Un simple accident
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traversay1

4 480 abonnés 5 351 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 26 mai 2025
On peut être passionné depuis bien longtemps par le cinéma iranien et saluer le courage de ses réalisateurs qui réussissent à tourner, même sous la contrainte ou sans autorisation, et trouver que Un simple accident n'avait pas l'étoffe d'une Palme d'Or, si ce n'est politique, ce qui peut s'entendre. Jafar Panahi semble avoir voulu lâcher toute sa rage et celle du peuple iranien, comme s'il n'avait plus rien à perdre, dans une attaque en règle sans concession d'une dictature religieuse dont on attend toujours vainement la chute. Pourquoi émettre des réserves, alors, dans ce scénario qui évoque la vengeance des humbles et des meurtris contre les laquais du régime, ceux qui torturent et sacrifient des vies ? Pour la mise en scène, surtout, car Panahi a été nettement plus inspiré par le passé, mais aussi pour son scénario, aux lourdes tendances démonstratives et qui réduit un peu ses personnages à des stéréotypes, dans une suite de scènes un tantinet redondantes tendant à démontrer que les bourreaux meurent aussi. En somme, si l'on ne peut que soutenir Panahi, comme cela a été le cas avec Roustaee ou Rassoulof, auparavant, pour ne citer que deux autres réalisateurs, il doit être permis de ne pas se sentir totalement convaincu, cinématographiquement parlant, par Un simple accident. Dans la même compétition cannoise, Woman and Child, malgré quelques excès mélodramatiques, montrait davantage de brio au service d'un scénario implacable, rythmé comme un thriller.
Pierre C
Pierre C

65 abonnés 59 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 2 octobre 2025
Vu en avant-première, le film n’est pas dénué d’intérêt, mais il ne justifie en rien une Palme d’or. La mise en scène souffre de longueurs, avec certaines séquences inutilement étirées. L’ambition de proposer un film à message est claire, mais le propos manque de subtilité et finit par perdre en force. Quant à la conclusion, elle paraît à la fois précipitée et incohérente, ce qui affaiblit l’ensemble. Certes, les conditions de tournage dans la clandestinité suscitent le respect, mais cela ne suffit pas à masquer les faiblesses narratives et esthétiques de l’œuvre.
Pierre Bonnard
Pierre Bonnard

11 abonnés 13 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 28 novembre 2025
En Iran, un brave garagiste croit reconnaître dans la rue un type qui aurait été son tortionnaire embrigadé par Daesch quelques années avant. Il le kidnappe pour se venger. Est ce vraiment lui ou y a t'il erreur sur la personne ? Il demande à d'autres victimes .... Que faire face au doute ? Relâcher un coupable ou se venger sur un innocent ?
Mais que c'est long, ennuyeux, et bavard. Ils n'arrêtent pas de causer à toute vitesse, et de se chamailler puérilement ... Et les ficelles sont grosses : la petite fille du type veut danser et écouter de la musique, l'accouchement nous démontre lourdement le miracle de la vie plus forte que toute la haine, le tortionnaire-prisonnier fait sa psychanalyse à deux balles et s'excuse enfin : "j'ai fait ça parce que j'ai souffert quand j'étais petit". Et tout à l'avenant.
C'est un sujet dramatique, on compatit, mais pas du bon cinéma pour autant. 2 * pour tenir compte des conditions de tournage. Désolé, pas plus.
Sylvain P

387 abonnés 1 429 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 5 octobre 2025
Un simple accident est quasi une simple comédie, juste saupoudrée d'une pincée d'humanisme dans cet Iran qui ne l'est pas. Une palme d'or mineure.
Ismael
Ismael

127 abonnés 209 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 24 septembre 2025
Vu en avant-première dans le cadre du Club Allo Ciné en présence de Jafar Panahi. Certains films nous parviennent enveloppés d'une telle aura qu'il semble presque impossible, ou du moins malvenu, de se risquer à les critiquer. D'autant plus que cette séance fût suivie d'un débat avec le réalisateur, un personnage classieux qui a profité de l’événement pour nous développer sa pensée, voir sa philosophie, derrière son œuvre primée à Cannes. Et cette pensée m'a paradoxalement parue bien plus aboutie, à de nombreux égards, que le film lui même.

