Ce film rappelle deux autres longs métrages sur le même thème : la jeune fille et la mort de Roman Polanski et plus récemment "Les fantômes" et celui ci souffre de la comparaison avec les deux autres : l'interprétation est inégale, il y a des longueurs et la mise en scène n'est pas transcendante. On comprends que le courage du réalisateur mérite d'être distingué à Cannes mais de là à recevoir la palme d'or! Pour autant le film se laisse voir mais sans être inoubliable.
Le coté invraisemblable et pas très réaliste du film (sans oublier les grosses ficelles : la jolie petite fille, l'accouchement...) fait penser que le réalisateur a voulu faire une allégorie : le bien VS le mal. Avec le mal qui gagne bien sûr mais c'est pas grave, les bons ont su rester bons.
Jafar Panahi revient sur un terrain qu’il connaît bien : celui d’une société iranienne marquée par la peur, la répression et les blessures du passé. Le point de départ, pourtant prometteur, débouche sur un film qui peine à maintenir la tension annoncée. La mise en scène, volontairement dépouillée, privilégie les longues scènes de discussion et une approche presque documentaire, mais finit par donner au récit une certaine lourdeur. Le scénario part d’un dilemme moral intéressant — peut-on se faire justice soi-même lorsqu’on croit retrouver son tortionnaire ? — avant de multiplier les hésitations et les détours. Les comédiens sont peu convaincants, notamment dans les moments de confrontation, et leurs personnages restent parfois trop schématiques. La caméra, sobre et efficace, accompagne le propos sans véritable éclat visuel, tandis que le rythme irrégulier met à rude épreuve l’attention. Panahi mêle humour noir, politique et réflexion sur la vengeance, mais le message prend progressivement le pas sur l’émotion et le suspense. Ambitieux dans ses intentions, « Un Simple Accident » reste donc une expérience assez froide et démonstrative. À réserver aux spectateurs sensibles au cinéma politique et aux récits très contemplatifs.
À ranger à côté de « Le Client » d’Asghar Farhadi (2016), pour son mélange de traumatisme, vengeance et dilemme moral dans l’Iran contemporain.
On retrouve ici un thème que Roman Polanski avait abordé dans "La jeune fille et la mort". Celui d’une victime face à son bourreau et à son désir de vengeance. Cependant Jafar Panahi l’aborde dans une veine plus satirique, avec plus d’humour noir. Une belle palme d’or.
J'adore ces films qui donnent à voir ce que les systèmes politiques peuvent laisser leur trace sur la vie humaine. Que c'est une chose la colère et une autre la vengeance. Comment est-ce possible de se résigner, c'est tout ce que le film montre par les images mais qui empreinte la voie de ce qui peut se dire. Comment dire l'impossible à supporter ?
Un film qui nous emmène sur l'envie de vengeance d'un groupe de personnes opprimées par le régime iranien, qui semblent avoir retrouvé leur tortionnaire. Rien n'est sûr. Ca se dévoile vers la fin. C'est bien joué mais pas trop bien doublé. C'est un film intéressant mais qui n'apprend rien. La fin n'est pas claire.
Inversion des rôles. Vahid, un manifestant qui a été torturé par le régime iranien, aperçoit par hasard son ancien tortionnaire dans un garage automobile. Tenaillé par une soif de vengeance, il décide de le kidnapper dans le but de l'assassiner. Mais, pris de doute avant de lui ôter la vie, il décide de demander l'avis d'autres victimes de ce bourreau. Filmés dans un road-trip à travers Téhéran, les protagonistes qui ont le sort du criminel entre leurs mains, alternent entre crise de nerf, confession thérapeutique, colère animale et tiraillement moral. Avec ce terrible dilemme: dans un système corrompu et arbitraire, ont-ils le droit de se venger eux-même, et user des mêmes méthodes barbares? Œil pour œil, et dent pour dent? Ce film courageux du réalisateur dissident iranien Jafar Panahi, sacré à Cannes, pointe en creux la cruauté d'un régime et ses répercussions psychologiques sur le peuple.
Un bon film avec une bonne intrigue qui parvient à plonger le spectateur dans l’histoire. De très bons acteurs qui nous font nous questionner quant à la culpabilité de l’un des personnages tout au long du film jusqu’au dénouement final. Une bonne réalisation qui ne justifie cependant pas, selon moi, une Palme d’Or.
Un homme (Vahid) croise celui qu’il reconnaît comme étant son ancien tortionnaire en Iran. Il le kidnappe pour se venger mais le doute s’installe lorsque celui-ci affirme qu’il n’est pas l’homme recherché. Vahid décide donc de faire appel à d’autres personnes qui auraient eu affaire au tortionnaire pour voir s’ils pourraient l’identifier. J’ai trouvé ce film très fort, surtout vu le contexte dans lequel il a été réalisé. Outre l’histoire principale, cela permet de voir le fonctionnement du système d’un pays avec les pots de vin, la place de la femme dans la société…. Tout est totalement effarant. Mais malgré la dureté du sujet, il y a régulièrement des notes d’humour. Pour moi, le film est l’affrontement entre l’humanité et la haine. spoiler: L’affrontement final est très révélateur de cette opposition et de la difficulté à agir sans se laisser aveugler, à garder ses principes quand on a connu l’horreur. Cette scène est extrêmement forte.
La toute dernière scène est glaçante, tout se passe avec le son. On sort du film avec une boule au ventre d’angoisse. C’est vraiment vertigineux surtout quand on repense à la toute première scène.
J’ai passé un bon moment devant ce film. L’histoire est volontairement simple et repose davantage sur les questionnements moraux que sur l’action. Pendant une grande partie du film, j’étais assez réservé et je pensais lui attribuer une note de 2,5/5.
Cependant, la dernière scène apporte une dimension supplémentaire au récit et donne davantage de poids à l’ensemble. C’est elle qui m’a convaincu de revoir ma note à la hausse. Malgré ses qualités et les thèmes intéressants qu’il aborde, je ne le considère pas comme le film de l’année. Je reste donc assez partagé sur cette œuvre, même si sa conclusion laisse une impression durable.
Le réalisateur Jafar Panahi a certainement bénéficié de son statut d’opposant au régime de la république islamique d’Iran pour remporter la Palme d'or au festival de Cannes en 2025. En effet, son film, tout en s’appuyant sur un sujet à fort potentiel, demeure assez terne. Le kidnapping d’un tortionnaire par ses anciennes victimes donne lieu à un road trip autour de Téhéran. A l’aide d’une mise en scène peu imaginative, ce huis clos se déroule le plus souvent de manière théâtrale tout en proposant une réflexion sur la vengeance d’un côté et les remords de l’autre. La violence des sévices et humiliations vécus durant la détention de ces ex prisonniers politiques n’étant jamais vraiment développée, il en ressort un caractère dramatique aseptisé. Bref, plus qu’une dénonciation d’un système totalitaire, il s’agit d’une lecture très didactique sur la notion de pardon.
Film bavard et qui ne prête à aucun moment à sourire. C'est un drame grave sur que l'on peut faire quand on retrouve son tortionnaire La fin est glaçante