Le contexte de la Fronde reste un prétexte, mais reste une période complexe et assez passionnante pour détourner certains événements pour en faire des échos plus ou moins subtils aux futurs comme le droit de vote ou l'émancipation des femmes. Les personnages principaux sont à la fois fidèles à eux-mêmes ou plutôt à ce qu'ils représentent aujourd'hui tout s'enrichissant des personnalités des acteurs, notamment le narcissisme et la couardise de D'Artagnan/Dubosc, le courage ou le manque de confiance en soi pour Cyrano/Artus, sans compter évidemment le futur roi Louis XIV/Hamel-Brochen forcément pourri-gâté et imbu de sa personne ou plutôt de son statut. Le film tombe malheureusement dans l'écueil des comédies actuelles, à savoir la partie émotion plutôt que de chercher à faire rire jusqu'au bout. La bonne idée centrale du film est évidemment l'apprentissage du jeune roi, bien malgré lui, qui apprend du peuple ce qu'il n'aurait pu connaître à la Cour, surtout qu'on sait que dans la réalité la Fronde fut effectivement un élément essentiel dans l'apprentissage du pouvoir pour Louis XIV, légèrement détourné pour les besoins du film. Ca reste un bon moment. Site ; Selenie
L'Histoire de France en a vu bien d'autres avant Les caprices de l'enfant roi et depuis Sacha Guitry, par exemple, mais du moment que c'est pour distraire le bon peuple, quel mal pourrait-il y avoir à la voir ainsi malmenée ? Encore faut-il avoir un projet séduisant sur le papier, audacieux éventuellement, et les moyens de sa politique. Michel Leclerc, qui n'entend pas abandonner sa casquette d'auteur, tout en réalisant un divertissement populaire, ne lésine pas sur les coups de théâtre et mélange un peu tous les genres, du cap et de l'épée, de la comédie et de la romance, entre autres. Cela ne fonctionne qu'à moitié, pas vraiment à cause des comédiens, mais à un récit qui évoque beaucoup le panache sans pour autant en proposer, empêtré dans ses personnages célèbres (Le futur Louis XIV, Molière, D'Artagnan et Cyrano) trop éloignés de la réalité pour que l'on croie un tant soit peu à leur caractère. Entre anachronismes volontaires et allusions plus ou moins fines à la politique française d'aujourd'hui, il manque surtout au film une qualité essentielle : le rythme, lequel a fait en particulier la richesse de toutes les comédies de Jean-Paul Rappeneau. Quant au cœur du scénario, spoiler: avec un sosie du petit Louis XIV , il n'a que valeur de prétexte pour confronter un jeune et triste sire à la réalité de la vie. Soit une fiction quelque peu absurde dès ses prémices et trop attendu dans ses développements.
Il paraissait normal de se demander si le réalisateur de "Le nom des gens" allait réussir son coup en se lançant sur les traces de Philippe de Broca et de Jean-Paul Rappeneau en inventant une histoire qui fait se rencontrer plein de personnages célèbres ayant vécu au 17ème siècle : D'Artagnan, Cyrano de Bergerac, Louis XIV, Molière, Madeleine Béjart, Anne d'Autriche et Anne Marie Louise d’Orléans. Finalement, le résultat est plutôt satisfaisant et, même si le film n'atteint pas les plus hauts sommets atteints par ses modèles, il constitue un divertissement tout à fait honorable. Certes, on aurait souhaité par moment un rythme plus soutenu mais, par contre, on est très agréablement surpris par 2 comédiens qu'on n'attendait pas forcément à un tel niveau d'excellence : Franck Dubosc, très 2ème degré dans son interprétation d'un D'Artagnan le plus souvent ridicule et "qui se la pète" et Artus, très touchant dans le rôle de Cyrano de Bergerac. A leurs côtés, le reste de la distribution est d'excellent niveau. Par ailleurs, on ne manque pas d'apprécier les nombreux clins d’œil savoureux que le réalisateur s'amuse à faire à l'époque actuelle.
Construction du récit avec la technique de la pièce de théâtre dans le film. Troupe de théâtre au sein de laquelle est planqué pour le protéger de potentiels ennemis rien de moins que l’enfant roi éponyme du titre, lire le futur Louis XIV à ses 13 ans, âge suffisant auquel la régence de sa mère prendra fin. La situation inspirera Cyrano de Bergerac et Molière, rien que ça, pour l’écriture de la pièce avec le vrai enfant roi caché dans son propre rôle. C’est dans le genre film de cape et d’épée mais ça n’a rien d’historique. Scénario brouillon, inintéressant même. Petit clin d’œil contemporain quand est évoqué le mariage d’un gamin (le futur Roi) avec une ainée de plus de 20 ans, ce que personne ne pourrait imaginer sera-t-il souligné au détour des dialogues. Ça a fait pouffer quelques spectateurs. Bon, je n’ai retenu que ça. Je ne sais pas si on est dans le genre parodique, badin, historique... Du mélimélo cinématographique.
