Dans la vague d’un "Sa majesté des mouches", The plague traite du Harcèlement de pré-adolescent pendant un stage de Water-Polo. Filmer de manière subtile et un peu oppressif, le film développe son sujet à travers son personnage principal qui essaye de se faire sa place au sein de son équipe. D'actualité, le film s'apprécie ou pas, mais à le mérite de mettre en avant une nouvelle génération d'acteurs que l’on retrouvera sans doute à l'avenir.
Un camp d'été. Une équipe de water polo de garçons. L'un d'entre eux, Elie, est considéré comme un pestiféré à cause de ses poussées d'acné et ses rougeurs sur le corps. Les garçons disent qu'il a la peste et le fuient. Un nouveau, Ben, arrive dans le groupe et découvre la situation. Il essaie à un moment d'être gentil avec Elie et finit par subir le même sort de la part des autres...jusqu'à l'impensable. C'est un film qui traite du harcèlement scolaire et des conséquences. Très intéressant et réaliste.
Dommage !!! On est passé à deux doigts d'un superbe hommage à "Carrie".
Mais la lenteur du film n'aboutie finalement pas à un final choc qui aurait servit le propos sur l'adolescence et le harcèlement. Au lieu de ça, le film se carapate dans une justification psychologique un peu grossière qui ne colle pas avec le travail que fait le film jusqu'ici. Pire, elle justifie ainsi une mise en scène inutilement fouillée par moment.
Un film qui met en place des éléments de fantastique, une atmosphère pesante, un rythme lent, pour nous sucrer un final choc au profit d'un intellectualisme froid et plat.
On est passé pas loin d'un très bon film d'horreur. Un peu plus terre à terre et ça aurait gagné en efficacité.
L'horreur psychologique c'est bien, mais faut pas oublier que l'essence même d'un film d'horreur, c'est le choc visuel qui vient illustrer la violence d'une situation banale acceptée de tous. Si on enlève ça au profit d'une explication psychologique, ça ne fonctionne plus. Ou alors il faut faire un drame.
Ce film navigue entre les deux sans jamais se trouver.
Le film dresse un constat déprimant mais malheureusement très juste : les humains sont des merdes.
Une première partie assez trainante, où l'on ne comprend pas bien où le film nous emmène avec des métaphores sociales perturbante. Un musique tendue qui, malgré sa réussite, ne trouve pas vraiment de justification, et des plans censés être angoissants, qui jouent sur l'attente de la jumpscare mais qui ne consitent qu'en de simples travelings avant et arrière dans un couloir à moitié éclairé, comme si le film cherchait juste à meubler pour tenir la durée.
La juste milieu entre l'horreur psychologique, le body horror et le drame psychologique est rarement trouvé, et c'est pour moi l'un des plus gros problèmes. Le film n'a pas envie d'avoir cette étiquette horreur mais en a pourtant besoins pour mener à bien sa métaphore qui utilise ses codes. Il oscille donc entre les trois sans jamais vraiment trouver sa place.
Une réelle attention est porté aux scènes aquatiques, on sent que le réalisateur avait envie de rentabiliser son investissement.
Le fond, illustre parfaitement ce schéma systématique de harcèlement, dans un récit métaphorique où la comparaison très pertinente avec la peste devient l'enjeu crucial.
La tension tente tant bien que mal de monter, au rythme de relations interpersonnages qui deviennent de plus en plus complexes et conflictuelles, jusqu'à l'inévitable point de rupture, et ce dernier acte, brutal, qui frappe fort qui fait mal et qui réussi là où beaucoup auraient échoué.
Cette réussite est notamment due aux jeunes acteurs qui, pour la plupare esquivent avec brio les poncifs des films de harcèlement, nous permettant de s'attacher autant que de détester leurs personnages.
Aussi formellement vain que profondemment déprimant et émotionnellement puissant, The plague vous donnera envie d'entrer en dépression (ou.. ..de vous couper un doigt).
J'ai fini par m'ennuyer dans ce film que ni la bo, ni le message ne surprend. Qu'apprenons-nous ? Que le harcèlement c'est mal. Sur ce : moult idées de mise en scène, une passion certaine pour les thrillers, genre dont il tient absolument à faire partie, comme à un groupe de copains, et qui n'est pas tout à fait le mien. Cependant, faisant penser à Carrie ou Grave, on apprécie cette forme de body horror qui joue avec le réalisme et parle enfin des garçons, que l'adolescence vient aussi muter. Le plot twist intéressant, c'est ce coach à l'autorité vaine dont les interventions ne mènent justement, à aucun plot twist. Intéressant, original, dérangeant, interprété avec brio par des nouvelles têtes, mais finalement à court d'un message nouveau sur le harcèlement : le mermaid summer aura quand même son film au masculin difficilement pluriel.
Une intensité qui rappellera à beaucoup des jours adolescents, où ils ne savaient plus très bien qui ils étaient et qui étaient les autres autour d’eux. Soutenu par une bande-son exceptionnelle ainsi que par des acteurs puissants, ce film est un plongeon dans cet âge entre deux eaux. Amateur de démonstrations et de leçons de morale, passez votre chemin; pour les autres, plongez, laissez vous porter, souffrez et vivez avec Soppy.
Le thème est bien classique et aurait mérité une autre vision. La musique est horripilante et ressemble à un crin-crin. Les jeunes acteurs sont un peu trop têtes à claques. Dommage. Vu au festival de Deauville.
Vu aux Êtats Unis en janvier, ça aurait pu être un très bon film, malheureusement tout est passé au filtre Netflix, manquent une ambience atypique et une tension.
Vu lors du Festival FIJA. Bon film sur le harcèlement au sein d'un sport étude de water polo; avec l'évolution du personnage principal qui après avoir été harcelé devient à son tour harceleur.