4990 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
488 critiques spectateurs
5
58 critiques
4
198 critiques
3
138 critiques
2
63 critiques
1
21 critiques
0
10 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Craoux
40 abonnés
328 critiques
Suivre son activité
2,0
Publiée le 11 mars 2026
Plus d'une heure 40 (si je décompte les quelques minutes d'entrée en matière nous conduisant au garage) de bavardages tendus que Panahi propose dans ce travail introspectif sur le fonctionnement de l'âme humaine autour de cette réflexion : pourra-t-on reconstruire une société si les victimes usent de la même violence que leurs bourreaux ? En écrivant celà, je ne spoile rien. À vous de recevoir le message comme vous le sentirez (forme et fond). Quant à moi, je suis obligé de reconnaître que j'attends bien, mais alors bien autre chose du cinéma. Du début à la fin, me suis profondément ennuyé (ne suis pas sorti car j'étais avec ma compagne). Le cinéma passe nécessairement, obligatoirement par un travail sur l'image, la photo. Or, cette règle d'or ne peut pas être observée par le travail de Panahi dans les conditions de tournage qui s'imposent à lui. Tout miser sur la force du texte ne peut pas répondre au cahier des charges du cinéma. Et que le milieu artistique puisse s'honorer de rendre hommage au réalisateur en lui attribuant la Palme d'Or ne changera rien au quotidien du peuple iranien puisque le Droit International consacre le principe du non-droit d'ingérence.
Ce film, minimaliste dans sa réalisation vu le tournage en Iran, m'a surprise par sa profondeur philosophique.. joué comme une comédie de Chaplin, c'est la question d'Anna Harendt sur le mal qui surgit ! Sur la différence entre le bourreau (le serait-il s'il n'était a la base un fonctionnaire entièrement dévoué a la cause de ses dirigeants) et la victime qui veut se venger ou celle qui demande réparation. Entendre un bourreau avouer est-ce suffisant ?
Sujet lourd mais ô combien éternel dans ce qui constitue le cheminement mental de victimes d’atrocités par rapport à leurs bourreaux. Ce film retrace avec justesse ce travail individuel et collectif qui demande aux belligérants de se confronter à leur propre humanité souillée par l'obscurantisme et la barbarie. Film poignant, intelligent, talentueux avec des acteurs à la hauteur de l’enjeu de cet exposé riche en rebondissements
On connait les combats de Jafar Panahi contre le régime des mollahs et son savoir-faire pour tourner des films qui disent sa colère, dénonce leur tyrannie tout en les mettant en garde sur la révolte qui gronde. SI Un simple accident est prenant comme un thriller, si quelques parenthèses pleines d’humour apportent un peu de répit dans le récit, le propos reste bien entendu grave, politique, mais porte surtout une profonde réflexion sur le sens du pardon. Plein de malice pour éviter la censure Jafar Panhi réalise clandestinement un road trip en van dans les rues de Téhéran, convoquant tour à tour absurdité et horreur, pour mieux explorer la définition de la légalité dans une société gangrénée par la corruption et corsetée par des lois abscondes ? Comment maitriser sa colère, ses envies de vengeance, ses pulsions les plus brutales pour surtout ne pas devenir l’égal de ses bourreaux ? Avec audace et maitrise il renvoie chacun face à sa conscience.
Le nouveau Panahi, palme d'or de cette année, est un film au propos politique fort. Tourné clandestinement, un simple accident est néanmoins extrêmement soigné en termes de mise en scène. Le scénario qui évoque la jeune fille et la mort de Polanski , sans être d'une grande originalité, regorge de scènes tantôt humoristiques tantôt grave. Un simple accident est un film libre tourné dans un cadre rigide. Rien que pour cela, il mérite d'être vu.
Ni prêche ni discours, Un simple accident avance comme un pamphlet lucide et désespérément humain. Panahi filme la vengeance, non comme une réponse, mais comme un poison lent. Il interroge la possibilité de la justice dans un pays rongé par la peur et la corruption, tout en refusant la haine comme unique é par une mise en scène d’une rigueur exemplaire et une conscience politique brûlante, Un simple accident transcende son contexte national pour devenir un film universel sur la dignité, la vengeance et le pardon. Un chef-d’œuvre de courage et d’humanité et sans doute « une Palme d’or tout sauf accidentelle ». Film de l'année.
