Un film très décevant ! Le jury cannois a choisi de primer le discours politique au détriment de la qualité artistique. Le traitement de la question de la vengeance et de l'usage la violence aurait mérité mieux que ces cinq personnages verbeux qui nous assomment de leurs discours. Le dénouement est au mieux irréaliste, au pire carrément malaisant. Un point positif : la justesse de l'acteur qui incarne le personnage principal et qui sauve cette palme d'or claquée.
Une narration aussi simple que le titre est pourtant complexe et sinueuse, une mise en scène aussi simple que le titre est pourtant précise et intelligente, du cinéma utile au moins pour le spectateur, à défaut de l'être pour changer le monde et ce qu'il se passe en Iran, un film courageux et c'est déjà beaucoup. Merci Jafar Panahi !
A un moment on a peur que le film ne s'égare dans la comédie qui a du mal à se conclure mais c'est pour mieux nous prendre à la gorge dans le final et nous délivrer ce message qu'il ne faut attendre aucun sursaut d'humanité dans les tortionnaires.
Un film brutal et tendre à la fois, un casting et une direction d'acteurs superbes et un montage très réussi laissant les scènes respirer. Un grand moment de cinéma.
Avec en toile de fond, le régime iranien et ses atrocités, Panahi construit un film dont le scénario est un vrai thriller, au départ un événement banal qui se prolonge par des scènes de plus en plus intense où les idéaux moraux se percutent avec ce désir exacerbé de vengeance pour se terminer sur une note d'espoir qui pourrait laisser entrevoir la fin de ce régime sanguinaire. La réalisation avec des plans séquences remarquables qui donnent une vraie dynamique au film, démontrent une fois de plus la virtuosité de ce réalisateur
Mélange entre thriller et comédie, qui vire d’ailleurs plutôt sur la comédie, mais possiblement afin de garder une touche légère, ce « lent-métrage » est bien construit, mais sérieusement la Palme ? Le jeu des acteurs n’est pas grandiose, et même si le message est puissant politiquement et humainement, le film techniquement n’est pas incroyable.
Vu en VO ce film est surprenant. On y ressent bien la rage, les corps meurtris par la torture du régime en place, la haine, mais j’ai tout de même eu du mal à rentrer dans le film, peut être du fait de la langue ou du scénario. Les textes de certains passages sont violents dans leurs détails des actes de barbarie des geôliers racontés par Jafar Pahani emprisonné à deux reprises dans son pays. C’est un film fort et un temoignage poignant.
Grosse déception ! Mauvais scénario truffé d'incohérences, philosophie de comptoir et interprétation médiocre. Bref, si ce film n'était pas iranien, il ne serait jamais sorti en salles, quant à décrocher la palme d'or,...J'en reste pantois
Film étonnant car c’est une comédie sur un sujet grave On pénètre dans la vie courante des Iraniens Les acteurs sont très naturels On imagine que tous ces points de vue sur la vengeance en fonction des caractères de chacun ont été soufflés au réalisateur par ses codétenus lors de son séjour prison Le réalisateur excelle dans cette comédie, témoignage poignant sur la vie actuelle en Iran
Comme c’est mal joué ! Est ce excusable par un tournage clandestin ? peut être… Le propos est limpide, bien sûr il est grave, mais si on regarde simplement le film en tant qu’objet de cinéma, il est nul… Pour parler de film iranien sans budget, prenons les chroniques de Téhéran….
Le rythme de la comédie pour raconter un à un les traumatismes de guerre causés par un état contre ses citoyens. La quête effrénée pour connaître à l’identité véritable du bourreau combat le totalitarisme du régime dans chaque plan. C’est du grand cinéma, simple et puissant.
Un simple accident est un film pleinement iranien. On y retrouve le génie particulier de cette cinématographie, qu'on connaît depuis Abbas Kiarostami et ses successeurs. Le scénario est subtil, les comédiens parfaits, la mise en scène inventive, le discours ouvertement politique et opposé au régime autoritaire. Il semble qu'il y ait un tropisme iranien à faire des films en voiture. Ici l'essentiel se passe dans un van. Panahi constitue progressivement une petite troupe idéalement équilibrée, dont la touche de fantaisie est une mariée en robe de cérémonie. Le personnage principal d'origine populaire est contrebalancé par une photographe qui semble fréquenter un tout autre univers culturel. Le flegme et la distance critique de celle-ci se heurtent aux emportements du génial Hamid, pile électrique prête à tous les excès. Difficile de traduire en mots l'ambiance si plaisante de ce film où l'on a l'impression d'entrer dans une petite famille d'individus qui ont partagé les mêmes horreurs du régime quelques années plus tôt. Le film vaut aussi pour le témoignage historique et societal qu'il induit. Il revient sur des épisodes de torture passés et traite implicitement des liens entre Iran et Syrie. Il dit aussi la continuelle corruption qui sévit absolument partout et à tous les niveaux dans ce pays. C'est à tel point qu'à la station-service, on donne sa carte et son code au pompiste qui détermine lui-même le montant réel qu'il vous fera payer. Il serait idiot de se lancer dans un débat pour savoir si Un simple accident méritait ou non la palme d'or. Cannes cette année fut exceptionnel, avec Sirat, Valeur sentimentale, Resurrection, L'agent secret, etc. Le jury a fait un choix. Et le film retenu coche toutes les cases d'un bon film : parfaite mise en scène, habile récit, comédiens au top et discours fort. Que demander de plus ?