Un simple accident
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479 critiques spectateurs

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Gregbill
Gregbill

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4,0
Publiée le 30 octobre 2025
Un film poignant sur la durete du régime iranien et les difficiles conditions de vie de ses opposants.
Joeb 6644
Joeb 6644

2 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 29 octobre 2025
on n'y crois pas, tres mal jouer,scénario inversenblabe....................................
.........
Zobul77
Zobul77

3 abonnés 4 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 29 octobre 2025
Un film intéressant en ce sens qu’il nous ouvre sur l’Iran.
Cela dit, rien d’extraordinaire que ce soit du niveau du scénario ou de la mise en scène.
Aurait pu recevoir les encouragements du Jury, mais ne mérite en aucun cas une Palme d’Or . Si cette récompense veut encore dire quelque chose ?
Daniel Gonzalez10
Daniel Gonzalez10

3 abonnés 158 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 29 octobre 2025
Dans ce film sur le pardon c est le fou qui a raison
Cet homme devenu fou à cause des tortures
Ce road movie entre ville et désert à l humour noir
Nous donne une vraie leçon d amour qui l emportera sur la raison
D ou l intérêt du fou dans cette recherche de vérité
J ai beaucoup aimé cette palme d or attribuée surtout pour toute l œuvre de ce cinéaste
Poupee Russe
Poupee Russe

1 abonné 6 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 29 octobre 2025
On rit malgré un sujet lourd, on s'en veut de rire par moment mais c'est fait avec tant d'intelligence.
Palme d'or largement méritée
Stéphane R
Stéphane R

29 abonnés 487 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 29 octobre 2025
C'est une pièce de théâtre finement dialoguée et mise en scène en extérieur entre Téhéran et désert.
Un théâtre de l'absurde, avec son humour un peu désespéré, ses humains qui s'entrechoquent, en prises avec leur passé qui ne passe pas et ne peut passer
Nina
Nina

24 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 29 octobre 2025
L'idée de départ est intéressante. Mais il y a beaucoup trop de répliques... très brouillon...et le film est très long et lent. L'histoire n'évolue pas.
Nicothrash

464 abonnés 3 293 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 29 octobre 2025
Une œuvre bien singulière à découvrir. Un Simple Accident est tout sauf simple, son réalisateur joue sur plusieurs tableaux, mêlant drame et comédie plutôt habilement. On a presque même parfois l’impression d’une parodie avant de comprendre les véritables enjeux. Non seulement, le métrage fait la lumière sur la situation globale en Iran en lâchant quelques belles banderilles face au pouvoir en place, mais il a également été tourné clandestinement, d’où cette véritable force qu’il dégage. C’est intéressant à voir, les comédiens sont inspirés, le questionnement fait mouche et la tension est bien présente. La Palme d’Or ? Pourquoi pas, mais c’est probablement surtout pour ce que le métrage représente plutôt que pour ses qualités intrinsèques, ce n’est pas mauvais, loin s’en faut, mais hormis le climax, on a vu plus dynamique et palpitant. Ça vaut vraiment le coup d’œil c’est certain même si ça paraît un peu longuet parfois, et puis cette scène finale résonne longtemps après le générique …
Vaucelinette
Vaucelinette

3 abonnés 2 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 28 octobre 2025
Malgré quelques lenteurs, absurdités dans le scénario, le film est très puissant
On ne peut pas rester indifférent devant la cruauté inhumaine du régime et de ses bourreaux qui ont pourtant une famille
Devant la noblesse des opprimés qui refusent de répondre à la violence par la violence
On est loin de l’idée que l’on se fait en voyant la bande annonce
Marie France L
Marie France L

8 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 28 octobre 2025
Ce film vaut-il la palme d'or en tant que création ? je suis dubitative. il a le mérite d'exister et de faire parler de ce pays.
tuco-ramirez
tuco-ramirez

