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Yves Aubry
15 abonnés
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3,5
Publiée le 24 septembre 2025
Voilà un film vraiment original . Mais le film est vraiment trop dense, on est parfois tellement perdu qu'on perd un peu l’intérêt qu'on a pour l'histoire. Une pépite.
March est un homme abattu par la disparition de sa femme Nat, emportée par une maladie respiratoire. Cette dernière voit son âme se réincarner dans un aspirateur pour l’aider à traverser cette épreuve. Au fil de l’intrigue, les fantômes hantent avec différentes intentions, dans un film rempli d’humour noir. C’est brillant, la mise en scène est originale. Le final est explosif.
Le film est malin et bien fait mais le sujet est vraiment tiré par les cheveux. Le réalisateur s’amuse comme un fou et nous amuse un peu… mais il en fait beaucoup et finit par nous perdre.
Un pur objet filmique non identifié, à la fois fantastique, burlesque, romantique et politique. Mélange audacieux et inédit, qui surprend et réjouit au début par son inventivité cocasse et pince-sans-rire, sa kitscherie minimaliste assumée, sa façon de véhiculer une réflexion plutôt intéressante sur la mémoire, avec quelques bonnes idées de scénario à la clé. Mais le rythme lent et monocorde, la longueur du récit, le bric-à-brac de propos et de tonalités lassent progressivement et laissent au final une impression hétéroclite décevante.
Je vais passer vite sur les commentaires de base du style « gnagna excellent premier film gnagnagna un style qui lui est propre, etc… » vous les avez déjà lu une quatorzaine de fois. Je veux particulièrement attirer l’attention sur deux points : le premier étant le fait que ce film a un petit peu tendance à partir dans tous les sens, je ne suis pas contre forcément, d’autant plus que tous ces événements viennent se compléter dans les 20 dernières minutes, ce choix scénaristique ( et oui, c’est bien un choix et non une erreur ) a pour inconvénient d’altérer la compréhension de l’histoire qui est d’ailleurs suffisamment complexe comme ça CEPENDANT !!! Ce même choix scénaristique amène constamment le spectateur à changer d’opinion sur les personnages, parfois même à avoir honte des opinions qu’il a pu avoir. Et on se fait avoir à chaque fois.
Et alors là, chapeau.
Bref, difficile de ne pas accrocher à ce futur film phare du K-cinéma, surtout avec cette fin à la Once Upon a Time … in Hollywood. Voilàvoilà.
Film assez baroque non dénué d'humour dans une ambiance un peu fantastique qui lui est propre avec notamment un air constamment saturé de poussière. Des humains un peu stéréotypés entourés de bons et de mauvais fantômes à moins que ce ne soit l'inverse avec en toile de fond une réelle critique sociale (les moines bouddhiste en particulier en prennent pour leur grade).. Petite scène délirante sur la fait basculer brièvement dans le mode film horreur. Au final un bon moment passé, beaucoup d'idées ême si ça n'est évidemment pas le chef d'oeuvre de l'année.
Bien sur c'est original, décalé et jouissive. Le réalisateur osé tout ose tous les genre ... un peu trop peut-être car on s'y perd un peu. Mais il reste des séquences fortes et bien trouvées ... et une originalité indéniable... une liberté ton joyeuse qui fait du bien. Il faudra qu'il trouve sa propre écriture et se débarrasse de ses références qui alourdissent son propos.
J'ai adoré la première partie, d'une incroyable originalité, très drôle et poétique, une sorte de Quentin Dupieux à la sauce thaï. Et puis le film bifurque vers un discours beaucoup plus politique où j'ai regretté de ne pas avoir toutes les références et où j'avoue m'être pas mal ennuyée. Il n'en reste pas moins que j'ai apprécié les dimensions absurdes, foutraques et très queers de ce film surprenant, qui à mon sens, aurait gagné à être plus resserré
Sans doute l'un des films les plus stimulants vus cette année - aidé par le fait qu'il s'agisse d'un premier. À la fois splendeur formelle, comédie absurde, satire politique, romance soignée, bordel absolu et jouissif.
Pour nettoyer la poussière qui s’accumule dans son appartement un homme achète un aspirateur qui lui joue bientôt des tours. Le SAV lui envoie un réparateur qui lui raconte une incroyable histoire, celle de Nat l’épouse d’un veuf inconsolable, qui s’est réincarnée… en aspirateur.
Le pitch de ce film thaï et sa bande-annonce déjantée pourraient laisser augurer une loufoquerie bizarre façon "Rubber" de Dupieux, où un pneu semait la terreur. C’est d’ailleurs ce créneau là qu’explore "Fantôme utile" pendant sa première moitié. Elle contient quelques scènes franchement drôles où le mari de Nat enlace sensuellement son aspirateur de femme sous les yeux de sa famille consternée.
Mais le film, après un long ventre mou dans lequel il manque de s’enliser, prend dans sa seconde partie un autre tour, nettement moins cocasse. Il devient politique convoquant les âmes errantes des manifestants torturés en 2010 par la dictature thaïe dont la mémoire continue à hanter à la fois leurs tortionnaires et leurs proches éplorés.
On reconnaît chez Ratchapoom Boonbunchakoke les mêmes influences que son aîné Apichatpong Weerasethakul (sic !). Les fantômes de "Oncle Boonmee, celui qui se souvient de ses vies antérieures", Palme d’or 2010, sont les cousins de ceux de "Fantôme utile". Je ne connais pas assez la culture thaïe pour savoir si elle est particulièrement perméable aux esprits et à l’au-delà. Tout au plus puis-je déduire de ces films que cette thématique est très présente dans son cinéma.
