Salvation
Note moyenne
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42 critiques spectateurs

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lionelb30

548 abonnés 2 948 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 3 septembre 2026
Film bien réalisé et filmé. Le decor avec ce village atypique est très beau. L'histoire qui va crescendo jusqu’à l’extrême est prenante , quelques scenes très marquante donc ensemble assez réussi. Bémol sur les scenes de rêves dispensable.
Tumtumtree
Tumtumtree

203 abonnés 587 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 8 septembre 2026
Salvation est un bon film, qui va bien au-delà de la description d'un fait divers dans un pays du Proche Orient. Il s'agit plus largement d'une fable sur l'endoctrinement, et la testostérone comme drogue hallucinogène. En cela, le film dit quelque chose de notre monde contemporain et n'est pas sans évoquer le trumpisme.
L'œuvre vaut largement pour sa mise en scène et pour le jeu de ses comédiens. Il se révèle assez sophistiqué par l’entrelacement du réel et de l'imaginaire, de sorte qu'on ne parvient plus à faire la part des choses. Et il nous fait pleinement voyager grâce à tous ses plans sur les villages et les paysages alentour.
Cette fable traite largement d'un communautarisme poussé à l'extrême, au travers de la rivalité entre deux villages. On saisit vraiment comment le communautarisme naît dans une société où il n'y a plus d'identité supérieure unifiante. Ici chaque individu est renvoyé à son clan, lié à son village. Il n'est jamais question d'une religion commune ou d'un État commun. Donc de fil en aiguille, la rivalité emporte tout. Surtout avec un chef autoendoctriné qui ne fait plus la différence entre le réel et l'imaginaire... et cela nous renvoie explicitement à Trump...
Bart Sampson

420 abonnés 868 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 3 septembre 2026
Avec Salvation, Emin Alper confirme son statut de cinéaste majeur du cinéma turc contemporain. La mise en scène est puissante, la photographie hypnotique, le montage précis et l’interprétation des acteurs convaincante. Sur le plan technique, rien ne vient entraver une expérience sensorielle et émotionnelle indéniablement forte.

Pourtant, c’est bien du côté du scénario que le bât blesse. Le film se veut une fable universelle sur les conflits entre communautés, nourris par des incidents parfois enfouis dans le passé. Mais cette ambition se heurte à un traitement pour le moins discutable des communautés kurdes mises en scène. D’un côté, les habitants du village « du haut » sont dépeints comme des figures sombres, paranoïaques, facilement manipulables par des croyances mystico-religieuses. De l’autre, les dérives sectaires d’un islam rural, teinté d’illuminations et de prophéties autoproclamées, sont caricaturées de manière assez gratuite, sans véritable profondeur anthropologique.

Cette représentation a d’ailleurs suscité une vive polémique en Turquie. Comme le rapporte Courrier international, le film a été critiqué par une partie de la presse kurde et des médias de gauche — pourtant habituels soutiens d’Emin Alper — qui lui reprochent de véhiculer une vision stéréotypée et peu flatteuse des communautés kurdes. Certains y voient même une forme de trahison de la part d’un réalisateur jusqu’alors considéré comme un allié des causes progressistes.

Au final, Salvation séduit par sa forme mais déçoit par son fond. Là où l’on espérait une réflexion nuancée sur la mécanique de la violence communautaire, on obtient une fable parfois réductrice, qui laisse un goût amer sur la représentation des populations kurdes et des pratiques religieuses rurales.
Pierre Kuzor
Pierre Kuzor

189 abonnés 608 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 3 septembre 2026
Ai vu « Salvation » du réalisateur turc Amin Alper qui a obtenu le Lion d’Argent lors du Festival de Berlin 2026. J’aime beaucoup le travail de ce metteur en scène et « Burning days » sa précédente réalisation fait partie des films très importants pour moi. Dans ce dernier opus on retrouve de nombreuses similitudes entre autre sa façon magistrale de filmer les villages au milieu de paysages désertiques, d’instaurer avec maestria une atmosphère, la volonté de dénoncer la politique du gouvernement de son pays qui s’instaure par une terreur et une violence larvée. Alper s’inspire d’un réel « fait divers » et de la parabole d’Abel et Caïn pour illustrer l’état de notre monde contemporain. En cela le projet est passionnant. Deux villages turcs se font face. Un au fond de la vallée, l’autre sur le haut d’une colline. La caméra ne quitte jamais le village du haut. Quand les habitants du bas décident de ré-investir leurs terres primitives sur les hauteurs, les tensions héréditaires resurgissent. Les rumeurs, les affabulations, la paranoïa, les mensonges, les croyances, le fanatisme, la manipulation, les abus de pouvoirs alimentent la haine de l’autre, toujours grandissante et incoercible. Quel dommage que le réalisateur ait du mal à nous faire ressentir pleinement cette tension naissante et croissante. Il faut attendre le dernier tiers pour que la « mayonnaise » prenne vraiment. Dans la mise en scène la frontière entre le réel et l’onirique est trop poreuse et nous perd à plusieurs reprises. Certainement que 2 heures est trop long et qu’une contrainte de durée moindre aurait permis un montage plus resserré, plus tendu et donc plus efficace. Il n’en reste pas moins que le film d’une virtuosité cinématographique indiscutable est une redoutable démonstration politique qui porte à la réflexion et … au pessimisme.
helioo
helioo

