Dis donc, une comédie française à Cannes ! Avec Franck Dubosc en plus ! Bon dans la salle Agnès Varda, celle qu'est bien derrière le Palais, faut pas déconner non plus mais quand même, décidément avec "Fast and Furious" en Cannes Classics, Thierry Frémaux semble vouloir apporter un peu plus de "populaire" à son prestigieux Festival. Et je dois dire que c'est une très bonne idée, moi qui suit un défenseur du cinéma populaire et surtout d'arrêter de parler de "culture légitime" et "culture illégitime". Seulement, ce film réalisé par Michel Leclerc n'est pas l'exemple qui va m'aider ! Louis XIV est bientôt Roi mais en attendant, sa mère décide de le confier à D'Artagnan qui le confiera à son tour à Cyrano de Bergerac. De là, il fera la connaissance de Molière et ensemble, ils monteront tous une petite troupe de théâtre façon "Ligue des gentlemen extraordinaires". Et oui, c'est une super idée mais le film donne toujours l'impression d'avoir le cul entre deux chaises ! C'est-à-dire qu'il n'assume pas vraiment son côté comique, tente quelques gags absurdes par moments, mais tient quand même à rester premier degré et surtout "touchant". En fait, on a sous les yeux une comédie qui sent la naphtaline ou alors l'impression d'assister à un délire entre potes sans jamais rentrer dedans. Rien n'est jamais vraiment drôle, la salle a ri à une seule blague (l'expérience a dû être terrible pour l'équipe restée dans la salle d'ailleurs), Dubosc est clairement le meilleur atout du film mais n'a jamais assez de temps d'écran. Au lieu de ça, on assiste à des répétitions pas drôles de la troupe de théâtre ou aux magouilles de la cousine dont l'actrice en fait des tétra-caisses. Puis alors quand ça se la joue combat premier degré, on est clairement dans le sketch "Le chevalier de Pardaillec" des Inconnus et ça la fout vraiment mal. Bref, "Les Caprices de l'Enfant Roi" n'est pas mauvais non plus, il est juste complètement insipide.
Vu en avant-première au festival de Cannes sur la plage MACÉ devant le Majestic
Nous avons trouvé les gags bébêtes, bas de plafond. Les MOLIERE, d’ARTAGNAN et CYRANO sont présentés comme des rustres, des malotrus alors qu’en réalité ce sont dans toute la littérature, des personnages plein d’esprit, fins avec de belles valeurs. Et l’enfant Louis en fait trop avec cette idée de sosie non éduqué qui est parfaitement invraisemblable. C’est une moquerie de la Cour, du peuple et du personnage du roi Soleil himself. Et pourtant le film va trouver ses millions d’entrées comme d’habitude. Le public français en raffole ! Dégoûté...
C’était génial ! Bravo à toute cette fabuleuse troupe ! Une comédie comme on en voit trop peu ! Cette comédie est une digne héritière des meilleures comédies des années 70
En ces soirées caniculaires, Les Caprices de l'Enfant Roi ont eu au moins la vertu de me rafraîchir durant près de 2 heures, la climatisation de la salle aidant, car ce film qui mêle fiction, faits réels, personnages historiques et humour ou ironie ne m'a guère convaincu. Un d'Artagnan malicieux mais déchu de son pied d'estale incarné par Franck Dubosc, une reine insaisissable, un Cyrano de Bergerac aux velléités homosexuelles, un Jean-Baptiste Poquelin assez fade, ou une Madeleine Béjart attendrissante mais très fleur bleue produisent un cocktail au goût indéfinissable sans évoquer le scénario peu crédible voire absurde tissé autour de l'enlèvement du petit dauphin. Revisiter l'Histoire et les grands classiques en les psalmodiant au travers d'une intrigue à dormir debout m'a laissé bien dubitatif. Le jeune Louis, futur Roi Soleil, affublé d'un sosie joué par le même comédien en herbe ne peut exceller par le fait même des rôles caricaturaux que le réalisateur Michel Leclerc lui a attribués.
C'est une bonne petite comédie, mais on ne vas se mentir, rien à l'horizon qui révolutionnera le genre. On rit un peu mais jamais à l'excès et les acteurs sont sympas. Et pour peu que la salle soit bien climatisée, on passe un bon moment dans l'univers du roi soleil
C'est une fantaisie historique qui part de l’idée que le Cyrano de Bergerac était contemporain avec Jean-Baptiste Poquelin (futur Molière) et nous fabrique une aventure fort réussie avec aussi Dartagnan, le futur roi de France, Madeleine Béjjar, ... Le film est de très bonne facture, les comédiens sont excellents, c'est assez drôle et bien construit. J'ai adoré Suzanne de Baecque dans le role de la méchante Anne-Marie-Louise d'Orléans.