Ce qui est bien la preuve que l'on peut avoir des bonnes idées et ne pas réaliser pour autant un bon film. Car non, je n'ai vraiment pas accroché à cette Palme d'Or 2025 et ça n'a pas grand à voir ni avec son propos ni avec son message. Simplement, je l'ai trouvé cinématographiquement assez pauvre, ou du moins assez mal construit, tout bêtement.

Pour commencer, il faut savoir qu'Un simple accident progresse quand même trés lentement. Et encore c'est un euphémisme, tant on frôle le surplace par moments dans l'intrigue. On a bien compris que le réalisateur avait son idée, son message à nous faire passer et à ce niveau les 20 dernières minutes du film sont incontestablement les meilleures. Mais il y a quand même une bonne partie de l'histoire, surtout au milieu, où on a clairement l'impression qu'il meuble pour combler, tant bien le film ne dure qu'une heure quarante. C'est un peu le cas de tous les moments qui frôlent la comédie. Non pas que j'ai quelquechose contre le fait de mélanger legereté et gravité, mais c'est un équilibre délicat et souvent casse-gueule. Ici, ça ne fonctionne pas à mon sens. Ce n'est pas spécialement drôle et le côté burlesque, un peu Slapstick tombe à plat je trouve. Ce n'est pas en harmonie avec tout le reste en somme.

L'autre défaut du film, à mon sens, est on ne peu plus prosaïque. Les comédiens, qui sont quand même les piliers sur lesquels repose un film dénué d'effets spéciaux ou d'autres artifices, ne sont pas trés convaincants je trouve. Peut être sont ils des amateurs. Parfois on est carrément dans le surjeu, c'est le cas de l'acteur qui joue le personnage d'Hamid par exemple. D'autres fois ce sont les expressions ou les attitudes qui ne collent pas toujours aux situations, souvent fort dramatiques, qui nous sont montrées à l'écran.

Et puis, alors que le sujet en toile de fond du film est, encore une fois, éminemment dramatique, Un simple accident manque étrangement de dramaturgie. Il n' y a presque pas de musique par exemple. Alors oui, c'est peut être fait dans un désir de sobriété ou d'épurement. Mais final ça tend plutôt à banaliser les événements l'on voit à l'écran, à leur donner un côté "ordinaire" (le titre du film semble aller aussi dans ce sens) alors qu'on devrait au contraire en faire ressortir la tension et la douleur. En somme ce sont tout un ensemble de choix artistiques et stylistiques qui n'ont pas recueillis mon approbation, mais ce n'est que mon point de vue bien sûr.
selenie

7 445 abonnés 6 655 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 2 octobre 2025
Les 10 premières minutes sont trop longues, ennuyeuses avec une mises en place trop longue et une première invraisemblance... nombreux spoilers SPOILERS voir site !... Le récit prend pleinement son intérêt après que Vahid/Mobasseri ait douté et demande l'avis de co-ex-détenus. Les doutes, les souvenirs douloureux, les questions de justice et moralité, tout prend forme et amène à des réflexions logiques et pleine d'acuité. Mais le concept devient vite redondant, ça tourne en rond surtout que le doute est soudainement levé. Le véritable soucis du film réside donc dans la vraisemblance du récit, dans la cohérence du scénario. Evidemment, sur la trame générale et la ligne directrice le film est intéressant, les personnages attachants, le sujet passionnant et d'actualité et forcément touchant humainement mais c'est justement cela qui nous pousse à l'indulgence. Ainsi, subjectivement on serait tenté de mettre 14 ou 15/20 mais objectivement ça ne tient pas trop la route. Le réalisateur a sans doute voulu faire un film courageux et subversif mais au final c'est très politiquement correct.
Site : Selenie
Simon Bernard
Simon Bernard

206 abonnés 689 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 27 mai 2025
Un couple iranien et leur fille sont sur la route quelque part en Iran. Soudain après avoir percuté un chien, leur voiture tombe en panne devant une industrie de volailles. Alors que l'homme s'approche de lui, Vahid chancelle et doute. Il semble le reconnaître et est bouleversé de cette rencontre. Vahid décide de suivre la voiture de cette famille jusqu'au petit matin.

