Note moyenne
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Les images des Andes sont impressionnantes. Il est important de voir ce film en version originale sous titrée. Je pense d'ailleurs que la version en français ne doit pas exister. Les dialogues en mix dialecte et espagnol sont intéressants.
Le film a été principalement réalisé sur une période estivale où l'on voit des fleurs et des paysages somptueux
Le film a été principalement réalisé sur une période estivale où l'on voit des fleurs et des paysages somptueux
Clara vit dans une communauté quechua reculée. Elle apprend aux côté de sa grand mère le métier de sage femme. Mais les règles de la communauté, et les traditions sont strictes, surtout envers les femmes la poussant à un nouveau départ. Un choc qui va pousser sa grand mère à tenter de la faire revenir sur sa décision. C’est trop classique et en même temps, pas inintéressant. Dommage qu’aucune émotion ne se dégage des personnages.
Scénario : basique
Réalisation : très belle esthétique
Rythme : lent
Acting : bien
Ressenti : suite prometteuse
Une esthétique de la construction des plans à toute épreuve au service de son environnement donne l'élan nécessaire à ce film pour s'envoler hors des sentiers battus et dépeindre une réalité bien grise sans pour autant entrer dans le pathos. Les rôles confrontés s'échangent et se laissent tour à tour respirer avec grâce pour représenter chaque parti sans casser l'autre. C'est avec un bel équilibre qu'Alvaro Olmos Torrico fait son retour après Wiñay, qui avait déjà conquis son public. Quelques longueurs nous font toutefois sortir du film, malgré le bon jeu des comédiennes. Sans trop d'attente liée au scénario, nous regardons. Le réalisateur a tout l'avenir devant lui !
Réalisation : très belle esthétique
Rythme : lent
Acting : bien
Ressenti : suite prometteuse
Une esthétique de la construction des plans à toute épreuve au service de son environnement donne l'élan nécessaire à ce film pour s'envoler hors des sentiers battus et dépeindre une réalité bien grise sans pour autant entrer dans le pathos. Les rôles confrontés s'échangent et se laissent tour à tour respirer avec grâce pour représenter chaque parti sans casser l'autre. C'est avec un bel équilibre qu'Alvaro Olmos Torrico fait son retour après Wiñay, qui avait déjà conquis son public. Quelques longueurs nous font toutefois sortir du film, malgré le bon jeu des comédiennes. Sans trop d'attente liée au scénario, nous regardons. Le réalisateur a tout l'avenir devant lui !
On pourra toujours reprocher à ce film qu'il ne tranche pas le dilemme qu'il pose entre tradition et modernité. Mais si on le regarde pour ce qu'il est, un hymne essentiellement silencieux et lent à cette terre incroyablement magnifique, la Bolivie, alors le spectateur sortira de la séance ébloui, émerveillé. Un immense bravo à toute l'équipe cinématographique !
La Fille Condor est un film qui ne laisse pas indifférent. Une œuvre profondément sensible, poétique et authentique, portée par une atmosphère singulière et des images magnifiques. J’ai particulièrement aimé cette manière de faire dialoguer les paysages, les traditions, la mémoire et les émotions, sans jamais tomber dans le spectaculaire facile.
C’est un film qui prend son temps, qui se ressent autant qu’il se regarde, et qui nous invite à entrer dans un univers culturel riche et fascinant. Un très bel exemple du cinéma bolivien ❤️, avec une identité forte et beaucoup d’âme.
À voir pour la beauté des images, la délicatesse du récit et surtout pour le voyage intérieur qu’il propose.
C’est un film qui prend son temps, qui se ressent autant qu’il se regarde, et qui nous invite à entrer dans un univers culturel riche et fascinant. Un très bel exemple du cinéma bolivien ❤️, avec une identité forte et beaucoup d’âme.
À voir pour la beauté des images, la délicatesse du récit et surtout pour le voyage intérieur qu’il propose.
Ana est une jeune orpheline recueillie par Clara, la sage-femme d'un petit village quechua perdu sur l'Altiplano. Excellente chanteuse dont les mélodies accompagnent les accouchements, Ana accompagne depuis toujours Clara chez les parturientes, l'assiste durant leur travail et se destine à prendre sa succession. Mais, sous l'influence d'une amie plus dévergondée qu'elle, elle se laisse fasciner par les lumières de la ville et s'enfuit à Cochabamba. La communauté, frappée par une succession de catastrophes, demande alors à Clara de partir à sa recherche et de la ramener.
Rares sont les films qui nous viennent de Bolivie. Je crois même n'en avoir jamais vu, même si en cherchant bien, on en trouverait certainement : "Le Sang du condor" (1969), "Chuquiago" (1977), "La Nation clandestine" (1989)... Aussi, par curiosité pour ce merveilleux petit pays andin, où notre ami Olivier nous a accueillis en 2003 et où il est aujourd'hui le talentueux ambassadeur de France, je suis allé voir ce petit film sorti dans quelques rares salles parisiennes au cœur de l'été.
