Un simple accident
Note moyenne
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488 critiques spectateurs

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58 critiques
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sblancho
sblancho

1 critique Suivre son activité

3,0
Publiée le 3 octobre 2025
Dans le même veine que Incendie de Denis Villeneuve, mais en bien moins bon. Film un peu trop bavard à mon goût. La monstruosité du régime iranien n'est pas très décrit, seulement suggéré. Un parti pris ou un manque de moyen. J'imagine que tourner là-bas ne doit pas être simple.
Bourgeoissarah Info
Bourgeoissarah Info

1 abonné 1 critique Suivre son activité

0,5
Publiée le 3 octobre 2025
Évidemment je dois être la seule à m’être profondément ennuyée et à oser le dire.
Tout est long …..
Je n’ai pas saisi les rires parfois des spectateurs., la poussière semblait traverser l’écran.
Le générique silencieux de fin rajoutait l’ennui profond de ce film.
Mais comment peut on décerner un prix de Cannes ?
Au motif que c’est un film iranien ?
Inintéressant au possible navrée
Boby 53
Boby 53

26 abonnés 256 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 3 octobre 2025
Filmé en catimini, malgré l'essentiel des scènes en extérieur, ce film est un véritable coup de poing au régime des mollahs, sans jamais les nommer. En fait il dépasse son sujet pour atteindre l'universel: que ferions nous en pareilles circonstances?
Vengeance, justice? L'interprétation est excellente, chacun son rôle, la mise en scène assez "brut", normal au regard des circonstances. La fin toute en ambiguité laisse un espoir...
Gil Koenig
Gil Koenig

2 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 3 octobre 2025
Sérieusement drôle ;-)
À ne pas mettre devant tous les yeux MAIS… vous ne regretterez pas d’être venu… si vous franchissez l’obstacle du « c’est quoi ce truc, en VOST en +… ».
Christian RZ
Christian RZ

97 abonnés 315 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 16 novembre 2025
Taper taper taper taper encore sur le même clou jusqu’à qu’il s’enfonce dans le nœud du bois, c’est un peu la manière de ce film, insistant, entêtant, écrit pour dire, écrit pour comprendre, écrit pour éclairer les circonvolutions de l’âme des humains qui s’ébat entre noirceur et élévation. Du coeur et de l’intelligence de grand cinéma
Cinévore24

463 abonnés 969 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 3 octobre 2025
Tourné une nouvelle fois de manière clandestine et récompensé cette année par la Palme d'Or, le nouveau film du cinéaste iranien Jafar Panahi (Hors Jeu, Taxi Téhéran, Trois Visages) est inspiré de son expérience carcérale par le régime des Mollahs.

Panahi nous y raconte comment, par le fruit du hasard, un mécanicien croit reconnaître "la Guibolle", l'un de ses anciens tortionnaires lorsqu'il était détenu par les autorités iraniennes. Il le kidnappe, le cache dans son van et, pour s'assurer qu'il s'agit bien de lui, rentre en contact avec d'autres anciens prisonniers, qui furent également les victimes de ce bourreau.

Reconnu comme l'une des grandes figures de contestation iraniennes (et pour lequel il a été condamné en 2010 pour propagande contre le régime), Panahi nous propose une œuvre traitant de la mémoire et de la culpabilité, du sentiment de vengeance et de résilience.

Nouveau film à résonance bien évidemment politique mais aussi humaine, celui-ci ne s'avère malheureusement pas aussi impactant que son sujet le laissait présager.

La faute à une réalisation plus traditionnelle et un peu trop convenue pour retranscrire le sentiment de pression dans lequel se trouvent nos protagonistes. Et surtout à une certaine légèreté (comme si Panahi venait flirter à plusieurs reprises avec les codes de la comédie), créant un décalage un peu étrange avec la situation qui est en train de se dérouler et venant altérer la force et la tension de son sujet, déroulant un rythme en dents-de-scie une partie du film, et où le jeu assez disparate des différents interprètes joue un rôle là-dedans.

Il faudra attendre ce dernier quart d'heure spoiler: et ce plan-séquence fixe à la teinte rouge sang où la colère se déverse et la vérité éclate pour voir ce que le film aurait pu être dans sa globalité : un cri de rage et d'abnégation, au risque que cette guibolle les suive indéfiniment.


Une Palme qui, à mes yeux, vient davantage récompenser le cinéaste et son combat pour la liberté que ce film bien précis, qui reste finalement plutôt mineur dans sa filmographie, malgré ses thématiques intéressantes et sa partie finale plus prenante.

À titre de comparaison, «Les Graines du Figuier sauvage» de Mohammad Rasoulof, sorti l’année dernière (et l'un de mes films favoris de 2024), aurait davantage mérité cette haute distinction en terme cinématographique et politique.

Bref, une Palme symbolique plus qu'un film palmé qui devrait véritablement marquer l'histoire du Festival de Cannes. 6-6,5/10.

.: et concernant la thématique bourreau-victime, je ne peux que vous recommander «Les Fantômes» (2024), premier long-métrage de fiction signé Jonathan Millet et un thriller des plus immersifs et maîtrisés.
Killian L
Killian L

55 abonnés 290 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 3 octobre 2025
Scotché à mon siège durant 1h40, je ressors de la séance en ayant vu un grand film. Jafar Panahi dose son récit avec une précision déconcertante. Un simple accident est un film puissant qui ne cesse de rappeler froidement au spectateur qui s'égarerait dans ses éclats de rire pourquoi, en réalité, la situation est loin d'être comique. Avide de vengeance ou soucieux de faire le bien, chaque personnage apporte sa pierre à l'édifice en incarnant avec justesse une partie d'un large panel de réactions typiquement humaines. Nul doute qu'en cette année 2025, la palme d'or aura été amplement méritée.
Pierre842
Pierre842

44 abonnés 506 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 2 octobre 2025
Un film avec un dilemme.

