4990 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
488 critiques spectateurs
5
58 critiques
4
198 critiques
3
138 critiques
2
63 critiques
1
21 critiques
0
10 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Nicolas Giraud
2 abonnés
4 critiques
Suivre son activité
2,0
Publiée le 6 octobre 2025
Quelle déception… bien sûr, le sujet est inattaquable et le réalisateur et les acteurs font preuve d’un courage admirable. Mais cinématographiquement, difficile de ne pas parler d’une palme d’or symbolique, voire de complaisance!
Lent, répétitif, assez plat, dialogues faiblards, situations souvent attendues/balourdes, jeu des acteurs plus qu’inégal…
Globalement, cela manque un peu de puissance et de subtilité (comparé à Farhadi par ex)
En termes de mise en scène, quelques plans fixes intéressants mais une seule vraie idée de cinéma: le dernier plan.
Cela ne suffit malheureusement pas à sauver le film (à mes yeux du moins).
Encore une Palme d’or très moyenne. C’est le paysage qui offre les seuls jolis plans du film, le casting s’en sort à peu près et au-delà de ça, je n’ai rien trouvé de très intéressant dans UN SIMPLE ACCIDENT. J’ai eu l’impression de voir un métrage de 2h30 tant je me suis ennuyé. Avec un sujet pareil, il était naturel et même obligatoire d’attendre quelque chose de percutant. Et finalement, tout manque de puissance et l’on a juste des personnages qui se spoiler: crient dessus constamment parce qu’ils sont dans le même bateau en ruine. On a quelques idées visuelles par moments, spoiler: principalement autour de la prothèse jambière mais là aussi, rien d’extraordinaire. Une œuvre assez plate et qui ne parvient ni à explorer correctement les traumatismes des prisonniers torturés, ni à explorer correctement ceux des tortionnaires et leur endoctrinement infantile. Ce thème de la révolution islamique nous a souvent offert de super films, ce n’est vraiment pas le cas avec celui-ci. Je pense que j’ai même préféré Anora… 12/20
Palme d’Or au Festival de Cannes, on goute ou on ne goute pas à cette distinction et à ce festival dont le palmarès, pour prestigieux qu’il soit, interroge parfois le grand public. Mais ici il s’agit d’un nouveau film iranien, d’un auteur « dissident », tourné dans la clandestinité. Porteur bien évidemment d’une critique acerbe du régime théocratique et de ses serviteurs complices même si ce sont parfois des petites gens. Le spectateur d’ici serait donc mal venu de ne pas faire sienne cette récompense. Sans qu’on ne puisse faire le reproche de spoiler, le fil conducteur du scénario ayant été mille fois présenté et commenté, y compris la scène de fin et ses interrogations et interprétations libres, il s’agit donc d’un ex-détenu dans les geôles du régime qui croise « par accident » celui qu’il pense reconnaitre comme ayant été son bourreau, tortionnaire sadique et violent, parmi les gardiens. Un ancien militaire éclopé sur un champ de bataille en Syrie, reconverti dans l’appareil répressif du régime. « Il faut bien travailler ! » (sic). Ayant un doute sur l’identité de l'individu qui nie son sinistre rôle, cette victime se rapproche de contacts en contacts d’autres proies pour meilleure identification avant de lui faire subir un bien mauvais sort vengeur. Alors que lui, en moins de deux minutes, les auraient tous pendus ! (dans les dialogues). Le macabre projet : l'enterrer vivant dans le désert, rien que ça ! Au gré des vérifications de visu pour la reconnaissance, émergent les atrocités derrière les murs des prisons du régime. Coupable, le régime lui-même bien sûr. « Ceux qui devaient nous libérer et qui, tout en récitant des prières, envoient nos enfants se faire tuer» (c’est dans les dialogues). Acteurs et complices aussi les petites mains sans lesquelles rien ne serait possible. C’est le propre de toutes les dictatures. En filigrane, une société engluée dans la religion