J'y ai certes (re)vu les paysages somptueux de l'Altiplano. J'y ai certes entendu les intonations déconcertantes du quechua. Mais au-delà de ce parfum d'exotisme, je n'ai pas été touché par cette histoire d'émancipation, trop sage et trop cousue de fil blanc, cherchant le juste équilibre entre l'affirmation de soi et la fidélité à ses racines.
Rares sont les films qui nous viennent de Bolivie. Je crois même n'en avoir jamais vu, même si en cherchant bien, on en trouverait certainement : "Le Sang du condor" (1969), "Chuquiago" (1977), "La Nation clandestine" (1989)... Aussi, par curiosité pour ce merveilleux petit pays andin, où notre ami Olivier nous a accueillis en 2003 et où il est aujourd'hui le talentueux ambassadeur de France, je suis allé voir ce petit film sorti dans quelques rares salles parisiennes au cœur de l'été.
J'y ai certes (re)vu les paysages somptueux de l'Altiplano. J'y ai certes entendu les intonations déconcertantes du quechua. Mais au-delà de ce parfum d'exotisme, je n'ai pas été touché par cette histoire d'émancipation, trop sage et trop cousue de fil blanc, cherchant le juste équilibre entre l'affirmation de soi et la fidélité à ses racines.
Immersion dépaysante dans une communauté Quechua, les deux personnages principaux sont mère et fille, sage-femme accoucheuse pour la première, chanteuse qui apaise les douleurs pour la 2ème... Un environnement magnifique mais des conditions de vie âpres et menacées par la modernité (le corps médical) et l'envol des jeunes happés par le mirage d'une vie plus festive en ville ... C'est très beau et magnifiquement interprété !
"La fille condor" est un beau film qui, à l'instar de "L'histoire du chameau qui pleure", de "La jeune-fille et son aigle" ou encore de "Centaure" est autant un objet cinématographique réussi (scénario, photo, acteurs, musique...) qu'un récit ethnographique qui nous transporte dans une communauté quechua des Andes boliviennes nous fournissant, non parfois sans humour, de nombreuses informations sur une culture riche de ses traditions.
Ce genre de "petit film indépendant" est une pépite qui souvent, malheureusement, n'est pas distribuée dans beaucoup de salles et peut ne pas rester longtemps à l'affiche.
Avis aux amateurs.
Ce genre de "petit film indépendant" est une pépite qui souvent, malheureusement, n'est pas distribuée dans beaucoup de salles et peut ne pas rester longtemps à l'affiche.
Avis aux amateurs.
Un film nostalgique, qui narre un exode rural, un siècle après celui de l'Europe de l'ouest. La survie économique dans un décor superbe où les tâches sont usantes et n'apportent pas la prospérité. Le maintien des traditions, seule colonne vertébrale de communautés isolées, dotées de savoirs transmis oralement et par l'exemple.
Et la tentation d'un ailleurs inconnu, aussi effrayant qu'attirant par sa différence : la ville dense, sa suractivité, son bruit, ses opportunités, paradoxalement son isolement aussi.
Le récit se concentre sur les femmes, comme souvent écrasées par des règles établies par les hommes, qui rêvent d'ailleurs pour y gagner une émancipation. Sans délaisser les hommes, leur besoin et devoir d'assurer la prospérité des leurs quand ils sont démunis, notamment par le biais de conseils où chacun est libre de prendre la parole pour annoncer ses décisions.
Outre la beauté andine, sa lumière et ses menaces météo, les nuits riches d'insectes qui invitent à la rêverie, ce récit capte aussi l'âpreté d'un plein accord avec la nature et le prix à payer pour s'en affranchir. Ainsi que l'attachement à son terroir, ses pratiques et l'investissement humains dans les liens avec les autres.
L'ensemble est attachant, sans excès scénaristiques, par son ton juste et les choix de ses personnages.
Et la tentation d'un ailleurs inconnu, aussi effrayant qu'attirant par sa différence : la ville dense, sa suractivité, son bruit, ses opportunités, paradoxalement son isolement aussi.
Le récit se concentre sur les femmes, comme souvent écrasées par des règles établies par les hommes, qui rêvent d'ailleurs pour y gagner une émancipation. Sans délaisser les hommes, leur besoin et devoir d'assurer la prospérité des leurs quand ils sont démunis, notamment par le biais de conseils où chacun est libre de prendre la parole pour annoncer ses décisions.
Outre la beauté andine, sa lumière et ses menaces météo, les nuits riches d'insectes qui invitent à la rêverie, ce récit capte aussi l'âpreté d'un plein accord avec la nature et le prix à payer pour s'en affranchir. Ainsi que l'attachement à son terroir, ses pratiques et l'investissement humains dans les liens avec les autres.
L'ensemble est attachant, sans excès scénaristiques, par son ton juste et les choix de ses personnages.
La beauté de l'image n'a d'égal que la délicatesse à travers laquelle les deux femmes qui occupent l'affiche sont dépeintes. Ce fut un merveilleux voyage au milieu des sublimes montagnes, de la culture Quechua et de l'incarnation de la féminité. Je recommande fortement de vous envoler pour la Bolivie à travers cette œuvre.
