Ciudad sin sueño
Note moyenne
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47 critiques spectateurs

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Magali R
Magali R

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3,5
Publiée le 4 septembre 2025
J'ai beaucoup aimé le côté documentaire de ce film et l'authenticité des personnages qui nous emmène à la découverte de cette communauté qui vit en marge de Madrid.
gloglo
gloglo

2 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 3 septembre 2025
Ciudad sin sueño est un premier long fascinant et poétique. Le film parfait pour la rentrée, sur une belle note de cinéma.
Le_Général
Le_Général

122 abonnés 384 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 7 octobre 2025
 Me retrouver sur @cinémasansfard (Youtube) !

On pénètre la Cañada Real comme on entre dans un vieux livre dont certains chapitres sont effacés par la pluie. Toni­ avance pieds nus sur la poussière, le monde au-dessus de lui palpite de lumières qu’il ne touche pas. Il vit là, accroché à la Hoffmannie de ses légendes, au bercement des moteurs de la ferraille, à l’odeur de métal brûlé, à la peur qu’un bulldozer rase ce qu’il croit être éternel.

Guillermo Galoe ne fait pas un film sur les marginaux. Il fait un film avec eux. On sent cette immersion qui déchire les barrières : les visages piqués de soleil bas, les soirs sans électricité, les rires entre deux craquements d’une panne, la peur des démolitions, la colère rentrée, l’amour quand même. Toni suit son grand-père — pilier tremblant — comme un enfant s’accroche à une coque pour ne pas dériver. Le grand-père refuse de partir. Refuse qu’on efface sa trace. Ce refus est beau, terrible.

La caméra de Galoe délaisse le spectaculaire pour l’écho. Les plans de nuit sont éclairés par le feu ou la lueur rare d’un portable. Les filtres colorés que Toni et ses amis appliquent sur leurs vidéos ne sont pas juste esthétiques : ce sont des fenêtres mentales, des refuges, ou des mensonges doux pour supporter l’obscurité réelle. On croit parfois sentir dans l’air le levain des rêves, fermentant dans les poches de misère, ou le goût amer de ce qui se perd.

Trois générations se croisent : le grand-père, enraciné, le parent partagé, l’enfant qui regarde ailleurs. Toni voudrait partir. Non pas pour fuir, mais parce qu’il aspire à respirer une autre lumière, entendre d’autres voix. Bilal, son ami, annonce son départ — et c’est comme si le ciel lui-même lui volait ses étoiles. La séparation se dresse comme un mât, le choix devient douleur : rester c’est préserver une part de soi ; partir, c’est trahir peut-être, mais peut-être aussi inventer.

Et l’absence d’eau, l’absence de lumière, la vie sous les fils électriques dénudés ne sont pas simples décors : ce sont personnages, présence physique, obstacles dans les os. On grelotte, on sue, on attend. Le présent du bidonville s’imprime sur la chair : les enfants courent à midi sous un soleil qui gronde, la poussière se lève à chaque pas, les murs se creusent de fissures, les poules dressent leurs ombres sur les planches.

Le film vacille parfois entre la fiction douce et la scène documentaire : les dialogues improvisés, les habitants acteurs, les petites machines que Toni actionne pour capter ses nuits avec un téléphone. On sent les lueurs, les couleur saturées, les gestes amateurs — et ce grain, cette texture humaine brute, qui secoue.

Mais parfois le rythme s’apaise trop, le silence dure plus long qu’on ne voudrait, comme si l’air lui-même retenait sa respiration. On voudrait un peu plus de carnage intérieur, de crise ouverte : une scène où tout bascule vraiment, où l’enfant déchiré crie, où le film ose être brutal.

Quand la lumière revient (ou prétend revenir), ce n’est pas un triomphe mais une reconnaissance : que la vie continue, que la dignité n’est pas dans l’éclat du confort mais dans la résistance au jour après jour. Ciudad sin sueño ne nous laisse pas indemnes : il nous fait toucher ce qu’on croit loin, ce qu’on oublie. Et il reste cette question : que vaut un rêve quand on ne dort jamais ?

