Fantôme Utile
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48 critiques spectateurs

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moket

660 abonnés 4 675 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 3 juin 2026
Un film excentrique voire complètement loufoque qui cache une certaine poésie. En revanche, si l'idée de base est vraiment originale (même si certains films s'en rapprochaient un peu, c'est presque du jamais vu), cela pêche un peu dans sa mise en œuvre et le film donne l'impression d'étirer son concept jusqu'à l'overdose.
Kouto
Kouto

29 abonnés 4 749 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 6 mai 2026
C’est un film profondément atypique et absurde dans lequel un homme découvre que sa défunte femme hante désormais un aspirateur. Venu de Thaïlande, ce long-métrage qu’on peut facilement diviser en deux parties est surtout une allégorie politique sur le passé du pays. Cette excentricité dénote d’un parti pris artistique auquel on adhère ou non. Il faut dans tous les cas reconnaitre une certaine élégance de la mise en scène au sens de l’absurde appuyé.
Sylvanus44
Sylvanus44

2 abonnés 47 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 16 mai 2026
Vraiment c'était très cool, le côté fantastique avec les fantômes et les situations qui donne ce côté très surréaliste avec les possessions qui ponctuellement qui donne l'aspect comédie. le film aborde le sujet évident du deuile mais aussi de la mémoire et le souffrance que cela peut apporter, mais il y a aussi la dimension de mémoire commune d'événements majeur au-delà de nos petites personnes qui ne doivent pas être oublié même si certains (politiciens etc...) font tout pour que l'on oublie.
FaRem

10 571 abonnés 11 456 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 9 mars 2026
« Les morts ne devraient pas importuner les vivants. » Tout le monde n'est pas de cet avis surtout les personnes endeuillées qui ont l'occasion de retrouver un proche disparu même si c'est dans d'étranges circonstances. C'est le cas de March qui retrouve Nat, dont l'esprit est revenu à travers un aspirateur. Lui se moque de son apparence d'autant plus qu'elle est comme avant à ses yeux, mais sa mère fait tout pour l'éloigner de lui. Après les objets connectés, voici donc les objets possédés. Ce n'est pas nouveau dans le cinéma d'épouvante, mais Ratchapoom Boonbunchachoke traite cela de façon décalée avec un humour pince-sans-rire. Le plus drôle, c'est la manière détachée et désabusée dont les personnages s'expriment alors qu'ils balancent parfois des trucs grossiers ou salaces. Une relation perverse et anormale qui sert d'exemple extrême pour évoquer l'intolérance envers ce qui n'entre pas dans les normes de la société. C'est absurde et amusant, mais ça finit par tourner en rond au cours d'une deuxième heure ennuyeuse sur les rêves et l'oubli. J'ai décroché à ce moment-là donc même s'il y a de bonnes choses, je suis resté sur ma faim.
tuco-ramirez
tuco-ramirez

166 abonnés 1 777 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 2 février 2026
Mémoires individuelles et collectives
Un énième film de fantôme, que nenni !!! On est loin des « Ghost », « Ghostbusters », « Madame Muir » ; car ce film est une immersion dans la vision asiatique des esprits. Ratchapoom Boonbunchachoke, pour son premier film primé à Cannes avec le « Grand Prix » de la Semaine de la critique, convoque les fantômes, les mythes et légendes thaïlandaises pour traiter de la mémoire. Son film est découpé en trois parties et la première sera consacrée à une histoire d’amour. Un homme perd sa femme et a du mal à faire son deuil, elle réapparaitra réincarnée en aspirateur ; car dans ce film, les esprits errants reprennent vie dans de l’électroménager. Faut accepter l’idée de départ ; je préfère la version Spike Jonze (« Her ») qui donne vie à un robot si proche de l’homme ; même si ce dernier traite plutôt des problématiques liées à l’IA qu’à la mémoire. La société refuse d’admettre, au même titre que ‘l’homosexualité, que l’on puisse perpétuer une histoire d’amour avec une machine et il faudra effacer toute trace de la personne décédée pour tuer l’esprit réincarné. Et c’est bien le thème du film qui m’a le plus touché : on est vivant tant que les gens pensent à nous même si nous sommes morts ; par la pensée, on continue de les faire vivre. Là, il va plus loin, il faut effacer les défunts de la mémoire des proches avec des électrochocs ce qui donne lieu à une séquence proche de « Orange Mécanique ». Le propos devient alors plus politique et renvoie à « 1984 » où la répression s’empare de la mémoire collective pour reformuler l’Histoire. Et c’est ce que conteront les deux autres histoires, sous forme de pamphlet politique des repressions en Thaïlande, et qui pour moi occidental ne fera que peu d’écho. On comprend bien que les régimes dictatoriaux réécrivent l’Histoire et refondent la mémoire collective ; la première scène le montre très bien, mais c’est traité avec trop distance pour me captiver. Donc même si on peut trouver le concept novateur, le décalage culturel et le côté hermétique du film, rendent les 2h10 un peu longues.
A réserver uniquement aux cinéphiles curieux d’autres cultures et donc d’autres expressions cinématographiques.
Redzing