Le contexte de la Fronde reste un prétexte, mais reste une période complexe et assez passionnante pour détourner certains événements pour en faire des échos plus ou moins subtils aux futurs comme le droit de vote ou l'émancipation des femmes. Les personnages principaux sont à la fois fidèles à eux-mêmes ou plutôt à ce qu'ils représentent aujourd'hui tout s'enrichissant des personnalités des acteurs, notamment le narcissisme et la couardise de D'Artagnan/Dubosc, le courage ou le manque de confiance en soi pour Cyrano/Artus, sans compter évidemment le futur roi Louis XIV/Hamel-Brochen forcément pourri-gâté et imbu de sa personne ou plutôt de son statut. Le film tombe malheureusement dans l'écueil des comédies actuelles, à savoir la partie émotion plutôt que de chercher à faire rire jusqu'au bout. La bonne idée centrale du film est évidemment l'apprentissage du jeune roi, bien malgré lui, qui apprend du peuple ce qu'il n'aurait pu connaître à la Cour, surtout qu'on sait que dans la réalité la Fronde fut effectivement un élément essentiel dans l'apprentissage du pouvoir pour Louis XIV, légèrement détourné pour les besoins du film. Ca reste un bon moment. Site ; Selenie
L'Histoire de France en a vu bien d'autres avant Les caprices de l'enfant roi et depuis Sacha Guitry, par exemple, mais du moment que c'est pour distraire le bon peuple, quel mal pourrait-il y avoir à la voir ainsi malmenée ? Encore faut-il avoir un projet séduisant sur le papier, audacieux éventuellement, et les moyens de sa politique. Michel Leclerc, qui n'entend pas abandonner sa casquette d'auteur, tout en réalisant un divertissement populaire, ne lésine pas sur les coups de théâtre et mélange un peu tous les genres, du cap et de l'épée, de la comédie et de la romance, entre autres. Cela ne fonctionne qu'à moitié, pas vraiment à cause des comédiens, mais à un récit qui évoque beaucoup le panache sans pour autant en proposer, empêtré dans ses personnages célèbres (Le futur Louis XIV, Molière, D'Artagnan et Cyrano) trop éloignés de la réalité pour que l'on croie un tant soit peu à leur caractère. Entre anachronismes volontaires et allusions plus ou moins fines à la politique française d'aujourd'hui, il manque surtout au film une qualité essentielle : le rythme, lequel a fait en particulier la richesse de toutes les comédies de Jean-Paul Rappeneau. Quant au cœur du scénario, spoiler: avec un sosie du petit Louis XIV , il n'a que valeur de prétexte pour confronter un jeune et triste sire à la réalité de la vie. Soit une fiction quelque peu absurde dès ses prémices et trop attendu dans ses développements.
Ce film historique est basé sur l’enfance du Roi-Soleil que Michel LECLERC a adapté à sa manière et c’est plutôt bien réussi. Le réalisateur a su intégrer avec talent, dans le scénario, la troupe de Molière et Cyrano de Bergerac. La mise en scène, les décors et la qualité des interprètes, sont au diapason pour le bonheur des spectateurs.
Bernard CORIC
(Film visionné en projection de presse le 02/06/2026 au Club Marbeuf à PARIS)
Film faussement historique, Les Caprices de l'enfant Roi nous entraîne dans un épisode où Molière et Cyrano de Bergerac auraient été utilisés comme nounou d'un Louis XIV encore enfant. Truffé d'anachronismes et de bons mots, cette comédie est surtout un pur divertissement familiale dansl equel Némo Schiffman et Julia Piaton font sensation.
Un film divertissant même si le scénario n’a pas une grande originalité, on se laisse mener par cette aventure à l’humour potache grâce aux acteurs convaincants et aux personnages plaisants. Tout à fait honorable.
J’ai vu ce film en avant première Le public comme moi était enchanté devant cette comédie ultra réussi car intelligente et admirablement dialoguee Quel plaisir de voir Artus en Cyrano et Frank Dubosc en d’Artagnan Il y a tout le temps des surprises et des rebondissements À voir en famille
Avec Les Caprices de l’Enfant Roi, le réalisateur Michel Leclerc signe un film d'aventures historique aussi fantaisiste qu'élégant. En imaginant un jeune Louis XIV contraint de quitter la cour pour vivre parmi les artistes et le peuple, le cinéaste mêle avec bonheur récit initiatique, comédie et fresque historique.
Le point de départ est particulièrement séduisant. Entre complot politique, échange d'identité et rencontres avec des figures emblématiques comme Molière, Cyrano de Bergerac ou Madeleine Béjart, le film construit un univers romanesque qui rappelle les grands récits de cape et d'épée. L'ensemble est porté par une mise en scène vive qui privilégie l'aventure, l'humour et l'émotion.
Le jeune Louis découvre peu à peu un monde éloigné des privilèges de la cour. Cette confrontation avec la vie réelle constitue le cœur du récit et offre plusieurs moments touchants. Derrière le divertissement, le film interroge avec légèreté la notion de pouvoir, l'éducation et la construction d'un futur souverain.
Le casting contribue largement à la réussite de l'ensemble. Artus apporte sa générosité habituelle tandis que Julia Piaton participe à l'équilibre entre humour et sensibilité. Les personnages historiques sont croqués avec suffisamment de fantaisie pour séduire les plus jeunes sans perdre les spectateurs adultes.
Visuellement soigné, porté par de beaux décors et costumes, Les Caprices de l’Enfant Roi réussit le pari de rendre l'Histoire accessible sans jamais tomber dans la leçon scolaire. Un film familial intelligent, drôle et plein de charme qui rappelle que les plus grands destins naissent parfois loin des palais.
Une comédie au temps du roi soleil avec une troupe de comédien et comédienne plutôt sympa avec Artus, Piaton, Dubosq ou Tillier et le mélange d'un personnage fictif (enfin en partie) et qui ont existé bon cela peut donner quelques choses de sympa. Mais finalement cela film fait la plupart du temps pshiiit , alors oui il y a des passages un peu drôle quand ils font des remarques qui rappel notre histoire actuelle mais c'est bien trop peu. Ils ont mis ce côté mélodramatique avec cette histoire d'amour de certains protagonistes bon ok c'est joliment fait mais de jouer sur les deux fait qu'on va pas assez loin dans un des deux genres voulu et c'est dommage... NOTE : 4/10