La Vague
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FaRem

10 571 abonnés 11 456 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 26 mai 2026
« Pour se faire entendre, il faut élever la voix ! » Après avoir été agressée, Julia n'ose pas dénoncer son agresseur, mais un mouvement féministe va donner du courage à toutes ces filles qui se sont longtemps tues. Un soulèvement en musique pour une fresque chorale étonnante et engagée qui a cependant du mal à combiner le fond et la forme. Les deux aspects sont rarement au même niveau au même moment. Ce n'est le cas que pendant la première partie qui est très forte avec cette révolte, les sujets évoqués et les numéros musicaux. Le reste est plus bancal notamment parce que tout est traité uniquement à travers la musique et la danse. C'est le but de cette comédie musicale militante, mais parfois le propos est ridiculisé. Au moins, Sebastián Lelio n'hésite pas à se montrer radicale et provocant dans son propos, mais celui-ci s'efface au fur et à mesure. Bref, "La ola" reste un film visuellement saisissant, mais je suis resté sur ma faim.
Loïck G.

389 abonnés 1 825 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 2 avril 2026
Dans les années 2015, au Chili, l’impunité dont jouissent plusieurs élèves harceleurs à l’Université soulève un mouvement de protestation de la part des étudiantes . Elles vont mettre l’établissement sens dessus dessous. Des manifestations, des ensembles très impressionnants , emportés dans une comédie musicale , aux refrains éloquents. Les chorégraphies assez basiques (rien de véritablement artistique) sont très évidentes sur leur sens revendicatif . L’occupation de l’université est matérialisée par ces moments chantés, mise en scène , au milieu de laquelle Julia, se retrouve propulsée leader d’une véritable révolution. Elle est fortement accentuée par la vision qu’en donne le réalisateur en opposant systématiquement les étudiantes universitaires face à leurs collègues masculins. Manichéen au possible. Ce qui amoindrit un peu la démarche féministe de l’ensemble et que confirme indirectement le rendu d’un tribunal professoral ( doyen en tête). Dans un an tous les proscrits pourront regagner leur amphithéâtre. La vague humaine devient un gentil clapotis …
kaedeotori
kaedeotori

21 abonnés 152 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 11 mars 2026
Alors étant une femme j'étais particulièrement touché par ce film la mise en scène, malgré que ce soit en sous-titré français ce que je déteste j'ai vraiment réussi à m'immergé, complètement, c'est un film qui ne laisse pas à l'instant de repiote et spectateur qui met vraiment en transe avec des chansons et des des mises en scène dansante ultra visuelle et puissante.

J'ai adoré ce film et j'ai été très sensible au message.
Michel Froment03
Michel Froment03

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4,5
Publiée le 6 décembre 2025
La mise en scène est un chef d'oeuvre, avoir pensé à ce que toutes les pièces soient accessible directement de l'école en démolissant des murs, comme ci on était dans un récit, une evocation, Le mouvement est permanent ainsi que la musique, les chorégraphies s'incluent à merveille dans le déroulé de l'histoire. Le film est long mais riche et unique. Je le conseille vivement.
Yves G.

1 845 abonnés 4 020 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 25 novembre 2025
Julia étudie le chant à la faculté de musique de Santiago. Au printemps 2018, dans le sillage du mouvement #MeToo, une vague de manifestations déferle sur le Chili pour contester le patriarcat et les violences faites aux femmes. Julia, qui vient de traverser un épisode traumatisant, y participe.

J’attendais avec beaucoup d’impatience ce film chilien, d’un réalisateur dont j’avais aimé les précédentes œuvres ("Gloria", "Une femme fantastique"). Il a été présenté en avant-première à Cannes et y a reçu un bon accueil. Première l’a élu film du mois. Qui plus est, c’est une comédie musicale, un genre dont mes amis savent dans quel excès d’enthousiasme il me transporte parfois ("La La Land", "Les Parapluies"…).

Aussi suis-je tombé de haut.

Certes, j’ai aimé la puissance des chorégraphies, sans pour autant être emporté par aucune d’entre elles en particulier qui se distinguerait des autres. Mais je ne reste pas convaincu par ce détour par la comédie musicale qui, me dira-t-on, ne va jamais de soi (pourquoi diable vouloir mettre en musique une bluette sentimentale à Cherbourg entre un conscrit sur le point d’être enrôlé en Algérie et la fille d’une vendeuse de parapluies ?!).

