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Lamia Iddouche
10 abonnés
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5,0
Publiée le 28 mai 2026
It was just an accident de Jafar Panahi est un thriller psychologique qui réussit à créer une tension permanente sans presque jamais élever la voix. Le film avance dans une atmosphère lourde où chaque personnage semble vivre avec un traumatisme qu’il n’arrive pas totalement à oublier. Plus l’histoire progresse, plus le doute devient central : est-ce vraiment la bonne personne ? Ou seulement un visage sur lequel chacun projette sa douleur et sa colère ? Ce que j’ai trouvé particulièrement fort, c’est la manière dont Panahi construit son suspense. Le film ne cherche jamais les grands retournements spectaculaires. Tout repose sur les regards, les silences, les hésitations et cette impression constante que quelque chose peut basculer à tout moment. Les personnages sont tous marqués différemment par le passé, et c’est ce qui rend leurs réactions aussi humaines. Personne ne paraît totalement héroïque ou totalement innocent. Chacun agit avec ses blessures, ses peurs et ses propres limites morales.
Le fait que le film ait été tourné clandestinement en Iran donne aussi une dimension encore plus forte à certaines scènes. On sent une tension réelle derrière la caméra, presque documentaire par moments. It was Just an accident est un film qui parle autant de vengeance que de mémoire, et qui laisse volontairement le spectateur dans l’incertitude jusqu’à la dernière minute.
Déconcertants tous ces éléments dignes du burlesque dans une intrigue qui n'opte jamais pour le comique et adopte une posture très sérieuse, notamment via des dialogues terriblement peu naturels! Limpide, la volonté d'interroger le désir viscéral de vengeance, l'impossibilité douloureuse de la justice, l'hypocrisie révoltante d'une foi meurtrière, se heurte à des choix de scénario rocambolesques ou absurdes qui nuisent autant à la profondeur du propos que le jeu fort inégal des comédiens (desservis par des personnages adeptes du cri comme moyen de communication). En revanche, le récit fonctionne (quand il cesse de s'expliciter) lorsqu'il dénonce le fonctionnement (corrompu) de la société iranienne (inique), les tortures infligées aux (prétendus?) opposants politiques, les répercussions émotionnelles, générationnelles et physiques de la violence (laissant interpréter le dernier bruit de deux manières différentes). Peu passionnant...
Catastrophique de A a Z. Une palme d’or ? C’est une blague … Un film fait avec des bouts de ficelles (et cela se vois), ultra bavard, ça crie beaucoup du début à la fin…le sujet est pourtant terrifiant et on a l’impression de regarder une succession de scènes burlesques a l’instar de l’avant dernière scène avec le supposé tortionnaire attaché à un arbre. Les acteurs ne sont pas bons, mais c’est peut être lié au doublage français. Franchement mauvais, un film qui n’a ni queue ni tête. La boîte dans le van, on peut y mettre mimi mati mais pas plus…rien ne tient la route. Une sortie de route en fait… Si vous voulez le regarder , en VO avec sous titres. Le doublage français rend les scènes encore plus irrésistibles …une demi étoile. Incompréhension totale pour ma part de donner une palme d’or à un tel film bourré de défauts
Les films iraniens méritent d'exister et sont souvent bien construits et maintiennent le spectateur en haleine, c'est le cas ici , cependant il souffre de saynètes légèrement trop longues ce qui n'ajoute rien. En revanche, la scène de l'avoeu qui est très longue mais m'a donné un plaisir fou et a bien relevé la sauce.
Excellent film de Jafar Panahi. Le film mêle avec brio l'angoisse, le drame et l'humour sans que cela ne fasse tâche. C'est très fort d'aborder ce sujet avec ce ton. L'idée de base (un homme capture quelqu'un dont il quasiment certain mais seulement quasiment, qu'il est un bourreau du régime qui l'a torturé) est excellente et met forcément le spectateur dans le même malaise que les protagonistes de l'histoire et dans l'incapacité d'arbitrer sereinement sur ce qu'il est juste et moral de faire. Palme d'or amplement méritée.
Des longueurs scenaristiques qui tuent le propos recherche par le scénariste et qui desservent le film...Difficile de voir autre chose qu'une récompense politique dans cette Palme d'Or.
