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Dommage !!! On est passé à deux doigts d'un superbe hommage à "Carrie".
Mais la lenteur du film n'aboutie finalement pas à un final choc qui aurait servit le propos sur l'adolescence et le harcèlement.
Au lieu de ça, le film se carapate dans une justification psychologique un peu grossière qui ne colle pas avec le travail que fait le film jusqu'ici. Pire, elle justifie ainsi une mise en scène inutilement fouillée par moment.
Un film qui met en place des éléments de fantastique, une atmosphère pesante, un rythme lent, pour nous sucrer un final choc au profit d'un intellectualisme froid et plat.
On est passé pas loin d'un très bon film d'horreur. Un peu plus terre à terre et ça aurait gagné en efficacité.
L'horreur psychologique c'est bien, mais faut pas oublier que l'essence même d'un film d'horreur, c'est le choc visuel qui vient illustrer la violence d'une situation banale acceptée de tous. Si on enlève ça au profit d'une explication psychologique, ça ne fonctionne plus. Ou alors il faut faire un drame.
Ce film navigue entre les deux sans jamais se trouver.
Mais la lenteur du film n'aboutie finalement pas à un final choc qui aurait servit le propos sur l'adolescence et le harcèlement.
Au lieu de ça, le film se carapate dans une justification psychologique un peu grossière qui ne colle pas avec le travail que fait le film jusqu'ici. Pire, elle justifie ainsi une mise en scène inutilement fouillée par moment.
Un film qui met en place des éléments de fantastique, une atmosphère pesante, un rythme lent, pour nous sucrer un final choc au profit d'un intellectualisme froid et plat.
On est passé pas loin d'un très bon film d'horreur. Un peu plus terre à terre et ça aurait gagné en efficacité.
L'horreur psychologique c'est bien, mais faut pas oublier que l'essence même d'un film d'horreur, c'est le choc visuel qui vient illustrer la violence d'une situation banale acceptée de tous. Si on enlève ça au profit d'une explication psychologique, ça ne fonctionne plus. Ou alors il faut faire un drame.
Ce film navigue entre les deux sans jamais se trouver.
Excellent fil sur le harcèlement mèné de main de maître. Le cadrage, les acteurs et la musique sont exceptionnels. Une pépite
Vu au festival de Deauville 2025
Le film dresse un constat déprimant mais malheureusement très juste : les humains sont des merdes.
Une première partie assez trainante, où l'on ne comprend pas bien où le film nous emmène avec des métaphores sociales perturbante. Un musique tendue qui, malgré sa réussite, ne trouve pas vraiment de justification, et des plans censés être angoissants, qui jouent sur l'attente de la jumpscare mais qui ne consitent qu'en de simples travelings avant et arrière dans un couloir à moitié éclairé, comme si le film cherchait juste à meubler pour tenir la durée.
La juste milieu entre l'horreur psychologique, le body horror et le drame psychologique est rarement trouvé, et c'est pour moi l'un des plus gros problèmes. Le film n'a pas envie d'avoir cette étiquette horreur mais en a pourtant besoins pour mener à bien sa métaphore qui utilise ses codes. Il oscille donc entre les trois sans jamais vraiment trouver sa place.
Une réelle attention est porté aux scènes aquatiques, on sent que le réalisateur avait envie de rentabiliser son investissement.
Le fond, illustre parfaitement ce schéma systématique de harcèlement, dans un récit métaphorique où la comparaison très pertinente avec la peste devient l'enjeu crucial.
La tension tente tant bien que mal de monter, au rythme de relations interpersonnages qui deviennent de plus en plus complexes et conflictuelles, jusqu'à l'inévitable point de rupture, et ce dernier acte, brutal, qui frappe fort qui fait mal et qui réussi là où beaucoup auraient échoué.
Cette réussite est notamment due aux jeunes acteurs qui, pour la plupare esquivent avec brio les poncifs des films de harcèlement, nous permettant de s'attacher autant que de détester leurs personnages.