Mais j’ai trouvé très banal le fond du sujet qui se résume au dilemme désormais bien balisé au centre de tous les procès #MeToo : qui croire ? ou, plutôt – car la question est moins binaire – comment libérer la parole des victimes et les assurer que leurs témoignages seront entendus sans méconnaître les droits de la défense ? Sans doute d’autres sujets sont-ils évoqués : la place des hommes dans la lutte féministe, le rôle des mères…. mais il s’agit là encore d’adjuvants bien banals.

Le sujet était au cœur des "Choses humaines", l’adaptation très réussie de l’excellent roman de Karine Tuil. La façon dont il y était traité m’avait autrement plus convaincu.
Arthur Brondy
Arthur Brondy

300 abonnés 1 440 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 20 novembre 2025
La vague Me Too au Chili est ici racontée sous forme de comédie musicale. Un choix gagnant, tant les passages musicaux et mis en scènes donnent beaucoup de force à une histoire pleine de rebondissement et fidèle aux difficultés rencontrées par les victimes de violences sexistes et sexuelles. Puissant, révolutionnaire.
Jeremie Lemoine
Jeremie Lemoine

7 abonnés 110 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 19 novembre 2025
Film fou, cauchemardesque et cathartique qui illustre parfaitement la force d'un mouvement puissant, ses dérives et son amertume.
Jean-yves Le Gouic
Jean-yves Le Gouic

4 abonnés 142 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 18 novembre 2025
Belle évocation de cette révolution qui emmena le Chili vers un peu plus de démocratie, même s’il semble aujourd’hui faire marche arrière. Jolie comédie musicale avec des chansons à texte, et de grosses chorégraphies aux nombreux figurants.
islander29

1 028 abonnés 2 662 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 18 novembre 2025
Pour ceux qui ont de la mémoire, Sebastian Lelio, a réalisé ( « une femme fantastique » 2017, d’une grande subtilité et délicatesse sur un homme transgenre ( un chef d’œuvre pour moi)). C’est ce qui m’a poussé à aller voir ce film ‘ « La vague » un film encore très militant sur le féminisme ( qui se passe dans une université, lieu de ségrégation) … Le film ici est magnifiquement interprété dans le cadre d’une comédie musicale ( les musiques ne resteront pas en mémoire hélas) où une jeune étudiante se pose dans sa relation avec un jeune homme, la question du viol…..C’est la thématique donc, reprise sous forme de comédie musicale sans génie, mais qui a le mérite de faire passer un message très important sur la condition féminine en Amérique du Sud…..On passe un bon moment et on réfléchit….Que demander de plus au cinéma ? Je conseille…..
Laurencesarah
Laurencesarah

34 abonnés 35 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 9 novembre 2025
La forme: une absolue merveille
Le fond: d’une abyssale imbécillité

Une comedie musicale basée sur la colère et la rage, érigées en valeurs phares de cette generation qui a transformé le féminisme vital, essentiel auquel nous devons tant en une arme pour millenial égoïste et autocentré. On abandonne les soutifs et on crache à la figure de papa tout ca en chantant notre colère de ne pas etre plus envore le centre de l’univers, réclamant ce faisant la tête (et la castration) de toute figure masculine.
Manon Journiac
Manon Journiac

1 critique Suivre son activité

5,0
Publiée le 9 novembre 2025
Foncez sans hésiter !
Un film incroyablement bien joué, tourné, des acteurs exceptionnels.
Si vous aimez les comédies musicales vous serez servies ! Ça chante, ça danse, c'est vivant malgré la tristesse du sujet abordé.
Adelme D.Otrante
Adelme D.Otrante

228 abonnés 1 484 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 8 novembre 2025
Julia, victime d’abus sexuel devient un peu malgré elle le porte-étendard d’une vague post-metoo qui commença dans les universités avant de se déverser sur la société polarisée du Chili en 2018.
Derrière l’évidence et l’importance du sujet se cache malheureusement un film qui affectionne les séquences chantées, c’est un peu de ma faute je ne m’étais pas renseigné plus que ça avant d’aller le voir. Et je l’ai détesté.
Comme tout ce qui s’apparente à une comédie musicale.
Un thème plus que défendable avec une mise en scène plus qu’insupportable.
Pierre Kuzor
Pierre Kuzor

