Magellan
Note moyenne
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138 critiques spectateurs

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FaRem

10 571 abonnés 11 464 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 26 mars 2026
Ferdinand Magellan est habité par le désir de conquérir et de découvrir le monde, mais il souhaite aussi répandre la parole de Jésus Christ pour convertir les populations indigènes et par la même occasion accroître l'influence du Portugal. Lorsqu'il décide de mettre le cap sur les Philippines avec son équipage, il a plusieurs objectifs, mais c'est quelque chose qui ne se ressent jamais dans le récit. L'histoire est simple et pourtant étirée sur près de trois heures qui ne sont jamais justifiées. À part lors d'un bref échange où l'impérialisme, le prosélytisme et le colonialisme sont dénoncés, il n'y a pas de réflexion ou de recul sur ce qui se passe. Le traitement est basique, donc autant lire directement un résumé de la biographie de l'explorateur. Même sans être un spécialiste, je n'ai rien appris. Le pire, c'est que ce n'est même pas une bonne expérience cinématographique. C'est incroyable d'avoir rendu aussi ennuyeux un récit aussi excitant sur le papier. En plus, il faut attendre 1H30 pour que le voyage commence... Proposition des Philippines pour la 98e cérémonie des Oscars, "Magalhães" est malheureusement un film soporifique.
SAINT CLAR
SAINT CLAR

14 abonnés 68 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 14 février 2026
Je me rejouissais de voir ... enfin ... un film sur Magellan, ce grand navigateur controversé, trahi, en Espagne et au Portugal. J'espérais qu'un grand cinéaste (Ridley Scott pour tout avouer) s'emparerait de cette figure historique pour réaliser une fresque épique et fidèle à la vie de Magellan. Il y a tant à dire et à voir.

Film sorti en décembre 2025 et passé au travers de mes radars ... tout s'explique :
Des plans fixes interminaaaaables pour un film loooonnnng
Pas de tempêtes ... ben oui un petit tour du monde sans tempête surtout à l'approche d'un gros cap ...
Pas de mutineries ou à peine évoquées
Pas de clous de girofle, la très précieuse épice valant plus que l'or... à l'époque.
Pas de passage du Cap Horn où Magellan est censé trouver le passage pour passer du côté Pacifique
Pas d'évocation du Traité de Tordesillas .... mouais ...
3 marins sur l'un des navires et guère plus dans de nombreux plans.
Pas d'évocation sur la préparation de ce voyage hors normes.
Les vrais aventuriers, c'étaient ces hommes là sans ordinateur, satellites, équipe médicale ou assistance.

Le manque de moyens est hurlant contrairement au vent dans les voiles des navires.

Bref une énorme déception. Nous sommes en présence d'un vrai choix de non documentation, d'inculture et d'irrespect de l'Histoire bonne ou mauvaise par les actes des hommes. Par les temps qui courent c'est malheureusement monnaie courante.

Allez plutôt lire le travail d'investigation de Stefan Zweig dans son livre Magellan .... là on joue dans la cour des grands et avec sérieux. C'est juste passionnant ce que tout film sur Magellan devrait être.

Et Ridley Scott ou un membre de sa team si vous passez par Allociné (on a le droit de rêver ... il parait qu'on est à six serrements de main de n'importe qui dans le monde ... alors pourquoi pas ...) emparez-vous de Magellan !
Sabine Godemel
Sabine Godemel

1 critique Suivre son activité

0,5
Publiée le 2 janvier 2026
D'une lenteur desesperante.
Des plans fixes sans fin
Des sauts dans le temps qui fractionnent l'expédition devenue totalement décousue
Que de violence
Beaucoup trop LONG
surtout, n'y allez pas !
Francois Jouet9904
Francois Jouet9904

3 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 30 janvier 2026
Une sorte de document fiction anthropologique, ou on superpose des plans fixes de 3 à 4 minutes sur des cadavres. Seul les pédants, prétentieux et amoureux du cinémal d auteur /culturel narcissique peuvent trouver un attrait pour ce marathon d ennui, on a l impression d avoir été obligé de regarder un film scolaire.
Mon top 5 film de daube.
Giu Ghica
Giu Ghica

1 abonné 17 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 11 janvier 2026
Magellan, c’est le genre de film qui te regarde droit dans les yeux et te dit : « assieds-toi, respire, on va prendre le temps ».

Et le temps, chez Lav Diaz, ce n’est pas une variable technique : c’est une matière première, une foi, presque une provocation adressée à notre époque sous caféine.

Récit contemplatif de la quête aussi obstinée qu’irrationnelle de l’un des explorateurs les plus célèbres de l’Histoire, Magellan avance comme une marée lente mais inexorable.


Tout y est somptueux : la beauté sidérante des images, la rigueur quasi maniaque du cadre, et surtout ce sentiment écrasant que les drames ne sont pas là pour surprendre… mais pour s’abattre, inévitablement.

