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Guiciné
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4,0
Publiée le 7 juin 2026
Un film d’une densité exceptionnelle, qui arrive à nous mettre mal à l’aise en permanence au vu du sujet traité. La réalisation est inspirée, comme tous les jeunes acteurs sont impressionnants et la bande son hallucinante. Un film à ne pas manquer.
The Plague bénéficie d'une réalisation à la précision chirurgicale, d'un casting de jeunes acteurs impressionnants et d'un design sonore époustouflant, qui contribue largement au sentiment d'oppression que provoque le film. L'histoire, quant à elle, est hélas ordinairement et douloureusement perturbante. Un film qui met .
Première review sur ce magnifique site qu'est allociné, donc soyez indulgent svp, mais j'avais envie de débiter ouais. Je suis allé voir The Plague un peu par dépit, car le ciné près de chez moi doit sûrement imploser si ils mettent une séance de Scary Movie en VO je pense. Et je me suis donc rapatrié sur ce film, et franchement c'était une bien belle surprise. On suit l'histoire d'un jeune adolescent venant d'arriver dans un internat et qui va essayer tant bien que mal de se faire une place parmi les autres jeunes de l'établissement, afin de devenir pote avec eux. Bien entendu ça va pas se passer comme prévu, et le film va se focaliser autour du harcèlement scolaire que va subir un autre élève et par la suite sur notre protagoniste principal également. Voilà en gros c'est ça le spitch. Et franchement le sujet est super bien traité. Car au lieu de narrer une histoire très cliché de harcèlement, le réalisateur nous montre ce phénomène sous le biais de la masculinité toxique, qui règne dès le collège. Pendant la première moitié du film notre héros arrive à s'intégrer au groupe car il rejette lui aussi l'autre garçon harcelé, allant même jusqu'à le persécuter. Et c'est quand il aura de la compassion pour lui, qu'il sera à son tour traité comme un paria. Le film pose ainsi le dilemme de "Manger ou être mangé". Et dans ce cas, couler les autres ou être coulé. Car j'ai bien aimé la métaphore entre le harcèlement et le waterpolo. Qui est un sport connoté comme très masculin et où il faut se débattre pour ne pas couler. Mais également en prenant l'ascendant sur son adversaire en étant physique, voir violent avec lui. Et c'est le cas du collège où rabaisser quelqu'un marche très bien pour être intégré. Il y a également toute la métaphore entre la peste et justement le fait d'être rejeté, qui peut sembler facile mais qui je trouve hit pas mal. Parce que ceux touchés par la fameuse peste (qui n'en est pas une), ont de vraies plaques sur le corps. Mais qui s'expliquent par l'humiliation permanente que subissent les deux élèves. Et je trouve ça bien de montrer les tortures et les effets psychologiques de ce harcèlement sur le corps humain. Hormis le sujet parfaitement maîtrisé, j'ai trouvé le film super beau. Les scènes dans la piscine sont absolument folles, et combinées aux musiques plus qu'oppressantes, qui rappellent les plus grands films d'horreur. Bah on a vraiment l'impression d'étouffer dans l'eau. On est submergé de malaise et impuissant face au malheur des deux opprimés. Et je finirais (enfin vous me direz), en disant que j'ai vu passé que ce film doit être montré dans toutes les écoles. Mais je pense qu'il doit SURTOUT être vu par tout le corps enseignant. Car le film démontre bien la difficulté de parler à un adulte de ce genre de problème, et des dangers que cela implique. Parler à un professeur de son harcèlement n'est pas et ne sera jamais la solution miracle, que bespoiler: aucoup d'adultes croient.
La masculinité toxique à l'adolescence (la très jeune adolescence ici) : The Plague montre un internat de sportifs (water-polo) dans lequel un bouc-émissaire est harcelé. Un nouveau venu va intégrer le groupe puis être ostracisé à son tour. Sur des choix musicaux et esthétiques particulièrement réussis (on pense au Gus van Sant de la grande époque), ce drame bouleverse malgré ses maladresses.