Aussi formellement vain que profondemment déprimant et émotionnellement puissant, The plague vous donnera envie d'entrer en dépression (ou.. ..de vous couper un doigt).
Le film dresse un constat déprimant mais malheureusement très juste : les humains sont des merdes.
Une première partie assez trainante, où l'on ne comprend pas bien où le film nous emmène avec des métaphores sociales perturbante. Un musique tendue qui, malgré sa réussite, ne trouve pas vraiment de justification, et des plans censés être angoissants, qui jouent sur l'attente de la jumpscare mais qui ne consitent qu'en de simples travelings avant et arrière dans un couloir à moitié éclairé, comme si le film cherchait juste à meubler pour tenir la durée.
La juste milieu entre l'horreur psychologique, le body horror et le drame psychologique est rarement trouvé, et c'est pour moi l'un des plus gros problèmes. Le film n'a pas envie d'avoir cette étiquette horreur mais en a pourtant besoins pour mener à bien sa métaphore qui utilise ses codes. Il oscille donc entre les trois sans jamais vraiment trouver sa place.
Une réelle attention est porté aux scènes aquatiques, on sent que le réalisateur avait envie de rentabiliser son investissement.
Le fond, illustre parfaitement ce schéma systématique de harcèlement, dans un récit métaphorique où la comparaison très pertinente avec la peste devient l'enjeu crucial.
La tension tente tant bien que mal de monter, au rythme de relations interpersonnages qui deviennent de plus en plus complexes et conflictuelles, jusqu'à l'inévitable point de rupture, et ce dernier acte, brutal, qui frappe fort qui fait mal et qui réussi là où beaucoup auraient échoué.
Cette réussite est notamment due aux jeunes acteurs qui, pour la plupare esquivent avec brio les poncifs des films de harcèlement, nous permettant de s'attacher autant que de détester leurs personnages.
Aussi formellement vain que profondemment déprimant et émotionnellement puissant, The plague vous donnera envie d'entrer en dépression (ou.. ..de vous couper un doigt).
J’ai découvert The Plague à Deauville, et ça m’a vraiment marqué. Le film dégage une tension sourde, presque physique, qui te replonge dans l’âge où tout déborde, les corps, les émotions, la bêtise, la cruauté aussi. Charlie Polinger filme ça sans filtre, avec une justesse qui fait parfois mal.
Les jeunes acteurs sont impressionnants. On sent à quel point ils vivent ce qu’ils jouent. Joel Edgerton, en coach impuissant, ajoute une note de tristesse et de lucidité qui fait du bien.
La mise en scène est vive, souvent étouffante, mais toujours sincère. Pas d’effet gratuit, pas de morale plaquée. Juste la complexité brute de la préadolescence. La lumière, la chaleur, le bruit de l’eau : tout participe à cette sensation d’être coincé dans un été qu’on n’oubliera pas.
C’est dur, touchant, parfois drôle, toujours vrai. Un film qui reste en tête longtemps après la projection.
Les jeunes acteurs sont impressionnants. On sent à quel point ils vivent ce qu’ils jouent. Joel Edgerton, en coach impuissant, ajoute une note de tristesse et de lucidité qui fait du bien.
La mise en scène est vive, souvent étouffante, mais toujours sincère. Pas d’effet gratuit, pas de morale plaquée. Juste la complexité brute de la préadolescence. La lumière, la chaleur, le bruit de l’eau : tout participe à cette sensation d’être coincé dans un été qu’on n’oubliera pas.
C’est dur, touchant, parfois drôle, toujours vrai. Un film qui reste en tête longtemps après la projection.
Grand prix au festival de Deauville 2025, The Plague met en scène le harcèlement de façon judicieuse avec ses nuances, sa complexité et sa gravité.
Le thème est bien classique et aurait mérité une autre vision. La musique est horripilante et ressemble à un crin-crin. Les jeunes acteurs sont un peu trop têtes à claques. Dommage. Vu au festival de Deauville.
Incroyable mais horrible à la fois ! La cruauté des enfants entre eux et ce qu’ils imaginent . C’est parfaitement bien raconté au niveau dramatiquement et magnifiquement cinématographique avec l’esthétique forte alliant plans sous l’eau et sombre avec de la musique forte ça crée une vrai ambiance !