Nous sommes au XVIᵉ siècle. Magellan, explorateur portugais recalé par son propre roi (rien de tel qu’un refus pour nourrir l’ego), va séduire la Couronne espagnole et se lancer dans sa grande traversée vers l’Orient. Le film embrasse de larges pans de sa vie : Malacca, Séville, le mariage, les espoirs, puis l’expédition philippine, vouée à l’échec et scellée par la mort à Mactan.

Mais ne cherchez pas ici un biopic classique, avec progression psychologique bien balisée et musique qui souligne l’émotion : Lav Diaz n’en a strictement rien à faire.

Le Magellan que Diaz filme est progressivement démystifié, ramené à ce qu’il fut aussi : un agent de la violence coloniale, un homme rigidifié par la foi, la conquête et une certitude glaçante d’avoir raison.

Sa folie et son intransigeance sont incarnées avec une sobriété troublante par Gael García Bernal, très loin du romantisme fiévreux d’Amores Perros.

Ici, son regard est souvent vide, opaque, presque mort.

Un regard qui ne doute plus — et c’est peut-être ce qu’il y a de plus effrayant.


Le film ne s’intéresse ni à la psychologie, ni au spectacle.

Il préfère montrer la traversée du Pacifique comme une lente descente aux enfers bureaucratique et religieuse : condamnations, exécutions, famine, mutineries.


À un moment, Magellan fait condamner à mort deux hommes pour « unzucht » — l’horreur coloniale s’exerce aussi dans le détail, dans l’intime, dans le corps.

Entre ces scènes, surgissent les lettres de Beatriz, épouse déjà fantomatique avant même le départ, qui hante le film comme un souvenir flou, une apparition tremblée dans les bras de Magellan.

C’est beau, triste, presque irréel.



Visuellement, Magellan est un festin.

La photographie, signée avec Artur Tort (complice d’Albert Serra), transforme chaque plan en tableau.

On pense aux clair-obscur de Zurbarán, à la frontalité mystique de Velázquez, aux paysages dilatés de Caspar David Friedrich, où l’homme n’est qu’un point perdu face à l’immensité.

Même une branche qui vacille au bord du cadre semble avoir une biographie plus riche que certains personnages historiques.

Le vent, la boue, la jungle : tout parle, tout insiste.
Matthieu B.
Matthieu B.

17 abonnés 290 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 10 mai 2026
Après trois heures de contemplation à la limite du ridicule, d'une caméra sur plan fixe avec une action lente et longue, vous souffrez. Et vous ne serez pas le seul, car le cynisme vient exploiter l'idéalisme, qui ici prend la forme de la haine des musulmans, d'une volonté de convertir dans l'objectif d'un appât du gain sans limite. On suit un héro qui commet une succession d'horreurs en tout genre. Vous vous en souviendrez longtemps : une horreur contemplative de 3h.
NRivoal
NRivoal

2 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 5 janvier 2026
Lav Diaz serait-il l'inventeur du nanar revendico-politique comme il existe le nanar d'action ? Cela en a tout l'air.
Pendant tout le visionnage, ce qui saute aux yeux c'est absence total de volonté de lier les scènes entres elles et d'expliquer ce que l'on nous montre. spoiler:
La scène de la cérémonie pour sauver les enfants malades - ce qu'on l'on comprend ensuite lorsque les corps sont jetés à la mer (ce qui n'est pas facile depuis une plage, d’où ces corps qui reviennent dans les jambes des figurants) - en est un parfait exemple spoiler:
. Et puis, il y a aussi l'absence de direction d'acteur entre un Gael García Bernal à l'abandon, ces figurants morts de rire et spoiler:
cette chamane dont le "vêtement" est coincé dans la végétation et qui n'arrive pas à attraper les cochon sacrificiel. spoiler:

Je met une étoile pour la qualité de l'mage et c'est tout.
spoiler:
Le reste étant à l'avenant, comme le fait qu'on a l'impression que toute la fin se passe sur l'île de Cebu alors qu'il y avait Limasawa avant et Lapu-Lapu ensuite (et oui, c'est une ile, pas un personnage mythologique local) et que tout le monde y serait mort, alors qu'il y eut 113 survivants et que le tour du monde fut bouclé. spoiler:

Et petit détail : les plus pervers apprécieront sans doute ces "sauvages" entièrement alors qu'il me semblait que le cache pelvien y était un impératif de la pudeur.
Lynebonnaud
Lynebonnaud

