Un simple accident
Note moyenne
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479 critiques spectateurs

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Bernard Jean Louis Michel
Bernard Jean Louis Michel

3 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 12 décembre 2025
Un film qui marque. Excellente réalisation, musique, jeux des comédiens, scénario, rythme et thème excellents également. À voir absolument.
Arthur Bradol
Arthur Bradol

1 abonné 148 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 9 décembre 2025
"It was Just an Accident" est un film très important pour comprendre la circle vicieux de la violence. Effectivement tout laisse à porter que le tortionnaire des acteurs principaux va être enterré dès le debut du film. Cependant grâce à la magnifique réflexion et contradiction des personnages qui se développe tout le long du film, le sort de celui-ci semble s'éclaircir.

Je n'ai pas "adoré" ce film, que j'ai pu trouver un peu "ennuyant" parfois, néanmoins le message derrière et essentiel et permet une libre interprétation de chacun, notamment la fin...

J'ajouterai pour finir que les acteurs mon particulièrement bluffé par leur humanité et leur justesse, chacun possédant son propre caractère et ses propres certitudes. On voit bien que le plus fort ne gagne pas tout le temps, que la force, la violence ne peut l'emporter face à la morale, la justesse et la compréhension.

Un film très important au regard du contexte actuelle au Moyen Orient et Proche Orient
Paul_hze
Paul_hze

2 abonnés 120 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 8 décembre 2025
Un Simple Accident, Palme d'or à Cannes et représentant de la France aux Oscars, du réalisateur Iranien Jafar Panahi est un film essentiel qu'il est important de remettre dans le contexte de sa création et de son réalisateur.

Interdit de filmer et de voyager par le gouvernement Iranien depuis 2010, Jafar Panahi tourne son film clandestinement, en Iran même, le plus discrètement possible sans acteurs professionnels et avec une équipe réduite.

Malgré ces conditions chaotiques, le film est excellent.

Le film capte une authenticité rare où chaque plan parait réel, tout est montré avec une sincérité bouleversante. La mise en scène est d'une grande maîtrise, la caméra sait toujours où se placer de manière à ne filmer que ce qu’il faut pour suggérer plus qu’elle ne montre.

Techniquement, c’est vraiment réussi. Malgré des conditions de tournage assez complexes, l’image est d’une rigueur visuelle irréprochable :Les plans-séquence s’enchaînent avec une fluidité remarquable, et le travail sur la lumière sur lequel il y a une vraie application est plus qu'appréciable et vraiment propre.

Les prestations des acteurs amateurs sont d’une puissance rare, à certains moments la justesse de leur jeu donne littéralement des frissons.

Le film passe aussi par des instants d'absurde très drôles, en opposition totale avec le reste et illustrent parfaitement le triste grotesque de leur vie.

Mais au-delà de la forme, c’est surtout le fond qui marque. Le film explore avec l’ambiguïté de la violence, les conséquences de la répression de l'état iranien, et cette frontière floue entre justice et vengeance. On plonge dans la possibilité du cercle de violence sans fin, où il suffit d’un geste en plus pour que tout bascule dans l’enfer.

Le réalisateur arrive aussi à évoquer la place des femmes dans la société iranienne avec une subtilité remarquable. Rien n'est prétexte, et s’intègre naturellement à l’histoire, jusqu’à une scène assez folle que je préfère ne pas raconter ici pour vous laisser la découvrir pleinement.


Et puis cette dernière scène… BORDEL. Quel enfer ! C’est magistral de justesse, absolument terrifiant, quel choc !

Un simple accident, formellement irréprochable et au discours politique plus qu'essentiel est une palme mérité qui va sans doute permettre à ce petit film au grand discours d'avoir une visibilité internationale pour faire entendre la voix des gens que l'on fait taire.
fabrice henry
fabrice henry

9 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 7 décembre 2025
All That’s Left of You est une fresque ambitieuse qui traverse près de 80 ans d’histoire palestinienne à travers le destin d’une famille. Le film n’est pas parfait — certaines scènes paraissent appuyées, certains passages un peu forcés — mais il possède une ampleur émotionnelle rare et une sincérité qui emporte tout.

Le récit suit trois générations, de Jaffa en 1948 à aujourd’hui. On y voit un monde disparaître peu à peu : les maisons détruites, les exils forcés, les quartiers rétrécis, la mémoire qui se fissure. L’un des moments les plus poignants évoque la perte des orangeraies de Jaffa. Enfant, je mangeais ces oranges — un goût incomparable, que plus aucun fruit n’a égalé depuis. Le film rappelle combien leur disparition n’est pas seulement matérielle : c’est tout un paysage, toute une douceur du monde qui s’est éteinte, remplacée par des structures modernes qui ne portent plus l’âme du lieu.

