Le dernier pour la route
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Patrick astier
Patrick astier

12 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 8 avril 2026
C’est beau, émouvant, intelligent… et profondément italien. Comment ne pas rêver de passer une vie entière à partager ce dernier verre avec Carlobianchi et Doriano, deux des personnages les plus touchants et attachants vus au cinéma ces derniers temps. Un film empreint de poésie à savourer sans aucune modération.
velocio

1 538 abonnés 3 499 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 8 avril 2026
De toute évidence, Francesco Sossai, le réalisateur, et Adriano Candiago, son coscénariste, ont essayé de retrouver la verve des comédies italiennes de la grande époque. Cela part plutôt bien, mais on se lasse assez vite de suivre les pérégrinations de ces hommes alcoolisés. On retient toutefois quelques répliques bien venues : à un allemand qui dit être venu visiter l'Italie avant que les italiens ne l'aient détruite, un italien lui répond que c'est déjà trop tard ; et, surtout : avec toutes ces routes et ces autoroutes qu'on construit, on n'a plus aucun problème pour aller d'un endroit à un autre, mais, en fait, on n'a plus vraiment d'endroit où aller !
Leo
Leo

2 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 5 avril 2026
Petite merveille découverte à Cannes l’an dernier. Une histoire touchante et drôle !! À voir absolument
Direct-actu.fr
Direct-actu.fr

371 abonnés 479 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 4 avril 2026
Avec Le Dernier pour la route, Francesco Sossai capte une nuit errante entre bars et silences, où l’alcool, l’amitié et le hasard deviennent les révélateurs d’un monde en perte de repères. Le film s’inscrit dans une tradition italienne attentive au réel, mais choisit une approche plus fragmentée, presque sensorielle, où l’instant prévaut sur la narration classique.

Carlobianchi (Sergio Romano) et Doriano (Pierpaolo Capovilla), deux quinquagénaires désabusés, sillonnent la nuit à la recherche d’un dernier verre. Leur trajectoire croise celle de Giulio (Filippo Scotti), étudiant en architecture aussi réservé que curieux. Cette rencontre, qui pourrait sembler anodine, agit comme un point de bascule. Entre confidences alcoolisées et dérives existentielles, Giulio est confronté à une réalité qu’il n’avait jusque-là qu’effleurée, celle d’un monde instable, où les repères se délitent.

Le film repose sur une idée simple mais rarement tenue avec autant de cohérence, la puissance de l’instant. Une nuit ordinaire devient un espace d’expérimentation humaine. Loin d’une intrigue structurée, Francesco Sossai privilégie une succession de moments, de fragments de vie, nourris d’observations réelles. Les dialogues semblent saisis sur le vif, les situations apparaissent presque accidentelles, renforçant cette impression de vérité brute.

Dans ce cadre, la nuit agit comme un révélateur. L’alcool ne sert pas à dramatiser, mais à faire tomber les filtres sociaux. Les personnages se dévoilent dans une sincérité parfois maladroite, souvent lucide. Giulio, encore en construction, devient le témoin de cette parole libérée. Il observe, encaisse, et progressivement se transforme au contact de ces deux figures d’un monde en déclin.

Le film interroge alors une philosophie de l’immédiateté, vivre maintenant, sans remettre à plus tard. Cette idée trouve un écho concret dans les situations proposées. Rester dehors, prolonger la nuit, accepter l’imprévu, autant de choix qui ouvrent à des expériences impossibles à planifier. La vie apparaît comme une succession de rencontres et de hasards, et c’est précisément dans ces moments non anticipés que se joue l’essentiel.

La vie n'est qu'une succession de rencontres et de hasards, et vouloir pousser jusqu'au dernier moment la nuit en cherchant un dernier pour la route permet de faire des rencontres et vivre des choses qu'on n'aurait jamais vécues en restant couché chez soi. On pense à How I Met Your Mother, qui utilisait aussi la nuit comme espace de possibles, mais en y ajoutant une idée très claire : passé une certaine heure, aucune décision n'est bonne.