Alors que le monde passe au ralenti en pleine pandémie de Covid, Charlie Polinger a le malheur de contracter le virus et se retrouve en quarantaine chez ses parents, dans la chambre qu'il occupait durant sa jeunesse. Pendant ce séjour particulier, il retrouve le journal qu'il tenait dans son adolescence, et un passage en particulier le bouleverse. Celui d'un camp d'été entre garçons, qui lui renvoie une foule de souvenirs et déclenche naturellement l'inspiration de celui qui n'est pas encore passé dans le grand bain. C'est d'ailleurs l'image forte du long-métrage, tous ces corps s'agitant sous l'eau alors qu'à la surface tout semble tranquille. Métaphore éloquente de cet âge où la puberté montre ses premiers signes mais ce n'est pas la seule. Et la seconde fait littéralement passer The Plague dans une sphère, beaucoup plus angoissante. Polinger observe les mécanismes derrière les brimades, humiliations et le harcèlement qui pourrissent la vie d'innombrables enfants. L'empathie se place instantanément du côté d'Eli, la tête de turc de la petite troupe, et de Ben qui tente de s'intégrer sans prendre parti. En choisissant l'idée d'une contamination pour illustrer les comportements sociaux dans un groupe de garçons de douze ans, le réalisateur renvoie autant aux comportements inconscients de jeunes adolescents qui entrainent les autres qu'aux coups infligés et aux marques laissées sur le corps de leurs cibles. Pour de nombreux spectateurs, la séance sera éminemment difficile. Polinger utilise des codes qui renvoient au cinéma d'épouvante, avec ces décors austères, ces couleurs désaturées, et le ton résolument cru du long-métrage (en plus des renvois à Full Metal Jacket). Mais c'est aussi parce que le récit fera forcément écho au passé de chacun. The Plague a en plus la chance de compter une distribution phénoménale, avec les brillants Everett Blunck, Kenny Rasmussen et Kayo Martin. Comme vous l'aurez compris, c'est plutôt un bon film. Mais pas des plus agréables à regarder. En tout cas, il pourrait très bien servir de support pour des ateliers au sein des établissements scolaires car il donne à réfléchir.
The Plague est malsain, dérangeant, angoissant. C'est difficile à regarder. Il montre très bien les mécanismes du harcèlement qu'il peut y avoir entre adolescents, et par extension à l'âge adulte. Par contre, cette manie de rajouter une maladie inconnue pour faire "film de genre" à la Julia Ducourneau, n'était absolument pas nécessaire. Le sujet du harcèlement se suffit à lui-même, il méritait d'être traité en profondeur plutôt que d'être mélangé à un mal mystérieux dont on aura, au final, peu de réponses. The Fallout, par exemple, traite de son sujet avec intelligence et sans artifices.
Quelque part entre Carrie au bal du Diable et Black Swan, version water-polo masculin juvénile, The Plague est une claque qu'on n'a pas vu venir. Les gamins sont tous (sans aucune exception) formidables, ils portent l'intensité du film à chaque seconde, l'histoire oscille joliment entre ostracisation réaliste et cruelle, et conte fantastique ("la Peste", cette fable racontée par les gosses, qui justifie l'acharnement contre leur victime, et à laquelle on finit par croire malgré nous... Il sont forts, ces gamins), tout cela pour de l'eczéma dégénératif... Sauf qu'en bon sujet dermato, on sait que l'eczéma sort surtout en cas de stress, et là, le film prend tout son sens... La tension est plus que palpable, les gamins sont excellents pour créer le malaise, la victime a une bonne tête de souffre-douleur (il le fait trop bien), et le héros pris en étau entre bourreaux et victime est une subtilité bienvenue (il n'a pas envie de devenir le nouveau "pestiféré", et qui peut le lui reprocher ?). Quelques scènes font mal (quand spoiler: la victime pète un câble et se mutile... Vu deux fois en festivals, à chaque fois : un silence de mort dans la salle), et le final est l'apothéose de tout ce qui n'allait pas (spoiler: l'un des voyous est récupéré par son père, et on sent qu'il se lâchait car à la maison il est loin de se marrer... La victime se fait saigner abondamment, le coach est paumé, et le héros se met à tourner, tourner, tourner, pour oublier tout ce bazar : quelle fin, mes aïeux, quelle fin). Aussi, le mixage-son est à souligner pour créer le malaise, les prises de vues sont souvent à contempler (oh, le beau plan inversé pour regarder de la nat' synchro comme on ne l'a jamais vue), et on ne peut que se prosterner devant le jeu d'acteur des gamins, tous absolument parfaits. Tout ça pour une histoire d'eczéma, on est mal à l'aise, on se gratte tiens... Aurait-on la Peste ?