(Avant première au festival du cinéma américain de Deauville 2025)
(Avant première au festival du cinéma américain de Deauville 2025)
Une critique bien soignée sur le thème du harcèlement entre adolescents, ici dans le cadre d'un camp de water-polo. Le film nous décrit bien le « fonctionnement » de cet harcèlement, à travers une pseudo maladie contagieuse qu'ils appellent « La Peste ». Entre envie de s'intégrer, culpabilité, violence, jugement des autres ou encore haine d'autrui, ce thriller se révèle être efficace grâce à une ambiance et une bande son anxiogène. Une découverte marquante. Mon blog : cinephile critique
Une plongée dans l'adolescence et son univers impitoyable. Un groupe d'enfants parfait au service d'un scénario efficace.
Pépite du festival de Deauville.
Film percutant sur l'adolescence. Personnages précis, pointus.
Image et son dingue
Film percutant sur l'adolescence. Personnages précis, pointus.
Image et son dingue
Le film traite du sujet de l'adolescence, dans toutes ses dimensions.
La violence à la fois psychologique et physique avec laquelle celle-ci peut être vécue.
Mais aussi la cruauté entre adolescents, doublée de la difficulté à exprimer les émotions et les malaises, démultipliés à cette période de nos vies.
Superbes images, beaucoup de plans graphiques qui mettent en valeur l'architecture du complexe nautique, super lumière, acteurs incroyables.
Malaisant car sujet traité avec la violence "nécessaire", mais magistral.
La violence à la fois psychologique et physique avec laquelle celle-ci peut être vécue.
Mais aussi la cruauté entre adolescents, doublée de la difficulté à exprimer les émotions et les malaises, démultipliés à cette période de nos vies.
Superbes images, beaucoup de plans graphiques qui mettent en valeur l'architecture du complexe nautique, super lumière, acteurs incroyables.
Malaisant car sujet traité avec la violence "nécessaire", mais magistral.
J'ai fini par m'ennuyer dans ce film que ni la bo, ni le message ne surprend. Qu'apprenons-nous ? Que le harcèlement c'est mal.
Sur ce : moult idées de mise en scène, une passion certaine pour les thrillers, genre dont il tient absolument à faire partie, comme à un groupe de copains, et qui n'est pas tout à fait le mien.
Cependant, faisant penser à Carrie ou Grave, on apprécie cette forme de body horror qui joue avec le réalisme et parle enfin des garçons, que l'adolescence vient aussi muter. Le plot twist intéressant, c'est ce coach à l'autorité vaine dont les interventions ne mènent justement, à aucun plot twist.
Intéressant, original, dérangeant, interprété avec brio par des nouvelles têtes, mais finalement à court d'un message nouveau sur le harcèlement : le mermaid summer aura quand même son film au masculin difficilement pluriel.
Sur ce : moult idées de mise en scène, une passion certaine pour les thrillers, genre dont il tient absolument à faire partie, comme à un groupe de copains, et qui n'est pas tout à fait le mien.
Cependant, faisant penser à Carrie ou Grave, on apprécie cette forme de body horror qui joue avec le réalisme et parle enfin des garçons, que l'adolescence vient aussi muter. Le plot twist intéressant, c'est ce coach à l'autorité vaine dont les interventions ne mènent justement, à aucun plot twist.
Intéressant, original, dérangeant, interprété avec brio par des nouvelles têtes, mais finalement à court d'un message nouveau sur le harcèlement : le mermaid summer aura quand même son film au masculin difficilement pluriel.
Un premier film audacieux tourné à la pellicule et à la musique envoûtante.
Polinger nous montre ici l'histoire d'une bande d'enfants de 12-13 ans dans un camp de Water Polo où les relations sociales souvent complexes à cet âge là, vous doucement évoluer.
Globalement les personnages sont extrêmement bien écrits et bien interprétés, si ce n'est leurs évolutions finales assez brusques qui dénotent légèrement.