1 450 abonnés 4 912 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 2 février 2026
Je n'essaierai pas de résumer cette comédie thaïlandaise, au récit résolument foutraque ! Je dirai simplement qu'il est question d'un veuf qui parvient à retrouver le spectre de feu son épouse... celle-ci hantant désormais un aspirateur (!). Avec un pareil sujet, je m'attendais à une comédie fantastique en famille, ce n'est pas vraiment le cas.
En fait, Ratchapoom Boonbunchachoke oriente vite son récit sur l'absurde. Les fantômes peuvent hanter des objets, et les personnages ne semblent jamais surpris. Effrayés, gêné, parfois choqués, mais ils considèrent normal qu'un fantôme puisse hanter quelque chose. Souvent d'ailleurs, les personnages sont statiques et rigides devant des situations pour le moins cocasses !
C'est avec cette carte absurde que le réalisateur fait avancer son film. Mettant parfois le doigt dans les engrenages bureaucratiques. Ou sur des aspects étonnement sexualisés (dont des scènes gaies plutôt crues).
Le film va même jusqu'à prendre un tournant très politique. Faisant régulièrement intervenir un (fictif) Premier Ministre et posant des questions sur la limite de ses pouvoirs. Mettant en avant la répression qu'ont pu mener les autorités, le poids d'un certain héritage politique. Ou tout simplement, la puissance des patrons face aux employés.
A l'arrivée, il y a beaucoup de poil à gratter dans cette comédie absurde, et quelques scènes vraiment drôles. Je regrette cependant la durée un chouïa excessive (2h10), qui provoque quelques chutes de rythme.
mat niro

462 abonnés 2 157 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 28 janvier 2026
On ne peut que souligner l'inventivité et la créativité qui composent ce film thaïlandais peu commun. Et pourtant, je n'ai que trop peu goûté à cette histoire d'aspirateur fantôme s'apparentant à une fable trash. Le message véhiculé sur l'exploitation des travailleurs dans le pays partait d'un bon postulat. Mais mon Dieu, que la suite est confuse avec un nombre incroyable de thématiques abordées. Devant cet objet cinématographique pour le moins désopilant, j'ai vite saturé jusqu'à trouver le film interminable. Faites-vous votre avis! Le mien est négatif, tout en reconnaissant l'audace du projet.
Alasky

454 abonnés 4 541 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 1 janvier 2026
Du Quentin Dupieux en moins drôle. Un vrai supplice ce film, d'un ennui mortel. Dommage car il y a de bonnes idées de départ mais ça tire en longueurs inutiles et soporifiques.
Cinéphiles 44

1 666 abonnés 4 646 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 29 décembre 2025
Grand Prix de la Semaine de la Critique, "Fantôme Utile" s’impose comme l’une des propositions les plus singulières de l’année. Le point de départ est aussi absurde qu’inventif : dans un monde très proche du nôtre, certaines âmes refusent de disparaître et trouvent refuge dans des aspirateurs domestiques. Ces esprits « utiles » continuent alors d’exister à travers des objets du quotidien, provoquant situations incongrues et dialogues improbables. Le ton est résolument burlesque. Le film multiplie les situations cocasses, joue avec l’incongruité de ces machines devenues réceptacles de l’au-delà, et flirte parfois avec une forme de comédie absurde presque surréaliste. Pourtant, sous cette fantaisie apparente, le scénario propose une réflexion touchante sur la mémoire et la difficulté de laisser partir ceux qui occupaient une place essentielle.
fabrice henry
fabrice henry

9 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 7 décembre 2025
À mi-chemin entre satire sociale et fable spirituelle, A Useful Ghost confirme l’audace du cinéma thaïlandais, qui fête aujourd’hui plus de 100 ans d’existence. Le film propose une expérience unique, drôle et mélancolique, portée par un style profondément thaï où les frontières entre visible et invisible s’effacent naturellement.

Si, de prime abord, on croit voir un petit film bizarre ou une série Z thaï à la Carpenter — un aspirateur hanté, vraiment ? — le film se révèle vite beaucoup plus subtil. Là où un film d’horreur classique jouerait la menace ou le grotesque, Boonbunchachoke installe une douceur étrange, presque élégante, qui renverse toutes les attentes.

Cette approche trouve un écho du côté d’Apichatpong Weerasethakul, pour qui les fantômes font simplement partie du tissu du monde. Mais contrairement au minimalisme méditatif d’Apichatpong, A Useful Ghost assume un ton plus pop, plus satirique, presque burlesque — un geste audacieux qui lui donne une identité propre.

En profondeur, le film critique la société thaïlandaise : exploitation des travailleurs, fragilité démocratique, poids du capitalisme, du bouddhisme institutionnel, de la monarchie et du pouvoir militaire. Malgré cette charge politique, A Useful Ghost reste étonnamment tendre. Il montre la violence du système sans jamais renoncer à la compassion. Et il y a même une lueur d’espoir dans le fait qu’un film aussi audacieux ait pu voir le jour sans censure apparente.

