The Plague
Note moyenne
3,2
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104 critiques spectateurs

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Triskeriaki
Triskeriaki

11 abonnés 209 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 6 juin 2026
The Plague est malsain, dérangeant, angoissant. C'est difficile à regarder. Il montre très bien les mécanismes du harcèlement qu'il peut y avoir entre adolescents, et par extension à l'âge adulte. Par contre, cette manie de rajouter une maladie inconnue pour faire "film de genre" à la Julia Ducourneau, n'était absolument pas nécessaire. Le sujet du harcèlement se suffit à lui-même, il méritait d'être traité en profondeur plutôt que d'être mélangé à un mal mystérieux dont on aura, au final, peu de réponses. The Fallout, par exemple, traite de son sujet avec intelligence et sans artifices.
Audrey L

831 abonnés 2 880 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 6 juin 2026
Quelque part entre Carrie au bal du Diable et Black Swan, version water-polo masculin juvénile, The Plague est une claque qu'on n'a pas vu venir. Les gamins sont tous (sans aucune exception) formidables, ils portent l'intensité du film à chaque seconde, l'histoire oscille joliment entre ostracisation réaliste et cruelle, et conte fantastique ("la Peste", cette fable racontée par les gosses, qui justifie l'acharnement contre leur victime, et à laquelle on finit par croire malgré nous... Il sont forts, ces gamins), tout cela pour de l'eczéma dégénératif... Sauf qu'en bon sujet dermato, on sait que l'eczéma sort surtout en cas de stress, et là, le film prend tout son sens... La tension est plus que palpable, les gamins sont excellents pour créer le malaise, la victime a une bonne tête de souffre-douleur (il le fait trop bien), et le héros pris en étau entre bourreaux et victime est une subtilité bienvenue (il n'a pas envie de devenir le nouveau "pestiféré", et qui peut le lui reprocher ?). Quelques scènes font mal (quand spoiler: la victime pète un câble et se mutile...
Vu deux fois en festivals, à chaque fois : un silence de mort dans la salle), et le final est l'apothéose de tout ce qui n'allait pas ( spoiler: l'un des voyous est récupéré par son père, et on sent qu'il se lâchait car à la maison il est loin de se marrer... La victime se fait saigner abondamment, le coach est paumé, et le héros se met à tourner, tourner, tourner, pour oublier tout ce bazar
: quelle fin, mes aïeux, quelle fin). Aussi, le mixage-son est à souligner pour créer le malaise, les prises de vues sont souvent à contempler (oh, le beau plan inversé pour regarder de la nat' synchro comme on ne l'a jamais vue), et on ne peut que se prosterner devant le jeu d'acteur des gamins, tous absolument parfaits. Tout ça pour une histoire d'eczéma, on est mal à l'aise, on se gratte tiens... Aurait-on la Peste ?
🎬 RENGER 📼 Cinéphile Nostal𝙂𝙚𝙚𝙠

8 944 abonnés 8 327 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 6 juin 2026
Dans un camp d’été, l’un des adolescents est marginalisé par ses camarades, accusé d’être porteur de la peste. Petit à petit, les frontières avec la réalité se brouillent, pour laisser place à un jeu impitoyable…

Dévoilé au Festival de Cannes 2025, dans la section "Un Certain regard", le film bénéficie (enfin) d'une exploitation en salle. Notre patience aura été mise à rude épreuve.

L’adolescence, la puberté et le passage à l’âge adulte sont autant d’éléments qui viennent se télescoper chez les jeunes adolescents. C’est à travers ce thriller psychologique que Charlie Polinger réalise son premier long-métrage, adapté de l'un de ses courts-métrages (Sauna - 2018). Il nous plonge de plein fouet dans les affres de l’adolescence, entre l'innocence, la vulnérabilité des uns et la violence des autres.

The Plague (2026) nous fait vivre de l’intérieur le trauma vécu par un jeune garçon qui intègre un camp d’été de water-polo. Il ne tarde pas à découvrir que derrière les rires et les boutades se cache un harcèlement insidieux et soigneusement entretenu par l’effet de groupe. Une sorte de rite initiatique pour toute nouvelle recrue qui veut se sentir intégré au sein de la meute.

La masculinité toxique n’est pas l’apanage des adultes, comme vient de nous le rappeler à juste titre le film de Charlie Polinger. Même chez les adolescents, elle pointe déjà le bout de son nez, entre humiliation, harcèlement et exclusion, il ne fait pas bon vivre dès lors que l’on est différent et/ou que l’on s’écarte du troupeau. Le réalisateur s’est inspiré de ses propres souvenirs (de ses journaux intimes) pour accoucher de ce thriller palpitant, superbement incarné par toute une ribambelle de jeunes acteurs débutants et saisissants (mention spéciale à Everett Blunck et au troublant Kayo Martin).

