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Bertie Quincampoix
142 abonnés
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4,0
Publiée le 4 août 2026
Impressionnant de maîtrise, remarquablement mis en scène, ce premier long-métrage de Charlie Polinger nous plonge au cœur d'un camp d'été où une dizaine de pré-adolescents s'entraînent pour constituer une équipe de water-polo. Porté par de jeunes acteurs époustouflants, The plague est surtout une superbe étude sur la fabrique de la masculinité toxique et de la structuration des comportements de harceleurs – qui nous guettent toutes et tous, dans la position de harcelé comme dans celle de harceleur. En cela, il dissèque avec une grande pertinence les mécaniques de groupe et de leurs potentiels de persécution. Fin, subtil et sans tabou, ce film qui emprunte par moment les codes du thriller horrifique est une magnifique ode à la tolérance.
Plongée dans une colonie de water-polo avec des adolescents projetés sous l'eau comme des torpilles dès la première scène. Dans le groupe, il y a le leader, Jake, une petite fripouille qui saisit immédiatement les défauts chez les autres, ici un problème d'élocution, là une personnalité bizarre. Il choisit ses ouailles, trie dans le paquet, et ceux qui n'adhèrent pas à la dictature du groupe, comme Eli, deviennent les pestiférés, les malades, les victimes de cette fameuse peste qui les rend infréquentables. Le héros, lui, doit vite prendre parti : le confort du groupe, ou le risque de la solidarité avec les plus faibles, comme ces animaux qu'il défend avec son végétarisme. On devine très vite le sous-texte ou la métaphore sur le harcèlement scolaire, sur la force d'attraction du groupe, sur le courage d'assumer ses différences. The Plague nous dit la violence de savoir s'accepter quand on ne ressemble pas aux autres. Rien de bien nouveau ici. Mais de quelle manière nous le dit-il...
Que d'idées de cinéma dans ce The Plague, de plans marquants, de séquences magistrales, appuyées par une musique électronique angoissante. Les corps sont des formes indistinctes et effrayantes sous l'eau. La piscine, les couloirs, les vestiaires deviennent des cadres à haut potentiel horrifique. On se sent oppressés, brutalisés. Les textures révulsent, les bruits inquiètent, les regards vous hantent.
Les références à Shining et à Black Swan confirment l'ambition de ce primo réalisateur qu'il faudra absolument suivre : que le film renouvelle, ne serait-ce qu'un peu, l'héritage des grands cinéastes. À son échelle, il y parvient sans aucun doute.
Nous sommes très loin du roman d'Albert Camus. The plague ou la Peste est un film qui explore sans détour le harcèlement et le pouvoir psychologique d'un groupe d'ados insupportables au sein d'une équipe de water-polo dans un camp d'été. A l'origine, une maladie imaginaire contagieuse (de simples problèmes de peau d'adolescence) sert de prétexte à plusieurs de ces lardons à malmener un pauvre gosse puis un second qui avait de l'empathie pour lui. La présence d'un seul adulte à l'écran et qui ne fait pas grand- chose pour maintenir l'ordre (surtout lors des scènes nocturnes dans les dortoirs et les douches) et la musique horripilante amènent à tout cela une ambiance anxiogène, ou les tensions et l'agitation vont croissantes. Les dernières images m'ont fait penser au film Carrie.
Le film décortique admirablement les mécanismes de bande du harcèlement, porté par un remarquable casting de jeunes acteurs et une mise en scène envoutante.
Une musique angoissante vient cimenter un récit dont la tension monte crescendo autour de l’isolement, du harcèlement et du body horror. Et même si j’aurais aimé que The Plague soit un film d’horreur pur, au premier degré, sans toutes ces symboliques et métaphores, il reste globalement une réussite.
Un film choc. Ben intègre un camp d’été et fait la rencontre de garçons impitoyable où tous les coups semblent permis. Dans ce huis clos angoissant, une rumeur est répandue sur l’un des pensionnaires et pourrait bien faire basculer le séjour du nouvel arrivant. Ce film raconte la loi du harcèlement avec force aidé par une réalisation puissante.
Dans la vague d’un "Sa majesté des mouches", The plague traite du Harcèlement de pré-adolescent pendant un stage de Water-Polo. Filmer de manière subtile et un peu oppressif, le film développe son sujet à travers son personnage principal qui essaye de se faire sa place au sein de son équipe. D'actualité, le film s'apprécie ou pas, mais à le mérite de mettre en avant une nouvelle génération d'acteurs que l’on retrouvera sans doute à l'avenir.