 Me retrouver sur @cinémasansfard (Youtube) !
Buffy in Paris
Buffy in Paris

2 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 3 septembre 2025
Franchement, film incroyable. Le réalisateur nous emmène dans un endroit dont je n'ai jamais entendu parlé, mais qui est en fait le plus grand bidonville d'Europe, et c'est filmé comme un lieu magique dans chaque plan. C’est à la fois brut et envoûtant, sans jamais forcer l’émotion qui est pourtant bien présente dans plusieurs scènes qui m'ont marquée. L’expérience est forte et on sort du film avec l’impression d’avoir découvert un autre monde, alors que c'est à côté de Madrid. Certains diront peut-être qu'il y a des longueurs, mais moi ça ne m'a pas gênée, le film m'a prise au début et déposée à la fin (séquence de fin musicale hyper forte je trouve). Le cinéma espagnol est en train de revenir en force j'ai l'impression.
Bella the Kid
Bella the Kid

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5,0
Publiée le 3 septembre 2025
Fascinant ! Une immersion poétique, unique et rare dans la communauté gitane de la Cañada Real, plus grand bidonville d’Europe dans la banlieue de Madrid. À voir !
Pierre Bérard
Pierre Bérard

2 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 8 septembre 2025
Quel film! Pour connaître un peu le lieu où se déroule l'histoire, c'est assez incroyable d'avoir réussi à tourner de telles images. Cette immersion urbaine hypnotique dans un des endroits où aucun madrilène n'ose aller. Tellement beau aussi de voir un film nourri par l’héritage poétique de Lorca. On se laisse porter par la beauté des images et le jeu des acteurs, tous incroyables. La force du film est autant dans la forme que dans le fond. Ce n'est pas un film qui cherche à nous rassurer, c'est un film qui propose une expérience, vraiment audacieuse et d'une grande puissance visuelle.
JEAN DOUCHE
JEAN DOUCHE

1 critique Suivre son activité

4,0
Publiée le 3 septembre 2025
J’ai eu la chance de découvrir ce film au Comoedia à Lyon, en présence du réalisateur. C’est son tout premier long-métrage et il a passé plusieurs années à s'infiltrer en quelque sorte dans ce lieu totalement fou, oublié de tous, à la périphérie de Madrid. Là où beaucoup n’auraient vu qu’un décor en ruine, il a su révéler une vraie beauté et redonner une dignité aux personnes qui y habitent et y ont aussi des rêves. Cela m'a fait réfléchir aussi sur la façon dont on représente les périphéries de nos villes en France aussi.
La mise en scène est à la fois pudique et poétique, sans jamais tomber dans le misérabilisme. On sent une véritable attention au détail, à la lumière, aux visages, avec une dimension documentaire. Le film a une narration particulière, qui ne cherche pas toujours le rythme, mais il y a un moment où je me suis laissé emporté, surtout par la sincérité et la force visuelle de cette proposition. Pour un premier film, c’est une très belle découverte, qui donne envie de suivre de près le parcours de ce jeune cinéaste.
Quentin Lauby
Quentin Lauby

12 abonnés 7 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 19 septembre 2025
Ethnographie d'une communauté gitane en Espagne, il y a une ambiance de fin du monde à la Mad Max, c'est magnifiquement filmé, les personnages sont profonds et touchants, l'esthétique du film est incroyable.

Ça parle d'amitié, de transmission des traditions, du mode de vie occidental qui s'impose en grignotant toute forme de vie alternative. C'est un film puissant sur la vie qui s'exprime à travers nous : nos passions, nos émotions, nos pulsions. C'est un film qui ouvre des horizons, qui évoque des mondes qui ne sont pas, des mondes qui ne sont plus.

Une pépite.
Un premier film en plus !