14 abonnés 94 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 7 septembre 2026
de bonnes idées, une jolie photo, une musique très cool les trop rares fois où elle est employée, et finalement on comprend absolument rien de ce qu'on regarde, la faute à un scénario écrit avec les pieds
c'est bien dommage
LaureS
LaureS

21 abonnés 169 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 5 septembre 2026
Un propos certes très intéressant pour un film très dur. Mais c'est long, on s'y perd pas mal, entre cauchemars, superstition, réalité... C'est long, le spectateur se prend souvent des lumières de torches en pleine figure, c'est labyrinthique tant dans les décors que dans le scenario et la symbolique. Bref un film bien peu aimable auquel je n'ai pas accroché
Pasc
Pasc

7 abonnés 18 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 20 septembre 2026
Très bon thriller social et le sosie turc de Georges C très convaincant dans son rôle de frère du cheikh local
Barrabas1.618
Barrabas1.618

1 abonné 93 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 6 septembre 2026
6/10 remarquable réalisation, photo, déplacement de la caméra, montage, clair obscure, c'est très fort. Les acteurs sont également remarquables. Le sujet est ambitieux, servit par un scénario parfois paresseux et lent, trop allégorique, et peut être trop turc, je suis probablement passé à côté de certains symboles ou allusions. Après burning days, on tient un grand, vivement qu'il sorte un peu des villages poussiéreux de Turquie.
Sylvere
Sylvere

1 abonné 17 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 28 août 2026
Vu en avant-première
À travers une histoire de querelle entre deux tribus kurdes,  le réalisateur nous propose un  regard sur la manière dont la haine et la paranoïa s'enracinent. C'est pas du Don Camillo ! Cette histoire brodée et accomodée, est tirée d’un authentique fait divers survenu en Turquie en 2009 de 2 villages l’un à flanc de montagne, l’autre dans la plaine. Entre ces deux communautés enfermées dans des traditions, une terre fertile ! Ces champs étaient autrefois possédés par le clan des "Bezari" déplacé, contraint à l'exil lors d'un conflit armé et qui sont today cultivés par les "Hazeran", resté eux sur place pour garder ces terres soit disant. Quand les affrontements s'apaisent et que la première tribue rentre chez elle, elle réclame la restitution de ses champs que les Hazeran se sont carrément accaparés. Le chef des Hazeran le cheikh Ferit , du village du haut, prône pour une collaboration et la cohabitation, mais son frère Mesut lui, s’y oppose fermement, guidé par ses visions,  préférant l'appropriation.  Une lutte de pouvoir s'engage alors avec le village du bas.
Pour suivre le film il faut vraiment être en forme, attentionné et vigilant pour tout saisir.  
On est loin d'un conte c'est plutôt un western où les armes à feu et les femmes participent à l'affrontement inévitable.
Atakora
Atakora

7 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 6 septembre 2026
Rien compris, trop confus pour moi et constamment dans la pénombre ou la nuit…
Mais des scènes sublimes qui ne rattrapent malheureusement pas le film dans son ensemble
qp37
qp37

5 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 9 septembre 2026
Magistral! Tout comme Burning days. Tout est parfaitement maitrisé. Plans magnifiques. Lumieres envoutantes. Ryhtme endiablé. Une leçon de cinema
Aysel Novruzzade
Aysel Novruzzade

1 critique Suivre son activité

5,0
Publiée le 14 septembre 2026
C’est l’un des films les plus marquants que j’ai vus ces derniers temps. J’ai trouvé tous les acteurs remarquables : chacun a parfaitement incarné son personnage et a su lui donner toute sa profondeur. Un grand bravo à toute l’équipe, et tout particulièrement au réalisateur pour ce magnifique travail. 
Houssem
Houssem

2 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 5 septembre 2026
Salvation est vraiment une bonne surprise. Les 30 premières minutes sont assez longues, le temps de comprendre qui est qui et de rentrer dans l’intrigue, mais cette mise en place est finalement nécessaire pour nous immerger progressivement dans le village et dans la psychose de Mesut. Plus le film avance, plus on comprend comment il sombre dans son rôle messianique jusqu’à considérer la « solution finale » comme une possibilité réelle.

Le scénario est particulièrement intéressant parce qu’il ne montre pas simplement un massacre, mais analyse toute la mécanique qui y mène : un problème personnel, des rumeurs, une haine construite contre un groupe désigné comme ennemi, puis une véritable psychose collective. Le film montre assez bien comment un populisme religieux peut naître et comment la peur et les croyances peuvent être utilisées pour prendre le pouvoir. C’est un sujet qui résonne forcément avec certaines situations politiques et géopolitiques actuelles. Les dialogues sont également très bons et souvent assez frappants.