166 abonnés 1 778 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 28 octobre 2025
Une Palme tout sauf accidentelle
Un des graals du cinéma mondial est l’obtention de la Palme d’Or à Cannes ; mais cela dépend tellement du jury que certaines sont plus que fades et certaines même des sorties de route. Il s’agit là seulement de la seconde Palme d’Or pour le cinéma iranien après « Le gout de la cerise » de Abbas Kiarostami. Avec Juliette Binoche en présidente du Jury et après l’injustice faite au cours des dernières années à de grands réalisateurs iraniens ; Roussolof (« Les graines du figuier sauvage »), Asghar Farhadi (« Un héro » et tant d’autres, mon cinéaste iranien contemporain préféré), Roustace (« Leila et ses frères ») ; Jafar Panahi était le chouchou de 2025 avant même que le festival ne démarre. Tout juste sortie de prison, il retourne dans les rues de Téhéran et dans la campagne pour tourner son film le plus frontal de sa filmographie. Souvent tourné dans la camionnette pour les scènes citadines ; il a l’art de tourner clandestinement, se mettant ainsi que ses équipes en danger.
Là, il conte l’histoire d’un garagiste dépannant un père de famille qu’il reconnait comme son bourreau durant ses années d’incarcération arbitraire. Il le kidnappe, compte se faire justice, mais veut être sûr que c’est bien le tortionnaire de la prison. Seul le grincement de sa prothèse de jambe lui permet de l’identifier. Petit à petit, en mode road movie, il part à la recherche d’autres victimes pour l’identifier avec certitude. Toute cette smala va constituer bien malgré elle une forme de tribunal populaire ; et s’aperçoit de fait comment il est difficile de rendre justice de manière la plus juste possible. Et c’est bien dans ce discours frontal que le film tient toutes ses promesses. Condamner ? Oublier ? Pardonner ? Se faire justice ? Comment dépasser la haine accumulée, traiter le traumatisme, sans répondre à la violence par la violence ? Panahi met donc en garde le régime des mollahs face à la révolte du peuple ; quel sort leur sera réservé lorsqu’ils tomberont après 45 ans de répression. A travers ce groupe de victime, c’est un beau portrait de la société iranienne montrant que tous les milieux sociaux sont concernés sans distinction de rang ou de statut. Comme chaque film iranien, c’est un pamphlet politique tout autant qu’un thriller ; une marque de fabrique pour bien faire ressentir la tension et la pression qu’exerce le régime sur son peuple ; même si là, elle se joue à fond renversé. Les dialogues sont ciselés, les situations limpides ; on est moins dans le second degré que bien souvent dans ce cinéma ; les enjeux sont ici bien énoncés et clairs comme de l’eau de roche ; l’objectif est d’être percutant et il l’est. Jafar Panahi, et c’est aussi sa marque de fabrique, pour alléger l’atmosphère pesante, lorgne du côté de la farce. Quelques scènes d’une drôlerie absolue nous rappellent les belles années de la comédie italienne. Et le film se termine par un plan séquence glaçant qui nous laisse sans voix. Le mal est là, juste derrière toi. Tendez bien l’oreille !!!
Christophe Brangé : « Avec une maîtrise parfaite de sa mise en scène et de l’art du plan séquence, Jafar Panahi nous offre une réflexion exaltante sur l’âme humaine, sur ce qui différencie les bourreaux des victimes, sur la définition de la légalité quand rien ne semble plus légitime et que la corruption a gangrené tous les pans de la société. »
Une belle récompense pour un bon film 2025, qui représentera la France aux Oscars !!!
Fandor
Fandor

1 abonné 16 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 27 octobre 2025
6 Iraniens en colère dans un van...Leur otage est il réellement le tortionnaire qu'ils supposent ? Sans révolutionner le genre Jafar Panahi construit avec des moyens modestes un récit qui vous tient en haleine du début à la fin en faisant planer l'omniprésence permanente de la main de fer du régime. Film politique, engagé et de résistance évidemment mais qui, au delà de la dénonciation d'un système, se veut une démonstration optimiste de la capacité de notre humanité à se reconstruire en toute circonstance.
GyzmoCA
GyzmoCA

295 abonnés 2 588 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 27 octobre 2025
Palme d’or du dernier Festival de Cannes, Un simple accident confirme à nouveau le génie discret mais essentiel de Jafar Panahi. Réalisé en caméra cachée pour contourner la censure iranienne, le film témoigne d’un courage artistique admirable. Panahi y explore les tortures imposées par le régime en adoptant le point de vue de ceux qui ont connu l’emprisonnement et la persécution.

La mise en scène, superbement maîtrisée, fait de chaque plan une prise de risque autant qu’un acte de résistance. Plutôt que de dénoncer frontalement, le cinéaste choisit la subtilité : il invite le spectateur à réfléchir à cette violence institutionnelle… mais aussi au danger de la reproduire, de laisser la vengeance transformer les victimes en bourreaux.

Profond, humaniste et d’une puissance émotionnelle rare, Un simple accident mérite pleinement sa Palme. Un grand film, au sens le plus noble du terme.
Subevo
Subevo

4 abonnés 81 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 27 octobre 2025
Comme souvent un excellent film iranien sur le régime et les conséquences de la répression sur la population.
Tout le long du film, on se pose cette question : était-ce leur tortionnaire ?
Cadreum
Cadreum

60 abonnés 782 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 27 octobre 2025
Qui est le film ?
Un simple accident arrive dans la filmographie de Jafar Panahi après trente ans de lutte entre clandestinité et invention. Après Taxi Téhéran et Trois visages, il revient à une forme apparemment plus narrative, mais toujours travaillée par la contrainte politique, la censure, l'urgence de filmer malgré tout. Le film s'inscrit dans cette lignée de cinéma tourné contre le pouvoir : non pas depuis l'exil, mais depuis l'intérieur même de la machine. En surface, le récit semble celui d'un faux polar : un homme croit reconnaître son ancien bourreau, l'enlève, et entraîne d'autres victimes dans une quête de vérité et de vengeance. Mais derrière cette simplicité apparente se jouent immédiatement la mémoire traumatique, l'incertitude morale, et la possibilité ou l'impossibilité d'une justice réparatrice.

