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Olivier Masson 11
4 critiques
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1,5
Publiée le 16 octobre 2025
Je suis désolé mais beaucoup de Longueur, pas très bien filmé . Les dialogues pas terrible , assez décousu , dommage . Tout le monde est resté sur sa faim . Pas du tout du tout du niveau des graine du figuier sauvage
Une œuvre puissante politiquement et moralement qui captive et interroge sur sur les thèmes de la vengeance et du pardon. Je n’ai par conte pas été conquis sur le plan cinématographique et c’est en cela que je trouve les critiques dithyrambiques un peu surfaites. Question de sensibilité sans doute. Cela reste malgré ce bémol personnel une œuvre engagée, forte, courageuse et à ces titres, nécessaire.
Excellente palme d or De la première scène à la dernière, c est juste d’une cohérence parfaite . Les dialogues sont d’une grande clarté et d’une justesse incroyable. J’en suis ressortie « remplie » tant sur la qualité cinématographique que sur la connaissance de ce sujet difficile à traiter ..
Sublime. Tout est dans la simplicité comme évoqué dans le titre. Et pourtant l'enjeu vous prend aux tripes. Allez lui donner une chance ne serait ce que pour soutenir le cinéma iranien.
Film réalisé avec un courage politique incroyable… Moins exceptionnel sur un plan purement cinématographique. Accueillir donc le prix de la palme d’or avec réserve si l’on veut simplement voir un bon film.
Un simple accident frappe par sa brutalité discrète : un incident banal se transforme en cauchemar moral. La tension oppressante ne lâche jamais, et chaque plan rappelle l’injustice latente de la société iranienne. Vahid incarne la rage et la vulnérabilité avec une intensité troublante. Panahi excelle à mêler suspense et critique sociale sans artifices. Ce film reste en mémoire comme un choc à la fois intime et politique.
Très déçue de cette palme d'or Je m'attendais à quelque chose de plus abouti C'est fait avec des bouts de ficelle (pas un reproche en soi compte tenu des conditions de tournage) les acteurs font ce qu'ils peuvent. Mais cela méritait il la palme d'or ????
Très fort ! On rentre tout de suite dans l'intrigue et le suspense reste jusqu'au bout du bout. Les personnages ont de la consistance, on est avec eux à chaque moment. Très réussi, et très caustique
Quand on pense aux risques de Panahi pour tourner ce film on se dit que ça valait le coup. Un petit bijou de sobriété et de profondeur. Une vraie leçon de cinéma.
Dans un dispositif d’une sobriété exemplaire, le cinéaste dissèque la mécanique du mal, la tentation de la vengeance et la fragilité du pardon. Sa caméra, attentive et implacable, capte la douleur des survivants sans jamais tomber dans le pathos, préférant l’humour noir et la distance ironique à la démonstration. Un film essentiel.
Depuis une dizaine d’années ou plus, la palme d’or est décerné selon moi, tantôt à un grand film et tantôt à un film politique moyen ou plutôt bon. Oubliant donc de la décerner au plus fort ou plus puissant film de la sélection. Pour ma part je l’aurais donné a Sirat mais ça ne reste que mon avis. Donc ce film ci a pour moi un discours étrange. J’ai passée tout le film à rire des situations cocasses qui s’enchaînaient malgré le côté grave de la situation. Ça m’a rappelé les belles années des frères cohen. L’ambiance est très similaire . Mais durant 2 long passages au milieu et à la fin du métrage. Cela devient beaucoup trop sérieux par rapport au reste du film qui est vraiment plutôt drôle. On a quand même les personnages qui se succèdent pour confirmer ou non si il s’agit bien de leur bourreau commun. Et on a même le téléphone de ce même bourreau qui vient perturber de manière très cocasses nos personnages au milieu de leur indécision à savoir quoi en faire ainsi que la manière. Donc ces deux scènes ou le personnage le plus énervé et plus tard la photographe sur explique pourquoi il faut s’en débarrasser, ce qu’il leur a fait subir. On avait vraiment pas besoin de ça car on comprend instantanément pourquoi il le kidnappe. On sais très bien ce qui se passe dans ce pays en cas d’opposition au régime. Donc ce discours à rallonge trop verbeux et pas subtil m’a clairement agacé et dénote complètement du reste du film ainsi que son ambiance comique. J’aurais vraiment adorer si le film serait rester dans cette ambiance, ça aurait été une vraie première de traiter ce sujet de cette façon la, jusqu’au bout pour laisser plus de place au cinéma qu’à son discours politique qui est logiquement très présent dans beaucoup d’œuvres du cinéma iranien. Pour la forme le film est très bien filmé accompagné d’une belle photographie. Les acteurs sont excellent. J’ai adoré le perso principal et son visage de loser qui au final reste le mec le moins verbeux et le plus droit de la bande. Dommage que sa relation avec la photographe n’aille pas un peu plus loin, pour lui offrir une forme de récompense à sa sagesse durant la quasi totalité du métrage. Une palme d’or donc un peu trop politique et avec le cul entre deux chaises mais un bon film quand même.
Jafar Panahi est un grand habitué de la croisette, et c'était une palme très prévisible. Assigné à résidence, condamné, il prend beaucoup de risques mais pour lui le fait de s’exposer et d’être visible à l’extérieur l’aide à renforcer sa sécurité. Pour autant son films est très bon; une vraie intrigue, une histoire qui aurait pu n’être que tragique mais qu’il décrit avec un zeste d’humour. Une famille dans une voiture a un accident ; dans le garage où l’homme arrive en boitant, un mécanicien a des sueurs froides : il croit reconnaitre celui qui l’a interrogé et torturé dans les geôles iraniennes. Il s’ensuit toute une série d’événements dont le point de départ est l’enlèvement du suspect à grand coup de pelle...Il subsiste toutefois un doute sur son identité…Séance tenante il contacte les uns après les autres ses anciens compagnons de galère. Il les invite, toutes affaires cessantes, à « tâter la guibole » du prisonnier. Ce surnom avait été attribué à ce militaire tortionnaire amputé d’une jambe. Plantant sur le champ toutes leurs occupations, cette équipée s’engage dans un road trip tragicomique… dont l’ultime point de chute est concrétisé par une tombe creusée dans le désert. L’itinéraire est empreint d’un questionnement éthique : en supposant qu’il s’agit bien de la même personne, doit on rendre la violence coup pour coup, œil pour œil, dent pour dent ??? Certes ce thème a déjà été exploité et brillamment mis en scène par Polanski dans la jeune fille et la mort. En Amérique latine, une jeune femme pensait reconnaître son bourreau joué par Ben Kingsley; mais là où Polanski met de la gravité et une atmosphère pesante, Panahi se permet de prendre un peu plus de recul et de dédramatiser avec un traitement burlesque de cette équipée de pieds nickelés. On rit en se remémorant l’image d’une mariée qui pousse une voiture avec ses acolytes…Mais pour autant le thème ne perd pas son intérêt et bien au contraire, l’humour renforce la prise de conscience…Et cela n’affaiblit en rien la portée du film ….