spoiler: "un simple accident" traite d'un sujet absolument glaçant : la torture sous le régime des mollahs en Iran. Malgré une bonne idée, je n'ai pas accroché au film. Certains acteurs ont vraiment tendance à être dans l'excès et à surjouer des personnages qui font des choix irrationnels en permanence. Je ne peux pas croire que quelqu'un qui a vécu la torture prene un tel risque d'être à nouveau soumis à un drame pareil. Même si le format du van est sympathique et apporte de la fraîcheur, on est agressés par les hurlements d'Hamid qui n'aura pas de rôle déterminant dans la décision finale, absurde, de laisser Eghbal vivre.
Cinememories

584 abonnés 1 664 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 23 mai 2025
Les coïncidences ne sont jamais anodines : elles alimentent la volonté de résistance de Jafar Panahi face au régime islamique iranien. Un simple accident est à la fois un titre hautement symbolique et le point de départ d’une méditation sur les droits des victimes, en quête de réparation intérieure. Derrière ses faux airs de film de vengeance, le cinéaste iranien s’appuie sur une galerie de personnages ordinaires et saisissants pour continuer à défendre, sans relâche, la liberté et la justice.

Assister à la projection d’un film iranien au Festival de Cannes, c’est un peu comme assister à un casse méticuleusement orchestré. Ce cinéma venu du Moyen-Orient porte en lui une forme de clandestinité : les tournages se font sans l’aval d’un gouvernement frileux, soucieux de préserver une culture autoritaire qu’il refuse pourtant de nommer clairement. Cette tension entre création et censure n’est pas nouvelle. Ceci n’est pas un film, de Panahi, témoignait déjà de ces difficultés de création dans un pays où l’État exerce un contrôle rigide sur l’art et la pensée. Les cinéastes Abbas Kiarostami, Marjane Satrapi, Saeed Roustaee, Asghar Farhadi ou Mohammad Rasoulof en connaissent les risques et les enjeux. Chaque œuvre devient alors une blessure, un cri, un soulagement – un souffle d’espoir pour un peuple contraint de surmonter ses traumatismes dans le silence.

Un homme, dont on ne sait presque rien si ce n’est qu’il porte une prothèse à la jambe, roule de nuit pour rentrer chez lui. En chemin, il heurte et tue un chien par accident. De ce banal incident naît un enchaînement de péripéties qui réunit notamment un garagiste, une photographe et un couple de jeunes mariés. Tous cherchent à identifier ce mystérieux unijambiste, qu’ils soupçonnent d’être responsable d’un drame passé. Mais ils peinent à le reconnaître, n’ayant pour seul repère que leurs propres traumatismes. Peu à peu, chacun dévoile ses blessures, si profondes qu’elles en deviennent inavouables.

Ces révélations, livrées à travers des dialogues souvent spontanés, incarnent toute la force du cinéma de Panahi. Ce sont justement ces petites répliques, lâchées sous le coup de l’émotion, qui donnent toute sa puissance au cinéma de Panahi. Jamais théâtral, son style épuré, ses plans fixes, offrent un portrait bouleversant de martyrs ordinaires. Tous cherchent à refermer leurs plaies et à les laisser cicatriser pour de bon. Mais se venger ou pardonner n’est jamais aussi simple. Les Fantômes de Jonathan Millet explorait aussi ce dilemme moral à travers un thriller d’espionnage psychologique. Le film de Panahi est plus intérieur, mais épouse lui aussi les codes du thriller, notamment dans un dernier plan-séquence nocturne d’une tension rare. Les réponses que l’on attend y surgissent – toujours teintées de zones d’ombre, comme l’est la mainmise du régime sur ses citoyens, serviteurs ou dissidents.

L’écriture est fine. Panahi a toujours su se placer à la hauteur de ses sujets et de ses personnages. Il s’est souvent mis en scène lui-même, comme dans Pardé, Taxi Téhéran, Aucun ours ou Trois visages, récompensé par le prix du scénario à Cannes en 2018. Dans Un simple accident, il reste hors-champ, mais sa présence derrière la caméra est palpable : toujours à bonne distance, jamais intrusive, captant avec pudeur l’intimité de ses personnages. Les séquences urbaines sont brèves, ou se déroulent dans des parkings vides. Le film, pourtant tourné dans l’illégalité, ne reste jamais figé. Il traverse des décors désertiques, parfois nocturnes, comme un écho aux marges où se joue la survie artistique du réalisateur, qui a pu finir la post-production en France, grâce au soutien de la société de production Les Films Pelléas. Ce retrait volontaire rime avec prudence : il ne faut pas oublier que Panahi n’a été libéré sous caution qu’il y a deux ans. Sans sa grève de la faim et de la soif, il aurait purgé six années de prison à Téhéran. Sa présence sur la Croisette cette semaine tient donc du miracle.

