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Milan09
1 abonné
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4,5
Publiée le 27 septembre 2025
J’ai vu ce film dans le cadre d’une avant première au cinéma Le Casino à Lavelanet (09) et je l’ai trouvé remarquable. Le spectateur est plongé dans une ambiance particulière et la tension se ressent jusqu’à la dernière minute. Un film sociétal à voir absolument
Vu deux fois car j’en redemande encore et encore. Plus sérieusement quelle scène de fin ! Sublime, inoubliable même. Un film qui parle du traumatisme porté par des acteurs émotionnellement bons. Un vrai acte de résistance. Palme d’Or méritée évidemment.
Un film social éminemment politique retraçant des destins égarés et ébranlés par les horreurs qu’ils ont vécu et malgré cela, ce film nous adresse un message d’espoir auquel nous avant envie de croire
Toute action porte son lot de conséquences : face à des individus qui cacheraient leur responsabilité derrière les lois du destin, Jafar Panahi nous invite à réfléchir à ce qui relève réellement du simple accident. spoiler: Magnifique scène de fin, dont la signature sonore magnifie la grandeur de ceux qui n’ont pas cédé au désir de vengeance.
Film interessant, intriguant, avec une bonne interprétation sur un sujet très sensible. Le film accuse cependant quelques longueurs. Une curiosité à voir, mais qui ne méritait pas forcément la palme.
Vu en avant-première dans le cadre du Club Allo Ciné en présence de Jafar Panahi. Certains films nous parviennent enveloppés d'une telle aura qu'il semble presque impossible, ou du moins malvenu, de se risquer à les critiquer. D'autant plus que cette séance fût suivie d'un débat avec le réalisateur, un personnage classieux qui a profité de l’événement pour nous développer sa pensée, voir sa philosophie, derrière son œuvre primée à Cannes. Et cette pensée m'a paradoxalement parue bien plus aboutie, à de nombreux égards, que le film lui même.
Ce qui est bien la preuve que l'on peut avoir des bonnes idées et ne pas réaliser pour autant un bon film. Car non, je n'ai vraiment pas accroché à cette Palme d'Or 2025 et ça n'a pas grand à voir ni avec son propos ni avec son message. Simplement, je l'ai trouvé cinématographiquement assez pauvre, ou du moins assez mal construit, tout bêtement.
Pour commencer, il faut savoir qu'Un simple accident progresse quand même trés lentement. Et encore c'est un euphémisme, tant on frôle le surplace par moments dans l'intrigue. On a bien compris que le réalisateur avait son idée, son message à nous faire passer et à ce niveau les 20 dernières minutes du film sont incontestablement les meilleures. Mais il y a quand même une bonne partie de l'histoire, surtout au milieu, où on a clairement l'impression qu'il meuble pour combler, tant bien le film ne dure qu'une heure quarante. C'est un peu le cas de tous les moments qui frôlent la comédie. Non pas que j'ai quelquechose contre le fait de mélanger legereté et gravité, mais c'est un équilibre délicat et souvent casse-gueule. Ici, ça ne fonctionne pas à mon sens. Ce n'est pas spécialement drôle et le côté burlesque, un peu Slapstick tombe à plat je trouve. Ce n'est pas en harmonie avec tout le reste en somme.
L'autre défaut du film, à mon sens, est on ne peu plus prosaïque. Les comédiens, qui sont quand même les piliers sur lesquels repose un film dénué d'effets spéciaux ou d'autres artifices, ne sont pas trés convaincants je trouve. Peut être sont ils des amateurs. Parfois on est carrément dans le surjeu, c'est le cas de l'acteur qui joue le personnage d'Hamid par exemple. D'autres fois ce sont les expressions ou les attitudes qui ne collent pas toujours aux situations, souvent fort dramatiques, qui nous sont montrées à l'écran.
Et puis, alors que le sujet en toile de fond du film est, encore une fois, éminemment dramatique, Un simple accident manque étrangement de dramaturgie. Il n' y a presque pas de musique par exemple. Alors oui, c'est peut être fait dans un désir de sobriété ou d'épurement. Mais final ça tend plutôt à banaliser les événements l'on voit à l'écran, à leur donner un côté "ordinaire" (le titre du film semble aller aussi dans ce sens) alors qu'on devrait au contraire en faire ressortir la tension et la douleur. En somme ce sont tout un ensemble de choix artistiques et stylistiques qui n'ont pas recueillis mon approbation, mais ce n'est que mon point de vue bien sûr.
Le film avec un ton grave prend les railles du thriller et film noir. On plonge dans un enchainement fortuit d'évènements arrivant après un simple accident. On a une symbolique de la mort du chien, quand ce père détourne les yeux, il enclenche comme une forme de retour de bâton divin.
