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Adrien Chevrier
2 critiques
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5,0
Publiée le 18 octobre 2025
Film incroyablement raconté avecdes très bonnes idées, j'ai appris après avoir vu le film les conditions dans lesquelles il avait été tourné, ce qui le rend d'autant plus exceptionnel. Bravo!
Simplement exceptionnel. Je ne connaissais pas le réalisateur mais film prenant, extrêmement bien joué et captivant. La fin m'a fait vivre une expérience commr jamais avant : malgre les lumières rallumées par le cinema pendant le générique, pas un bruit, pas un mouvement jusqu'à la fin totale du générique. Je recommande vivement
Film iranien intéressant sur un règlement de compte entre plusieurs personnes qui se voient passer la journée dans une camionnette, à réfléchir à comment rendre justice, avec un déferlement d'énergie à la fin du film, séquence forte. Jafar Panahi montre l'omniprésence de la corruption (avec les policiers, avec le personnel soignant dans les hôpitaux). Il a réussi à tourner en Iran avec des femmes qui ne portent pas de voile. Ce n'est pas son meilleur film mais intéressant de le voir. Et encore plus pour soutenir son réalisateur.
Le cinéma iranien frappe encore très fort, avec la Palme d’Or 2025, futur représentant de la France aux Oscars. Un film tourné clandestinement pour un résultat inclassable, alliant à merveille l’humour, le thriller et le drame politique.
Tout commence par “un simple accident”, point de départ d’un engrenage aussi fou et drôle que glaçant. Par hasard, Vahid, victime des tortures du régime, croit reconnaître son bourreau, il le croit seulement car les prisonniers avaient les yeux bandés. Il le kidnappe et part en virée pour trouver d’autres victimes qui pourront confirmer son identité. Et la perception sensorielle est centrale ici, à défaut de voir, les personnages se fient à la voix, au son, à l’odeur, au toucher, chaque sens devenant le témoin des horreurs infligées par le régime des Mollah à ses victimes.
Et chacun de ses personnages permet d’offrir un autre visage à ces victimes et par extension une approche morale différente de cette situation. Puisque le film aborde la question de la vengeance et anticipe, comme un avertissement, les questions auxquelles le peuple iranien devra répondre lorsque ce régime chutera : celles de la vengeance, de la justice, de la coexistence avec les bourreaux et plus largement de comment faire peuple et stopper la spirale de la violence ? En filigrane une autre question perce : qu’est ce qui fait de nous des humains dans une société inhumaine ? La figure du chien, omniprésente ici, en est le symbole : c’est un chien qui cause l’accident, on les croise ou les entend partout, le supposé bourreau lui-même boîte comme une bête blessée et est dressé à obéir au régime.
Et tout cela dans ce qui prend, pendant une bonne partie du récit, des airs de fable comique. Un comique de situations qui lui permet d’aborder des sujets très lourds avec une certaine légèreté mais qui monte en tension jusqu’à une apothéose asphyxiante. Panahi ne s’interdit rien, dénonçant directement le régime iranien, les terroristes islamistes et filmant ses actrices cheveux découverts.
Il maîtrise son scénario, ses dialogues et sa mise en scène épurée à merveille. Réussissant à nous faire rire du pire, sans en perdre la gravité, en éveillant les consciences et en ouvrant des interrogations profondément humaines. Un théâtre de l’absurde qui met tout le peuple iranien dans un même plan, ici un van, où tout repose sur les dialogues.
C’est puissant, drôle, cruel, humain, universel. Peut-être cependant un peu trop sobre à cause de son procédé minimaliste et trop inégal (avec un acte central moins fort que ses excellents début et fin) pour devenir aussi vertigineux et marquant que l’immense Graines du Figuier Sauvage de l’année dernière.
Un simple accident Très bon film avec une histoire poignante et profonde, de très bon dialogues et des scènes qui en plus d’être bien écrite nous plonge dans la réalité et l’histoire de l’Iran à travers les émotions de ses personnages. Malgré tout je pense que l’histoire de se film se trouve plus dans la situation Iranienne que dans le scénario lui-même et malgré tout, la rédemptions du personnage principal reste correct et bien faite. Pour finir je valide bien sûr le cadrage et le jeu d’acteurs qui reflète d’une bonne réalisation malgré tout je trouve cela surprenant d’apprendre qu’il a eu la palme d’or devant des films comme Mickey 17
extraordinaire ! le burlesque côtoie l'évocation de l'abominable, la peur qui ne quitte pas, le désir de vengeance et le refus de la violence. Magnifique, authentique avec si peu de moyens ! J'ai été scotchée !
Une palme d or méritée. Ce film nous entraîne dans une histoire de vengeance humaine et politique sans concessions. Scénario captivant à la fois universel et terriblement d actualite, personnages et acteurs formidables. Du bon cinéma capable d aborder des sujets aussi complexes et fondamentaux tels que la liberte, la justice ou le terrorisme. Du cinéma qui donne envie de relire Sartre, Malraux et Camus.
Certes le talent de Jafar Panahi est incontestable, certes le sujet, grave, est traité de manière fine et convaincante. MAIS que ce film est bavard ! Dès lors que le cinéma devient un théâtre où les personnages parlent, parlent, parlent (et que, faute de comprendre cette belle langue, le farsi, le spectateur doit lire les sous-titres) il perd un peu trop sa première fonction, l'image. C'est là ma réserve.
Ce film aurait eu la palme d'or, si le réalisateur n'était pas un iranien reconnu et si le sujet du film ne dénonçait pas le régime de son pays ? c'est un peu l'occident qui se déculpabilise ....
« Humanité contre tyrannie» Comment ne pas aller voir la Palme d’or, d’autant plus avec ces cinéastes iraniens si doués et œuvrant dans des conditions souvent bien difficiles ! Celui-ci fourmille de sujets, tous en liens avec les persécutions que subissent non seulement les opposants au régime, mais aussi de simples citoyens torturés pour avoir participé à une manifestation. Là l’un d’entre eux retrouve son tortionnaire et l’enlève. Enfin il croit que c’est lui car il était toujours interrogé face à un mur. Il n’en connaît que la voix et un bruit de marche… Avant de se venger, il veut en être certain et va demander à d’autres victimes. S’ensuit une tragi-comédie avec des personnages très attachants et une réelle humanité en eux. Et des scènes poignantes. C’est une palme de cœur avant tout.
Tout en étant fidèle au cinéma iranien de résistance au régime des mollahs , Un simple accident diffère beaucoup de par sa construction et son humour dans la tragédie. Vahid a t'il vraiment reconnu son tortionnaire , il fera appel aux anciennes victimes dudit personnage pour avoir confirmation . La société est passée au crible et une attaque très forte est menée par l'une des victimes; vengeance ou résilience ,l'éternel dilemme.
Très beau film (tourné clandestinement) qui réussit à nous faire rire avec quelques situations rocambolesques, sans jamais éclipser le propos de fond : devenir bourreau de son bourreau c'est devenir à son tour inhumain... un film à la fois drôle et glaçant.
Un grand film humaniste, envers et contre tout. Les acteurs sont tous formidables. Drôle de galerie de portraits, tous marqués, dans leur chair et dans leur esprit, et plus attachants les uns que les autres, chacun dans leur genre. Asghar Farhadi s'est même permis de laisser une petite place à des scènes comiques. Formidable.