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Gamblr5
1 critique
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0,5
Publiée le 8 février 2026
Ce film est une grossière mise en scène de propagande... aucune dimension cinématographique, acteurs médiocres. J'ai perdu 2 heures et 12€ pour un film qui révise grossièrement et mensongèrement l'histoire du Moyen-Orient.
Beau film mais dure à encaisser surtout par les temps qui courent. On comprend mieux l’opportunisme des Juifs et l’hypocrisie des Rosbifs anglais. Mais les palestiniens ont également leur responsabilité dans cette perte d’indépendance dû à leur mésentente interne. Belle réalisation et reprise de vieux documents de l’époque. Jivss as go
Film dur et utile! Une fois passé le premier quart du récit, où l'on est un peu perdu dans la profusion de personnages et de scènes qui s'enchaînent dans tous les sens, le film monte en puissance jusqu'à un final particulièrement poignant. L'ensemble a une vraie valeur documentaire, permettant d'offrir un éclairage sur ce qui s'est passé en Palestine en 1936, ouvrant la voie à une suite encore plus dramatique, et bien loin d'être finie, voire pire encore, 90 ans plus tard. L'ensemble est très bien réalisé, et les petites images d'époque colorisées, un peu déroutantes au début, apportent finalement un vrai plus. Seule petite réserve: le film ne raconte que le point de vue des palestiniens, avec les (très) méchants anglais, et les colons envahisseurs . Jetant un léger doute sur une certaine forme de manichéisme pour ceux, dont je suis, qui ne maitrisent pas parfaitement cette partie de l'histoire. Mais cela ne retire rien aux très grandes qualités de ce film, autant cinématographiques qu'historiques.
Ce film nous offre une belle reconstitution de la Palestine des années 30, sous mandat britannique. D'un côté, Jérusalem, grande ville trépidante, avec sa bourgeoisie occidentalisée, de l'autre des villages rustiques, où la vie paysanne se déroule encore comme au Moyen-âge, entourés de coteaux cultivés en terrasses et de collines verdoyantes. Entre les deux mondes, navigue le jeune Yusuf qui côtoie le faste des invitations cosmopolites en ville, d'un côté, et de l'autre, la lutte grandissante des paysans pour se maintenir sur leurs terres. L'année 36 n'est pas choisie au hasard. C'est l'année où a éclaté la "grande révolte" arabe en vue de l'indépendance, que le mandat britannique a réprimé dans le sang.
A l'aide d'images d'archive et de décors minutieux, ce film historique braque la lumière sur les éléments de divergence entre Arabes et immigrés juifs, déjà conflictuels à l'époque. Les acteurs sont excellents, le ton toujours juste, les dialogues pertinents. 4/5
Difficile de comprendre ceux qui ne mettent aucune étoile. Ce film est le point de vue d'une cinéaste palestienne et visiblement cela dérange. Faut il attendre un point de vue français, américain ou canadien ? Non, seuls les palestiniens peuvent donner leurs points de vue étant donné qu'ils ont été spoliés. On apprend le rôle de la couronne d'Angleterre qui est sans appel : un sinistre comportement à l'égard des palestiniens qui perdurent encore. L'histoire dérange, et quand on voit le rôle joué par certains, il est facile de comprendre pourquoi ils sont mal à l'aise.
Sur fond de grève générale des arabes palestiniens en 36 avec l'arrivée des colons juifs, on comprends ou découvre le rôle oppressant joué par les anglais sur la séparation des terres. Le point de vue colons est discret et les anglais sont un peu caricaturés pour mettre l’accent sur le début du conflit. Les acteurs et les décors sont fabuleux. Le mélange d'archives colorisées met en valeur la beauté et la vie de la Palestine !
Extrêmement décevant. Après No Other Land, une vraie perle, authentique, au ton juste et fort, là on s’ennuie, ni écrit, ni bien joué. Rien, aucune émotion. Un parti pris manichéen qui ne prend pas, on aurait aimé plus de nuances et plus de force.
"Palestine 36", comme son titre l'indique retourne en 1936 quand les britanniques détenaient ce territoire. Mélange d'images d'archives façon documentaire et de fiction, ce film s'avère intéressant pour revenir aux sources d'un conflit plus que jamais d'actualité. Seulement, les ambitions de la réalisatrice sont trop élevées et le rendu visuel est lui bien pauvre. J'aurais aimé être absorbé par cette quête de liberté de ces villageois mais la réalisation m'en a empêché. Dommage car le désir d'indépendance des palestiniens est abordé d'un point de vue beaucoup trop brouillon.
Les commentaires négatifs à ce film semblent uniquement être le fruit de personnes qui ne connaissent que trop peu la réalité des faits historiques qui se déroulent aujourd'hui et se sont déroulés hier en Palestine.
