tout est dans la bande annonce qui était super bien faite et très drôle. Mais hélas, il n' y avait rien de plus qui eut permis de soutenir mon attention. Un tout petit film
En basant son sujet sur l'Iran actuelle, J. Panahi pose de vraies questions sur un régime et notamment le principe de la vengeance. Il manque bien des explications sur ces personnages, les raisons de ce qu'ils ont vécu en amont. Entre tergiversations, l'interprétation est tour à tour exacerbée ou peu convaincante. certains dialogues restent stériles, la tournure de l'intrigue perd en cohérence et que penser de la dernière scène?
Film un peu style road trip déjanté mais avec un côté sombre et profond sur l'histoire iranienne, la république islamiste et la notion de pardon... Certains acteurs sont très bons et touchants de sincérité!
Des gens dans un van , ils discutent,ils attendent ,ils regardent par la fenêtre on attend avec eux ,on regarde aussi c'est du panahi,donc forcement c'est génial. A Cannes si tu filmes un radiateur qui fuit pendant deux heures,tu as une standing ovation de 15 mn,ici c'est pareil:c'est un "dispositif minimaliste" ,traduction ,on avait pas de budget pour louer un 2eme decor ,alors on a tout fait dans une camionette. C'est "immersif" , parait il . On est tellement immergé qu'on finit par sentir l'odeur du skaî des sièges. Le cinéma iranien ,c 'est le seul endroit au monde où un thriller haletant a le rythme d'une partie de scrabble en maison de retraite il n'y a pas de pression , pas de paranoia ,juste des gens qui existent tres fort à l'ecran. C'est un poli , on respecte le courage du realisateur ,on salue la technique ,mais on ne va pas non plus s'acheter le poster pour mettre au dessus de son lit. En résumé spoiler: Action : 0,5/10 (un clignotant a été mis à la 45eme minutes)
Immersion 10/10 (on fait partie du voyage qu'on le veuille ou non )
Clairement pas mon genre de film. C'était long, l'histoire n'avance pas, les scènes sont parfois ridicules, j'ai lutté pour finir ce film. Je ne vais pas plus développer mais globalement il y avait un manque de fond et c'était difficile de garder un intérêt pour le scénario et les personnages.
La mise en scène, sèche et précise, refuse tout effet spectaculaire. Elle s’accroche aux visages, aux silences, aux hésitations. Et dans cet espace restreint, c’est tout un pays qui affleure, toute une violence souterraine qui remonte à la surface. Panahi injecte même un humour noir inattendu, presque insolent, comme une manière de survivre au tragique.
Avec Un simple accident, Jafar Panahi poursuit son cinéma de la contrainte en transformant un incident banal en révélateur des tensions politiques et morales de la société iranienne. La mise en scène, d’une simplicité presque trompeuse, laisse progressivement apparaître les lignes de fracture entre responsabilité individuelle et système oppressif. Panahi excelle à faire naître le suspense non par l’action mais par l’accumulation de dilemmes éthiques et de regards méfiants. Les personnages semblent constamment négocier avec leur conscience autant qu’avec le pouvoir invisible qui encadre leur existence. Un film modeste en apparence, mais d’une densité morale remarquable, fidèle à la lucidité obstinée du cinéaste.
Un côté Gustave Kervern dans ce film, on est au milieu de gens rendus fous par leurs souvenirs et l'inconsistance mémorielle de ceux-ci : celui que l'on croit être celui qu'il pourrait être l'est-il on ne l'est-il pas ? mais la fin, qui choisit, déçoit aussi.
La réalisation, comme souvent dans les productions françaises, est digne d’un téléfilm France 3. Mais le fond du film est excellent. Un beau message sur l’horreur du totalitarisme qui force l’individu à choisir entre collaboration, résistance, laissez faire…
Vu tardivement mais avec alors un regret de ne pas avoir bien saisi l'engouement pour ce film ni compris à temps son succès auprès de moult spectateurs qui l'ont porté aux nues . Tout a été dit à propos de cette œuvre méritant amplement son(ses) prix. La critique "Presse" souvent en décalage avec le public, est unanimement en phase avec cette histoire qui est portée par un scénario ne souffrant d'aucune "sortie de route". Non, ce "simple accident" supplante bien de blockbusters d'outre-manche et il valait (et vaut) vite le détour avant une fin de programmation en salle.
Palme d'or 2025, ce film tourné clandestinement transforme une quête de vengeance en méditation sur le pardon et dresse une critique claire du régime iranien. Un humour délicat qui maintient une distance sur la gravité des événements, permettant d'aborder les traumatismes sans les imposer au spectateur. Si le film souffre parfois de redondances et d'une certaine retenue, ces défauts s'estompent face à l'importance du contexte de production qui ajoutent une dimension authentique et courageuse à cette œuvre de résistance. insta : maxfaitsoncinema