avec ses tortionnaires de premier niveau convaincus de l’existence de l’Enfer, versus le Paradis, et le faisant vivre cet enfer à leurs victimes. Les plus radicaux, et on le serait à moins, de ces victimes politiques ne veulent rien oublier et annoncent que le moment venu il faudra bien que certains se justifient et paient le prix de leurs exactions. Sombre destin pour le pays, lors de la chute du régime qui viendra bien un jour, s’il n’était pas tempéré par d’autres approches plus humanistes et réparatrices de la société. En raison du fil conducteur dénonciateur, on se doute bien que le réalisateur n’a pas obtenu les autorisations… qu’il n’a d’ailleurs pas demandées. On peut toutefois s’interroger sur le fait que ce film s’est quand même fait, tourné en Iran. A priori, ça s’est vu et su des autorités. Faut-il croire que plus d’un fonctionnaire ait fermé les yeux ou ait été moins zélé que d'ordinaire, ce qui pourrait être annonciateur d’un régime dont la superbe commence à s’effriter ? Dans "Chroniques de Téhéran" (2024), on avait déjà eu un aperçu des ruses avec l'appareil administratif du régime permettant à un cinéaste militant d'arriver somme toute à ses fins.
C'est une bonne palme d'or mais pas une grande palme d'or, car le film s'il est extrêmement bien joué tourne un peu en rond et il est assez manichéen au final. La dénonciation du régime est salutaire d'autant plus que le film a été tourné en Iran, c'est une tragique comédie qui met un peu de temps à se mettre en route avant un vrai suspense durant la dernière demi heure.
Panahi livre ici un brûlot politique d’une force sidérante, tourné clandestinement, porté par l’humour noir et la justesse de son regard sur la société iranienne. Le film interroge la légitimité du pardon, l’impossibilité d’oublier, et fait de chaque spectateur un témoin. Un film d'une intensité rare.
ça hurle tout au long du film, histoire à dormir debout, décors inexistants-clandestinité oblige sans doute- difficile de sauver ce film dont on n'a qu'une hâte, c'est de voir le générique de fin ! Palme éminemment politique, mais absolument pas grand public...
C est surement difficile de vivre en Iran et encore plus difficile de faire naître des films qui racontent toutes les difficultés de la vie quotidienne avec en permanence la peur de se faire emprisonner pour des raisons qui nous paraissent à nous futiles
Et voilà c'est fait ! Il manquait une Palme d'or au palmarès (très fourni) de Jafar Panahi et "Un simple accident" a comblé ce vide. Ce long métrage est dans la droite lignée de ses précédentes oeuvres. Un film assez intimiste et minimaliste. Peu de personnages, peu de lieux avec toujours cette sensation de proximité avec les protagonistes et l'action. Pour ce qui est de la forme, le réalisateur conserve une mise en scène soignée tout en faisant dans la sobriété. Panahi garde également son ton critique à l'égard du pouvoir iranien malgré les coups de pression. Ici, le cinéaste met des victimes de la puissance étatique et religieuse face à leur tortionnaire. L'occasion de libérer un peu plus la parole du peuple, de pointer du doigt cette violence étatique, ces absurdités et la corruption omniprésente. Un propos à la fois piquant et intelligent enrobé d'une atmosphère tout en tension. Un film typique du réalisateur qui n'en reste pas moins un très bon cru.
Sûrement tourné avec peu de moyens sans trop froisser le pouvoir Jafar Panahi nous raconte une histoire qui se passe en république islamique d'Iran, on pourrait transposer cette même histoire dans d'autres pays où il n'y pas de liberté. C'est l'histoire de gens simples qui subissent un régime dur.
particulièrement déçu par ce film dont on attendait, palme d'or oblige, une veritable performance. Le jeux des comédiens et la mise en scène sont à la limite du burlesque sur un sujet douloureux, c'est du cynisme, on y croit pas.