Un film d une intelligence rare. Une palme d or largement méritée. Et des acteurs parfaits Les scènes de début et de fin sont par ailleurs incroyables.
Vu en VO au Katorza de Nantes le 9 octobre 25. Victime, puis bourreau, se trompe-t-on de vengeance ? ... Un film qui saisit aux tripes et parvient à nous tirer quelques rires par moments. Une réussite totale dans l'interprétation et la réalisation, la séquence de l'arbre vers la fin est particulièrement marquante ! Bravo ! Palme d'or méritée !
Je mets 5* car c'est vraiment un chef-d'œuvre ! C'est magistral et génial. Malgré les (et peut-être même grâce aux) contraintes de tournage : film quasi clandestin tourné avec des moyens vraiment minimaux, quasiment tout est genial ici. La trame et le propos humaniste subtil : comment victimes et tortionnaires peuvent-ils cohabiter dans un même pays ? Quelle réparation ou justice possibles : vengeance ? pardon ? repentir ? ... Les acteurs, les dialogues... La vitalité des scènes, entre théâtre et psychodrame. Le mélange réussi entre drame, suspense et burlesque, entre gravité et humour comique. On ne s'ennuie pas une seconde. On est ému et touché. Et on ne sort pas déprimé du film, malgré la gravité dramatique du sujet ! Au contraire, j'en suis ressorti serein et confiant, alors que je trouve toute l'actualité très anxiogène. Alors que son film est interdit en Iran, Jafar Panahi propose ici en filigrane un scénario plausible et fédérateur de l'après dictature religieuse actuelle et donc une voie de sortie autre que l'inversion de la violence et le chaos (bien vite récupéré par d'autres forces du mal...). Prophétie auto-réalisatrice ? Certainement... Allez voir ce film pour que cela arrive, et pour vous faire du bien !
J'ai enfin vu la Palme d'or du festival de Cannes 2025 !
Un thriller iranien assez efficace qui arrive à mêler habilement le contexte géopolitique, les situations rocambolesques et l'humour ce qui donne un film détonant.
On assiste à un groupe de personnes qui croit reconnaître en une personne leur ancien bourreau en temps de guerre. Sans suit un enchaînement de situations qui nous tiennent plus ou moins en haleine. Peut-on se fier à notre instinct ou la peur est conductrice de fausses émotions ?
Le film est scindé en deux parties qui sont assez inégales. La première prend le temps de contextualiser le récit et il est plutôt narratif et bavard. J'avoue que je commençais à piquer du nez... Jusqu'à ce qu'arrive la seconde partie qui est clairement plus efficace avec un rythme plus soutenu et un final glaçant.
Mention spéciale à la force du hors champs avec ce bruit de "guibole" qu'on entend sans voir d'image et qui vous glace le sang.
Il faut savoir que le réalisateur a tourné clandestinement et qu'il ne peut plus retourner dans son pays. Cette Palme était donc hautement symbolique ! J'ai trouvé que le contexte politique était assez complexe à saisir mais on peut apprécier ce film sans en connaître les détails.
C'est un film qui ne m'a pas marqué autant que je l'espérais mais qui reste un bon thriller avec les codes du genre.
Le régime islamique iranien et la liberté à retrouver, la vengeance, les interrogations. Jafar Panahi nous emmène dans les affres du vécu des personnages. Scène "Pieds nickelés" pour détendre, inattendue, puis on plonge sur du lourd, "La Guibole" ou pas ? Chacun réagira à sa manière face au tortionnaire ! Très bien menée cette "Palme" méritée.
Un bon film qui nous plonge dans l’ambiance d’une dictature dans laquelle il faut bien vivre. Mais quelle vie ! Bien joué, bien foutu, bavard et drôle. Effrayant aussi.
Une magnifique histoire rassemblant plusieurs inconnus avec un souffrance commune, à mi chemin entre le tragique et le comique qui souligne l'absurdité de la guerre.
On voit dès les premières séquences le génie de Panahi. Un animal écrasé involontairement par la voiture d'un tortionnaire insensible déclenche un drame humain. Panahi lie un fait simple au suicide moral d'une nation. Le film souffre cependant des conditions difficiles du tournage liées a la censure. Une fois de plus, le cinéma iranien montre qu'il est imaginatif, original avec des réalisateurs qui excellent en écriture et en mise en scène. Peut être la seule bonne chose qui survit dans ce pays et que les mollahs ne savent éliminer.