Ce qui rend l’œuvre puissante, c’est qu’elle montre la souffrance palestinienne sans jamais tomber dans le dualisme. Le film dénonce l’occupation et ses violences, mais il ne cherche pas à simplifier ni à accabler. Au contraire : lorsque surgit la question du don d’organes du jeune Noor — dont le cœur pourrait sauver un patient israélien — Dabis ouvre une brèche d’humanité. Cette scène offre une réponse israélienne fragile, ambiguë, mais réelle : un espace où les douleurs se reconnaissent sans s’annuler.

Le portrait du fils, Noor, est également essentiel. On comprend comment la colère, nourrie par l’injustice et les humiliations, peut devenir un moteur tragique. Mais Dabis montre aussi que la haine n’amène qu’à la mort : c’est l’un des messages les plus forts, et peut-être celui qui résonne le plus profondément aujourd’hui.

Malgré quelques longueurs et un final trop étiré, All That’s Left of You reste un film important, nécessaire. Un récit de transmission, de perte et de mémoire, porté par une mise en scène sensible et par des acteurs bouleversants. Il rappelle que derrière les conflits et les frontières, il y a avant tout des vies, des familles, des êtres humains.

Un film imparfait mais profondément humain — à voir, à ressentir, à laisser infuser longtemps.
Dierdiboc
Dierdiboc

2 abonnés 82 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 6 décembre 2025
C'est un film audacieux et courageux qui traite de l'extrémisme religieux et de l'aliénation des bourreaux.
gimliamideselfes

3 434 abonnés 4 013 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 23 novembre 2025
Je n'aime pas les films de Jafar Panahi que je trouve bien souvent trop centrés sur sa petite personne et sa petite personne pour être réellement intéressants et pire que tout, il empêche toute émotion en surlignant ce qu'il veut dire par des dialogues. Taxi Téhéran étant par exemple une purge dans le genre... Cependant Trois visages m'avait assez plu parce que c'était moins métafilmique et moins centré sur sa souffrance, avec de vrais moments d'humour absurde.
Je dirais que Un simple accident est un peu plus dans cette veine là... Le début du film j'ai bien cru que ça allait être insupportable avec ce dispositif très simple où on filme une conversation simple dans dans une voiture, mais qui est bien trop lourd de de sens pour être réellement innocente, où on sent que c'est la lourdeur pachydermique de Panahi qui tire les ficelles. Et puis on change le personnage que l'on suit et tout ça devient plus intrigant, on se demande ce qui se passe et surtout tout ça devient quasiment absurde.
Les séquences changent de ton, les personnages changent de comportement en apprenant une information et il y a un décalage entre ce couple en train de prendre des photos de mariage, bien propre sur lui et toute l'intrigue qui est en train de se construire. Disons que ça fonctionne vraiment bien et qu'à plusieurs reprises, quand j'ai pensé que ça ne peut pas devenir plus n'importe quoi, ça arrive à devenir plus bordélique et j'avoue avoir souri.
Bref, c'est pas si mal.
C'est juste dommage que finalement la fin soit si molle, antiradicale, c'est un film centriste. Un filet d'eau tiède dans son discours et c'est dommage... Alors je ne sais pas si c'est pour des questions de censure ou autre, mais en l'état, ben on souffle. Surtout qu'on se doute de comment ça va finir, l'avant dernière séquence qui est en plan séquence fixe (si je me souviens bien) est très longue mais surtout on voit où ça veut en venir et donc ça fait tirer inutilement en longueur, surtout pour une résolution aussi molle...
Peut-être que je ne suis pas allergique totalement au cinéma de Panahi, j'ai pas détesté, mais faut se radicaliser mon vieux, esthétiquement, thématiquement, tout...
Yetcha

1 081 abonnés 4 735 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 20 novembre 2025
Le fond de l'histoire est glaçante, le mode de réalisation cachée et interdite ajoute bien entendu un plus important. Si le sujet fait penser au film Les fantômes sorti en 2024, la recherche fortuite de son tortionnaire des geoles iraniennes suite à une rencontre innatendue. Ici c'est le bruit caractéritique de son orthèse qui fait "mouche" dans l'oreille du protagonniste principal. Il s'en suit une course poursuite et un road movie avec cette recherche et la question de quoi faire. Est-ce le tortionnaire ou pas ? Si j'ai préféré Les fantômes, ce film reste un long-métrage à découvrir sans hésitation pour son aspect militant, dénonciateur et clandestin.
ATON2512
ATON2512

76 abonnés 1 317 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 20 novembre 2025
De Jafar Panahi (2025).
Une palme d'or à Cannes en 2025 largement méritée . Le film est autant un pamphlet sur les dangers de la vengeance comme sur la violence de celle ci et du régime iranien. Mené comme un thriller politique, le film millimétré est passionnant tant dans sa narration que dans ses thèmes abordés . Passionnant et servi par une interprétation de haute qualité . Le film questionne autant sur parfois ce désir de vengeance qui peut envahir chacun d'entre nous que sur la justice .
Un film qui nous questionne aussi sur nous même .
Avec Vahid Mobasseri, Maryam Afshari, Ebrahim Azizi.
Benoit (BENZINEMAG / HOP BLOG)
Benoit (BENZINEMAG / HOP BLOG)

