Un simple accident
Note moyenne
3,9
4990 notes En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné

488 critiques spectateurs

5
58 critiques
4
198 critiques
3
138 critiques
2
63 critiques
1
21 critiques
0
10 critiques
Trier par :
Les plus utiles Les plus récentes Membres avec le plus de critiques Membres avec le plus d'abonnés
Luccio56
Luccio56

2 abonnés 47 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 5 octobre 2025
un bon film, finalement politique même si les violences sont dîtes , sans être exposées. une fable , de l’humour aussi . il nous parle de ce que vivent les iraniens. bon mais la palme est excessive . la production iranienne de ces 2 dernières décennies à fait mieux .
. j'ai trouvé les iraniens très " bavard " . " .
Theo
Theo

44 abonnés 1 089 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 5 octobre 2025
Il n’y a rien de « simple » dans Un simple accident, le nouveau film de Jafar Panahi, et c’est peut-être là son plus grand mérite — mais aussi son talon d’Achille. Tourné dans la clandestinité, porté par des convictions brûlantes, chargé d’un symbolisme politique écrasant, le film réussit à tendre un miroir rugueux, opaque, à la société iranienne… mais parfois au prix d’une limpidité narrative et émotionnelle.

spoiler: La promesse initiale est puissante : un homme, une femme enceinte, une route nocturne, un chien percuté. Un banal accident qui provoque une panne, un repli dans un garage isolé, un mécanicien hanté par son passé carcéral. Et soudain, ce qui semblait anodin glisse vers un huis clos psychologique, une quête de vengeance, un ballet d’ombres entre mémoire collective et fantasme personnel.


Panahi filme l’incertitude comme d’autres filment la violence : frontalement. Il n’y a pas de musique pour adoucir les tensions, pas de flash-back pour valider les versions. Le présent suffit, suffoque. On avance dans un flou dense, spoiler: où l’identité du tortionnaire présumé devient le centre mouvant d’un film
qui interroge davantage qu’il n’affirme. Et c’est précisément ce qui fait la richesse — et la frustration — de l’œuvre.

L’idée de base — un homme peut-il être puni pour ce qu’il incarne, et non pour ce qu’il a fait ? — est vertigineuse. Le film choisit de ne jamais résoudre cette question. Certains y verront une finesse bienvenue, d’autres un refus de s’engager. Le scénario avance comme une marche nocturne dans une ville sans lampadaires : on distingue des formes, des intentions, mais rarement une direction claire. Ce flou n’est pas un défaut en soi. Mais il exige une concentration constante, une patience peu récompensée.

spoiler: Les séquences de groupe, notamment dans la camionnette, ont une dynamique à la fois étrange et fascinante. Chaque personnage — un libraire, une photographe, une mariée, un ouvrier, un amant éconduit — semble porter une douleur indicible
, et chacun pourrait justifier un film à lui seul. Mais rassemblés, ces fragments de mémoire ne parviennent pas toujours à faire chœur. Par instants, l'ensemble évoque davantage un collage qu’une composition. L’émotion est là, mais diffuse. L’impact, réel mais inégal.

La direction d’acteurs est remarquable dans sa discrétion. Vahid Mobaseri compose un personnage plus complexe qu’il n’en a l’air : ni victime pure, ni bourreau inversé. Son regard trouble, son calme presque maladif, sont ceux d’un homme qui ne sait plus s’il cherche la justice ou la réparation de son propre vide.

spoiler: Iqbal, l’homme à la jambe artificielle, reste silencieux, presque abstrait, tout au long du récit. Est-il coupable ? Peut-être. Est-il innocent ? Peut-être aussi.
Le film ne nous livre rien — et c’est cette retenue, cette sécheresse quasi clinique, qui devient le vecteur principal du trouble.

Panahi filme sans esbroufe. Pas de plans-séquences virtuoses, pas d’effets de manche. Sa mise en scène, ancrée dans une économie volontaire, colle à la peau du réel, mais parfois au détriment de la tension. Certains moments mériteraient un souffle plus net, une dramaturgie plus assumée. Le film reste sur la corde raide entre observation et stagnation.