Très bon film bolivien, dont l’intrigue se déroule dans le cœur de la Bolivie, d'une communauté quechua, dans les vallées de Cochabamba.
Je crois que c'est la première fois que je vois un film péruvien et il raconte la désertification des campagnes au profit des villes.
L'histoire de ces deux femmes est touchante : la première est le pilier de la communauté, à la fois la sage-femme qui sait accoucher les femmes et la femme sage du village qui est écoutée et respectée.
La seconde a été recueillie et adoptée par la première. Elle est formée au métier de sage-femme mais rêve de musique et de l'exaltation des grandes villes. L'ancienne face a la nouvelle génération , la tradition face à la modernité.
Quand on est né dedans, on ne se rend pas compte de l'âme et des richesses que possèdent les anciens d'un village.
Les pratiques ancestrales sont un don qui se perd au fur et à mesure de l'évolution des technologies.
Ce qui se passe au Pérou fait écho à ce que nous vivons en France avec les déserts ruraux et les promesses d'une ville qui fait espérer une vie merveilleuse et prospère.
J'ai aimé que le film soit scindé en deux parties, qui insufflent deux ambiances distinctes.
La première partie montre le quotidien de ces deux femmes avec la montée crescendo de l'envie de la jeune femme de quitter sa communauté. On vit et respire au rythme lent de la nature et de leur quotidien. On parvient à saisir au fur et à mesure la prise de conscience de l'étouffement de la jeune femme dans cette campagne traditionnelle qui fuit l'évolution.
La seconde partie détonne car on quitte la quiétude des montagnes pour atterrir dans le brouhaha de la ville et on assiste au périple de la mère, en décalage dans une ville moderne, et ses recherches pour retrouver sa fille.
Je retiendrai du film sa délicatesse, la beauté des paysages péruviens ainsi que ses constrastes de couleurs et d'alternance de lumières et d'ombres : magnifique !!
Le scénario est assez classique mais comme il est baigné dans la culture quechua, cela le rend plus original et intéressant.
L'histoire de ces deux femmes est touchante : la première est le pilier de la communauté, à la fois la sage-femme qui sait accoucher les femmes et la femme sage du village qui est écoutée et respectée.
La seconde a été recueillie et adoptée par la première. Elle est formée au métier de sage-femme mais rêve de musique et de l'exaltation des grandes villes. L'ancienne face a la nouvelle génération , la tradition face à la modernité.
Quand on est né dedans, on ne se rend pas compte de l'âme et des richesses que possèdent les anciens d'un village.
Les pratiques ancestrales sont un don qui se perd au fur et à mesure de l'évolution des technologies.
Ce qui se passe au Pérou fait écho à ce que nous vivons en France avec les déserts ruraux et les promesses d'une ville qui fait espérer une vie merveilleuse et prospère.
J'ai aimé que le film soit scindé en deux parties, qui insufflent deux ambiances distinctes.
La première partie montre le quotidien de ces deux femmes avec la montée crescendo de l'envie de la jeune femme de quitter sa communauté. On vit et respire au rythme lent de la nature et de leur quotidien. On parvient à saisir au fur et à mesure la prise de conscience de l'étouffement de la jeune femme dans cette campagne traditionnelle qui fuit l'évolution.
La seconde partie détonne car on quitte la quiétude des montagnes pour atterrir dans le brouhaha de la ville et on assiste au périple de la mère, en décalage dans une ville moderne, et ses recherches pour retrouver sa fille.
Je retiendrai du film sa délicatesse, la beauté des paysages péruviens ainsi que ses constrastes de couleurs et d'alternance de lumières et d'ombres : magnifique !!
Le scénario est assez classique mais comme il est baigné dans la culture quechua, cela le rend plus original et intéressant.
Alvaro Olmos Torrico, nous plonge dans la culture quechua à partir de celles qui aident à donner la vie, les sage-femmes de la communauté, non reconnu médicalement par les autorités, mais encore capitale pour le respect des traditions et de la culture.
La réalisation est assez contemplative. Le déroulé est lent et s’attarde sur les silences et les émotions tout en magnifiant les paysages. Le jeu des actrices est délicat, beaucoup se passe dans les regards et les expressions.
Fille Condor est un récit sensible d’émancipation qui suit l’envol d’une jeune femme attirée par la modernité mais respectueuse des traditions.
La réalisation est assez contemplative. Le déroulé est lent et s’attarde sur les silences et les émotions tout en magnifiant les paysages. Le jeu des actrices est délicat, beaucoup se passe dans les regards et les expressions.
Fille Condor est un récit sensible d’émancipation qui suit l’envol d’une jeune femme attirée par la modernité mais respectueuse des traditions.
Ce film m'a offert un magnifique voyage au cœur d'une Bolivie méconnue. J’ai été touché par la justesse des acteurs, d'où ressortent une grande dignité et un réel humanisme, sans jamais tomber dans le misérabilisme. En ce qui me concerne, c’est un coup de cœur.
Film aux images magnifiques qui donne une très belle place aux femmes des communautés andines, jouées avec un très grand naturel par des actrices non professionnelles.
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