Un simple accident n’est peut-être pas la Palme d’or que le jury s’apprête à couronner, mais il s’impose comme un témoignage essentiel. Celui d’un peuple hanté par ses fantômes, rongé par ses peurs, et toujours menacé de voir ses droits fondamentaux lui être arrachés. Le film vient ajouter une pierre de plus à l’édifice qui expose les absurdités et contradictions d’un pouvoir rigide. Et Panahi le fait avec une certaine légèreté, en empruntant la forme du road-movie, même si l’on ne quitte pas Téhéran et ses abords. Il insuffle aussi une touche d’humour, en tournant en dérision certains travers culturels propres aux Iraniens. Mais, comme tout grand cinéaste, il maîtrise les ruptures de ton, et sait quand frapper. Le dernier plan, glacial et symétrique à celui d’ouverture, repose la question du pardon. Elle reste, comme souvent chez Panahi, sans réponse définitive.

Retrouvez toutes nos critiques du festival de Cannes 2025 sur Le Mag du Ciné.
Marcel
Marcel

5 abonnés 37 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 5 octobre 2025
particulièrement déçu par ce film dont on attendait, palme d'or oblige, une veritable performance. Le jeux des comédiens et la mise en scène sont à la limite du burlesque sur un sujet douloureux, c'est du cynisme, on y croit pas.
Michel C.

369 abonnés 1 798 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 3 octobre 2025
Se payer le loisir de visionner la "Palme d' Or" Cannoise constitue chaque fois un évènement spécial. Surtout quand on connait le réalisateur copieusement primé jusque-là ! Il connait mieux que tous, son sujet, emprisonné lui-même en Iran. Le drame proposé pourrait se jouer dans n' importe quelle banlieue glauque ; bien sur le paysage naturel est ici bien plus agréable, semi-désertique dès qu' on sort des agglomérations, mais le transport en camionnette, très répétitif, la circulation typique de ses villes, trépidante, dangereuse, finissent par fatiguer la meilleure volonté d' attention. Une mise en scène de 30 minutes n' aurait elle pas été suffisante ? Pas sur de l' intérêt des multiples palabres entre les témoins d' exactions passées, sur le sort à réserver au prisonnier. Beaucoup d' états d' âme fastidieux, au volume sonore non dosé, assez souvent sans rapport avec le sujet. Par contre les 3 dernières minutes sont géniales et produise un effet "frisson" qu' on aurait souhaité tout au long du film.....Inutile de préciser que c' est encore une déception, même une grande déception.....!!**
Ninideslaux
Ninideslaux

105 abonnés 284 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 6 octobre 2025
​    Un film formidable, un film majeur, un film que nous devons tous voir, même si le scénario branle un peu dans le manche; pas forcément crédible cette future mariée qui parcourt le désert -où Panahi a été contraint de filmer pour ne pas se faire piquer- toute enjuponnée.  Mais tellement spectaculaire, avec ces images surréalistes!    
             Le pitch tout le monde le connait et il est excellent. Vahid (Vahid Mobasseri) mécano dans un garage, le dos en miettes,  entend depuis l'arrière boutique un client entrer et sortir et ce pas légèrement irrégulier, avec, surtout! cette prothèse qui couine, il l'a déjà entendu. C'était celui de son tortionnaire, dans les terribles geôles des mollahs. Est ce plausible? Pourquoi pas, lorsqu'on vit aveuglé, les yeux bandés, les autres sens, comme l'ouïe se développent...  Vahid kidnappe Eghbal (Ebrahim Azizi); mais enfin, avant d'enterrer vivant quelqu'un, mieux vaut s'assurer que c'est bien le bon; de connaissance en connaissance, Vahid enrôle deux jeunes femmes (Maryam Afshari et Hadis Pakbaten, la fiancée très enjuponnée qui s'apprêtait à passer une joyeuse journée à faire des photos avec son futur en vue du mariage du lendemain) Toutes les deux sont passées par les geôles des mollahs....
            Et nous voilà embarqués dans deux heures de tribulations, qu'on appellerait picaresques si l'arrière fond n'était si tragique... Avec tant et tant d'interrogations. La vengeance, bien sûr, et cette question que nous a laissé le procès de Nuremberg:  comment ces monstres pouvaient ils être en même temps des bons maris, des pères attentionnés, des amis fidèles? La mémoire, et sa fidélité qui peut être interrogée; pour de petites choses, on s'y fie; pour des évènements violents, la mémoire n'a t-elle pas pu les biaiser d'un côté ou d'un autre? La difficulté aussi à témoigner. Le fiancé, il en découvre des choses, sur ce qu'a vécu sa joyeuse, jolie (mais qu'il ne vaut mieux pas contrarier...) Golrokh. Il y a des choses qu'on enferme dans sa tête, pour essayer d'oublier qu'elles ont existé. 
           La scène d'ouverture est extrêmement angoissante (alors que la tonalité du film ne l'est pas) Eghbal et sa famille roulent de nuit sur une petite route assez cahotique; un choc: il a écrasé un chien. C'est un "simple évènement" de conduite. Plus tard, la mort des opposants sous la torture, est ce que cela sera aussi un "simple évènement"? Et la scène de clôture est hallucinante; c'est Panahi qui nous parle par la voix du personnage pour nous crier son horreur du régime. Après ça, il a eu le culot de retourner en Iran. C'est un héros. Et les deux jeunes femmes qui se sont montrées tête nue, vivent elles toujours en Iran aussi? La presse n'en a rien dit...
            A voir évidemment, mais tout le monde le sait!!