Autre similarité entre ces deux réalisateurs dont j’ignore si elle peut être généralisée : leur lenteur. Une lenteur pour moi rédhibitoire qui a failli me conduire à déserter la salle tant je sombrais dans un ennui cataleptique. J’ai un souvenir physiquement douloureux des films de Weerasethakul qui, en dépit de toutes les qualités qu’on veut bien y trouver, m’ennuie à périr.
Une amie toulonnaise a adoré "Fantôme utile" et me l’a chaleureusement recommandé. J’aimerais vous le conseiller avec le même enthousiasme qu’elle. Car c’est un film profondément original, comme on n’en a jamais vu, qui, au-delà de sa superficialité affichée, de sa bouffonnerie revendiquée, développe un message profondément politique. Mais j’y ai trouvé le temps tellement long que j’ai scrupule à vous imposer ce pensum.
À ne surtout pas rater : un des films les plus originaux, percutants de cette année plus faiblarde. Une histoire de fantômes d’abord plutôt amusante qui débouche sur une critique sociale implacable et féroce.
Difficile de saisir l'engouement autour de Fantôme utile. Si l'on passe en revue les critères habituels pour défendre un film, rien ne va. Le scénario n'est pas bon, les acteurs jouent assez mal, la mise en scène est plate, on s'ennuie, le propos est confus, on est parfois gêné par des scènes franchement ridicules. Le film s'inscrit clairement dans la suite de Weerasetakul. On dirait même une imitation parodique d'un film précis du maître thaïlandais : Cemetery of splendour. Mais ici tout est tourné en dérision, le rythme est lent, l'histoire très simple, l'enjeu franchement minime. Du moins dans la première partie. Deux fantômes hantent une famille. L'un dans l'usine appartenant à la mère, l'autre son fils en prenant la forme d'un aspirateur. Pendant plus d'une heure le récit tient sur un timbre poste, et l'on ressent l'inconfort de supporter des scènes où des gens parlent à un aspirateur comme s'il était vivant. Cela rappelle un peu le pitch de Jumbo, un film français où une jeune femme tombait amoureuse d'un manège dans une fête foraine. L'ensemble prend une tournure plus politique dans la deuxième partie. C'est davantage convaincant. Mais là encore le message reste très simple à comprendre et n'a pas lieu d'en passer par tant de métaphores. Bref, un conte politique qui se regarde, mais péniblement.
Attachante création (pour les amateurs de créations cinématographiques - les autres sortiront vite de la salle !). Prix de la Semaine de la Critique à Cannes 2025. À la base, ça parle de fantômes, mais on ne fait pas qu'en parler. On côtoie quantité de fantômes. Ils tentent d'exister dans une Thaïlande qui a oublié de prévoir leur existence dans ses lois... Ce qui en fait un film drôle. Mais qui dit fantômes dit défunts ; et qui dit défunts dit tristesse, oubli, colère... de ceux qui restent en vie. Il y a donc deux populations qui coexistent, et qu'il faut gérer (et soigner !). Et donc deux aspects du film, l'un comique et l'autre tragique.
Le rêve et de l'oubli font partie des leitmotivs tragiques du film. De quoi ou pourquoi rêve-t-on ? Pourquoi oublie-t-on ? A-t-on le droit d'oublier ? Le seul fait d'en faire des sujets et d'y revenir encore et encore nous oblige, intelligemment, à y penser et y repenser. On finit par en être touché. Mais l’auteur en profite : il vide son sac. Tout son sac toutefois, semble-t-il, ce qui est trop, beaucoup trop pour nous autres qui aimons marcher sur une route à la fois. spoiler: On ne compte pas le nombre de sujets qui sortent de ce sac : exaction gouvernementale ; médecine psychiatrique ; exorcisme religieux ; police ; castration familiale ; sexualité ; danger du progrès (dont la poussière justement) …
Ce qui est génial est de nous faire rire en même temps. Le comique vient du scénario, scénario burlesque évidemment. Il vient aussi des acteurs dont l'expression est pétrifiée (comme en stop motion), ou dont l'action est exagérée (slapstick) - sauf quand il s'agit de scènes sexuelles gay, où là l'auteur redevient (étonnamment) explicite. Cette façon de jouer des acteurs en fait des pions plutôt amusants, voire hilarants comme cet aréopage d’oncles et de tantes, parfois rejoints par des moines et des inspecteurs de police. Mais ne nous trompons pas : derrière, les messages sociaux et politiques sont clairs et terribles.
j'adore les films perchés comme ceux de Dupieux mais celui là, j'ai rien compris. j'ai trouvé ça long avec des scènes inutiles et des acteurs qui jouent comme des piquet.
Le délire. On peut pas dire que le réalisateur a eu peur de mélanger les genre, et c'est ce qui a finit par le perdre. Mais c'est étonnant, loufoque, très loufoque. L'aspirateur est très beau, très expressif devant des humains mi stoïques ,mi-blasés. Car apparemment en Thaïlande, les vivants et les fantômes, ce sont des événements fréquents !!Filmé dans des cadres strictes qui renvoie à l'incongru des situations, le film parle de la mémoire qui fait l'humain et ses affects. C'est drôle et méditatif à la fois. C'est quand le film prend un tour plus politique qu'il m'a perdu. On comprend que le réalisateur a voulu parler de mémoire affective et collective mais il perd le fil de son récit selon moi