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Schtroubalt
25 critiques
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4,5
Publiée le 17 mai 2026
Du cinéma, vraiment. Des plans longs, une vraie confiance dans le temps, dans les corps, dans ce qui se passe à l’intérieur du cadre. C’est un film senti, et c'est plutôt rare. L’histoire est simple, presque évidente, mais justement, il en fait quelque chose de très fort, sans jamais forcer. On sent quelqu’un qui sait exactement pourquoi il filme. Enfin un cinéaste qui a compris à quoi sert le cinéma.
Un film hyper poignant qui nous tient en haleine tout le long. Les acteurs jouent super bien. Bravo aux réalisateurs qui nous montre la révolution sous la forme psychologique
vu sur Canal+ heureusement ça ne m'a pas coûté trop cher. scénario indigent , situations et dialogues inintéressants. le jury du festival qui a donné la palme d'or à ce film partait sans doute d'un bon sentiment pour un cinéaste qui a été emprisonné pour ses opinions et dont j'avais bien aimé Taxi Téhéran... Mais s'est-il rendu compte à quel point il a tiré une balle dans le pied du Cinéma !! Navrant!
J'aime les films iraniens parce qu'ils ont été réalisés en contournant la censure pendant leur tournage, et celui-ci ne déroge pas à la règle. Mais d'entrée de jeu, j'ai trouvé que les acteurs n'étaient pas dans le rôle, ce qui s'améliore au fur et à mesure. J'ai aimé que ces personnages bafoués gardent tout de même une très grande part de leur humanité, contrairement au bourreau enfermé dans sa caisse. La fin ouverte m'a scotchée. Mais je me demande encore pourquoi il a remporté la palme d'or.
Jafar Panahi, inlassable opposant du régime des Mollahs, se souvient de son incarcération pour "propagande politique" (!) lorsqu'il réalise cette formidable farce tragique. Une palme d'or méritée pour le réalisateur qui mériterait la palme du courage pour oser continuer à tourner clandestinement pour résister encore et toujours.
Admirable, surtout quand on connait les conditions de tournage... Une partie du film est à la limite de la comédie, mais se termine en claque monumentale, dont on se relève difficilement. Difficile de faire plus humaniste...
Palme d'or du festival de Cannes en 2025, la fable caustique de Jafar Panahi critique ouvertement le régime iranien en filmant le dilemme de cinq rescapés de prisons traumatisés qui pensent reconnaître leur bourreau et sont partagés entre divers sentiments quant au sort qu'ils doivent lui réserver. Doivent-ils se venger et le condamner à mort ou lui pardonner et tenter d'oublier, si tant est que leur prisonnier soit bel et bien le bourreau en question ? Doivent-ils se faire justice eux-mêmes ou dépasser la haine accumulée sans répondre à la violence par la violence ? Un tribunal ambulant qui interroge sur l’âme humaine et sur ce qui différencie les bourreaux des victimes, dans un habile mélange de thriller et de satire, de gravité et d'humour.
Au-delà des considérations politiques et du courage du cinéaste de s'opposer au pouvoir en place en ayant réalisé son long-métrage dans la clandestinité, "Un simple accident" interroge sur la frontière entre le bien et le mal et sur la définition de la légalité quand rien ne semble plus vraiment légitime et que la corruption a totalement gangrené une société iranienne divisée par une dictature mollarchique.
Non seulement engagé en faveur d’une expression libre et démocratique en Iran, le film prône également l’émancipation des femmes (la scène de l'hôpital est un exemple en la matière), porté par un casting impeccable. Mais une palme d'or qui récompense sans doute plus l'acte de résistance de Jafar Panahi, emprisonné à deux reprises pour propagande, que les qualités cinématographiques de son film dont le tout dernier plan donne à réfléchir sur le choix des protagonistes quant au sort qu'ils ont choisi de réserver à leur prisonnier.
Une nouvelle palme d’or encensée par les critiques, qui comme 95% des films primés a cannes se révèle d’un ennui mortel. C’est d’une lenteur incroyable, on baille a s’en décrocher la machoire, et on lutte pour ne pas s’endormir .. Pas grand chose d’autre de positif a dire…
Lors d’un accident de voiture, un homme croit reconnaitre celui qui fut son tortionnaire en prison et le kidnappe pour en avoir la certitude. Le réalisateur iranien Jafar Panahi témoigne d’un récit fort où la cruauté se mêle à l’absurde dans cette réflexion sur les traumatismes trop profonds pour guérir et le désir de vengeance qu’engendre ses blessures. La frontière entre bourreau et victime se brouille dans ce long-métrage dans lequel le cinéaste convoque le meilleur de sa maitrise filmique pour appréhender autant ce qu’il se voit que le hors cadre dont l’importance demeure encore plus prépondérante.
Le film est un pamphlet vigoureux contre le régime iranien : ils voient leurs tortionnaires partout ! Mais le surjeu du personnage principal décontenance et affadit le propos. Cinématographiquement c’est austère, sans musique, sans effets spéciaux, avec une image pas très belle et des cadrages artificiels. Et puis cette accumulation redondante de témoignages tend vers l’amateurisme (quel comble pour ce réalisateur multi-primé). La palme d’or 2025 récompense l’audace politique, au-delà des qualités filmiques intrinsèques. L’épilogue donne froid dans le dos : 1 mn intéressante...
spoiler: Palme d'Or à Cannes 2025. La puissance du film de Jafar Panahi vient de son scénario qui possède de multiples qualités. Il n'est pas possible de deviner comment l'histoire va évoluer. Et une des composantes importantes de cette évolution est son tragi-comique. Les évolutions sont tel qu'elles convient de l'humour. De l'humour noir, car cet humour se construit sur un terreau d'une tragédie qui se construit progressivement, en conviant de plus en plus de personnages au fur et à mesure que l'histoire progresse avec des plus en plus de points de non-retour.
Sur la forme Jafar Panahi fait le choix de positionner beaucoup de choses hors cadre. Des personnages sont présents, mais nous ne les voyons pas. Des objets existent hors cadre, mais nous ne les voyons pas. Des animaux existent hors cadre, mais nous ne les voyons pas. La mise en scène est très réfléchie et très efficace, par le climat que cela convie et la patine que cela produit.
Le film sait aussi montrer les conséquences de vivre dans une dictature, sans être explicatif, en montrant simplement comment les personnes adaptent leurs comportements et leurs interactions aux contraintes de cet univers ; la scène où la petite fille enregistre sa maman à l'hôpital est édifiante.
Difficile de "juger" un tel film clandestin. A-t-on le droit de trouver la mise en scène moyenne ? De trouver les acteurs justes ou non ? Ce qui est sûr, c'est que le scénario est béton dans ses réflexions morales dignes de grande littérature. Jafar Panahi ouvre un nouveau chapitre de sa filmographie, espérons qu'on l'autorise à la poursuivre.