Les sorties de Philippe
Les sorties de Philippe

76 abonnés 100 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 1 octobre 2025
Un film d’une densité rare, la tension est prenante, permanente, le scénario avance sans pause, les questions existentielles surgissent, mais toujours avec des pointes d’humour («la politesse du désespoir» selon la formule de Boris Vian, tellement juste ici). Une vraie réussite, un film qui vous marquera. À ne pas manquer.
Tourné en cachette, sans autorisation officielle, pour éviter les coupes, Jafar Panahi paie cher son indépendance, il a déjà fait de la prison mais, comme il le dit lors de cette avant-première du 29 septembre, il n’envisage pas de vivre ailleurs qu’en Iran. Un simple accident est une charge implacable contre le régime iranien, il se met clairement en danger. Souhaitons-lui de pouvoir préserver sa liberté.
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brunocinoche
brunocinoche

137 abonnés 1 225 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 1 octobre 2025
Tournant toujours clandestinement, Jafar Panahi reussit un très grand film tant sur le fond que sur la forme .Abordant avec une grande intelligence des thèmes forts et qui lui sont chers sur un plan personnel, comme le mécanisme de la dictature et le désir de revanche sur ses tortionnaires, le film se permet même une certaine légèreté et une dose d'humour dans la première partie du film. Mais la tension monte inexorablement jusqu'aux scènes finales, l'une particulièrement éprouvante et une fin ouverte magnifique où l'émotion est à son comble. Un grand film, une grande palme d'Or, peut-être le film de l'année.
Cinéphiles 44

1 666 abonnés 4 646 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 26 mai 2025
Présenté en compétition officielle au Festival de Cannes 2025, "Un simple accident" marque le retour de Jafar Panahi sur la Croisette après 14 ans d'interdiction de quitter l'Iran. Le récit suit un garagiste, ancien prisonnier politique, qui croit reconnaître l'un de ses tortionnaires à la démarche caractéristique d'une prothèse de jambe. S'ensuit une quête de justice teintée de vengeance, où la frontière entre victime et bourreau devient floue. L'humour noir ponctue le récit, apportant une légèreté contrastant avec la gravité du sujet. Cependant, le dernier acte sombre et saisissant rappelle la réalité oppressante que le film dépeint. Si le film n'est pas le plus percutant de la filmographie de Panahi, il reste une œuvre nécessaire, témoignant de la résilience d'un cinéaste face à la censure. Sa Palme d'Or, au-delà de la reconnaissance artistique, symbolise un cri en faveur de la liberté d'expression.
bsalvert

521 abonnés 3 716 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 18 octobre 2025
Vu grace au club des 300
un film que j'ai aimé sans l'adorer car je ne sais pas comment l'assimiler. En effet ce n'est pas une comédie mais certaines scènes prêtent à sourire. Le sujet est trop sérieux pour en rire même si on ne part pas d'une histoire réelle.
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