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norman06

433 abonnés 1 853 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 5 juin 2026
Bien plus qu'un film sur le harcèlement scolaire, voici une œuvre prenante qui nous plonge (dans tous les sens du terme) dans les zones d'ombre de la pré-adolescence. Mise en scène magistrale, qui révèle un grand réalisateur.
Céline Tissot
Céline Tissot

2 abonnés 3 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 5 juin 2026
Premier film dingue. Tavail sur le son impressionant. C’est sûr qu’on va revoir ces jeunes acteurs. Réal à suivre
Redingote
Redingote

1 abonné 20 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 5 juin 2026
Même si ça manque d’un peu plus de profondeur et de virtuosité de jeu, film coup de poing sur le harcèlement scolaire assez efficace. La dynamique du harcèlement de groupe est bien présentée. Ensuite, difficile d’un point de vue Français de se retrouver dans ce contexte très américain. Les jeunes acteurs font le taff, même si on a été habitué a beaucoup trop bien avec Adolescence et Hamlet.
Christian RZ
Christian RZ

101 abonnés 369 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 4 juin 2026
Des ados de la génération Alpha, façonnés par le monde de Trump,  ils sont donc horribles à souhait,  de tous les points de vue, ce que les jeunes acteurs rendent sans aucune difficulté et avec un certain talent 
Aubert T.
Aubert T.

149 abonnés 163 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 4 juin 2026
Gentillet, et même très propre sur lui, ce film semble ne pas vraiment vouloir aborder son sujet. Ça ne décolle jamais et moi, face à ces scènes toutes déjà vues 1000 fois dans 100 teen movies, je baille.
Didier Bonneville
Didier Bonneville

1 abonné 13 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 4 juin 2026
Film à l ambiance malsaine des pré ado en pension sans adultes avec des jeux sur la maltraitée. Le scénario n est pas crédible.. Pas d adultes que des garçons un problème de contagionpeut crédible ambiance sonore pénible aucun intérêt
selenie

7 506 abonnés 6 755 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 4 juin 2026
Charlie Polinger débute son film dans une immersion clinique et réaliste d'un stage de water-polo mais très vite il impose un virage vers le thriller psychologique jusqu'à initier des éléments du fantastique. Mais dans un premier temps on reste surtout perplexe par les enfants qui semblent obnubilés uniquement par le sexe et la jouissance (?!). Autant en 2026 après deux décennies de smartphone, de réseaux sociaux et d'internet ou pourrait en débattre on est loin de trouver ça convaincant, probant ou légitime pour ce film dont l'histoire est censé se dérouler en 2003 et c'est peu de le dire. La vraie force du film est cette façon de disséquer le processus du harcèlement, une mécanique qui fait froid dans le dos accentuer par une mise en scène clinique qui prend son temps et une bande-son inspiré du film d'horreur qui accentue la tension puis la sensation que le drame peut surgir à tout instant. L'autre excellent point repose sur les enfants qui ne surjouent jamais, qui oscillent toujours entre le naturel joueur en plan large et les instants figés où les regards ou les petits tics en disent si long. On est un peu décontenancé par le choix de la scène finale, comme une petite leur d'espoir qui ne correspond pas à la lente descente aux enfers que raconte pourtant le film.
Site : Selenie
69Ciel
69Ciel

2 abonnés 72 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 4 juin 2026
Le réalisateur a choisi de traiter un sujet difficile, voire malaisant mais avec un tel brio qu'on ne peut qu'applaudir ! Unité de lieu, d'action, le temps d'un stage d'été, tous les ingrédients d'une tragédie d'adolescence....Un personnage de "méchant" ambivalent qu'on aimerait aimer... Casting juste, superbe réalisation, photographie magnifique, images sous l'eau claustrophobiques, musique étrange subaquatique... je ne taris pas d'éloges sur ce film.. Expérience nécessaire !
Pierre Kuzor
Pierre Kuzor

193 abonnés 632 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 4 juin 2026
Ai vu « The Plague » (La peste) du metteur en scène américain Charlie Polinger dont c’est le premier film. Le film a été présenté au Festival de Cannes 2025 dans la sélection Un Certain Regard et a obtenu le Grand Prix du jury et Prix de la Critique au Festival de Deauville, la même année. Polinger réussit avec maestria a créer un univers personnel qui mêle le thriller, le drame psychologique avec un brin de fantastique. Lors d’un stage de water-polo, nous suivons un groupe de jeunes adolescents entre 12 et 13 ans. Le réalisateur observe à la loupe comment dans un groupe, un individu prend le rôle de leader et comment celui-ci désigne une victime qui sera le bouc-émissaire. Jake (magnifique tête à claques Kayo Martin) propage la rumeur que le solitaire et un peu étrange Eli (Kenny Rasmussen) a la peste. Tout le groupe va le mettre à l’écart, le brimer… Ben (incroyable Everett Blunck) refuse de croire à cette rumeur, mais parce qu’il a un défaut de prononciation et qu’il est végétarien il à lui-même peur de devenir la prochaine cible du groupe impitoyable. Polinger filme dans la piscine d’entrainement avec une caméra sub-aquatique les jeunes garçons comme un banc de requins sauvages et inquiétants. Tout le film est dans un monochrome superbe de bleu-gris argenté. La métaphore est assez bien vue, lors de ce stage il faut absolument surnager à tout prix. Celui qui prend la tasse se noiera socialement. Un seul adulte est présent dans le casting, c’est Joel Edegerton en entraineur qui sort des sentiers battus. Le scénario est implacable et très bien construit. La musique apporte encore plus d’étrangeté et d’inquiétude par des choeurs contemporains à capella. La mise en scène est toujours inventive même si parfois elle peut être un peu répétitive et complaisante. La grande force de ce premier film est un casting hallucinant où les jeunes comédiens sont confrontés à une partitions délicate et subtile. Everett Blunck est une véritable révélation. Il est magnétique, très puissant dans son jeu et hypnotise le spectateur avec son visage polymorphe. Je suis impatient de revoir cet acteur qui a une très belle carrière devant lui. Un film brillant, fort et complexe qui décortique sans manichéïsme les phénomènes de la rumeur et du harcèlement scolaire. J’ai adoré.
ben desiles
ben desiles