Il faut évidemment replacer Un simple accident dans son contexte : réalisé dans l’illégalité, sans autorisation, sans concessions esthétiques, avec une équipe probablement en danger. Ce simple fait donne à chaque image un poids politique immense. Mais cela ne doit pas occulter les limites du film lui-même.

spoiler: Car malgré la puissance du geste, malgré les fulgurances — ce dialogue inattendu entre la mariée et l’homme attaché, ce plan soudain sur un enfant dans une ruelle
— Un simple accident souffre parfois d’un manque de respiration. Tout est tendu, dense, symbolique. On sort du film non pas vidé, mais suspendu, comme après une conversation trop lourde pour être digérée.

spoiler: La poésie, lorsqu’elle surgit, est brute, presque inaperçue : un rideau agité par le vent dans un garage sale, un éclat de rire déplacé, une main hésitante sur une portière.
Ces instants sauvent le film du didactisme. Mais ils sont rares.

Au final, Un simple accident est un film qu’on admire souvent plus qu’on ne l’aime. Il hante, il dérange, il interroge. Mais il échoue parfois à totalement captiver, à transformer sa charge symbolique en tension organique. Il y a des moments sublimes. Et d’autres, où l’on sent que la forme vacille sous le poids des intentions.

Ce n’est pas un film qui vous prend par la main. C’est un film qui vous lâche dans la nuit et vous dit : « Marche. » Si l’on trébuche, c’est parce que le chemin est réel.

Un simple accident est une expérience fragile, précieuse, marquée par des fulgurances inoubliables et quelques creux notables.
C’est un film à vivre plus qu’à regarder. À méditer plus qu’à applaudir. À débattre, encore, longtemps après la projection.
dapaong
dapaong

5 abonnés 23 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 5 octobre 2025
Pas très bien joué, la seconde partie du film n’est pas absolument pas convaincante, le sujet du scénario n’est pas nouveau. Mais une fois de plus, Canne s’intéresse plus aux idées qu’à la qualité du cinéma, et à ce qui intéresse le public. C’est dommage car il font finir par faire disparaître ce qui reste de talent dans le cinéma français
Sylvain P

396 abonnés 1 439 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 5 octobre 2025
Un simple accident est quasi une simple comédie, juste saupoudrée d'une pincée d'humanisme dans cet Iran qui ne l'est pas. Une palme d'or mineure.
Michel MetaMikMak
Michel MetaMikMak

1 abonné 7 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 5 octobre 2025
"Un simple accident" ne mérite pas une palme d'or de Cannes ... ou alors il faut fuir les autres films qui étaient en compétition. Certes les conditions de tournages sont sûrement difficiles, certes il faut du courage pour faire un film sur ce scénario en Iran, mais accorder la palme décrédibilise le festival et induit les potentiels spectateurs en erreur.
Ce film est allégorique .... mais c'est mal fichu. C'est long. On ne croit pas à cette folle journée. Là où on devrait ressentir de la tension ... je n'ai rien ressenti.
Si vous voulez voir des films iraniens, il y en plein de bien :
- Les graines du figuier sauvage
- Un homme intègre
- Le passé
- Une séparation
- Leila et ses frères
- La loi de Téhéran
- Un héros
....
PASCAL C
PASCAL C

29 abonnés 314 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 4 octobre 2025
La vengeance est-elle un plat comestible ? Même si les protagonistes ont des raisons personnelles de vouloir l'exercer. De bons acteurs, un scénario qui nous tient en haleine, une réalisation de très bonne facture, une excellente palme 2025.
Republique33
Republique33

11 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 4 octobre 2025
Une grande claque, un film tout en tension qui nous laisse groggys. Sa puissance est amplifiée par les conditions de tournage qui imposent rigueur et dépouillement .
Babou
Babou

9 abonnés 121 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 5 octobre 2025
Je suis impressionnée par le talent du réalisateur qui réussit à nous tenir en haleine à partir d'une histoire simple (un ancien détenu qui tombe sur son bourreau), et en y ajoutant l'élément (le doute) qui va tout bousculer. Comme dans les films iraniens qui sortent en France, la dénonciation du régime est au centre. Mais les questions débattues sont universelles. Et concernent tous les spectateurs où qu'ils se trouvent. Film d'autant plus remarquable qu'il a été tourné dans des conditions difficiles. La scène finale est très forte. Et bravo pour le courage de toute l'équipe qui entoure le réalisateur.
Martial Bonkoungou
Martial Bonkoungou

14 abonnés 240 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 4 octobre 2025
Je me limiterai à énumérer ce qui m'a plus. Et tout peut se résumer en quelques mots: mise en scène. Pour un film tourné clandestinement, le réalisateur arrive à nous faire ressentir la présence permanente, l'emprise psychologique du régime iranien. La force de transformation des êtres humains et de la société mais paradoxalement la persistance de leur humanité. Bien sûr qu'il a des défauts. Mais que sont-ils face aux qualités qu'on peut déceler dans ce film?
Fracas
Fracas

