Un bon Film, sur la violence Psychologique de l'adolescence, de ses actes, de ses mots et surtout sur ses histoires de rumeurs, qui peuvent faire très mal et emmener ses personnages très loin !
Un premier film quasi parfait avec une mise en scène, un montage et une utilisation du son totalement maitrisés. Un réalisateur qui ira loin à n'en pas douter pour un premier film qui met une claque
États-Unis, 2003. À son arrivée dans une nouvelle ville en compagnie de sa mère et de l'homme avec qui elle a refait sa vie, Ben, 13 ans, est inscrit à un camp de water-polo. Discret et insécure, il cherche l'approbation de Jake, qui semble être le meneur parmi les joueurs. Celui-ci le met en garde contre Eli, un marginal réputé pestiféré en raison de sa maladie de peau. Quand Ben, par compassion pour Eli, lui frictionne le dos dans le vestiaire, Jake le prend pour cible, faisant de sa vie un enfer.
Au cinéma, la puberté est un passage souvent traité sous forme de récit d'apprentissage, comme une période instable, certes, mais ouverte à tout le champ des possibles. Fort de sa propre et douloureuse expérience de préadolescent au début des années 2000, Charlie Polinger brosse un tableau plus terrifiant de cet âge ingrat, accentué encore par la notion de groupe en huis clos, avec ses mécanismes sournois, en l'occurrence pour un stage d'été de water-polo. Peu de choses à voir avec Palombella rosa, donc, et une atmosphère tendue, à base de harcèlement, en guise de parcours, aux confins du fantastique, de l'épouvante et de l'horreur corporelle. Un film assez convaincant dans l'ensemble, si l'on prend le parti d'adhérer à sa dimension de conte horrifique et assez remarquablement interprété, alors que les adultes sont absents du film, hormis Joel Edgerton, dans un rôle peu important, comme pour symboliser que ce qui se trame dans le groupe de garçons est voué à y rester, à commencer par la cruauté concomitante à la vie commune. Si le film a des qualités intrinsèques indéniables, il se caractérise cependant, et c'est un reproche, par une stylisation extrême, tant dans l'image (des squales dans la piscine) que dans ses stridences sonores. Il arrive que le réalisme de certaines scènes soit ainsi court-circuité par un maniérisme quelque peu exagéré, au risque de désincarner son propos.
Un camp d'été. Une équipe de water polo de garçons. L'un d'entre eux, Elie, est considéré comme un pestiféré à cause de ses poussées d'acné et ses rougeurs sur le corps. Les garçons disent qu'il a la peste et le fuient. Un nouveau, Ben, arrive dans le groupe et découvre la situation. Il essaie à un moment d'être gentil avec Elie et finit par subir le même sort de la part des autres...jusqu'à l'impensable. C'est un film qui traite du harcèlement scolaire et des conséquences. Très intéressant et réaliste.
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3,0
Publiée le 4 février 2026
Ben arrive dans un camp d'été sur les sports aquatiques avec l'espoir de se faire accepter. Un sentiment naturel qui va passer par un dilemme auquel un enfant ne devrait pas être confronté. Manger ou être mangé, Ben doit choisir un camp dans ce cadre hostile où le seul adulte à l'écran ne fait pas grand-chose pour maintenir l'ordre. Une absence, notamment lors des scènes de nuit, qui renforce le pouvoir de domination de ces brutes. Pour autant, Charlie Polinger ne tombe pas dans la facilité de la violence physique gratuite. Son histoire est plus nuancée même s'il s'agit d'une mission de destruction de la part de cette bande. L'impact est surtout psychologique à travers la confusion autour de cette maladie de peau qui crée une psychose dans le camp. L'idée de la peste est bonne, mais trop sous-développée pour rendre cette allégorie de l'horreur corporelle pertinente ou marquante. On en revient toujours au même point et c'est répétitif sur la durée. "The Plague" est parfois dérangeant, mais ce n'est jamais un film coup de poing. Au final, c'est pas mal et très bien incarné par les jeunes acteurs.
Dommage !!! On est passé à deux doigts d'un superbe hommage à "Carrie".
Mais la lenteur du film n'aboutie finalement pas à un final choc qui aurait servit le propos sur l'adolescence et le harcèlement. Au lieu de ça, le film se carapate dans une justification psychologique un peu grossière qui ne colle pas avec le travail que fait le film jusqu'ici. Pire, elle justifie ainsi une mise en scène inutilement fouillée par moment.