Dans un camp d’été, l’un des adolescents est marginalisé par ses camarades, accusé d’être porteur de la peste. Petit à petit, les frontières avec la réalité se brouillent, pour laisser place à un jeu impitoyable…
Dévoilé au Festival de Cannes 2025, dans la section "Un Certain regard", le film bénéficie (enfin) d'une exploitation en salle. Notre patience aura été mise à rude épreuve.
L’adolescence, la puberté et le passage à l’âge adulte sont autant d’éléments qui viennent se télescoper chez les jeunes adolescents. C’est à travers ce thriller psychologique que Charlie Polinger réalise son premier long-métrage, adapté de l'un de ses courts-métrages (Sauna - 2018). Il nous plonge de plein fouet dans les affres de l’adolescence, entre l'innocence, la vulnérabilité des uns et la violence des autres.
The Plague (2026) nous fait vivre de l’intérieur le trauma vécu par un jeune garçon qui intègre un camp d’été de water-polo. Il ne tarde pas à découvrir que derrière les rires et les boutades se cache un harcèlement insidieux et soigneusement entretenu par l’effet de groupe. Une sorte de rite initiatique pour toute nouvelle recrue qui veut se sentir intégré au sein de la meute.
La masculinité toxique n’est pas l’apanage des adultes, comme vient de nous le rappeler à juste titre le film de Charlie Polinger. Même chez les adolescents, elle pointe déjà le bout de son nez, entre humiliation, harcèlement et exclusion, il ne fait pas bon vivre dès lors que l’on est différent et/ou que l’on s’écarte du troupeau. Le réalisateur s’est inspiré de ses propres souvenirs (de ses journaux intimes) pour accoucher de ce thriller palpitant, superbement incarné par toute une ribambelle de jeunes acteurs débutants et saisissants (mention spéciale à Everett Blunck et au troublant Kayo Martin).
Bien plus qu'un film sur le harcèlement scolaire, voici une œuvre prenante qui nous plonge (dans tous les sens du terme) dans les zones d'ombre de la pré-adolescence. Mise en scène magistrale, qui révèle un grand réalisateur.
Même si ça manque d’un peu plus de profondeur et de virtuosité de jeu, film coup de poing sur le harcèlement scolaire assez efficace. La dynamique du harcèlement de groupe est bien présentée. Ensuite, difficile d’un point de vue Français de se retrouver dans ce contexte très américain. Les jeunes acteurs font le taff, même si on a été habitué a beaucoup trop bien avec Adolescence et Hamlet.
Des ados de la génération Alpha, façonnés par le monde de Trump,  ils sont donc horribles à souhait,  de tous les points de vue, ce que les jeunes acteurs rendent sans aucune difficulté et avec un certain talent 
Gentillet, et même très propre sur lui, ce film semble ne pas vraiment vouloir aborder son sujet. Ça ne décolle jamais et moi, face à ces scènes toutes déjà vues 1000 fois dans 100 teen movies, je baille.