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maevatd
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4,0
Publiée le 29 mars 2026
Un scénario original et une mise scène créative « à hauteur de poule ». le film raconte une vraie histoire humaine, actuelle et humaniste dans laquelle l’animal « intervient » a son corps défendant ! Film surprenant et attachant à la fois ! A voir !
Laisser les images raconter la vie d'un âne, Robert Bresson et Jerzy Skolimowski l'ont fait sans rechigner. Mais consacrer un long métrage à l'existence d'un gallinacé, cela dépasse un peu l'entendement, non ? Pas pour ce drôle d'oiseau de György Pálfi (Taxidermie), qui s'est sans doute dit : "Allez, roule, ma poule ! Il suffit de pondre un scénario idoine et de ne pas mettre ses œufs dans un même panier et le défi est jouable." Ma foi, le résultat est là pour prouver la pertinence du projet, quoique 90 minutes et des poussières constituent son extrême limite. Elle est bien sympathique cette Cocotte qui n'a de cesse de refuser la captivité, sauf quand la crête d'un beau coq l'incite à s'y résoudre, au moins pour un moment. Au-delà, bien entendu, notre poule, comme l'a été l'âne d'Eo, est d'abord un témoin, certes muet, mais qui semble n'en penser pas moins, des turpitudes humaines. Ici, l'action se passant en Grèce, c'est la manière de considérer et d'exploiter les migrants qui remplit la case bestialité. La leçon n'est pas nouvelle, mais elle mérite bien d'être répétée : oui, les humains traitent très mal les animaux, mais quand il est question de leurs frères et de leurs sœurs, ils n'agissent pas beaucoup mieux, hélas. La prochaine fois qu'un œil de poulette vous fixera de manière inquiétante, vous y penserez peut-être.
Le Hongrois György Pálfi ("Taxidermie") ne semble pas se faire beaucoup d'illusions sur l'âme humaine, et tout comme Jerzy Skolimowski avec son âne EO, il charge un animal de nous livrer un état des lieux forcément pas très glorieux. "Cocotte " est donc un film à hauteur de poule, dont les caquètements sont plus intéressants que les conn... qui sortent de la bouche des homo sapiens. Mais attention Pálfi est un cinéaste, un vrai, et il envisage chaque scène des (més)aventures de notre phasianidé comme une autre aventure : la sienne, face à la mise en scène.