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Kouto
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4,0
Publiée le 10 mai 2026
Lors d’un accident de voiture, un homme croit reconnaitre celui qui fut son tortionnaire en prison et le kidnappe pour en avoir la certitude. Le réalisateur iranien Jafar Panahi témoigne d’un récit fort où la cruauté se mêle à l’absurde dans cette réflexion sur les traumatismes trop profonds pour guérir et le désir de vengeance qu’engendre ses blessures. La frontière entre bourreau et victime se brouille dans ce long-métrage dans lequel le cinéaste convoque le meilleur de sa maitrise filmique pour appréhender autant ce qu’il se voit que le hors cadre dont l’importance demeure encore plus prépondérante.
Le film est un pamphlet vigoureux contre le régime iranien : ils voient leurs tortionnaires partout ! Mais le surjeu du personnage principal décontenance et affadit le propos. Cinématographiquement c’est austère, sans musique, sans effets spéciaux, avec une image pas très belle et des cadrages artificiels. Et puis cette accumulation redondante de témoignages tend vers l’amateurisme (quel comble pour ce réalisateur multi-primé). La palme d’or 2025 récompense l’audace politique, au-delà des qualités filmiques intrinsèques. L’épilogue donne froid dans le dos : 1 mn intéressante...
spoiler: Palme d'Or à Cannes 2025. La puissance du film de Jafar Panahi vient de son scénario qui possède de multiples qualités. Il n'est pas possible de deviner comment l'histoire va évoluer. Et une des composantes importantes de cette évolution est son tragi-comique. Les évolutions sont tel qu'elles convient de l'humour. De l'humour noir, car cet humour se construit sur un terreau d'une tragédie qui se construit progressivement, en conviant de plus en plus de personnages au fur et à mesure que l'histoire progresse avec des plus en plus de points de non-retour.
Sur la forme Jafar Panahi fait le choix de positionner beaucoup de choses hors cadre. Des personnages sont présents, mais nous ne les voyons pas. Des objets existent hors cadre, mais nous ne les voyons pas. Des animaux existent hors cadre, mais nous ne les voyons pas. La mise en scène est très réfléchie et très efficace, par le climat que cela convie et la patine que cela produit.
Le film sait aussi montrer les conséquences de vivre dans une dictature, sans être explicatif, en montrant simplement comment les personnes adaptent leurs comportements et leurs interactions aux contraintes de cet univers ; la scène où la petite fille enregistre sa maman à l'hôpital est édifiante.
Difficile de "juger" un tel film clandestin. A-t-on le droit de trouver la mise en scène moyenne ? De trouver les acteurs justes ou non ? Ce qui est sûr, c'est que le scénario est béton dans ses réflexions morales dignes de grande littérature. Jafar Panahi ouvre un nouveau chapitre de sa filmographie, espérons qu'on l'autorise à la poursuivre.
tout est dans la bande annonce qui était super bien faite et très drôle. Mais hélas, il n' y avait rien de plus qui eut permis de soutenir mon attention. Un tout petit film
En basant son sujet sur l'Iran actuelle, J. Panahi pose de vraies questions sur un régime et notamment le principe de la vengeance. Il manque bien des explications sur ces personnages, les raisons de ce qu'ils ont vécu en amont. Entre tergiversations, l'interprétation est tour à tour exacerbée ou peu convaincante. certains dialogues restent stériles, la tournure de l'intrigue perd en cohérence et que penser de la dernière scène?
Film un peu style road trip déjanté mais avec un côté sombre et profond sur l'histoire iranienne, la république islamiste et la notion de pardon... Certains acteurs sont très bons et touchants de sincérité!
Des gens dans un van , ils discutent,ils attendent ,ils regardent par la fenêtre on attend avec eux ,on regarde aussi c'est du panahi,donc forcement c'est génial. A Cannes si tu filmes un radiateur qui fuit pendant deux heures,tu as une standing ovation de 15 mn,ici c'est pareil:c'est un "dispositif minimaliste" ,traduction ,on avait pas de budget pour louer un 2eme decor ,alors on a tout fait dans une camionette. C'est "immersif" , parait il . On est tellement immergé qu'on finit par sentir l'odeur du skaî des sièges. Le cinéma iranien ,c 'est le seul endroit au monde où un thriller haletant a le rythme d'une partie de scrabble en maison de retraite il n'y a pas de pression , pas de paranoia ,juste des gens qui existent tres fort à l'ecran. C'est un poli , on respecte le courage du realisateur ,on salue la technique ,mais on ne va pas non plus s'acheter le poster pour mettre au dessus de son lit. En résumé spoiler: Action : 0,5/10 (un clignotant a été mis à la 45eme minutes)
Immersion 10/10 (on fait partie du voyage qu'on le veuille ou non )
Clairement pas mon genre de film. C'était long, l'histoire n'avance pas, les scènes sont parfois ridicules, j'ai lutté pour finir ce film. Je ne vais pas plus développer mais globalement il y avait un manque de fond et c'était difficile de garder un intérêt pour le scénario et les personnages.
La mise en scène, sèche et précise, refuse tout effet spectaculaire. Elle s’accroche aux visages, aux silences, aux hésitations. Et dans cet espace restreint, c’est tout un pays qui affleure, toute une violence souterraine qui remonte à la surface. Panahi injecte même un humour noir inattendu, presque insolent, comme une manière de survivre au tragique.