Michel Leclerc signe une comédie historique tout en précisant qu'elle est totalement fictive aux yeux des historiens. Craignant pour la vie de son fils (le futur "Roi-soleil"), Anne d'Autriche bien épaulée par le fidèle d'Artagnan Franck Dubosc, excellent), va confier celui-ci à une petite troupe de théâtre campagnarde. Celle-ci est emmenée par le charismatique et tendre, Cyrano de Bergeac (Artus, plutôt crédible). Malgré la notion de communauté, ce film destiné à un large public manque d'audace malgré son excellent casting. Le cinéaste applique ici le titre que l'une de ses créations "Le mélange des genres", sans réellement imposer un style percutant à son récit. J'ai quand même souri sur quelques répliques destinées à un public avec certaines réferences. En résumé, c'est gentillet et mignon mais pas captivant.
Ce film historique est basé sur l’enfance du Roi-Soleil que Michel LECLERC a adapté à sa manière et c’est plutôt bien réussi. Le réalisateur a su intégrer avec talent, dans le scénario, la troupe de Molière et Cyrano de Bergerac. La mise en scène, les décors et la qualité des interprètes, sont au diapason pour le bonheur des spectateurs.
Bernard CORIC
(Film visionné en projection de presse le 02/06/2026 au Club Marbeuf à PARIS)
Film faussement historique, Les Caprices de l'enfant Roi nous entraîne dans un épisode où Molière et Cyrano de Bergerac auraient été utilisés comme nounou d'un Louis XIV encore enfant. Truffé d'anachronismes et de bons mots, cette comédie est surtout un pur divertissement familiale dansl equel Némo Schiffman et Julia Piaton font sensation.
« Lui c’est Louis »: trop bon ! Suzanne de Baecque en Marie-Louise d’Orléans « Grande Demoiselle » cousine du Roi : piquante, fourbe et ambitieuse est une vraie révélation. Julia Piaton - indiscutablement la plus ravissante et charmante actrice du répertoire- comme toujours d’une justesse admirable avec son regard à faire rougir les feuilles d’un arbre en plein été. Quant au phénoménal Artus : il confirme ses extraordinaires talents d’acteur. Ce bijou de film comique est à voir sans hésiter tout cet été, « pute borgne » !
Un film divertissant même si le scénario n’a pas une grande originalité, on se laisse mener par cette aventure à l’humour potache grâce aux acteurs convaincants et aux personnages plaisants. Tout à fait honorable.
J’ai vu ce film en avant première Le public comme moi était enchanté devant cette comédie ultra réussi car intelligente et admirablement dialoguee Quel plaisir de voir Artus en Cyrano et Frank Dubosc en d’Artagnan Il y a tout le temps des surprises et des rebondissements À voir en famille
Avec Les Caprices de l’Enfant Roi, le réalisateur Michel Leclerc signe un film d'aventures historique aussi fantaisiste qu'élégant. En imaginant un jeune Louis XIV contraint de quitter la cour pour vivre parmi les artistes et le peuple, le cinéaste mêle avec bonheur récit initiatique, comédie et fresque historique.
Le point de départ est particulièrement séduisant. Entre complot politique, échange d'identité et rencontres avec des figures emblématiques comme Molière, Cyrano de Bergerac ou Madeleine Béjart, le film construit un univers romanesque qui rappelle les grands récits de cape et d'épée. L'ensemble est porté par une mise en scène vive qui privilégie l'aventure, l'humour et l'émotion.
Le jeune Louis découvre peu à peu un monde éloigné des privilèges de la cour. Cette confrontation avec la vie réelle constitue le cœur du récit et offre plusieurs moments touchants. Derrière le divertissement, le film interroge avec légèreté la notion de pouvoir, l'éducation et la construction d'un futur souverain.
Le casting contribue largement à la réussite de l'ensemble. Artus apporte sa générosité habituelle tandis que Julia Piaton participe à l'équilibre entre humour et sensibilité. Les personnages historiques sont croqués avec suffisamment de fantaisie pour séduire les plus jeunes sans perdre les spectateurs adultes.
Visuellement soigné, porté par de beaux décors et costumes, Les Caprices de l’Enfant Roi réussit le pari de rendre l'Histoire accessible sans jamais tomber dans la leçon scolaire. Un film familial intelligent, drôle et plein de charme qui rappelle que les plus grands destins naissent parfois loin des palais.
Une comédie au temps du roi soleil avec une troupe de comédien et comédienne plutôt sympa avec Artus, Piaton, Dubosq ou Tillier et le mélange d'un personnage fictif (enfin en partie) et qui ont existé bon cela peut donner quelques choses de sympa. Mais finalement cela film fait la plupart du temps pshiiit , alors oui il y a des passages un peu drôle quand ils font des remarques qui rappel notre histoire actuelle mais c'est bien trop peu. Ils ont mis ce côté mélodramatique avec cette histoire d'amour de certains protagonistes bon ok c'est joliment fait mais de jouer sur les deux fait qu'on va pas assez loin dans un des deux genres voulu et c'est dommage... NOTE : 4/10
J'ai trouvé cette adaptation originale du petit Roi de France Louis XIV, les acteurs Julia Platon, Artus, Doria Tillier, Franck Dubosc interprète très bien leurs rôles j'ai passé un bon moment si vous voulez aussi passer un bon moment allez y.
Une bonne satire de la royauté sur fond de beaucoup d'ironie dans une mise en scène qui rappelle la belle époque des capes et épées. Beaux costumes, beaux décors, globalement réussi.