranchante, singulière et osée par sa forme, dans une réactivation audacieuse et souvent jubilatoire du film de fantômes. Pour un ménage à fond, qui traque toutes les poussières accumulées, il n'y a rien de mieux que ce premier long métrage (vraiment ?) d'un réalisateur dont il faudra retenir le nom (oups) : Ratchapoom Boonbunchachoke.
Je me suis assez ennuyé pendant ce film, même s’il est très original à la limite de l’avant-gardisme. Plus de deux heures pour ce genre de film, c’est long et ennuyeux . Le rythme est très long .
Un pitch pareil ne peut qu'attiser la curiosité de ceux prêt à lâcher prise.
Le film regorge d'originalité, de second degré, d'humour et de fantaisie. Mais son principe est si absurde qu’il faut s’accrocher pour adhérer à la proposition et ne pas décrocher. Je fais partie de ceux qui ne sont jamais vraiment tout à fait parvenus à rentrer dans le délire, même s'il faut saluer l'ambition du film de mêler l'intime et le collectif, ainsi que de nombreux genres tels que la comédie, le fantastique et le conte social. L'ambiance parfois mélancolique est également plaisante.
Drôle et intelligemment écrit, l'ensemble se révèle néanmoins un poil trop sage lorsqu'il s'agit de s'attaquer aux dérives du pouvoir politique et à l'exploitation des ouvriers en Thaïlande.
헥헲́헰헼헺헽헲헻혀헲 : Grand Prix de la Semaine de la critique, au Festival de Cannes, en mai dernier.
헔혂혁헿헲혀 헼헯헷헲혁혀 헽헲헿혀헼헻헻헶헳헶헲́혀 헰헲́헹헲̀헯헿헲혀 헮혂 헰헶헻헲́헺헮 : le pneu de 혙혶혣혣혦혳, le frigo de 혠혷혦혴, la voiture de 혊혩혳혪혴혵혪혯혦, les jouets de 혛혰혺 혚혵혰혳혺, le système d'exploitation de 혏혦혳.
Rien ne va plus pour Suman : devenue veuve, et, bien que n'ayant jamais été bien accueillie par la famille de son mari du fait de ses origines modestes, c'est elle qui a hérité de l'usine familiale de fabrique d'aspirateurs mais ses 2 fils lui causent des soucis : l'un s'est marié avec un homme, un australien, avec toutefois le bénéfice que ce mariage a ouvert le marché australien à l'entreprise ; l'autre, March, dont Nat, son épouse, est morte d'une pollution à la poussière, a continué à avoir une relation amoureuse avec elle lorsqu'il s'est aperçu que l'esprit de Nat s'était réincarné dans un aspirateur. La famille n'apprécie pas ! Un autre fantôme cause du souci à Suman et à l'entreprise, celui d'un ouvrier qui considère avoir été tué par l'usine et qui fait tout pour se venger. Résultat : un client se retrouve avec un aspirateur tout neuf dont les quintes de toux le réveille la nuit. Tous ces côtés absurdes donnent l'impression d'assister à un film de Quentin Dupieux. Avec une différence notable toutefois : les films de Dupieux sont toujours très courts alors que "Fantôme utile" atteint 2 heures et 10 minutes et ce côté absurde peut finir par lasser. Surtout que, pour nous européens, il manque des clés pour vraiment bien comprendre tous les clins d’œil, tous les messages que le réalisateur a souhaité faire passer : parmi les franç, celles et ceux qui savent qu'en Thaïlande le mot poussière est entré dans l'argot du pays pour désigner des être humains qu'on traite comme des moins que rien sont certainement très rares ; comme sont probablement très rares celles et ceux qui ont entendu parler de la légende de Mae Nak, une histoire d’amour interdite entre une femme fantôme et son mari vivant, une légende qui a, parait-il, une très grande importance culturelle en Thaïlande ; comme sont également très rares celles et ceux qui ont le souvenir des évènements sanglants qui se sont déroulés en Thaïlande en mai 2010, évènements auxquels le film fait référence à plusieurs reprises,. Ce film, finalement très social et très politique, tourné presque uniquement en plans fixes relativement courts, a reçu le Prix de la Semaine de la Critique en mai dernier.
Film étonnant et même drôle mais qui demande à quitter le monde rationnel et d'accepter cette histoire un peu perchée d'objets du quotidien hanté par des fantômes. Le propos est ailleurs dans une critique des meurtres d opposants politique - surtout la tuerie de 2010. Ici le fantastique et le poétique - et aussi l'humour - permettent d'éviter des images plus violentes
Le début m’a fait peur ( les premières trente minutes sont trop loufoques) la réincarnation en aspirateur est pour le moins étonnante ( ne vous fiez pas à la bande annonce, plutôt ratée) Mais passé ce moment le film prend une autre dimension avec de brillantes thématiques, comme le décès, l’oubli, la mémoire, l’amour. On revient sur terre, avec beaucoup de nobles émotions, les fantômes redeviennent humains, des vrais, et l’on peut croire en ces histoires d’amour ( certaines scènes de sexes entre garçons explicites, donc pas pour tout public,) se souvenir des êtres qu’on a aimé semble être le filon du film, fort bien exploité, La fin elle, est beaucoup plus politique, et semble faire écho au massacres de 2010 en Thaïlande ? Un film que j’ai aimé sur sa longueur et que je conseille, même si l’on est loin d’avoir le talent de Apitchatpong Weerasethakul…..Belle sensibilité de la réalisation photographie, musique…..Bref une belle curiosité qui demande une certaine patience, ne le ratez pas
Un mélange des genres totalement fou, passant de la pure comédie au drame puis à l'horreur. Le tout servi par une mise en scène parfaitement maîtrisée et au service d'un discours touchant sur la mémoire collective, et sur nos fantômes que l'on cherche à oublier (ou non)
Vu à Gindou avant hier Que dire de plus que cet ovni reste imprimé sur la rétine Esthétique, beau, drôle, il n’en reste pas moins que cet objet cinématographique est profondément politique. Que faisons nous de tous nos morts.
Avec Fantôme Utile, Ratchapoom Boonbunchachoke signe une œuvre singulière où l’absurde côtoie l’intime. Derrière l’idée insolite d’un esprit réincarné dans un aspirateur, le film aborde des thèmes universels : mémoire, deuil, transmission. L’esthétique rappelle Tati par son humour décalé et l’attention portée aux décors, tout en s’ancrant dans la tradition thaïlandaise des fantômes, comparés à la poussière : invisibles, persistants, nourris par nos regrets. Ici, « nous hantons les fantômes bien plus qu’ils ne nous hantent ». Le réalisateur déploie une dimension politique en évoquant la destruction de monuments liés à l’histoire du pays, assimilée à une tentative d’effacement mémoriel. La mise en scène joue de la théâtralité, de costumes démesurés et d’objets détournés pour matérialiser ces spectres. Plus qu’une comédie fantastique, Fantôme Utile devient une fable universelle sur la nécessité d’écouter nos fantômes, personnels et collectifs, pour dialoguer avec un passé qui ne cesse de revenir.
Étonnant, mais également très...bizarre, le film de BOONBUNCHACHOKE est un pur OFNI unique en son genre, parfois drôle, parfois touchant, parfois maladroit ou même bancal, mais assez surprenant dans son genre, pour nous marquer