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4,0
Publiée le 15 mars 2026
Avec Un simple accident, Jafar Panahi poursuit son cinéma de la contrainte en transformant un incident banal en révélateur des tensions politiques et morales de la société iranienne. La mise en scène, d’une simplicité presque trompeuse, laisse progressivement apparaître les lignes de fracture entre responsabilité individuelle et système oppressif. Panahi excelle à faire naître le suspense non par l’action mais par l’accumulation de dilemmes éthiques et de regards méfiants. Les personnages semblent constamment négocier avec leur conscience autant qu’avec le pouvoir invisible qui encadre leur existence. Un film modeste en apparence, mais d’une densité morale remarquable, fidèle à la lucidité obstinée du cinéaste.
Un côté Gustave Kervern dans ce film, on est au milieu de gens rendus fous par leurs souvenirs et l'inconsistance mémorielle de ceux-ci : celui que l'on croit être celui qu'il pourrait être l'est-il on ne l'est-il pas ? mais la fin, qui choisit, déçoit aussi.
La réalisation, comme souvent dans les productions françaises, est digne d’un téléfilm France 3. Mais le fond du film est excellent. Un beau message sur l’horreur du totalitarisme qui force l’individu à choisir entre collaboration, résistance, laissez faire…
Vu tardivement mais avec alors un regret de ne pas avoir bien saisi l'engouement pour ce film ni compris à temps son succès auprès de moult spectateurs qui l'ont porté aux nues . Tout a été dit à propos de cette œuvre méritant amplement son(ses) prix. La critique "Presse" souvent en décalage avec le public, est unanimement en phase avec cette histoire qui est portée par un scénario ne souffrant d'aucune "sortie de route". Non, ce "simple accident" supplante bien de blockbusters d'outre-manche et il valait (et vaut) vite le détour avant une fin de programmation en salle.
Palme d'or 2025, ce film tourné clandestinement transforme une quête de vengeance en méditation sur le pardon et dresse une critique claire du régime iranien. Un humour délicat qui maintient une distance sur la gravité des événements, permettant d'aborder les traumatismes sans les imposer au spectateur. Si le film souffre parfois de redondances et d'une certaine retenue, ces défauts s'estompent face à l'importance du contexte de production qui ajoutent une dimension authentique et courageuse à cette œuvre de résistance. insta : maxfaitsoncinema
Avec Un simple accident, Jafar Panahi poursuit son œuvre de cinéaste clandestin en signant un film d’une sobriété presque austère, mais d’une tension morale constante. Là où d’autres auraient choisi le thriller frontal, Panahi préfère l’épure : une mise en scène dépouillée, des cadres fixes, une lumière crue qui ne cherche jamais l’effet. Cette sécheresse formelle installe un climat d’inconfort durable. L’atmosphère est celle d’un monde ordinaire traversé par une inquiétude invisible. Rien n’est appuyé, tout est suggéré. Le silence devient matière dramatique. Les regards, les respirations, les micro-hésitations prennent plus de poids que les mots. D’où cette capacité à faire naître la tension sans musique illustrative ni montage spectaculaire. Panahi filme l’attente, le doute, l’espace entre deux décisions. L’écriture frappe par sa rigueur morale. Le scénario avance par déplacements successifs, sans jamais imposer une vérité. On retrouve ce goût panahien pour l’ambiguïté : aucune psychologie surlignée, aucun personnage réduit à une fonction. Le film refuse la catharsis et laisse le spectateur dans une zone grise, inconfortable mais stimulante. La construction est d’une précision presque géométrique, où chaque scène semble répondre à la précédente comme dans une démonstration éthique. Le jeu des acteurs participe pleinement de cette retenue. Les interprètes adoptent une ligne naturaliste, proche du documentaire. Les émotions affleurent sans éclat démonstratif. Les visages restent fermés, traversés de fissures minuscules. Cette économie expressive renforce la crédibilité du film : on a le sentiment d’assister non à une performance, mais à une situation vécue. La direction d’acteurs, d’une grande délicatesse, évite tout pathos. Ce qui frappe surtout, c’est la cohérence entre forme et propos. L’austérité visuelle, l’absence de spectaculaire, la sécheresse du ton composent un cinéma de résistance : un cinéma qui refuse la simplification. En cela, Un simple accident s’inscrit dans la continuité d’une œuvre où le minimalisme devient puissance politique. Un film discret en apparence, mais profondément corrosif.
Décidément, je n’accroche pas aux propositions cinématographiques de Jafar Panahi. Je ne remets pas zn cause son propos, son courage, son combat ni les conditions de tournage. Mais, "Un simple accident" ne fait rien d’un scénario intriguanr qui aurait pu être fort. Le projet souffre de longueurs, de faiblesse d’écriture et d’incarnation. Un manqur de mise en scène (excepté la scène de l’enlèvement). La dernière séquence ne sauve pas les 1 heure 42 précédente qui manque véritablement de dramartugie. Une palme d’or faible et pour tout dire incompréhensible d’un point de vue cinématographique.
Une palme d’or qui connaissant le contexte du tournage est diablzment fort. L’histoire, les problématiques approchées, le contexte et l’evolution des personnages, leurs questionnement. C’est très réfléchit meme si l’histoire est simple, elle sert avant tout de contexte à la reflexion.
Le film iranien sous production française qui a fait parler de lui en 2025. Palme d'or, Un simple accident démontre, avec beaucoup de clarté et de sincérité, la situation politique iranienne et comment de simples citoyens veulent se venger sans vouloir devenir les tortionnaires tortionnés. Instabilité, confiance, oppressant, ; cela résume bien le film de Jafar Panahi : Le film surprend dès son ouverture et brille par quelques scènes mémorables : les deux plans séquences et ce plan de fin... simple et efficace. Le film manque peut être de radicalité mais qu'importe : en lui même, le film est juste génial à suivre.
Des airs de Little Miss Sunchine dans les épisodes en van, sensés être comiques… mais d’un ennui mortel. On reste en éveil pour connaître le dénouement mais c’est dur. Peut-être que les longs monologues en lien avec le contexte politique en Iran plairont à certains.
Un sujet fort mais un film décevant, surtout pour une Palme d’or 2025. Le rythme est très lent, le jeu manque d’intensité et l’histoire avance à peine. Le film reste trop froid et distant, ce qui empêche de ressentir le drame ou de s’attacher aux personnages. Honnêtement, je ne comprends pas vraiment son prix.
1h45 de film pour arriver à une séquence finale aussi stupéfiante et tendue. Et bien bravo film t'as réussi ton pari. Histoire somme toute assez classique mais Jafar Panahi la saupoudre de la quintessence du cinéma iranien pour en ancienne une dramaturgie complexe et détournée. Jubilatoire et plombant.
Un scénario intriguant, mais qui souffre de grosses longueurs dans la réalisation. Une fois l’histoire et le sujet mis en place, le film devient plus intéressant.
Un vrai dilemme s’installe autour de toutes les circonstances passées et de l’état actuel de la situation, confrontant les différentes visions possibles.
Le film traite de sujets importants et sur lesquels on doit mettre de la lumière, mais il manque d’originalité et d’idées dans la mise en scène.
Ceux qui ont fait, je trouve en soi un assez bon film, mais malheureusement oubliable.