Un simple accident
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Lucie Couperin
Lucie Couperin

9 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 13 octobre 2025
Plus qu’un film sur la vengeance, Un simple accident est une méditation sur le pouvoir de filmer quand tout est interdit, un manifeste pour ceux et surtout celles que le régime réduit au silence. Panahi fait du cinéma un acte d’émancipation collective, une réponse à la violence d’État et à la domination masculine.
Un chef-d’œuvre où l’engagement politique se confond avec la compassion, et où la caméra, humble et obstinée, redonne aux femmes d’Iran et à tous les résistants leur place dans la lumière.
Rideau sur l'Écran
Rideau sur l'Écran

102 abonnés 226 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 13 octobre 2025
Dans "Un simple accident", Jafar Panahi n’accuse pas, il observe. Il installe ses personnages dans un espace suspendu, celui du doute : ont-ils vraiment reconnu la voix de leur bourreau ? Ce flou devient le cœur battant du film. Tout se joue dans l’ombre, dans ce qu’on devine plus qu’on ne voit. Panahi filme la vengeance comme une tentation tragique, la justice comme une ligne brisée. Sans effets ni éclats, il compose une œuvre d’une puissance tranquille, où l’absurde côtoie l’effroi, où chaque silence pèse le poids d’une nation bâillonnée. Magistral.
DaeHanMinGuk
DaeHanMinGuk

231 abonnés 2 457 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 12 octobre 2025
« Un simple accident » est un film iranien par son histoire très liée à celle du pays, son lieu de tournage et son équipe de tournage mais davantage un film français par son financement. D’ailleurs, il va représenter la France aux prochains Oscars après avoir obtenu la Palme d’Or au dernier Festival de Cannes. C’est une critique en règle d’un régime avec foi (il ne s’agit pas d’une erreur dans l’expression) ni loi. Mais, avec l’enlèvement de cet homme, le bien et le mal sont séparés par une frontière qui devient très floue. Malgré la gravité de l’histoire (que faire subir à son bourreau si on le retrouve ?), il y a quelques bons gags propres à la culture du pays liés à l’argent, qu’il soit extirpé pour des pourboires ou de la corruption. D’ailleurs, à se demander avec cette distribution continue de bakhchich, quel est le niveau de vie des iraniens puisqu’ils « dépensent » sans compter et quand il n’y a plus de cash, il y a toujours la carte bancaire (ironie)… La fin du film est extraordinaire : un grand moment de Cinéma ! Ce film a bien plus de mérite, dans la dénonciation, qu’« Une bataille après l’autre » sorti au Cinéma la semaine précédente. Voir les deux permet de les comparer. Malheureusement, « Un simple accident » aura moins de public au box-office que celui avec Leonardo DiCaprio en tête d’affiche.
Hélène D.
Hélène D.

37 abonnés 100 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 12 octobre 2025
Excellent film ! On attend un peu au début pour comprendre l’intrigue mais les acteurs sont excellents, très bonne mise en scène et très subtile fin! Bravo!
Matthieu B.
Matthieu B.

17 abonnés 290 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 12 octobre 2025
Film visionné au cinéma.

Ce film soulève plus de questions sur la peine de mort et se faire justice soi-même que sur la vie en Iran (une simple ponctuation où on verra quelques exemples de corruption). La mise en scène n'en demeure pas moins redoutable et diablement efficace.
Adelme D.Otrante
Adelme D.Otrante

228 abonnés 1 484 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 12 octobre 2025
Dans un pays comme l’Iran où il y a autant de bourreaux que de victimes quand deux citoyens se croisent l’un peut reconnaître les yeux de son tortionnaire.
La plupart des réalisateurs du monde font leur travail sans contraintes, pas dans la république islamique, et le mot courage n’est pas usurpé quand on parle de Jafar Panahi qui tourne ses films sans autorisation et qui continue à habiter dans son pays.
Le problème est que dans son œuvre je préfère l’invisible, le geste politique, au visible, le film que j’ai trouvé plutôt barbant.
Chris58640
Chris58640

