Présenté dans la section Un Certain Regard à Cannes 2025, cette comédie mélancolique en provenance d'Italie est assez laborieuse dans son ensemble. Deux acolytes alcooliques vont faire la tournée des bars et autres lieux peu fréquentables à la recherche du dernier verre. spoiler: Ils vont dévergonder un jeune étudiant qui va en devenir attachant . Cette errance éthylique est ponctuée de bons mots trop rares pour rythmer ce road trip. Même si ce trio d'acteurs est sympathique, ça tourne un peu en rond, et le charme du début s'estompe malgré quelques répliques hilarantes. Globalement, c'est décevant.
Le cità di pianura, les villes de la plaine, le titre italien renvoie mieux à ce qu'a pu ou dû être l'ambition du cinéaste, donner à voir une balade désenchantée mais sauvée par l'amitié de deux jeunes retraités dans une Italie-plaine du Pô qui, comme ailleurs, perd ses lieux de convivialité à l'heure de la folie très faussement communicante des téléphones connectés. Ajoutons le plaisant genre du road-movie et... cela devrait mieux marcher que ce résultat. La faute, me semble-t-il, à des dialogues pas toijours bien écrits et à un "troisième rôle" (l'étudiant) que j'ai trouvé ni joué ni incarné ni rien. Dommage !
Ce film est une sorte de road movie amical où Carlobianchi et Doriano passent une nuit entière à enchainer les derniers verres en se remémorant leurs souvenirs commun. Ils rencontrent Giulio, un étudiant timide et réservé qui va voir le monde autrement grâce à eux. Rien de révolutionnaire, mais beaucoup de charme et d’affection se dégage de ce film. Les personnages sont attachant, la réalisation est rythmée. Belle surprise.
Si vous n'allez pas le voir ce n'est pas grave. Un peu sans queue ni tête. On ne sait pas très bien ce que réalisateur a voulu montrer. Après on regarde et on oublie qu'on s'est trompé, mais il y a eu et il y aura pire.
Deux amis insatiables des libations profitent de l’argent qu’ils ont gagné avec une petite escroquerie pour toujours reculer le moment du dernier verre. La principale qualité du film est la découverte d’une Vénétie loin de la carte postale et de la beauté hallucinante de la Cité des Doges. Une province brutaliste, grise, morne et vaguement mélancolique. Mais je n’ai pas compris le message de ce film. S’il y en a un.
Une histoire qui raconte une région peu représentée dans le cinéma italien. Un point de vu fataliste sur la vie dans la plaine du Pô, mêlant poésie et mélancolie. Un cinéma humain.
D'une lourdeur sans nom. Au bout de quelques minutes on comprend qu'on nous montre la Vénétie en deshérance à travers les pérégrinations de deux pochards. Au cas où on n'aurait pas compris, comme eux, on en prend plusieurs doses car le film est très répétitif. Bande sonore de gratouillis adolescents a la guitare, inaudible.
Filme simple, sans fioriture dans lequel deux amis alcooliques sont prêts à toutes les ruses pour le dernier verre qui n'est jamais le dernier ils entraînent avec eux un plus jeune. Film touchant
Je ne comprends pas les notes si basses. Ce n’est pas souvent que de voir un film aussi léger et si beau. Les acteurs sont formidables. Tout est délicieux.
Carlobianchi et Doriano, deux soûlographes dans la cinquantaine, roulent à travers la Vénétie d’un bar à l’autre. Leur route croise celle de Giulio, un jeune étudiant en architecture.
"Le Dernier pour la route" est le titre d’un film que j’avais adoré, sorti à la fin des années 2000, inspiré de l’autobiographie du rédacteur en chef de Paris Match guéri de son alcoolisme par une cure de désintoxication. Ce film avait relancé la carrière à l’arrêt de François Cluzel et de Mélanie Thierry. Je ne sais pas ce qui est passé dans la tête des distributeurs français pour utiliser le même titre et traduire ainsi "Le Città Di Pianura" (littéralement « Les Cités de la plaine »).
Projeté à Cannes l’an dernier dans la section « Un certain regard », le film a connu un grand succès en Italie. Il a reçu pas moins de seize nominations aux David, l’équivalent des César français – même si "La grazia" est donné vainqueur pour le David du meilleur film. J’avoue ne pas comprendre un tel succès.
Tout m’a déplu et m’a fait bâiller d’ennui dans ce film, qui se réclame des mânes de Kaurismäki et de Jarmusch. Ses décors d’une repoussante laideur, comme si préférer filmer les banlieues anomiques de Trévise aux palais et aux canaux de Venise constituait un geste artistique transgressif. Ses personnages sans relief – à quoi sert d’avoir deux héros si rien dans leurs actions ou dans leur psychologie ne les distingue ? Son scénario poussif qui tourne en rond, qui a pour seul enjeu le retour d’Argentine d’un ami du duo et finalement ne mène nulle part.
"«Road movie alcoolisé» On visite la Vénétie, dans son côté surtout pas très joli, avec ces 2 amis alcooliques qui entraînent dans leur errance un étudiant timide dont ils vont devenir les mentors pour une nuit. Si on a parfois l’impression de perdre son temps, on finit par s’attacher à ces 2 personnages « trop vieux pour grandir » et sans le sou, qui font leurs blagues et surtout vivent en permanence à 2gr d’alcool dans le sang, au son d’une bande originale avinée elle aussi. Il y a quelques moments drôles et inattendus."
L'histoire de 2 Jojos qui vont en rencontrer un 3eme, moins jeune et plus timide. Film attachant parce que les personnages le sont. Des personnages bruts, pas du tout enjolivés, mal fagots, presque pas intéressants mais vivants. La nostalgie n'est plus ce qu'elle était, on rit peu mais la mélancolie rachete le tout. L'histoire n'a rien de palpitant, mais le réalisateur sait insuffler suffisamment de tension et de pâte humaine pour que ça passe. Et l'Italie est filmé dans des couleurs un peu triste loin de l'image d'Épinal. Convaincant
La Ballade est belle et donne à respirer ! voilà de bien beaux clochards célestes, voilà un bien bon film, qui réchauffe le coeur comme un bon vin ! merci, ça fait du bien. Un autre !