Film particulièrement difficile à noter, le 3 que je lui donne est en fait un compromis entre 4, si je ne considère que la qualité de l’œuvre, et 2, si je considère mon ressenti. En effet, j’ai rarement été aussi mal à l’aise face à un film, c’est à la fois positif (rien de pire que l’indifférence) et négatif (je ne cherche pas à ressentir cela en allant au cinéma)
Je ne suis pas rentré dans le film, assez malsain et lent. On attend on attend et il ne se passe pas grand chose. La mise en scène est assez irritante (les plans, la musique). Dommage
Dans un camp d’été de Water-Polo un jeune garçon arrivé dans une équipe déjà formée et doit trouver sa place. L’adolescence est l’un des plus beaux âges de la vie mais aussi l’un des plus cruels. Ce film aquatique parle du harcèlement, du phénomène de bande et plonge aux sources de la masculinité toxique. Le casting est efficace puisqu’on mettrait bien des claques à certains mômes et en sortant de la salle ont a envie de crier aux parents « Éduquez vos garçons! »
J’avais le sentiment de voir un grand film en devenir. The Plague possède tous les ingrédients pour marquer les esprits : un sujet fort, une ambiance, une image magnifique, un travail sonore exceptionnel et de bons jeunes acteurs . Pourtant, le récit manque parfois de substance et de crédibilité et finit par se répéter, ce qui limite son impact et qui le rend de temps en temps ennuyeux. Malgré cela, certaines scènes sont puissantes et le regard porté sur le harcèlement et la violence du groupe est bien là. Un film imparfait mais sincère, inégal qui mérite toutefois d’être vu.
Rien de bien original dans le propos du premier film du jeune Américain Charlie Polinger, qui nous propose une histoire de harcèlement dans un groupe de jeunes garçons en stage de .... water-polo.
Ce qui fait l'intérêt de cette première oeuvre, c'est l'incroyable maestria de la mise en scène, extrêmement précise, punchy et résolument moderne.
Le montage, la direction d'acteur et l'élégance des mouvements de caméra rendent la proposition tout à fait plaisante à suivre, si l'on n'est pas gêné par le sadisme débonnaire de ces jeunes mâles qui chassent en meute.
Quelque part entre Sa majesté des mouches et Black Swan (les aspects presque fantastiques, les mutilations corporelles), The plague est un coup de maître qui place Polinger dans le club des cinéastes à suivre absolument.
A noter que le casting des ados, emmené par le magnétique Everett Blunk, contribue grandement à la qualité de ce film, à la fois sensoriel et cérébral.
Parmi les nombreux films consacrés au harcèlement scolaire, The Plague parvient à trouver une voie singulière, en choisissant de traiter ce sujet en empruntant aux codes du film d’horreur pour transformer une contamination imaginaire en métaphore des mécanismes d’exclusion.
Le film impressionne d’abord par sa maîtrise. Pour un premier long métrage, la mise en scène affiche une assurance remarquable. La tension s’installe progressivement, presque insidieusement, jusqu’à devenir étouffante. Le cinéaste joue habilement avec les codes du body horror : plaques sur la peau, démangeaisons, corps qui se transforment, sons inquiétants qui viennent envahir l’espace sonore. Certaines séquences sont même suffisamment inconfortables pour donner envie de détourner le regard.
Ce qui fonctionne le mieux reste sans doute la façon dont le film capte ce moment fragile de l’adolescence où l’appartenance au groupe devient une question de survie. The Plague parle autant du harcèlement que du conformisme, de la honte et de cette peur panique d’être celui que les autres considèrent comme différent.
Les trois jeunes interprètes principaux sont remarquables. D’un côté, le harceleur, parfaitement intégré, populaire, toujours souriant, tellement à l’aise dans ses baskets qu’il peut tout se permettre (autour de lui, d'autres adolescents composent un groupe inquiétant, justement parce que le réalisateur a l'intelligence de ne pas les faire ressembler à une bande de bourreaux caricaturaux). De l’autre, le garçon rejeté, dont l’isolement finit peu à peu par modifier le comportement et renforcer encore son exclusion. Entre les deux, un personnage tiraillé, désireux d’appartenir au groupe dominant tout en conservant une forme d’empathie pour celui qui en est victime.
L'ensemble n’échappe pas néanmoins à certaines limites. Son habillage, très travaillé, finit parfois par prendre le dessus sur son propos. Et à un peu trop accentuer ses effets de style, le film révèle un côté un peu "poseur".
The Plague s’impose comme un film tendu, original et souvent saisissant, qui parvient à aborder un sujet grave sans lourdeur démonstrative.
Bon jeux d'acteurs de la part de ces adolescents, belles images et un travail sonore indéniable, mais cela ne suffit malheureusement pas à sauver le film. J'ai trouvé l'ensemble extrêmement ennuyeux. Le rythme est très lent, les scènes se répètent et l'histoire semble tourner en rond sans véritable progression. Le scénario paraît tenir sur une page et donne constamment l'impression de préparer quelque chose qui n'arrive jamais. Le film essaie d'installer une ambiance angoissante, mais je ne l'ai jamais ressentie. Enfin, la fin est une vraie déception. Elle n'apporte ni véritable conclusion, ni message fort. On sort de la salle avec le sentiment d'avoir attendu en vain un dénouement qui ne vient jamais. Bref, un film dont peu se souviendront.