Niveau mise en scène, les plans sous l'eau sont globalement intéressants et nous offrent souvent -avec les scènes de "danses"- les meilleurs séquences du film.
C'est un film de genre qui s'ouvre avec une référence marquée de "Jaws" et qui arrive, avec des éléments simples, à proposer des scènes graphiques plutôt efficaces.
Ce premier long-métrage (qui est à l'heure où j'écris ça encore sans distributeurs en France) ne brille pas par son rythme ou son montage mais par son paysage sonore travaillé où bruits et musiques sont de mèches pour nous proposer une ambiance assez unique.
Polinger nous montre ici l'histoire d'une bande d'enfants de 12-13 ans dans un camp de Water Polo où les relations sociales souvent complexes à cet âge là, vous doucement évoluer.
Globalement les personnages sont extrêmement bien écrits et bien interprétés, si ce n'est leurs évolutions finales assez brusques qui dénotent légèrement.
Niveau mise en scène, les plans sous l'eau sont globalement intéressants et nous offrent souvent -avec les scènes de "danses"- les meilleurs séquences du film.
C'est un film de genre qui s'ouvre avec une référence marquée de "Jaws" et qui arrive, avec des éléments simples, à proposer des scènes graphiques plutôt efficaces.
Ce premier long-métrage (qui est à l'heure où j'écris ça encore sans distributeurs en France) ne brille pas par son rythme ou son montage mais par son paysage sonore travaillé où bruits et musiques sont de mèches pour nous proposer une ambiance assez unique.
Pour son premier long-métrage, Charlie Polinger frappe fort mais met surtout la barre assez haut dans un film qui s'avère très surprenant ! Très surprenant pour ma part parce-que, déjà, je n'en attendais rien, mais également car le réalisateur se sert des codes du teen movie pour en faire quelque-chose de quelques-fois dérangeant, drôle ou authentique. Alors, on est quand même assez loin de l'horreur comme j'ai pu le voir par-ci, par-là, on est plus, je dirai, dans un conte cruel et réaliste qui tourne quelques-fois un peu mal. Pour remettre un peu de contexte, nous suivons l'histoire de Ben qui parvient tant bien que mal à sociabiliser avec ses nouveaux petits camarades d'un camp de water-polo, à condition d'ostraciser un autre élève, différent bien évidemment, et dont tout le monde croit qu'il a la peste à cause de ses nombreux boutons. Une peste qui n'est bien-sûr pas que source de moquerie mais qui est également l'analogie de cette cruauté et de cette malveillance qui se transmet d'adolescent en adolescent. Alors bien-sûr, cette maladie n'existe pas, enfin pas dans le film, elle est bien-sûr inventée par les personnages et est surtout source de prétexte pour sociabiliser, on est bien-sûr toujours plus fort lorsque l'on est uni face à un ennemi commun, surtout à cet âge ingrat. Et même si Ben essaye de faire autrement, il est toujours rattraper par cette pression sociale écrasante lorsque cette cette dernière s'abat sur lui. Mais cette peste est également source de malaise chez les personnages qui ont tout de même sérieusement peur de la chopper, ce qui va entrainer des maux psychologiques, un peu à la manière du "X-Files syndrome" d'ailleurs. Ce qui entraine donc un certain sentiment de malaise durant tout le film, à la fois chez les personnages mais aussi chez les spectateurs, souvent témoin d'injustices et de comportements déviants. Il faut dire que la mise en scène ne fait rien pour nous mettre à l'aise mais sublime au contraire son propos notamment avec tout ce travail autour du son, ces plans rappelant quelques fois ceux de films d'horreur ou encore ces plans dans la piscine, magnifiques, qui donnent cette impression de suspension dans le temps. Les acteurs sont également très bons, notamment les gamins, particulièrement convaincants dans leur personnage respectif et notamment le triangle du personnage principal, de la victime et du petit bully. Bref, "The Plague" est donc un excellent teen movie, y instaurant tout juste assez de malaise pour rendre l'ensemble cruellement crédible.
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