Un film qui met en place des éléments de fantastique, une atmosphère pesante, un rythme lent, pour nous sucrer un final choc au profit d'un intellectualisme froid et plat.
On est passé pas loin d'un très bon film d'horreur. Un peu plus terre à terre et ça aurait gagné en efficacité.
L'horreur psychologique c'est bien, mais faut pas oublier que l'essence même d'un film d'horreur, c'est le choc visuel qui vient illustrer la violence d'une situation banale acceptée de tous. Si on enlève ça au profit d'une explication psychologique, ça ne fonctionne plus. Ou alors il faut faire un drame.
Ce film navigue entre les deux sans jamais se trouver.
Le film dresse un constat déprimant mais malheureusement très juste : les humains sont des merdes.
Une première partie assez trainante, où l'on ne comprend pas bien où le film nous emmène avec des métaphores sociales perturbante. Un musique tendue qui, malgré sa réussite, ne trouve pas vraiment de justification, et des plans censés être angoissants, qui jouent sur l'attente de la jumpscare mais qui ne consitent qu'en de simples travelings avant et arrière dans un couloir à moitié éclairé, comme si le film cherchait juste à meubler pour tenir la durée.
La juste milieu entre l'horreur psychologique, le body horror et le drame psychologique est rarement trouvé, et c'est pour moi l'un des plus gros problèmes. Le film n'a pas envie d'avoir cette étiquette horreur mais en a pourtant besoins pour mener à bien sa métaphore qui utilise ses codes. Il oscille donc entre les trois sans jamais vraiment trouver sa place.
Une réelle attention est porté aux scènes aquatiques, on sent que le réalisateur avait envie de rentabiliser son investissement.
Le fond, illustre parfaitement ce schéma systématique de harcèlement, dans un récit métaphorique où la comparaison très pertinente avec la peste devient l'enjeu crucial.
La tension tente tant bien que mal de monter, au rythme de relations interpersonnages qui deviennent de plus en plus complexes et conflictuelles, jusqu'à l'inévitable point de rupture, et ce dernier acte, brutal, qui frappe fort qui fait mal et qui réussi là où beaucoup auraient échoué.
Cette réussite est notamment due aux jeunes acteurs qui, pour la plupare esquivent avec brio les poncifs des films de harcèlement, nous permettant de s'attacher autant que de détester leurs personnages.
Aussi formellement vain que profondemment déprimant et émotionnellement puissant, The plague vous donnera envie d'entrer en dépression (ou.. ..de vous couper un doigt).
J’ai découvert The Plague à Deauville, et ça m’a vraiment marqué. Le film dégage une tension sourde, presque physique, qui te replonge dans l’âge où tout déborde, les corps, les émotions, la bêtise, la cruauté aussi. Charlie Polinger filme ça sans filtre, avec une justesse qui fait parfois mal.
Les jeunes acteurs sont impressionnants. On sent à quel point ils vivent ce qu’ils jouent. Joel Edgerton, en coach impuissant, ajoute une note de tristesse et de lucidité qui fait du bien.
La mise en scène est vive, souvent étouffante, mais toujours sincère. Pas d’effet gratuit, pas de morale plaquée. Juste la complexité brute de la préadolescence. La lumière, la chaleur, le bruit de l’eau : tout participe à cette sensation d’être coincé dans un été qu’on n’oubliera pas.
C’est dur, touchant, parfois drôle, toujours vrai. Un film qui reste en tête longtemps après la projection.
Le thème est bien classique et aurait mérité une autre vision. La musique est horripilante et ressemble à un crin-crin. Les jeunes acteurs sont un peu trop têtes à claques. Dommage. Vu au festival de Deauville.
Incroyable mais horrible à la fois ! La cruauté des enfants entre eux et ce qu’ils imaginent . C’est parfaitement bien raconté au niveau dramatiquement et magnifiquement cinématographique avec l’esthétique forte alliant plans sous l’eau et sombre avec de la musique forte ça crée une vrai ambiance !
(Avant première au festival du cinéma américain de Deauville 2025)
Une critique bien soignée sur le thème du harcèlement entre adolescents, ici dans le cadre d'un camp de water-polo. Le film nous décrit bien le « fonctionnement » de cet harcèlement, à travers une pseudo maladie contagieuse qu'ils appellent « La Peste ». Entre envie de s'intégrer, culpabilité, violence, jugement des autres ou encore haine d'autrui, ce thriller se révèle être efficace grâce à une ambiance et une bande son anxiogène. Une découverte marquante. Mon blog : cinephile critique