57 abonnés 129 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 3 juin 2026
Bien que le film soit étiqueté "thriller", on est à la limite du film d'horreur. Le réalisateur sait manifestement qu'avec les pulsions sadiques qui les animent, des adolescents retenus dans un camp de vacances peuvent être plus effrayants encore que des créatures surnaturelles. Belle réflexion sur les peurs les plus archaïques qui nous animent face à l'étrangeté d'autrui.
Ufuk K

629 abonnés 1 776 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 3 juin 2026
"The Plague" récompensé l'an dernier au festival de Deauville (Grand Prix) est un thriller psychologique moyen dans l'ensemble. Le réalisateur américain Charlie Polinger livre avec son premier long-métrage une œuvre visuellement réussie et portée par de jeunes talents, mais qui s'avère malheureusement trop timide dans sa narration du harcèlement scolaire, laissant une impression de profondeur émotionnelle esquivée et une déception globale.
Jipéhel
Jipéhel

103 abonnés 679 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 3 juin 2026
Rumeur et harcèlement

Le tout 1er intérêt du thriller de l’américain Charlie Polinger est de nous apprendre que son titre signifie « la peste » dans la langue de Molière et de Ribéry. Mais ce serait tout à fait injuste de réduire ces 97 minutes à cet aspect plus que prosaïque, car voilà un 1er film bluffant et d’une très grande originalité. Dans un camp d’été, la rumeur d’une peste se propage. Quand Ben refuse d'y croire, les frontières de la réalité se brouillent et un jeu impitoyable se déclenche entre les garçons. Tout est nouveau ici, le cadre, le thème et la réalisation pleine de surprises. A découvrir dès que possible ce drame qui a obtenu le Grand et le Prix de la Critique à Deauville.
De très nombreux films consacrés au passage à l’âge adulte, en particulier aux garçons, penchent du côté de la comédie ou de la nostalgie. Visiblement pour ce cinéaste, l’âge de 12 ans ressemblait davantage à un enfer d’anxiété sociale. Pour traduire ce mal-être, Polinger explore la violence et la vulnérabilité de l’enfance d’une manière inédite. L’action se situe dans un camp de vacances consacré aux sports nautiques, water-polo pour les gars, natation synchronisée pour les filles. 1ère originalité. C’est dans ce huis-clos que le scénario explore les dynamiques de pouvoir, la peur de l’humiliation, et on sent même que certains dialogues sentent l’expérience vécue. On retrouve les codes du film d’horreur, de la masculinité et du coming-of-age story. Le titre revêt plusieurs significations : le passage à l’adolescence à travers quelques éléments de film de genre, l'apparition d'un véritable problème de peau, etc. Toutefois, la véritable peste qui est traitée dans ce film, celle qui ronge et infeste ce cercle de jeunes garçons, correspond la tentation de devenir à leur tour des harceleurs pour ne pas être exclus. Quel que soit notre parcours de vie, le besoin de s’intégrer dans un groupe est un sujet universel qu’on peut retrouver à tout âge. La photographie – entre autres les plans sous-marins -, est parfaitement maîtrisée. Quant à l’aspect sinistre et désert des locaux illustre le manque d’humanité qui traverse le film.
Mais, le gros point fort est évidemment la direction d’acteurs qui est stupéfiante. Joel Edgerton – seul adulte du casting -, est entouré par une cohorte de jeunes acteurs qui promettent tous beaucoup, citons- en une bonne part, avec Everett Blunck, Kayo Martin, Kenny Rasmussen, Elliott Heffernan, Lucas Adler, Lennox Espy, Caden Burris… Ce film qui m’a fait penser à des titres comme Les Désarrois de l'élève Törless de Volker Schlöndorff ou le magnifique Un monde de Laura Wandel, se révèle d’une intensité terrifiante et bouleversante qui parle à tout le monde. A part son final, un tantinet faiblard, il y a peu de choses à reprocher à Charlie Polinger sont on attend le prochain film avec impatience.
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