La réalisation est probablement ce qui m’a le plus impressionné. Les paysages et les décors sont magnifiques et servent réellement l’histoire. J’ai aussi beaucoup aimé le travail sur la lumière, notamment avec le feu, l’électricité et les éclairs, qui participent vraiment à l’ambiance et à la tension. La musique et les chants religieux fonctionnent également très bien avec les images et renforcent l’immersion.

Le jeu d’acteur est également une vraie réussite, et surtout celui de Caner Cindoruk dans le rôle de Mesut. Il a une palette de jeu assez impressionnante qui permet de suivre toute la descente de son personnage dans la folie. On le voit progressivement changer, prendre de l’assurance dans son rôle messianique, puis perdre complètement pied à mesure que sa propre vision du monde devient de plus en plus extrême. Son jeu devient de plus en plus intense et explosif au fil du film, sans jamais donner l’impression d’en faire trop. C’est vraiment ce travail sur l’évolution de Mesut qui rend le personnage aussi convaincant.

Ma principale réserve concerne le traitement de la religion, et plus particulièrement du soufisme. Le film montre très bien comment la religion peut être instrumentalisée, mais j’aurais aimé que le soufisme soit davantage expliqué et mieux distingué de l’islam sunnite classique. Sans cette mise en perspective, le film prend parfois le risque de reproduire certaines confusions qu’il semble pourtant vouloir interroger. C’est dommage, parce que c’est justement l’un des aspects les plus intéressants du film.

J’ai aussi trouvé que deux heures étaient peut-être un peu longues. Certaines scènes autour de la sexualité m’ont parfois semblé assez gratuites, même si, avec le recul, elles participent quand même à comprendre le personnage de Mesut : son mariage, qu’il considère progressivement comme une erreur, est notamment lié à la décision de son grand-père de ne pas lui transmettre le rôle de cheikh. Ces éléments sont donc loin d’être anodins dans la construction du personnage, même si je n’ai pas toujours trouvé leur traitement particulièrement nécessaire.

Malgré ça, j’ai vraiment apprécié le film. Une histoire intéressante, une très belle réalisation et surtout une réflexion assez juste sur la manière dont une haine peut être construite jusqu’à devenir une violence collective.
selenie

7 484 abonnés 6 719 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 10 septembre 2026
Pendant la première partie on cherche à comprendre les tenants et aboutissants, les causes et conséquences du passé et les raisons du retour, puis on constate que seul le village du haut intéresse le réalisateur. Les habitants du haut sont menés par Cheikh qui semblent ne pas agir et réagir de façon assez efficace pour ses villageois qui sont tous très croyants, mais aussi très superstitieux ce qui va amener à une paranoïa dangereuse et des rêves évocateurs tout aussi pernicieux. Plusieurs passages montrent une communauté soudés mais dont les prières ou les mouvements collectifs font penser à une secte en marge avec un cheikh gourou tandis qu'on apprend pas grand chose des villageois du bas. Il y a un côté fantastique qui se sert de ce qu'on pourrait appeler une dérive mystico-religieuse qu'on attendait pas forcément, le conflit rural aurait pu être justement plus terre à terre. C'est d'ailleurs un point loin d'être négligeable puisque le réalisateur a dû faire face à une vive polémique en Turquie. Néanmoins, le film est assez imparable sur la mécanique de la haine, amenant à la violence aveugle et fanatique que seules les religions apportent par le poison d'une foi incontrôlable et incontrôlée. Emin Alper signe un nouveau thriller psycho-sociétal prenant, sous tension, effrayant même avec une toute fin maline et bien amenée.
Site : Selenie
traversay1

4 526 abonnés 5 441 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 22 août 2026
Tout aussi intense et impressionnant que Burning Days, le précédent long métrage d'Emin Alper, Salvation paraît à la première vision moins clair dans son déroulement, quoique ses intentions le soient, indubitablement. Dans un coin isolé du sud-est de la Turquie, une communauté villageoise voit revenir des habitants de la bourgade voisine dont ils sont appropriés les terres fertiles. Dès lors, la confrontation est inévitable. Le cinéaste s'intéresse moins à la violence qu'à leur cause et, partant, du fanatisme qui lui sert de carburant, à la remorque de la figure d'un chef illuminé. C'est dans cet aspect mystique et fantastique, traversé de nombreux rêves enchâssés dans la réalité que l'on risque un peu de perdre le contact. spoiler: En tour cas, si le contexte est indéniablement turc, avec ses paramilitaires et sa lutte contre le terrorisme, le propos a quelque chose d'universel, partout où certaines forces s'appuient sur des arguments spécieux : survie, signes mystiques, entre autres, pour se livrer à la barbarie.
Salvation est à la fois un western, un thriller et un film d'horreur, mais il évoque avant tout la folie des hommes, d'autant plus dangereuse quand elle se fait collective, au service d'une cause qu'elle justifie sans s'apercevoir qu'elle n'est rien d'autre que l'expression d'une hystérie destructrice.
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