176 abonnés 567 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 7 novembre 2025
Ai vu « La vague » du réalisateur chilien Sebastian Lelia, film été présenté dans la Sélection Cannes Premières lors du dernier Festival. Ce projet est très ambitieux et plein de bonnes intentions. Il s’inspire de faits réels, à Santiago du Chili en 2018 où une vague de manifestations contre les violences faites aux femmes dans les universités, gagne tout le pays. Julia (Daniela Lopez) étudie la musique dans une université de la capitale. Elle rejoint, ainsi que ses amies, le mouvements pour peu à peu se confier sur sa propre expérience, ce qui fera d’elle et contre son gré, la figure de proue médiatique de ces évènements. Puisque l’université de Julia est spécialisée dans les disciplines artistiques (musique, danse, théâtre) la forme du film est celui de la comédie-musicale. Les chants et les danses envahissent dans la deuxième partie tout l’espace, quitte à ce que les propos qui sont dénoncés s’estompent par des chorégraphies et des chansons qui se ressemblent toutes finalement. C’est la jeunesse qui est l’énergie du film et paradoxalement c’est la puérilité et le manichéïsme qui emportent tout sur son passage. Des idées de mise en scène indéniables, des mouvements de foule impressionnants, mais au bout d’un moment la mécanique tourne à la démonstration appuyée et caricaturale. Le cri est le fil conducteur du film, puisque les comédiens s’expriment soit en parlant, soit en chantant toujours en scandant, hurlant ce qui rend plus fade le message tout en devenant inaudible. On ressort lessivé de ce trop plein d’énergie totalement débridée. Le message si important méritait plus de cadre et quelques écluses pour contenir cette « vague » tellement peu nuancée et follement trop tonitruante.
Sophie G
Sophie G

2 abonnés 24 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 8 novembre 2025
ça démarrait bien au début, mais j'ai trouvé la 2ème partie ennuyeuse. Beaucoup (trop ?) de chants avec peu de texte, de surcroit très répétitif. Les "chorés" ne sont pas très originales, ils avancent dans un couloir, ou bien ils sont beaucoup plein à danser dans la cour de façon assez désordonnée. J'ai décroché à mi-parcours sur le scénario, et j'ai eu beaucoup de mal à suivre les dernières scènes déroutantes. Bof bof...
Le_Général
Le_Général

122 abonnés 384 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 6 novembre 2025
Un bruissement d’archets. Des voix qui montent, hésitent, puis se heurtent. La caméra s’attarde sur le grain d’un mur couvert d’affiches : colle sèche, encre fraîche, doigts tachés. La Vague s’ouvre non par un slogan, mais par un souffle — celui d’une musique qui cherche sa note juste avant de devenir cri.

Lelio filme le printemps 2018 non comme une archive politique, mais comme un corps qui tremble. Julia (magnifique Daniela López, vibrante, vulnérable, jamais emblématique) avance en plans serrés, le regard brûlé par la peur et l’élan. Un violoncelle, un tambourin, un chœur improvisé dans un couloir : la révolte se chante, se chuchote, se désaccorde. Et soudain, elle prend. Comme une mélodie qu’on croyait fragile et qui déferle.

Le montage épouse le rythme d’une marche étudiante : haletant, parfois chaotique, puis suspendu — un silence, un souvenir, un aveu. Quand Julia trouve la force d’énoncer ce qui la hante, le film cesse d’être chronique pour devenir blessure à ciel ouvert. Lelio ne fétichise pas l’engagement : il montre ses doutes, ses contradictions, sa fatigue, son vertige. Par moments, on pense à A Fantastic Woman croisé avec Les Demoiselles de Rochefort, mais sans pastel — ici, la couleur est colère, cuivre, sueur.

Si certaines séquences musicales s’étirent un souffle trop longtemps, elles n’enlèvent rien à la force du geste : un film sur la musique comme outil de survie, sur la parole comme fracture, sur la vague qui naît d’une goutte. Quand les voix s’unissent dans la nuit, bougies à la main, on sent presque l’odeur de cire chaude et de pluie.

Un chant, un cri, une caresse.

Note : 14/20

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