Ce qui pourrait passer pour une dérive devient alors une initiation. Une aventure humaine, à la fois drôle, fragile et profondément lucide, qui rappelle que vivre au présent n’est pas une posture, mais un engagement, celui d’accepter que demain n’existe pas encore.
Maurice M.
Maurice M.

1 abonné 34 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 17 mars 2026
Film dérourant et un peu sans queue ni tête. On ne sait pas très bien ce que réalisateur veut montrer à travers ce film assez ennuyeux.
FaRem

10 571 abonnés 11 461 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 24 janvier 2026
Alcool, souvenirs, révélations et discussions existentielles sont au programme de ce road-movie enivré sur un duo, puis un trio, qui prend la route pour partager une « dernière tournée ». Un prétexte pour ces hommes désenchantés et désabusés qui se découvrent et se redécouvrent alors que l'on prend conscience du fossé qui les sépare de leur compagnon de route, mais aussi de la société moderne. Ça ne les tracasse pas forcément, car ils ne se soucient de rien. De l'insouciance dans cette errance émotionnelle et scénaristique que représente cette quête sans fin du « dernier verre » dans les plaines vénitiennes. Un film presque hors du temps sauf que le temps, je l'ai vu passer... Je ne peux pas dire que j'ai pris beaucoup de plaisir devant ce « voyage » forcé à suivre des personnages souvent lourds et agaçants. Je n'ai pas trouvé ça mauvais, mais plutôt inintéressant. Un film léthargique, décousu et banal auquel je n'ai tout simplement pas accroché.
Yann C.
Yann C.

31 abonnés 74 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 22 janvier 2026
vu en compétition au festival Premiers Plans d'Angers 2026. Les aventures de ces 2 compères sont plutôt amusantes. Quelques situations cocasses, mais tout cela peine un peu à tenir la route sur la longueur. Plaisant, sans rester mémorable
traversay1

4 482 abonnés 5 353 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 10 janvier 2026
Boire et conduire, pas question de choisir pour les deux quinquagénaires usés, au cœur de l'intrigue de Le dernier pour la route ; ils font les deux et entraînent dans leur errance un étudiant en architecture qui leur sert opportunément de public. Le deuxième long métrage de Francesco Sossai ressemble à une comédie italienne qui aurait été essorée par le triomphe de notre société matérialiste et normative : elle ne fait plus rire et se pare de nouveaux oripeaux, ceux de la mélancolie et de la nostalgie, pour un temps où la communication n'était pas numérique et l'intelligence pas autant artificielle, même si excessivement diluées dans l'alcool. Les deux personnages principaux du film sont très attachants, ils le seraient sans doute moins dans la vraie vie, et leur parcours erratique, à vitesse très modérée, est aussi l'occasion de voir une Italie, la Vénétie en l'occurrence, qu'on ne montre pas d'habitude, sans soleil et triste. Ce qui manque au scénario, c'est sans conteste un scénario moins lâche, qui semble souvent aller nulle part, mais cela fait partie du charme de l'entreprise et l'éloigne de tout formatage. Dans leur brume éthylique, les deux pieds nickelés du film semblent comme déconnectés de toute modernité, aucunement assujettis à une quelconque morale, se fichant bien de paraître pathétiques aux yeux des gens "normaux." Le regard du cinéaste les rend en tout cas humains et heureux de l'être, tant qu'il y aura des bières à boire et des routes sur lesquelles conduire.
Nathalie Strebler
Nathalie Strebler

2 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 2 novembre 2025
Vu à Villerupt au festival du film Italien.
Parcours d alcooliques assez malsain. Froid noir et mélancolique
alberto guasco
alberto guasco

1 critique Suivre son activité

4,0
Publiée le 4 avril 2026
Un film qui decrit tres bien le vide des vie dans certain periferie. boir c est la seul alternative, mais on peut toujour Chercher un dernier verre
Fiers R.
Fiers R.