Surtout, l’œuvre parle de la mort, du deuil et de notre difficulté à laisser partir les disparus : retenir les morts les condamne à errer ; accepter leur départ nous libère. Le film transforme ainsi un concept absurde en une méditation touchante sur la vie.

Une proposition singulière, inventive, profondément humaine — à voir
Bertie Quincampoix
Bertie Quincampoix

142 abonnés 2 053 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 15 novembre 2025
Premier long-métrage du cinéaste thaïlandais Ratchapoom Boonbunchachoke, Fantôme utile prend tout d’abord la forme d’une fable comique et sentimentale, qui imagine la réincarnation d’êtres aimés en appareils électroménagers – en l’occurrence, des aspirateurs. En cela, il n’est pas sans évoquer un Rubber (Quentin Dupieux, 2010) ou un Yves (Benoît Forgeard, 2019) avec son lot de situations poético-comiques. Dans une seconde partie plus politique, le film réinvestit sa thématique des esprits spoiler: pour évoquer les disparus des régimes thaïlandais, en imaginant non sans malice des fantômes collaborationnistes, prêts à aider les tyrans à se débarrasser du souvenir des morts trop encombrants.
S’il fait preuve d’une indéniable maîtrise, ce film qui est un acte de foi en le cinéma souffre peut-être de la multiplication de ses couches d’intrigue, et de 20 dernières minutes probablement trop longues. Il n’empêche que cette première œuvre mérite clairement le détour.
Monsieur HAIRY
Monsieur HAIRY

20 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 31 octobre 2025
Un film complètement barré, follement dingue, drôle et gay friendly !

Au fait, quel rapport avez-vous avec votre aspirateur ?
AZZZO

363 abonnés 998 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 28 octobre 2025
Si le fantôme est utile, le film lui ne l'est pas. Pas du tout. Que l'histoire soit délirante n'est pas un inconvénient, loin de là, c'est d'ailleurs la principale raison qui pousse à aller voir ce petit film thaïlandais. Mais la réalisation, le jeu des acteurs, la mise-en-scène, OMG ! Tout est atroce !
Un des plus mauvais film de 2025.
Richard Tarteret
Richard Tarteret

14 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 13 octobre 2025
Parmi les découvertes les plus déconcertantes du dernier Festival de Cannes, Fantôme utile s’impose comme un premier film à la fois fou, drôle et profondément mélancolique. Formellement, le film est une fête : couleurs saturées, mise en scène inventive, bande-son minutieuse, tout concourt à créer un univers à la fois pop et politique. Derrière le rire, Fantôme utile parle du deuil, du pouvoir et du besoin de réenchanter un monde qui oublie ses morts.
Le_Général
Le_Général

122 abonnés 384 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 7 octobre 2025
 Me retrouver sur @cinémasansfard (Youtube) !

Il arrive qu’un film parte d’une idée si belle qu’on lui pardonnerait presque de ne pas savoir quoi en faire. Fantôme utile appartient à cette catégorie : un concept saisissant, une émotion sincère, mais une exécution qui s’égare dans sa propre étrangeté. Ratchapoom Boonbunchachoke mêle le drame, le fantastique et la satire sociale, sans jamais parvenir à leur donner un même souffle.

Sur le papier, tout est prometteur : une femme morte de pollution qui revient hanter son mari... à travers un aspirateur. Il y avait là de quoi faire une fable écologique, un conte surréaliste ou une comédie noire. Mais Fantôme utile hésite sans cesse entre le rire et le deuil, entre l’ironie et la douleur, sans jamais trancher. Le résultat est une succession de scènes souvent belles, parfois vides, où le symbolisme finit par étouffer la tendresse.

Davika Hoorne donne pourtant à Nat une voix touchante, presque spectrale. Et Wisarut Himmarat incarne ce mari désemparé avec une douceur qui désarme. Mais la mise en scène, trop lente, trop statique, semble regarder ses personnages de loin, comme s’ils flottaient dans une bulle d’absurde dont ils ne peuvent sortir. On devine l’intention poétique, mais on ne la ressent jamais vraiment.

Le film cherche à dénoncer la pollution, la société de consommation, la mécanisation du deuil — mais il le fait par allusion, par détour, jusqu’à ce que tout devienne un peu opaque. Reste une belle idée : celle de la tendresse qui survit à la matière, même dans un moteur d’aspirateur. Mais cette idée, répétée, commentée, alourdie, finit par tourner en rond.

Alors on regarde Fantôme utile comme on contemple un rêve trop long : intrigué, parfois ému, souvent distrait. Il y a du talent, il y a du risque, mais il manque la chair, le frisson, le désordre. Ce film voulait parler d’amour, de mort, de poussière. Il ne parle que d’intention.

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