4 abonnés 37 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 4 octobre 2025
Filme un peu lourd, au vu du sujet abordé. Mais films intéressants, de bons acteurs, une tension assez forte. Des petites lenteurs. À voir !!
Natissy
Natissy

13 abonnés 221 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 4 octobre 2025
Film courageux et engagé qui se présente comme un thriller. Un homme pense avoir reconnu son tortionnaire. Le film va crescendo. Les dernières scènes sont dures notamment avec la photographe ainsi que là scène finale.
Jylg
Jylg

55 abonnés 492 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 4 octobre 2025
Film impressionnant avec une mise en scène très forte. Le suspense va crescendo, perlé de scènes drôles et en même temps qui demandent un minimum de questionnement. On en sort abasourdi, mais sans réponses à nos questions…
Christoblog

928 abonnés 1 813 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 4 octobre 2025
Ceux et celles qui découvriront le cinéma iranien avec Un simple accident entreront dans cette belle maison lumineuse et accueillante par la grande porte.

On trouve en effet dans la Palme d'or 2025 tous les éléments qui rendent cette cinématographie si aimable : une extrême attention portée à la caractérisation de chacun des personnages, un suspense psychologique mené avec beaucoup de subtilité, un tableau de la vie quotidienne d'une grande acuité, un état de la situation sociale et politique décrite avec finesse.

A tous ces éléments, qu'on trouvent souvent dans les films de Farhadi, Rasoulov, Roustaee et bien d'autres, s'ajoute la spécificité du cinéma de Jafar Panahi : un sens de l'humour dévastateur, parfois mordant, parfois tendre, toujours teinté d'une sorte d'autodérision distante.

C'est comme si le réalisateur nous susurrait à travers son film un message d'espoir indéfectible : comme vous le voyez, le peuple iranien vit de grands drames, et les cicatrices seront longues à cicatriser, mais il aura la force de se relever quoi qu'il arrive, par la grâce de son humour et de son sens de la solidarité.

Ce message est servi ici par les immenses qualités qui font d'Un simple accident un joyau comme on en voit peu : scénario millimétré, mise en scène d'une aérienne élégance et direction d'acteur époustouflante.

Pour conclure le film, un dernier plan de toute beauté, trouvaille à la hauteur de ce qu'on a vu auparavant et parfaite synthèse de ce qui rend le film si précieux : une mise en scène inspirée qui sert un scénario brillantissime.

Probablement le chef d'oeuvre de Jafar Panahi.
BeatJunky
BeatJunky

198 abonnés 1 934 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 11 octobre 2025
Un peu déçu à vrai dire ... Attention, je dis pas que c'est un mauvais film ! Bien au contraire, il est vraiment très bien ! A commencer par l'excellente interprétation ... Nan, c'est plutôt l'histoire en elle-même (la vengeance) qui m'a donné un air de déjà-vu ... Evidemment, tout ce qu'il y a autour du film (et de la situation du réalisateur qui continue à lutter est très fort ... C'est d'ailleurs ce côté "interdit" qui fait tte la force du film - comment avec 3 bouts de ficelle Panahi arrive à faire naître autant de tension! Chapeau la mise en scène! Mais pour ce qui est de l'histoire en elle-même, de la Palme d'Or 2025, je m'attendais à qq chose de + rentre dedans, de + "percutant"... Ca reste un film à voir - aucun doute là-dessus !
Corinne C.
Corinne C.

4 abonnés 4 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 4 octobre 2025
Film remarquable vu en avant-première avec la présence du réalisateur Jafar Panahi qui nous amène avec talent à réfléchir sur les différents aspects de la vengeance et du pardon, à travers les personnages atypiques de son film, victimes d'un agent de la République islamique qui pensent reconnaître leur bourreau des années après avoir subi des tortures et massacres de certains de leurs semblables. Quel sort réserverions-nous à notre tortionnaire si nous nous retrouvions un jour face à lui ? Comment défendre un idéal sans violence si après la chute d'un régime autoritaire, les mêmes méthodes sont employées ?
Au delà du film sombre et féroce, Jafar Pahani traite le sujet, parfois avec humour et met à l'honneur les femmes au centre du jeu. Les personnages remarquablement bien interprétés, nous montrent combien ces victimes restent traumatisées longtemps. À voir!
Les meilleurs films de tous les temps
  • Meilleurs films
  • Meilleurs films selon la presse