Le film montre l'impossible reconstruction des victimes et des bourreaux dans une guerre. Des vies brisées qui n'arriveront jamais à réparer, l'impossible oubli et la tentative d'avancer, mais à cloche pied. Le film entraine le spectateur dans un bourbier où plus on avance et plus on s'enfonce vers l'impossible retour...
Des personnages intenses, des scènes en huis-clos brutales. Un simple accident nous fracasse dans notre vision du bien et du mal ! Jafar Panahi ne filme pas seulement une histoire de vengeance ou de doute, il orchestre une plongée dans les cicatrices invisibles laissées par la guerre et l’oppression. Chaque geste, chaque silence, devient une fissure où s’engouffre le spectateur, incapable de se détacher du poids de cette confrontation. Le film impose une atmosphère suffocante, où l’impossible réconciliation entre victimes et bourreaux se dessine avec une lucidité implacable. La tension dramatique ne s’épuise jamais, jusqu’à transformer un simple fait divers en métaphore universelle : la mémoire collective n’oublie rien et l’Histoire, même enfouie, finit toujours par resurgir.
Vu dans le cadre du club AlloCiné avec les BFF, en présence de Jafar Panahi. Wow. Je ne m'attendais pas à ça. La tension est vraiment bien menée. Panahi joue avec la tension du spectateur, distille les éléments un à un pour réussir à nous surprendre à plusieurs reprises. Il m'a laissée bouche bée comme je l'ai rarement été. Les questionnements du films sont forts. Et pourtant il y a plusieurs moments d'humour qui viennent y apporter une belle légèreté. Un film social aux sous-tons de thriller, de road trip et de comédie dramatique.
Vu en avant-première lors du Club AlloCiné, un film fort, rempli d’humanité. Beau, drôle, poignant. Épuré, avec des choix de mise en scène puissants et des personnages qui ont chacun la place pour s’exprimer pleinement. Et une fin qui nous accompagne à la sortie de la salle..
La voilà la Palme d'Or du Festival de Cannes 2025, le grand gagnant qui est passé sous le nez de "Sir�t", la petite bombe (c'est le cas le de dire) qui avait beaucoup fait de bruit, contrairement à ce film réalisé par Jafar Panahi qui s'est paradoxalement fait un peu plus discret. Ma curiosité n'en était alors que plus grande, surtout avec cette magnifique affiche et ce titre intriguant (puisque je n'aime pas tant lire les synopsis) et j'ai finalement découvert une Palme surtout politique. Nous sommes ici en Iran avec un personnage qui croit reconnaitre un ancien tortionnaire qui lui a fait subir les pitres horreurs. Avec d'anciens prisonniers, ils tentent de dissiper le doute : est-ce vraiment lui ou pas ? Sujet très intéressant, la première moitié, voire les trois premiers quarts sont d'ailleurs très bons avec de nombreuses questions en suspend : peut-on résoudre la violence par la violence ? Peut-on se déchainer sur le premier venu en se basant sur un simple doute ? Et puis le film met également en avant les traumas d'un pays divisé entre les pro-régime et ceux qui osent s'y opposer. Comme le réalisateur d'ailleurs, condamné à plusieurs reprises pour ses films jugés trop problématique par l'État. Et tout ça c'est très bien, le film a en plus cette aura "interdite" puisque tourner sans le consentement des autorités du pays mais j'y vois donc surtout un prix essentiellement politique. Parce-que le film est certes bon dans son ensemble mais ce n'est clairement pas le meilleur du Festival. On pourra par exemple y relever une mise en scène un peu trop plate par moments, bien que subsistent de très bonnes idées (tous les plans dans le désert) et puis une histoire qui est parfois un peu longuette, jonglant maladroitement entre le thriller et le cynisme. On est presque en effet par moments devant une comédie noire avec ce héros maladroit et tous les archétypes qui lui tournent autour. Ça apporte certes un vent de fraicheur et démontre que l'on peut traiter d'un sujet aussi important et sensible que celui-ci sans tomber dans le mélodrame mais le film donne également l'impression de ne, quelques-fois, pas trop savoir où aller, à l'instar de ses personnages qui errent dans les rues sans trop savoir quoi faire. Bref, "Un simple accident" est donc loin d'être mauvais mais est également loin d'être le meilleur de la sélection !
J’ai pu voir ce film en avant première lors du festival de l’écrit à l’écran. J’ai beaucoup apprécié les réflexions qui en découlaient sur la question de la vengeance. À voir aussi pour la scène de fin digne de grands films de cinéma.
Vu, en avant première, dans le cadre du festival de l'Ecrit à L'Ecran. J'ai adoré (et pourtant pas toujours d'accord avec les choix de Cannes) Une entrée biaisée et ironique dans un pays où la torture à laisser des traces encore bien présente. Dilemme de l'humanité et de la vengeance...