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Ricco92
284 abonnés
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4,0
Publiée le 23 octobre 2025
Voici une Palme d’or qui n’a pas dû plaire au régime des ayatollahs. En effet, Jafar Panahi a clairement été traumatisé par les mois qu’il a vécus en prison et les tortures qu’il a dû y subir et Un simple accident lui permet de dénoncer tout cela au risque de subir à nouveau la tyrannie au pouvoir de son pays. On ne peut qu’être admiratif devant le courage du cinéaste pour offrir une œuvre aussi clairement dénonciatrice de la cruauté de la République islamique. Mais ce nouveau long-métrage n’est pas qu’un brûlot politique mais constitue également une œuvre très agréable à suivre mêlant le drame et l’humour (chose très osée devant un tel sujet) même s’il serait faux de dire qu’il soit innovant d’un point de vue purement cinématographique. Par contre, Panahi signe un scénario assez surprenant car il arrive à offrir de l’originalité dans son traitement du film de vengeance en évoquant les doutes et les dilemmes moraux qu’une telle situation peut causer ainsi que l’incongruité du moment où cette revanche peut arriver (c’est probablement le premier film où un couple cherche à se venger en tenues de mariage). S’il est très classique cinématographiquement parlantspoiler: (même si l’affrontement final entre Vahid et Eghbal est d’une grande force) , Un simple accident est une œuvre très prenante et surtout incroyablement courageuse et c’est cet aspect qui peut justifier un prix aussi prestigieux que la Palme d’or.
c'est comme une fable, on sourit alors que le sujet est grave. c'est un peu les pieds nickelés en Iran... tragie-comedie, magnifique, réflexion sur le pardon.
Faut-il infliger à son bourreau la même chose que ce qu'il vous a infligé ? Autour de cette question gravitent plusieurs personnages, dont chacun représente une réponse différente. Le doute est omniprésent, même s'il a cru être sûr, le héros ne veut pas être injuste et se tromper. Il convoque alors ceux qui pourront lui confirmer ou infirmer sa découverte. Rien n'est simple, dans cet accident. Le sujet rappelle celui de "la jeune fille et la mort" de Roman Polanski. La confrontation victime/ancien bourreau est aussi causée par un problème de voiture, et la jeune fille se fie à la voix de l'homme qu'elle reconnait comme son bourreau. Le film est très puissant Celui-ci se différencie en convoquant plusieurs points de vue eten changeant de registre pour lorgner vers la comédie italienne. Il a également le mérite de montrer le fonctionnement de la sté iranienne justement observée Une séance mitigée
Film qui aborde divers aspects de la société iranienne à travers des personnages qui incarnent des aspects de celle ci. Le tortionnaire, ses ex victimes résolues à se venger, mais qui hésitent à utiliser la violence. je trouve que Panahi surcharge son propos en voulant trop démontrer. Et en devient trop directif en amenant les spectateurs à être enfermés dans son point de vue.
Un joli thriller dans un pays où le secret règne: l’Iran. Intrigue originale: va-t-on exécuter le bourreau retrouvé 15 ans après? Est-ce vraiment lui le bourreau ?’Il manque à ce film une vue (ou une critique) de la réalité Iranienne…
Beaucoup de cris inutiles qui fatiguent le spectateur. Une histoire qui tient difficilement la route. Le film se laisse voir sans laisser un souvenir impérissable. Aussitôt vu, aussitôt oublié. Ce n'est pas avec ce film qu'on va gagner un oscar.
Un chef d’œuvre dans un pays comme l’Iran. Bravo pour ce film qui nous confronte aux horreurs des dictatures en place en 2025 ! Une humanité dans l’enfer des sequestrations. À voir absolument.
Par la séquestration d'un tortionnaire par un ancien prisonnier et la confrontation des notions de revanche, de justice, de non violence et de responsabilté, "Un simple accident" nous renvoie "A la jeune fille et la mort" mais on est bien loin de la virtuosité de Roman Polanski.
Le thème est grave, les souvenirs brulants et la tension maintenue de bout en bout, en dépit des péripéties drôles et bienvenues dont le film est jalonné et qui en font un bon exemple de film tragicomique.
C'est un bon film, sans plus. Il paraît qu'il a été tourné dans la clandestinité, à la sauvette et avec les moyens du bord. C'est sans doute en tenant compte des conditions du tournage et de la situation dans le pays que la palme d'or lui a été décernée.
Un simple accident est une Palme d’or malheureusement assez faible et finalement assez convenue, à l’instar de celle de l’année précédente pour Anora, même si ce dernier est, à mon sens, largement supérieur. Néanmoins, le chemin reste le même : ce sont des Palmes d’or qui ne prennent pas énormément de risques. Anora était un excellent film, mais pas forcément une bonne Palme d’or, et je ne suis même pas certain qu’Un simple accident soit un bon film tout court. Il est par moment ennuyeux. Sirãt l’aurait bien plus mérité pour son audace, tout comme The Substance l’année dernière.
"Un simple accident" est avant tout curiosité. Il s'agit d'une tentative audacieuse de thriller pour aborder des questions complexes de justice et de vengeance, mais qui peine à convaincre sur toute sa durée.
Le film se positionne sur le thème délicat de la vengeance, mais le fait sans noirceur ou véritable drame, voire au contraire avec des tentatives d'humour maladroite. Cela a pour conséquence que l'intrigue apparaît par moments faussement intense, diluant la charge émotionnelle que le sujet devrait impliquer.
A cela, il faut rajouter le fait que le film exige une longue patience pour délivrer son moment le plus fort. De longue minutes pour parvenir à une dernière scène, une explosion finale, bien que percutante, arrivant trop tard pour justifier la lenteur et l'inconstance du reste du récit. C'est le prix a payer.
Tout est éminemment politique : le film lui même comme l'attribution de la palme d'Or. On comprend aisément le souhait des jurys de récompenser les cinéastes iraniens qui doivent tourner clandestinement mais bon, cinématographiquement, on est loin du chef d'oeuvre. voili voilà, ennui et agacement sont les sentiments qui m'ont animée à la projection du film.
Quand on imagine les conditions de tournage, la clandestinité et la rapidité, les acteurs sont excellents et l'interprétation est parfaite, le message est clair, le choix de devenir ou non un bourreau est bientraité, je trouve ce film très bon, intelligent et incroyable. Un film Intriguant & divertissant avec des personnages au caractère bien trempé. Des scènes intéressantes & superbes, c'est captivant du début à la fin. Je le recommande vivement. C'est une très belle leçon de vie.
4 étoiles pour cette œuvre courageuse du réalisateur Jafar Panahi, en clandestinité dans un Iran répressif sous l’autorité des Mollahs. Un Simple Accident est ponctué de scènes comiques qui nous font presque parfois oublier la gravité de ce qui se joue pendant les 1h42m du film. Le jeu admirable des acteurs, la qualité des dialogues et les longs plans séquences imposés par un tournage « clandestin » rendent le film encore plus séduisant. Belles scènes de longues tirades sont convaincantes + la morale du « doit on se comporter comme nos bourreaux » qui force presque le spectateur à agir, ou pas dans le sens du film. Une Palme d’Or méritée pour une œuvre évidemment politique.