203 abonnés 871 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 14 octobre 2025
Vu en festival à Montréal.

Ce film italien plutôt léger est à ne pas confondre avec un autre long-métrage éponyme de Philippe Godeau sorti dans les années 2000 à la tonalité beaucoup plus grave. C’était avec François Cluzet et ça traitait de la dépendance à l’alcool et ses conséquences néfastes. Ici, plutôt dans la même veine que le « Drunk » de Thomas Vinterberg, le nectar des Dieux est vu comme une source de camaraderie, un ciment de l’amitié qui va de pair avec un certain côté épicurien propre à notre époque. « Le dernier pour la route » est construit comme un mini road-trip dans le Nord de l’Italie, en Vénétie plus précisément, où deux comparses écument les bars sur le chemin de l’aéroport pour aller récupérer un autre ami qu’ils n’ont pas vus depuis des années. Sur le chemin, ils vont embarquer un étudiant croisé au hasard de leurs pérégrinations. Une virée dans une Italie filmée de manière brute, sans fard, loin des clichés et des beaux endroits habituels que l’on imagine d’un tel pays.

On peut dire qu’on est dans une œuvre feel-good, à la fois insouciante et croustillante. En effet, « Le dernier pour la route » développe un certain charme par bien des aspects. Le grain de l’image, que l’on suppose volontairement un peu trouble, lui confère un côté intemporel. Ce choix de mise en scène en complète d’autres pour un film qui peut faire brouillon ou bordélique jusque dans son montage. C’est d’ailleurs parfois trop poussé tant les errements des personnages sont erratiques et pas toujours logiques. Mais c’est peut-être aussi la résultante d’une virée alcoolisée... On se demande quand même si une manière de filmer plus esthétisante n’aurait pas mieux collé au film et à son propos. La question se pose sans certitude de la réponse. Les acteurs principaux sont d’un naturel désarmant et on dirait qu’ils se bourrent vraiment la gueule durant tout le film, ce qui donne un côté réaliste à cette œuvre qui prône l’hédonisme sans gueule de bois. Le fait d’inclure un jeune étudiant naïf au duo apporte du piquant et des épisodes amusants qui jouent sur les contraires.

« Le dernier pour la route » pâtit cependant d’un scénario qui navigue à vue. On dirait qu’il a été écrit au fur et à mesure, ce qui accentue ce côté foutoir un peu trop proéminent. En outre, le film abuse des hasards, coïncidences et facilités. Il n’est pas assez versé dans la fantaisie ou le surréalisme pour digérer cette accumulation de séquences aux ressorts pas toujours crédibles. De la fuite d’un contrôle de police un peu trop facile au fait que le jeune étudiant les suive sans hésitation alors qu’il ne connaît pas du tout le duo et qu’il a un examen le lendemain en passant par la mascarade des architectes dans une villa, c’est trop gros pour être avalé sans sourciller. Une incartade de la sorte passe mais quand l’intrigue les enchaine, on décroche. Malgré cela, il y a une foultitude de beaux moments sincères qui prônent une manière inconséquente de croquer la vie et le bon vivre à contrepied des modes. C’est devenu chose rare dans la vie mais aussi au sein d’un cinéma de plus en plus formaté. Ça fait plaisir à voir et à entendre.

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Coric Bernard

455 abonnés 851 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 10 octobre 2025
Pour son premier long métrage, ce réalisateur italien, a plutôt bien réussi son essai. Ce road-movie arrosé, épique et drôle entre ces deux quinquagénaires est bien agréable à visionner. Leur rencontre avec un jeune entrecoupée de nombreux derniers verres va déboucher sur une quête de sens. La réalisation est bien maitrisée avec une bonne interprétation et l’on a plaisir à découvrir ce film.

Bernard CORIC

(Film visionné à la journée de prévisionnement du GNCR le 07/10/205 à PARIS)
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