"Un simple accident" est le film iranien de Jafar Panahi qui a obtenu la Palme d'Or à Cannes en 2025. Le film est en réalité un véritable pamphlet du cinéaste contre l'oppression du régime iranien, un véritable film politique qui fait bien sûr écho à l'expérience du réalisateur. Pour autant, même si on ne peut que saluer le courage qui s'exprime derrière ce film, il n'est pas exempt de tout défaut, et cette histoire suivant un homme cherchant à se venger de celui qu'il suppose être son tortionnaire, ne nous emporte pas totalement avec elle. Les personnages sont plutôt assez attachants, certaines séquences tournent presque à la comédie, mais on ne peut pas dire qu'on passe un moment mémorable dans un film qui ne s’avère finalement pas très bien rythmé. On pourra apprécier "Un simple accident" comme œuvre politique, mais probablement moins comme film à part entière.
Une Palme d'Or franchement incompréhensible , si ce n'est sans doute la volonté d'envoyer un message politique mais est-ce le rôle du plus grand festival de cinéma du monde ? Là il manque un scénario, il manque une mise scène, il manque un casting.. ..
Un peu déçu par ce film que j'ai trouvé beaucoup moins bon que pas mal d'autres films iraniens. D'une part, à partir de la seconde partie, il devient très didactique et semble s'adresser davantage à un public occidental qu'à un public iranien. D'autre part, la psychologie des personnages est assez simpliste, voire caricaturale. S'il pouvait être diffusé en Iran, malgré ses faiblesses, il pourrait être considéré comme courageux et subversif. Mais, ici, il ne nous apprend rien que nous ne sachions déjà et souffle dans le sens du vent. Les passages les plus réussis sont ceux qui flirtent avec la comédie absurde. On imagine ce qu'aurait pu faire sur ce thème un réalisateur comme Dino Risi, en y introduisant davantage d'humour noir et de rebondissements. Mais le mélodrame de Panahi fonctionne mal, comporte des lourdeurs et se répète beaucoup.
Un film tout simple, oui, mais dans le bon sens du terme. Rien ne cherche à impressionner, et c’est justement là que ça touche. Ça avance tranquillement, avec une forme d’évidence, comme si le film savait exactement où il allait sans jamais le surligner. Et au fond, ça rappelle pourquoi on aime le cinéma : regarder, attendre, laisser venir. Le réal fait confiance au spectateur, avec une mise en scène patiente et intelligente. Les personnages sont géniaux. Pas spectaculaire, pas démonstratif, juste juste.
Un film saisissant qui souffre malgré tout de quelques redondances. Avec les protagonistes, auxquels on s'attache assez facilement et qui sont forts bien interprétés, le spectateur est au coeur de véritables montagnes russes émotionnelles : s'agit-il du tortionnaire du régime tant détesté ? Et si oui, doit-il périr des mains de ses martyrs? Un véritable dilemne du début à la fin, avec une dernière scène poignante!
Du cinéma, vraiment. Des plans longs, une vraie confiance dans le temps, dans les corps, dans ce qui se passe à l’intérieur du cadre. C’est un film senti, et c'est plutôt rare. L’histoire est simple, presque évidente, mais justement, il en fait quelque chose de très fort, sans jamais forcer. On sent quelqu’un qui sait exactement pourquoi il filme. Enfin un cinéaste qui a compris à quoi sert le cinéma.
Un film hyper poignant qui nous tient en haleine tout le long. Les acteurs jouent super bien. Bravo aux réalisateurs qui nous montre la révolution sous la forme psychologique
vu sur Canal+ heureusement ça ne m'a pas coûté trop cher. scénario indigent , situations et dialogues inintéressants. le jury du festival qui a donné la palme d'or à ce film partait sans doute d'un bon sentiment pour un cinéaste qui a été emprisonné pour ses opinions et dont j'avais bien aimé Taxi Téhéran... Mais s'est-il rendu compte à quel point il a tiré une balle dans le pied du Cinéma !! Navrant!
J'aime les films iraniens parce qu'ils ont été réalisés en contournant la censure pendant leur tournage, et celui-ci ne déroge pas à la règle. Mais d'entrée de jeu, j'ai trouvé que les acteurs n'étaient pas dans le rôle, ce qui s'améliore au fur et à mesure. J'ai aimé que ces personnages bafoués gardent tout de même une très grande part de leur humanité, contrairement au bourreau enfermé dans sa caisse. La fin ouverte m'a scotchée. Mais je me demande encore pourquoi il a remporté la palme d'or.