259 abonnés 831 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 12 octobre 2025
Palme d’Or du dernier festival de Cannes et tourné clandestinement en Iran, « Un Simple Accident » est une sorte de petit miracle de cinéma. Jafar Panahi a déjà tourné des longs métrages « en douce » (« Taxi Téhéran ») et il en a payé le prix. Il récidive ici avec ce film. Si on ne sait pas qu’il a été tourné sous le manteau, on ne le devine pas d’emblée. Mais en y regardant bien, il y a beaucoup de scènes tournées dans des rues désertes, dans le désert, ou bien du toit d’un immeuble ou de l’intérieur d’un véhicule. La seule vraie exception étant une scène d’hôpital tournée à l’accueil d’un vrai hôpital, ce qui est sans doute un tour de force de cinéma clandestin. J’imagine mal ce que cela implique de tourner clandestinement. J’imagine qu’on ne peut pas se permettre le luxe de faire et refaire à l’envie les scènes, que l’on ne fait pas de fixettes sur la photographie, la lumière ou la finesse des décors. Le film n’a aucune musique, mais une grande importance est donnée au son : le son d’une marche claudicante, les croassements d’une nuée de corbeaux. Dans ce contexte ben particulier, « Un Simple Accident » est un film réussi dans sa forme, le hors champs est parfaitement utilisé, le plan fixe (en plan séquence je crois bien) de la fin autour de l’arbre, tout cela fonctionne. Il y a même, et c’est presque incongru, quelques touches d’humour avec le personnage incontournable de la corruption : des vigiles, une infirmière, un pompiste, tous se baladent avec un lecteur de carte bleue pour encaisser les bakchichs ! Dans une société obsédée par la pureté morale, c’est quand même le comble. Le casting est assez resserré, et il est dominé par Vahid Mobasseri, Maryam Afshari ou encore Mohamad Ali Elyasmehr. Difficile (et sans doute injuste) d’en sortir un du lot, tous ont en tous cas fait preuve de courage et de talent pour tourner ce film difficile et lourd sur le fond. Le thème de l’ancien torturé voulant se venger de son bourreau n’est pas nouveau, et le film fait penser rapidement au film français « Les Fantômes » qui se basaient sur la même logique. Des anciens détenu n’ont que le son (et l’odeur) pour reconnaitre leur tortionnaire, puisqu’ils ont eu les yeux bandés en permanence. spoiler: Il y a deux problématiques dans « Un Simple Accident » : déterminer si l’homme enlevé est bien le tortionnaire Eghbal, et ensuite, si cela se confirme, que faire de lui. Le premier axe est l’occasion pour ses anciennes victimes d’évoquer, parfois douloureusement, les sévices endurés : viols, parodies d’exécution, coups répétés, ainsi que les séquelles physiques et psychologiques qui en ont résultées. Tout cela est exprimé avec beaucoup de pudeur mais n’empêche, le catalogue des horreurs du régime iranien est sans appel. Pour un voile enlevé, pour une manifestation d’ouvrier non payé, le prix à payer est exorbitant. C’est une société modelée par la peur qui est ici exposée, uniquement par des témoignages à demi-mots ; il suffit de lire un peu entre les lignes. Sur l’identité du prisonnier, le film donne une réponse à la fin, le scénario ne nous laisse pas dans l’incertitude. Deuxième axiome : doit-on se venger de la violence par la violence. Là, toutes les victimes ne sont pas d’accord. Il y a celui, expéditif et la rage au ventre, qui veut la loi du talion ici et maintenant, et d’autres tourmenté à l’idée de finalement ressembler à leur bourreau. Répondre à la violence par la violence : le thème est universel, la réponse délicate et douloureuse.
Le scénario a quelques défauts, certaines scènes peuvent paraitre un peu « too much » (les gâteaux), et l’interrogatoire final laisse une impression étrange. spoiler: Cet interrogatoire en caméra fixe, long (un peu trop), confus (un peu trop), bavard (un peu trop), il se voulait la scène clef du film, c’est malheureusement une des plus faible, elle est un peu frustrante, surtout à cause du discours « changeant » du prisonnier. La fin est, elle, horriblement frustrante. On peut l’interpréter de plusieurs façons,
mais je la trouve plutôt réussie, tout bien pesé. « Un Simple Accident » est un film qui mérite le détour. Le cinéma iranien d’une manière générale mérite le détour. Les films qui arrivent jusqu’à nous sur ce pays nous en apprenne toujours beaucoup sur une Iran que l’on croyait pourtant connaitre. En dépit que quelques faiblesses, « Un Simple Accident » est une Palme d’Or à s’offrir.
Pierrefeu
Pierrefeu

