Le fond de l'histoire est glaçante, le mode de réalisation cachée et interdite ajoute bien entendu un plus important. Si le sujet fait penser au film Les fantômes sorti en 2024, la recherche fortuite de son tortionnaire des geoles iraniennes suite à une rencontre innatendue. Ici c'est le bruit caractéritique de son orthèse qui fait "mouche" dans l'oreille du protagonniste principal. Il s'en suit une course poursuite et un road movie avec cette recherche et la question de quoi faire. Est-ce le tortionnaire ou pas ? Si j'ai préféré Les fantômes, ce film reste un long-métrage à découvrir sans hésitation pour son aspect militant, dénonciateur et clandestin.
De Jafar Panahi (2025). Une palme d'or à Cannes en 2025 largement méritée . Le film est autant un pamphlet sur les dangers de la vengeance comme sur la violence de celle ci et du régime iranien. Mené comme un thriller politique, le film millimétré est passionnant tant dans sa narration que dans ses thèmes abordés . Passionnant et servi par une interprétation de haute qualité . Le film questionne autant sur parfois ce désir de vengeance qui peut envahir chacun d'entre nous que sur la justice . Un film qui nous questionne aussi sur nous même . Avec Vahid Mobasseri, Maryam Afshari, Ebrahim Azizi.
Il existe, depuis longtemps, au Festival de Cannes une tradition, un geste politique, qui consiste à récompenser une œuvre marquante de son époque, représentative des tourments qui traversent certains pays. Une manière pour le jury de dénoncer des injustices à travers un prix. Cela a été le cas, on s’en souvient, avec le film documentaire de Michael Moore Fahrenheit 9/11 en 2004. C’est encore le cas avec Un simple accident.
Mais heureusement, Un simple accident n’est pas qu’un film politique : c’est aussi un véritable film de cinéma, réalisé dans des conditions difficiles, et qui dénonce le pouvoir en place en Iran ainsi que les exactions commises contre le peuple iranien.
Pour cela, le réalisateur a imaginé une sorte de conte moral, une quête ponctuée d’incidents divers, un film nourri par son expérience d’ex-détenu des geôles iraniennes, avec un déroulé rappelle assez certains films des frères Dardenne.
Le film met en scène des personnages représentatifs de la société iranienne, au cœur de péripéties qui explorent des thèmes universels comme la vengeance ou le pardon, et qui interroge sur ce que l’on ferait face à bourreaux. Des sujets qui ont nourri de nombreux films par le passé et que l’on retrouve ici, sur ton oscillant entre tragédie et burlesque.
Nourri de dialogues parfois un peu trop didactiques, le film prend par moments une dimension théâtrale, notamment dans les séquences se déroulant dans le désert, ce qui ne m'a pas paru être un défaut.
Malgré un tournage réalisé dans la clandestinité, Jafar Panahi démontre, comme beaucoup de cinéastes iraniens, qu’il sait bâtir un film solide, capable de faire passer son message de manière limpide et accessible, tout en laissant au spectateur la liberté d’imaginer la suite. /
Avec Un Simple Accident, Jafar Panahi signe une fois de plus une proposition passionnante, touchante et souvent très drôle, en portant un regard édifiant et critique sur son pays et sa culture. Une palme d'or accessible et nécessaire.
Ça môme tjs avec ce réalisateur, passé le « quel courage de faire des films dans ces conditions, rien de bien intéressant cinématographiquement, plans banals, mise en scène sans intérêt, bref du pas bon cinéma Juste un acte politique, ne vaut pas une palme
Un simple accident impressionne par son courage plus que par sa mise en scène. On sent la colère, l’urgence, le besoin de dire quelque chose de frontal sur l’Iran d’aujourd’hui. Cette énergie brute porte le film, même lorsqu’il devient trop démonstratif ou appuyé. Certains personnages manquent de nuances, certaines scènes se répètent un peu, mais l’ensemble garde une force politique indéniable. Un film imparfait, mais habité, et impossible à ignorer.
Plutôt décevant. Alors que le sujet, un homme croit reconnaître et kidnappe son tortionnaire, finit par tourner un peu à vide. Malgré la variété des personnages, on finit par s'ennuyer un peu. Dommage.