42 abonnés 145 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 20 novembre 2025
Il existe, depuis longtemps, au Festival de Cannes une tradition, un geste politique, qui consiste à récompenser une œuvre marquante de son époque, représentative des tourments qui traversent certains pays. Une manière pour le jury de dénoncer des injustices à travers un prix. Cela a été le cas, on s’en souvient, avec le film documentaire de Michael Moore Fahrenheit 9/11 en 2004. C’est encore le cas avec Un simple accident.

Mais heureusement, Un simple accident n’est pas qu’un film politique : c’est aussi un véritable film de cinéma, réalisé dans des conditions difficiles, et qui dénonce le pouvoir en place en Iran ainsi que les exactions commises contre le peuple iranien.

Pour cela, le réalisateur a imaginé une sorte de conte moral, une quête ponctuée d’incidents divers, un film nourri par son expérience d’ex-détenu des geôles iraniennes, avec un déroulé rappelle assez certains films des frères Dardenne.

Le film met en scène des personnages représentatifs de la société iranienne, au cœur de péripéties qui explorent des thèmes universels comme la vengeance ou le pardon, et qui interroge sur ce que l’on ferait face à bourreaux. Des sujets qui ont nourri de nombreux films par le passé et que l’on retrouve ici, sur ton oscillant entre tragédie et burlesque.

Nourri de dialogues parfois un peu trop didactiques, le film prend par moments une dimension théâtrale, notamment dans les séquences se déroulant dans le désert, ce qui ne m'a pas paru être un défaut.

Malgré un tournage réalisé dans la clandestinité, Jafar Panahi démontre, comme beaucoup de cinéastes iraniens, qu’il sait bâtir un film solide, capable de faire passer son message de manière limpide et accessible, tout en laissant au spectateur la liberté d’imaginer la suite.
/
Le cinéphile

791 abonnés 2 796 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 18 novembre 2025
Avec Un Simple Accident, Jafar Panahi signe une fois de plus une proposition passionnante, touchante et souvent très drôle, en portant un regard édifiant et critique sur son pays et sa culture. Une palme d'or accessible et nécessaire.
Heptoila
Heptoila

2 abonnés 26 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 17 novembre 2025
Ça môme tjs avec ce réalisateur, passé le « quel courage de faire des films dans ces conditions, rien de bien intéressant cinématographiquement, plans banals, mise en scène sans intérêt, bref du pas bon cinéma
Juste un acte politique, ne vaut pas une palme
Nitnelav
Nitnelav

15 abonnés 150 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 17 novembre 2025
Un simple accident impressionne par son courage plus que par sa mise en scène. On sent la colère, l’urgence, le besoin de dire quelque chose de frontal sur l’Iran d’aujourd’hui. Cette énergie brute porte le film, même lorsqu’il devient trop démonstratif ou appuyé. Certains personnages manquent de nuances, certaines scènes se répètent un peu, mais l’ensemble garde une force politique indéniable.
Un film imparfait, mais habité, et impossible à ignorer.
cortomanu
cortomanu

85 abonnés 448 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 17 novembre 2025
Plutôt décevant. Alors que le sujet, un homme croit reconnaître et kidnappe son tortionnaire, finit par tourner un peu à vide. Malgré la variété des personnages, on finit par s'ennuyer un peu. Dommage.
Andrew Person
Andrew Person

4 abonnés 107 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 17 novembre 2025
Un simple accident est un film d’une grande force, qui impressionne par sa capacité à saisir la réalité dans toute sa complexité. Panahi y déploie un regard lucide, direct, sans artifice, qui donne au récit une densité émotionnelle rare. Le film avance avec une honnêteté presque brute : chaque situation, chaque décision, chaque silence est chargé d’un poids moral tangible. La sensation de vérité est présente tout du long. Dont le rythme lent trouve tout son intérêt.

Sa principale faiblesse est peut-être son utopie latente, qui affleure par moments et peut laisser penser à une vision un peu trop idéale de certains enjeux. Mais cette fragilité ne ternit pas l’impact global du film : elle en dit plutôt quelque chose de très humain.

Un simple accident est un film fort, sincère, maîtrisé, qui interroge sans simplifier et marque durablement. Un beau geste de cinéma, puissant et nécessaire.
bauslab
bauslab

11 abonnés 34 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 16 novembre 2025
un chef-d'œuvre de l'ensenble du cinéma, même si j'ai lu une bonne partie du texte pour comprendre les dialogues, un film incroyablement grand...
Merci au CINÉMA, RÉALISATEUR, COMÉDIENE (NES).
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