23 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 12 octobre 2025
Formidable film tourné dans la clandestinité Iranienne
Drôle et poignant.
Une image terrible et optimiste de la société.
Résilience, expiation, pardon, désir de vengeance.
Tout y est.
A voir +++++
DestroyGunner
DestroyGunner

27 abonnés 922 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 12 octobre 2025
Partagé entre le sentiment d'une incomplétude de cohérence dans le scénario, qui laisse un sentiment d'inachevé, d'invraisemblance de certaines scènes... et le plaisir des images et des acteurs. Il faut probablement prendre en compte les conditions difficiles du tournage, dans une sorte de quasi-clandestinité.
ffred

1 989 abonnés 4 258 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 12 octobre 2025
J’avais beaucoup aimé Ceci n’est pas un film et Taxi Téhéran, les deux seuls Panahi que j’avais pu voir en salle. J’étais donc très curieux de découvrir celui-ci, surtout après la pluie de prix récoltés partout, et cette première Palme d’or enfin décrochée.

Le film est profondément politique, une charge puissante et courageuse contre le régime iranien, mais aussi une vraie chronique de vengeance qui tient en haleine du début à la fin. La mise en scène est splendide, épurée mais percutante, et le scénario est parfaitement maîtrisé, inspiré de l’expérience personnelle du réalisateur en prison, ce qui rend le tout encore plus fort.

C’est tour à tour émouvant, dur, cruel, drôle et même absurde, mais jamais gratuit. Les personnages sont bien écrits, l’humanité traverse chaque plan, et le tournage clandestin en Iran donne une dimension encore plus forte à l’ensemble.

Bref, un grand film, lucide et bouleversant, et une Palme d’or totalement méritée pour un cinéaste qui continue de se battre, film après film.
Feray Michel
Feray Michel

1 critique Suivre son activité

5,0
Publiée le 12 octobre 2025
Il s'agit d'un remake du film "La Jeune Fille et la Mort" de Roman Polanski où une jeune femme, incarnée par Sigourney Weaver, reconnaît ou croit reconnaître son ancien tortionnaire (Ben Kingsley).
L'adaptation au contexte iranien introduit deux modification majeures que j'ai beaucoup appréciées :
- on rit. Il y a une exubérance toute moyen-orientale.
spoiler: - nous sommes en Iran et la dictature n'est pas fini ; nous étions au Chili dans l'après Pinochet. Ainsi - et je trouve cela génial - la fin des deux films est identiques et différentes tout à la fois !
Florine1909
Florine1909

3 abonnés 7 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 11 octobre 2025
Scène extraordinaires dans un contexte politique compliqué.
Bon mélange entre morale et vengeance.
Etienne Imbert
Etienne Imbert

1 critique Suivre son activité

1,0
Publiée le 11 octobre 2025
Absolument rien ne tient debout du point de vue du scénario. Le jeu des acteurs est exagéré et très naïf. Pas d'émotion sauf à imaginer les souffrances des personnes emprisonnées et torturées. J'aurais largement préféré un documentaire
Georges Bahloul
Georges Bahloul

2 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 11 octobre 2025
Film à voir, bien tourné, on ne s'ennuie pas de voir ces personnages se démener. spoiler:
Emmanuelle
Emmanuelle

6 abonnés 129 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 11 octobre 2025
Très bon film. Émouvant, dur par moment, drôle parfois. Une équipée fantastique à la recherche de la (dure) vérité.
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