Ils se plaignent de la véracité historique? Voici donc un livre à lire (200 pages) Ilan Pappé, historien israélien critique du régime d'apartheid et de la politique de nettoyage ethnique mise en place par Israël "Brève histoire du conflit israélo-palestinien".
Très beau film qui rend hommage à la Palestine et ce qu'il en reste à présent aujourd'hui. Et d'une tristesse incroyable quand on sait quelles seront les conséquences pour le peuple Palestinien (La bande de Gaza représente 2 % de la Palestine sous l"occupation du gouvernement britannique de l"époque)
L'action était certes un peu lente par moment mais revient aux origines de la violence et le traitement des différents personnages et de leur tragique destin (par exemple ; spoiler: les nombreux crimes de guerre comme personnes bombés dans leur logements lors des destruction de ville ) tout comme leur trajectoire montre bien que les Palestiniens ne peuvent et n"essaient que de se défendre.
Il y a des sujets qui méritent de l'intelligence et de la subtilité. Le conflit israélo-arabe en fait partie. Mais dans ce film, il n'y a absolument aucune subtilité ! Annemarie Jacir a réalisé un film à charge, sans nuance. Elle en a le droit, tout artiste est légitime à dénoncer ce qui lui parait inacceptable. Par contre, tronquer l'histoire, n'en filmer que les facettes qui donnent à voir le monde à sa façon, est un procédé manipulateur et propagandaire. C'est ici totalement le cas. Ce film est pro-arabe et hypocritement antisémite (les Juifs sont peu cités mais présentés comme ceux qui manipulent les colons anglais... vous savez Balfour, Herzl, le protocole de la montagne de Sion, le complot juif, tout ça tout ça...). On est à ce niveau de réalisme historique ! C'est dire. Annemarie Jacir croit-elle vraiment aider la cause palestinienne en maltraitant l'histoire et en cherchant à manipuler les spectateurs ?! Ici, pas de Fayçal Ben Hussein ni de Chaim Weizmann, les accords de paix n'ont jamais existé, il n'y a que des gentils d'un côté et des méchants de l'autre. D'ailleurs, elle a mis Hadj Amin al-Husseini, le grand mufti de Jérusalem, dans le camp des gentils, oui ce religieux adorable qui n'était que douceur et amour... pour ses amis nazis. J'ai parlé "d'artiste" au début de cette critique. Soyons franc : Annemarie Jacir n'est pas une artiste. Elle est au cinéma ce que Patrick Sébastien est à la musique ; la mise en scène et la réalisation sont dignes d'un film de famille. Ce "film" n'est pas un raté, c'est un scandale.
Excellent film qui met la lumière sur un moment peu connu de l’histoire. Le cinéaste a eu l’intelligence de mêler des images de l’époque - version colorisée- avec des images filmées tournées avec un grain similaire et colorisées également. Mêlant ainsi la fiction et l’histoire pour donner encore plus de sens au propos. Cela met également en lumière le rôle du Royaume Uni dans ce conflit insoutenable qui perdure aujourd’hui. Personne, aucun peuple ne devrait être traité ainsi. Un film essentiel.
Une fresque bouleversante et nécessaire sur une tragédie trop souvent oubliée
Palestine 36 n’est pas simplement un film historique : c’est un électrochoc. Une œuvre poignante qui plonge le spectateur dans une période charnière, souvent méconnue, mais dont les conséquences résonnent encore aujourd’hui avec une intensité troublante.
Le film dépeint avec une grande justesse la vie des Palestiniens dans les années 1930, pris dans un engrenage politique qui les dépasse totalement. Ce qui frappe, c’est la manière dont il humanise des populations trop souvent réduites à des chiffres ou à des slogans. Ici, ce sont des familles, des visages, des destins brisés. Leur souffrance n’est jamais caricaturale, elle est brute, silencieuse, et profondément injuste.
Mais là où le film prend toute sa force, c’est dans sa mise en lumière du rôle des autorités britanniques. Sans tomber dans la simplification, il montre clairement comment les décisions prises sous le mandat britannique ont contribué à semer les graines d’un conflit durable. Entre promesses contradictoires, gestion coloniale et aveuglement politique, le film met en évidence une responsabilité historique trop rarement abordée avec autant de clarté.
La réalisation est sobre, presque pudique, ce qui renforce encore l’impact émotionnel. Pas de surenchère, pas de manipulation : juste des faits, des vies, et une réalité difficile à regarder en face.
Palestine 36 est un film courageux, qui ne cherche pas à diviser mais à rappeler. À rappeler que derrière chaque conflit, il y a des décisions humaines, et surtout des conséquences humaines. C’est un devoir de mémoire, mais aussi une invitation à réfléchir avec nuance à l’histoire et à ses héritages.
Un film à voir absolument, pour comprendre, ressentir, et ne pas oublier.