Devenir et utiliser les mêmes méthodes que tu as subit sur la personne qui te l'a fait subir.

Le début du film était long. Mais pour le reste du film on entre dans le fil du sujet. De la tension pendant le film. Où on voit que ça va prendre de l’ampleur.

Les acteurs étaient tous convaincants. Le réalisateur qui a fait le film clandestinement. Il a fait un bon film qui dénonce le régime Iranien.
vincent COLLIER
vincent COLLIER

70 abonnés 232 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 2 octobre 2025
Après une première demi heure assez soporifique on voit le film prendre de la consistance avant une dernière demi heure qui justifie peut être sa palme d'or. On sait que le festival de Cannes prime toujours les films étranges, engagés ou d'exilés....
Prad Bitt
Prad Bitt

10 abonnés 230 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 2 octobre 2025
Ce film a une texture, une profondeur dans son antre. Il nous amène sur un terrain miné avec une certaine légèreté et une scène finale qui restera dans les mémoires.
Thomas S
Thomas S

19 abonnés 35 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 2 octobre 2025
J’ai trouvé le film marrant et inspiré par instant mais assez long et répétitif la plupart du temps. Je n’ai rien contre les plans fixes et les longs plans séquences mais il y a ici une tendance à user des mêmes motifs pour exprimer une idée assez simple et convenue. Nous sommes tous d’accord pour condamner la pratique plus qu’autoritaire du pouvoir du régime iranien mais est-ce que nous, les occidentaux, ne nous complaisons pas un peu dans cette critique ? Est-ce que ce film aurait eu la Palme d’or sil critiquait les dérives autoritaires d’un quelquonque autre régime ?
Kwara
Kwara

15 abonnés 10 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 2 octobre 2025
Sujet de la première importance, hélas le traitement cinématographique reste bien décevant. Un prix politiquement mérité, mais qui n’arrive pas à la cheville du film " La femme qui en savait trop " , et du film " Sept jours " , deux films immanquables !
Pierre C
Pierre C

65 abonnés 59 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 2 octobre 2025
Vu en avant-première, le film n’est pas dénué d’intérêt, mais il ne justifie en rien une Palme d’or. La mise en scène souffre de longueurs, avec certaines séquences inutilement étirées. L’ambition de proposer un film à message est claire, mais le propos manque de subtilité et finit par perdre en force. Quant à la conclusion, elle paraît à la fois précipitée et incohérente, ce qui affaiblit l’ensemble. Certes, les conditions de tournage dans la clandestinité suscitent le respect, mais cela ne suffit pas à masquer les faiblesses narratives et esthétiques de l’œuvre.
islander29

1 044 abonnés 2 709 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 2 octobre 2025
Un titre plein d’ironie quand on a vu ce film magnifique. Panahi règle certains compte avec l’Iran, la politique entre autre ( très court), avec un scénario intelligent ( un enlèvement). J’ai adoré le beau discours dans le désert, ( politiquement universel). Pour le reste c’est une mise en scène très sobre, mais lucide, des personnages qui interpellent, humains et pudibonds, droits dans leurs bottes qui font tout pour se rendre justice. ? C’est un film intemporel, clairvoyant, bien filmé, qui pourrait faire évoluer certaines mentalités en Iran, voire en Europe, ??? Précipitez vous, la salle était nombreuse….
Le_Général
Le_Général

122 abonnés 384 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 2 octobre 2025
 Me retrouver sur @cinémasansfard (youtube) !

Ce pays qu’on croyait immobile se met à trembler, un homme marche dans ses souvenirs, un visage. Un simple accident est plus qu’un drame : c’est un supplice de la mémoire chuchotée. Jafar Panahi nous tend un miroir qui fissure : ce que l’on croit réparé recommence à saigner. Dans ce film, l’imagination est cage, et le doute — une sentence.

Vahid le croise, ou croit le croiser — l’homme qu’il juge tortionnaire —, et dans ce croisement, l’histoire bascule. Le doute s’invite, silencieux mais invincible. On ne sait plus ce qui est vrai, ce qui est mensonge. Faces figées, voix basses, regards qui fuient — le drame se joue dans les crevasses du quotidien. Mariés, père, tortionnaire supposé : Panahi enveloppe ses personnages d’une langueur qui étire les instants, les fait durer comme si on attendait que l’ombre se révèle.

La mise en scène, sobre mais urgente, capte la crainte : rues désertes, voitures arrêtées, halètement d’un moteur, claquement d’une portière. Le décor politique pèse, presque sans décor : l’Iran d’aujourd’hui s’étale dans les fissures de dialogues, dans les hésitations du silence. On sent l’expérience personnelle du réalisateur vibrer sous chaque scène : l’emprisonnement, l’exil intérieur, la résistance têtue.

Mais le film n’est pas parfait. Parfois le discours semble vouloir porter trop, ou vouloir dire l’indicible avec des mots déjà usés. Le personnage de tortionnaire nié — entre vengeance et pardon — pourrait être plus ambivalent, plus nuancé. Quelques séquences semblent tirées du crescendo dramatique attendu, comme si le film parfois courait après une catharsis.

La force cependant est là : la convergence des destins, le portrait choral des victimes, la tension à fleur de peau. Le film ne propose pas de repos moral, il interroge. On ressort de la salle avec le poids des mots non dits, le spectre d’une justice personnelle. Panahi montre que le cinéma peut être arme, blessure, confession.

Emotion brute, courage rare. Un simple accident ne cherche pas à guérir, mais à témoigner. Et peut-être c’est cela sa plus grande victoire : ne pas oublier.

 Me retrouver sur @cinémasansfard (youtube) !
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