2 abonnés 131 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 21 février 2026
Cette année de cinéma ne commence pas très bien pour moi. Assurément, Magellan n’est pas un film pour moi.
C’est ma place au fond d’une rangée contre un mur qui m’aura empêchée de sortir pour abréger l’ennui que furent ces 2h43. D’autres ont quitté la salle, ils étaient mieux placés les chanceux…
Et pourtant les critiques sont dithyrambiques, mais il est préférable d’être informé de ce qu’on va voir et de prévoir une place de laquelle pouvoir s’échapper le cas échéant.
Le personnage principal interprété par Gael Garcia Bernal est un explorateur colonisateur jusqu’au-boutiste, dont on peine à comprendre ce qui l’anime réellement.
Si l’image est particulière avec des plans dans lesquels l’action est filmée de loin, ce qui indéniablement créait quelque chose de singulier, il n’en demeure pas moins un film totalement désincarné et boursouflé par sa prétention picturale.
Mon coup de gueule cinématographique de ce début d’année…
JC
JC

1 critique Suivre son activité

2,0
Publiée le 7 janvier 2026
Longs plans séquences fixe avec des personnages immobiles, peu de compréhension possible du film et rien à voir avec la vie de Magellan comme découvreur du détroit qui porte son nom et qu'on ne voit même pas dans le film
Gayraudpm
Gayraudpm

1 critique Suivre son activité

0,5
Publiée le 14 janvier 2026
Je ne me suis jamais autant ennuyé et je n’ai pas tenu jusqu’à la fin . Oui , on se doute bien que la vie à bord des bateaux était très dure à l’époque . Que la vie tout court était très dure à l’époque. J’ai pourtant déjà aimé des films au rythme très lent , lorsqu’il y a un plaisir esthétique. Là, rien du tout : ennuie et vide , meme pas de beauté ! Du coup je lis le Magellan de Sweig pour rentrer dans cette fascinante et terrible aventure .
Jardinier
Jardinier

1 critique Suivre son activité

1,5
Publiée le 5 janvier 2026
Un long film, ennuyeux malgré des images sublimes. Il est insupportable d'avoir tant de scènes longuettes où l'on ne sait pas ce qui se passe, quels sont les protagonistes, comment on en est arrivé là.... Sans compter les nombreux anachronismes dans les détails (danses du 17ième ou 19ième siècle, élastique sur le pot de confiture..)..
Thomas
Thomas

1 critique Suivre son activité

0,5
Publiée le 26 janvier 2026
Pas de budget, pas d’acteur, pas de musique, alors pourquoi pas de public non plus.

De qui se moque t’on?
Charlotte Aubouy-Peyrot
Charlotte Aubouy-Peyrot

1 abonné 1 critique Suivre son activité

5,0
Publiée le 6 janvier 2026
Une sublime expérience immersive, contemplative et touchante. C'est une succession des plus belles compostions de cadres et de plans fixes magnifiques.
Jérémie G.
Jérémie G.

10 abonnés 6 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 12 janvier 2026
Sujet et point de vue intéressants mais que de longueurs inutiles et un manque terrible de rythme. Je retiendrai néanmoins un esthétisme de qualité.
Cadreum
Cadreum

60 abonnés 781 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 26 mars 2026
Une traversée sans gloire, un mythe qui se défait à mesure qu’il avance : tout se résume à cela dans Magellan. Lav Diaz y déconstruit la figure de l’explorateur pour en exposer l’usure. À l’épopée, il substitue une lente désagrégation : le voyage n’est plus un élan, mais un épuisement, et le héros, loin d’être magnifié, devient une présence opaque, emportée par des forces qui le dépassent. Un homme parmi d’autres, pris dans un système de domination qui le traverse plus qu’il ne l’incarne.

La durée, étirée jusqu’à l’épreuve, désamorce toute attente dramatique. L’aventure cesse d’être exaltante pour devenir laborieuse, même absurde. Le temps agit comme un acide, dissolvant peu à peu toute possibilité d’héroïsation. Les événements se dérobent, la violence elle-même se dilue en atmosphère. Le cadre fixe enferme les corps, transforme l’océan en prison et fait de l’infini un espace contraint. En somme, tout concourt à vider la conquête de son imaginaire.

Ce trouble s’intensifie à mesure que le point de vue se déplace. D’abord arrimé à Magellan, le film s’en éloigne progressivement pour laisser émerger d’autres figures, notamment celle d’Enrique, l’esclave, dont la présence fissure la centralité du récit. Quant à la dimension religieuse, elle s’inscrit dans cette même logique de domination diffuse : la foi devient langue imposée, instrument d’uniformisation. Diaz n’assène rien. Il laisse les situations s’installer, jusqu’à ce que la mécanique apparaisse d’elle-même. Là où l’Histoire érige un monument, il observe une fuite, un symptôme.

Le film peut rebuter, et ce fut mon cas. Il refuse le plaisir, l’identification, la catharsis. Mais il faut prendre en compte que c'est précisément dans ce refus que réside sa cohérence : un cinéma qui cherche à user, lentement, jusqu’à ce que le mythe ne subsiste plus que comme un vide.
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