Un simple accident est un film d’une grande force, qui impressionne par sa capacité à saisir la réalité dans toute sa complexité. Panahi y déploie un regard lucide, direct, sans artifice, qui donne au récit une densité émotionnelle rare. Le film avance avec une honnêteté presque brute : chaque situation, chaque décision, chaque silence est chargé d’un poids moral tangible. La sensation de vérité est présente tout du long. Dont le rythme lent trouve tout son intérêt.
Sa principale faiblesse est peut-être son utopie latente, qui affleure par moments et peut laisser penser à une vision un peu trop idéale de certains enjeux. Mais cette fragilité ne ternit pas l’impact global du film : elle en dit plutôt quelque chose de très humain.
Un simple accident est un film fort, sincère, maîtrisé, qui interroge sans simplifier et marque durablement. Un beau geste de cinéma, puissant et nécessaire.
un chef-d'œuvre de l'ensenble du cinéma, même si j'ai lu une bonne partie du texte pour comprendre les dialogues, un film incroyablement grand... Merci au CINÉMA, RÉALISATEUR, COMÉDIENE (NES).
Palme d’Or au Festival de Cannes 2025, ce film signé Jafar Panahi, tourné clandestinement, est un nouvel acte de bravoure et de résistance lancé à la figure du régime des ayatollahs d’Iran. Il raconte l’histoire d’un homme qui séquestre un autre homme, pensant avoir reconnu celui qui l’avait torturé dans les geôles du régime, quelques mois auparavant. En cela, il prend sa source dans la propre incarcération du cinéaste, entre 2022 et 2023. Plus sarcastique que Les Fantômes (Jonathan Millet, 2024), sur un thème similaire et sorti quelques mois auparavant, Un simple accident n’en est pas moins dramatique dans les sujets qu’il fait émerger, tels le désir de vengeance, l’éthique de la résistance, le recours à la violence, le choix moral de se battre avec les mêmes armes que ses adversaires ou non.
Au début, j’ai eu peur de m’ennuyer et puis je me suis laissé embarquer par l’originalité des personnages, l’inattendu de la situation et des rebondissements. J’ai été complètement séduit par ce film jusqu’à la dernière image, pleine de finesse . 
Film très drôle avec une musique en scène forte. C’était le premier film que je voyais de ce réal et ça donne envie d’en découvrir d’autres ! Palme d’or méritée
On a toujours des attentes très élevées vis-à-vis des Palmes d’Or, et ces dernières années, j’ai souvent été déçu. En regardant le film, on comprend très vite que la Palme de cette année est avant tout politique. Dommage qu’elle ne l’ait pas été l’an dernier, avec Les Graines des figuiers sauvages, qui avait à la fois un véritable intérêt politique et cinématographique. Qu’est-ce qu’on reproche à cet « En attendant Godot » iranien ? Peut-être un manque d’action, qui plonge le spectateur dans l’ennui dès les premières dizaines de minutes. Ce manque aurait pu être compensé par un cadre politique plus précis dans lequel ancrer le récit, mais là encore, on effleure le sujet sans jamais aller au fond des choses. Pas la meilleure Palme d’Or, pas le meilleur Panahi… mais, pour être honnête, pas les pires non plus.
Le film à tout pour mettre le doute tout au long du film et c'est l'une des forces de ce film. Car petit à petit et au grès des arrivés des personnages qui vont s'installer dans l'histoire, on apprend les sévices subit de chacun et chacune et on comprend leur envie d'en finir avec cet homme. Le fait qu'on rajoute la famille du possible bourreau dans l'équation montrant la grosse différence entre les kidnappeurs et le kidnappé et tout cela à cause...d'un simple accident. Film vraiment émotionnellement fort. NOTE : 8/10
Palme d'or ? Bon, passons... Ceci dit, malgré quelques longueurs et spoiler: une fin très discutable , le film se laisse voir. Le côté loufoque rejoint la tradition de ces tragicomédies (celle-là plus tragi que comédie) dont l'histoire nous fait prendre le pouls spoiler: d'un pays corrompu et dictatorial . C'est surtout pour cet aspect que le film vaut le coup d'être vu. Car la mise en scène est un peu comme le scénario : en dents de scie.