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Choisir une poule comme personnage principal pourrait ressembler à une idée volontairement absurde ou à un simple exercice de style. Pourtant, Cocotte utilise cette apparente étrangeté pour déplacer discrètement le regard du spectateur. Là où beaucoup de récits installent l'humain au centre de tout, celui-ci adopte une trajectoire inverse et décide d'observer le monde à travers une présence presque invisible du quotidien.
L'histoire suit une héroïne inattendue qui quitte un environnement fermé pour traverser un territoire nouveau, fait d'obstacles, de découvertes et d'instinct de survie. Cette base pourrait évoquer une aventure familiale classique. Cependant, le récit avance progressivement vers autre chose. Derrière les déplacements, les rencontres et les situations parfois légères apparaît une observation plus discrète des comportements humains.
Le film possède une particularité importante. Il n'utilise pas les dialogues comme moteur principal. Les émotions passent par les mouvements, les regards, les rythmes de montage et le cadrage. Cette approche produit une sensation particulière. Le spectateur n'est pas guidé par des explications permanentes. Il observe, interprète et accompagne le personnage dans sa découverte du monde.
Cette proposition fonctionne aussi parce qu'elle parle à plusieurs générations simultanément. Les plus jeunes peuvent y voir une aventure immédiate, portée par une héroïne énergique et des situations visuelles facilement compréhensibles. Les adultes, eux, peuvent percevoir une autre lecture, plus discrète, presque en arrière-plan. Certaines scènes semblent alors interroger notre manière d'habiter le monde, notre rapport aux autres ou notre tendance à considérer certaines existences comme secondaires.
Sans chercher à délivrer une morale appuyée, Cocotte paraît surtout proposer un changement de perspective. Une invitation à regarder ce qui se trouve au bord du cadre plutôt qu'au centre de l'image. Parfois, déplacer légèrement l'angle de vue suffit à transformer complètement une histoire.
L'histoire suit une héroïne inattendue qui quitte un environnement fermé pour traverser un territoire nouveau, fait d'obstacles, de découvertes et d'instinct de survie. Cette base pourrait évoquer une aventure familiale classique. Cependant, le récit avance progressivement vers autre chose. Derrière les déplacements, les rencontres et les situations parfois légères apparaît une observation plus discrète des comportements humains.
Le film possède une particularité importante. Il n'utilise pas les dialogues comme moteur principal. Les émotions passent par les mouvements, les regards, les rythmes de montage et le cadrage. Cette approche produit une sensation particulière. Le spectateur n'est pas guidé par des explications permanentes. Il observe, interprète et accompagne le personnage dans sa découverte du monde.
Cette proposition fonctionne aussi parce qu'elle parle à plusieurs générations simultanément. Les plus jeunes peuvent y voir une aventure immédiate, portée par une héroïne énergique et des situations visuelles facilement compréhensibles. Les adultes, eux, peuvent percevoir une autre lecture, plus discrète, presque en arrière-plan. Certaines scènes semblent alors interroger notre manière d'habiter le monde, notre rapport aux autres ou notre tendance à considérer certaines existences comme secondaires.
Sans chercher à délivrer une morale appuyée, Cocotte paraît surtout proposer un changement de perspective. Une invitation à regarder ce qui se trouve au bord du cadre plutôt qu'au centre de l'image. Parfois, déplacer légèrement l'angle de vue suffit à transformer complètement une histoire.
Un scénario original et une mise scène créative « à hauteur de poule ». le film raconte une vraie histoire humaine, actuelle et humaniste dans laquelle l’animal « intervient » a son corps défendant ! Film surprenant et attachant à la fois ! A voir !
Laisser les images raconter la vie d'un âne, Robert Bresson et Jerzy Skolimowski l'ont fait sans rechigner. Mais consacrer un long métrage à l'existence d'un gallinacé, cela dépasse un peu l'entendement, non ? Pas pour ce drôle d'oiseau de György Pálfi (Taxidermie), qui s'est sans doute dit : "Allez, roule, ma poule ! Il suffit de pondre un scénario idoine et de ne pas mettre ses œufs dans un même panier et le défi est jouable." Ma foi, le résultat est là pour prouver la pertinence du projet, quoique 90 minutes et des poussières constituent son extrême limite. Elle est bien sympathique cette Cocotte qui n'a de cesse de refuser la captivité, sauf quand la crête d'un beau coq l'incite à s'y résoudre, au moins pour un moment. Au-delà, bien entendu, notre poule, comme l'a été l'âne d'Eo, est d'abord un témoin, certes muet, mais qui semble n'en penser pas moins, des turpitudes humaines. Ici, l'action se passant en Grèce, c'est la manière de considérer et d'exploiter les migrants qui remplit la case bestialité. La leçon n'est pas nouvelle, mais elle mérite bien d'être répétée : oui, les humains traitent très mal les animaux, mais quand il est question de leurs frères et de leurs sœurs, ils n'agissent pas beaucoup mieux, hélas. La prochaine fois qu'un œil de poulette vous fixera de manière inquiétante, vous y penserez peut-être.
Le Hongrois György Pálfi ("Taxidermie") ne semble pas se faire beaucoup d'illusions sur l'âme humaine, et tout comme Jerzy Skolimowski avec son âne EO, il charge un animal de nous livrer un état des lieux forcément pas très glorieux. "Cocotte " est donc un film à hauteur de poule, dont les caquètements sont plus intéressants que les conn... qui sortent de la bouche des homo sapiens. Mais attention Pálfi est un cinéaste, un vrai, et il envisage chaque scène des (més)aventures de notre phasianidé comme une autre aventure : la sienne, face à la mise en scène.
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