Que cherche-t-il à dire ?
Le projet du film n’est pas de dénoncer frontalement un régime, mais de témoigner de ce que signifie filmer quand toute possibilité de liberté a été confisquée. Panahi déplace le regard de l’oppresseur vers les victimes, mais refuse de les sanctifier. Il observe comment la violence subie peut contaminer les gestes, les raisonnements, jusqu’à risquer de reproduire la logique du bourreau. Le film interroge la possibilité d’un acte juste dans un monde où l’État a ruiné toute confiance, où la vérité elle-même devient instable. Il ne filme pas la vengeance comme un fantasme de libération, mais comme une oscillation permanente entre pulsion bestiale et rappel à l’humanité.

Par quels moyens ?
Panahi filme une camionnette utilitaire, réduite au transport d’otages. Le cinéma iranien bascule ainsi d’un espace contemplatif à un espace de survie. La mise en scène n’explore plus : elle se protège. Le film adopte une forme de huis clos mobile, un espace contraint qui se déplace sans jamais offrir d’échappée (voiture, intérieur, terrain vague) toujours fermés, jamais libérateurs. Il n’y a pas de dehors qui délivre. La mise en scène se resserre pour étouffer plus que pour surprendre, refusant tout exotisme, toute esthétisation du danger.

Panahi travaille la parole comme champ de bataille : dialogues longs, souvent circulaires, où rien n’est jamais résolu. Le récit n’avance pas par révélation, mais par friction, répétition. La vérité n’émerge pas comme résolution. Elle s’effrite, elle se trouble à mesure qu’elle se dit.

L’absence totale d’extériorité morale est un geste fort : aucun personnage n’est pur, personne n’a le monopole de la souffrance. Panahi refuse les archétypes (ni justicier, ni martyr, ni monstre) mais montre des êtres en glissement permanent, rendus fragiles par l’histoire. C’est un film où personne ne sort indemne de ce qu’il voit, dit ou fait.

La caméra reste souvent à distance moyenne, comme si elle refusait à la fois la proximité empathique forcée et le surplomb analytique. Ce n’est jamais un cinéma de dénonciation, mais une exposition qui inquiète car elle ne commente pas, ne juge pas, ne protège pas le spectateur.

La temporalité du film est elle-même instable : retours, répétitions, bifurcations inattendues structurent une narration qui semble avancer pour mieux revenir, comme prisonnière de sa propre blessure. La structure narrative mime la mémoire traumatique, non linéaire, non gouvernable, hantée par le retour de ce qui devait rester enfoui.

Enfin, Panahi introduit un doute radical sur la possibilité même de conclure. Le film refuse le verdict, il ne délivre pas de résolution morale mais laisse le spectateur dans un état d’inquiétude active. Ce refus n’est pas une coquetterie esthétique : c’est l’aveu d’un monde où la justice n’est plus pensable dans les formes que nous connaissons.

Le surgissement du comique, inattendu, n’apporte pas de légèreté mais révèle l’épuisement de toute foi révolutionnaire. Le rire devient un aveu : celui d’une résistance qui ne croit plus à sa propre puissance.

Où me situer ?
Je suis frappé par le courage paradoxal de ce geste. Admirable, parce qu’il ose montrer la contamination au lieu de la masquer ; problématique, parce qu’il semble parfois céder à la peur au point de figer son écriture et à sa mise en scène. Mon regard se situe dans cette tension : reconnaître la valeur d’un film qui ne peut plus être « libre », tout en regrettant que la forme se réduise à une stratégie défensive. Il ne dit pas : « regardez comme la société est violente », mais : « regardez un film qui ne peut plus se penser autrement que comme un animal traqué ».

Quelle lecture en tirer ?
Un Simple Accident n’est pas un film sur l’Iran, mais un film qui la porte dans sa chair. Sa force ne réside pas dans sa virtuosité, mais dans son souffle contrarié, dans sa capacité à faire sentir un point de non-retour politique, éthique, anthropologique.

En ce sens, il invite moins à juger qu’à éprouver : à ressentir ce que signifie filmer quand chaque image est déjà une défaite, mais une défaite assumée, offerte au spectateur comme un témoignage. Ce n’est pas un cinéma qui triomphe, c’est un cinéma qui tremble. Et c’est peut-être là, dans ce tremblement même, que se loge une once d'espoir.
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