Je recommande à tous les amoureux du cinéma.
Marie M
Marie M

1 critique Suivre son activité

2,5
Publiée le 7 septembre 2025
Assez déçue par ce film qui a beaucoup de longueurs inutiles mais surtout par rapport au commentaire selon lequel ce serait "brûlant d'espoir"?? Mais comment peut on dire cela? Les enfants sont élevés dans un monde de sauvages où ils font ce qu'ils veulent, jurent, conduisent des quads et voient les grands se droguer, et surtout la famille s'en sort en sacrifiant la chienne à la famille de narco trafiquants ! attachée pour le reste de sa vie au fond d'une arrière boutique sale, gardée on ne sait trop pourquoi faire....bref pas du tout une happy end pour moi ni pour le héros car pour lui ce n'était pas une chose secondaire, mais un membre de la famille!
OzDeniro
OzDeniro

2 abonnés 35 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 12 septembre 2025
Sortie assez confidentielle et premier long de ce réalisateur espagnol

film très intéressant sur les communautés gitanes de la banlieue de madrid

Vision intimiste, ni misérabiliste ni manichéenne sur une communauté peu présente au cinéma et jouissant de beaucoup de clichés négatifs. On y voit un point de vue naturaliste d'un bidonville et de ses acteurs qui n'en sont pas vraiment , puis le sens de la solidarité, une vision de la famille assez spécifique aux gitans, de la débrouille. Les conditions de vie sont dures mais les moments de bonheurs, réels. Le folklore gitan est pas mal représenté, avec leurs traditions, leurs contes, de même que les instants de vie bruts, bruyants, animés, parfois sales mais souvent teintés d'innocence car vus via le prisme de Tonio, adolescent qui rêve d'ailleurs.

Le coeur du film selon moi est le choc générationnel entre les "chefs de village" , viscéralement nomades et respectueux des coutumes de clan, et les jeunes qui veulent se sédentariser, s'émanciper en rejoignant la civilisation. Beaucoup aimé la scène de la visite d'appart avec les gamins qui s'extasient sur le systeme d'eau courante, les lumières....

Et finalement même au sein d'un milieu aussi fermé et tradi, l'espoir d'un futur meilleur est permis.

Mention spéciale à cette double mise en scène , celle du réal et celles des gamins filmant leur environnement avec des filtres colorés qui rajoute une vraie identité visuelle, au service du récit
Christophe
Christophe

3 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 3 septembre 2025
Vu le film à l’AVP au Comoedia à Lyon avec ma fille, en présence du réalisateur (qui, soit dit en passant, est très charmant). 
Le film est hyper touchant et j’ai été très impressionné par l’image, il faut se laisser porter par la narration du film.


C’est un récit sans filtre sur la réalité du bidonville mais avec des filtres (à bon entendeur) !

J’espère que Tonino et tout le monde va bien,
Gros Bisous
miketbrijou
miketbrijou

2 abonnés 130 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 5 mars 2026
Merveilleux film tourné (en 6 ans) sans complaisance ni concession dans le bidonville des environs de Madrid où se réunissent les gitans, migrants, marginaux et drogués. Les acteurs sont tous des habitants de ce quartier, la difficulté d’y vivre n’est pas escamotée mais la bienveillance du regard de la caméra nourrit une humanité touchante. La photographie est magnifique, le film est une fiction documentaire remarquable. Courrez-y.
Abel
Abel

1 abonné 73 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 12 mars 2026
Le genre de film indé que je n’irais pas voir de ma propre initiative mais lors du quel je peux apprendre, apprendre sur les conditions de vie de certaines personnes ou encore apprendre sur comment un garçon va tracer sa route dans un univers dont la beauté est trop dure à cacher.
Comme c’était dans le cadre du festival chef op en lumière le fait d’avoir une conférence sur les conditions de tournage a vraiment permis d’éclaircir le film et à apporter un nouveau visage, voir que les acteurs venaient du bidonville et que le tournage s’est fait au rythme du bidonville apportait un regard différent.
Un très bon moment passé devant ce film
jacques B.
jacques B.

3 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 6 octobre 2025
Film sans intérêt. Pas vraiment d'histoire, les effets colorés n'apportent rien. On s'y ennuie beaucoup !!
Richard Tarteret
Richard Tarteret

14 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 13 octobre 2025
Film incandescent, plein de vitalité avec cette caméra au plus près des filme la pauvreté sans pathos, la débrouille sans condescendance. Il transforme le dénuement en espace d’invention : là où l’État s’absente, l’imaginaire s’impose. Entre fiction et documentaire, le film mêle les registres: la chronique sociale, la fable onirique, la lettre d’amour à un peuple qui ne renonce pas. Cinéma vivant!
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