Put Your Soul on Your Hand and Walk
Note moyenne
4,1
383 notes En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné

58 critiques spectateurs

5
23 critiques
4
22 critiques
3
5 critiques
2
5 critiques
1
1 critique
0
2 critiques
Trier par :
Les plus utiles Les plus récentes Membres avec le plus de critiques Membres avec le plus d'abonnés
Elsaballandet
Elsaballandet

1 abonné 7 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 29 septembre 2025
En donnant à voir de l’intérieur l’enfermement et la destruction systématique subis par la population gazaouie, l’œuvre de Sepideh Farsi dépasse le simple témoignage. Elle devient un film-tombeau, hanté par la mort tragique de Fatima au printemps 2025, quelques jours avant la présentation du documentaire à Cannes. Cette disparition transforme le film en mémoire vive, en acte de résistance posthume.
H Atassi09
H Atassi09

3 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 14 septembre 2025
Excellent documentaire très émouvant qui montre la réalité de la vie des habitants de Gaza et plus particulièrement les derniers mois de Fatima Hassouna assassinée par l’armée israélienne. à voir absolument
Fenêtre sur salle
Fenêtre sur salle

129 abonnés 411 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 5 octobre 2025
 PUT YOUR SOUL ON YOUR HAND AND WALK - Sepideh Farsi | ⭐ 8/10

Construit autour des échanges vidéo entre la réalisatrice et la photojournaliste palestinienne Fatma Hassona, ce documentaire a pour vocation de capter de l’intérieur la vie à Gaza, au plus près de la peur, de la résistance et du combat pour la vie.

Son dispositif, d’une grande simplicité (la réalisatrice filme avec un autre téléphone ses conversations en visio avec la jeune photographe) en fait à la fois la force et la limite. Cette économie de moyens met en avant la puissance des visages et des voix, mais engendre aussi une certaine monotonie : malgré l’insertion de photos, de vidéos tournées sur place et d’extraits de journaux télévisés, l’ensemble finit par se répéter et aurait sans doute gagné à être plus concis. Néanmoins, la démarche, d’une grande sobriété, et qui refuse la démonstration pour privilégier la pudeur et l’écoute, reste à saluer.

Ce qui frappe avant tout, c’est la présence lumineuse de Fatma : son regard ferme, son sourire inébranlable, même lorsqu’elle annonce qu’une bombe vient d’exploser à quelques mètres de là, ou qu'elle confie ne pas avoir mangé de poulet, de chips ou de chocolat depuis plus d'un an.

La réalisatrice, observatrice à distance, et tributaire d'une connexion internet fluctuante, ne cherche pas à combler cette absence, laissant le spectateur éprouver, lui aussi, cette frustration de ne pouvoir qu’accompagner et écouter, sans agir.

Ainsi, chaque conversation devient un acte de résistance. Le réseau instable, les écrans qui se figent, les appels qui se coupent traduisent l'isolement de Fatma, la distance entre les deux femmes, ainsi que l'impuissance du regard extérieur.

La mort tragique de Fatma, survenue peu avant la présentation du film au Festival de Cannes, et seulement deux jours après leur dernière conversation durant laquelle la réalisatrice lui apprend la sélection du film, confère à l’ensemble une charge émotionnelle supplémentaire.

L’œuvre, inachevée par la force des événements, en dit autant sur l’impuissance du cinéma face à la mort que sur sa nécessité. La parole de Fatma dépasse alors le témoignage pour devenir testament.

Ma page ciné instagram : fenetre_sur_salle
Guillaume LR
Guillaume LR

43 abonnés 157 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 8 octobre 2025
Put your soul on your hand and walk est un film essentiel dans le contexte actuel. Compte-rendu des échanges entre la réalisatrice et Fatma Hassona, malheureusement décédée peu de temps après, juste après l'annonce de la sélection du film au festival de Cannes, le film est porté par cette jeune photographe, sourire aux lèvres quand elle parle de bombardement, et par son travail, ponctuations si fortes à cette relation qui se noue et se maintient sous nos yeux.
L'objet filmique n'est pas tellement criticable en soi. Entièrement composé de séquences filmées au smartphone, retraçant essentiellement des discussions en visio, souffrant des conditions difficiles de connexion dans cette ville bombardée, il est compliqué de garder le contact avec cet ailleurs qui pourrait être le nôtre. La réalisatrice fait tout elle-même, comme si elle nous demandait aussi de faire l'effort de rester en contact avec ces populations civiles tristement sacrifiées.
Les enjeux géopolitiques échappent certainement à beaucoup, dont moi, mais il est important de faire vivre ce film pour ce qu'il est : un témoignage essentiel, émouvant mais dur de que qui se passe à Gaza, dans une indifférence internationale préoccupante.
Criticman17
Criticman17

11 abonnés 283 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 11 novembre 2025
Meilleur documentaire en 2025. C'est un documentaire bouleversant, résistant qui nous témoigne du chaos que vivent les habitants de Gaza.
Sur le plan cinématographique on a plusieurs supports: des images des journaux en continu nous informant du nombre de morts, des négociations politiques en cours etc... mais sans nous montrer des images du quotidien à l'intérieur de Gaza.

Les échanges téléphoniques avec des écrans téléphoniques entre la réalisatrice Sepideh Farsi et la photographe journaliste Fatma Hassona d'une qualité image/son médiocre mais qui relate surtout par le son via les témoignages de Fatma le drame que vivent les habitants de Gaza.
Et les photos de Fatma Hassona d'une netteté qui montre le contraste sur les images, et sur ces photos, on voit l'horreur sur la jeunesse la population où l'on sent même la mort.
Cet objet filmique avec la combinaison des images avec ces différents supports nous font penser que d'un côté on aimerait invisibiliser ce qui se passe à Gaza et de l'autre via les photos de Fatma le constat implacable de l'horreur de la misère sur des enfants des femmes et des hommes de Gaza.

Fatma Hassona que l'on découvre dans ce documentaire incarne la résistance par ces photos, son témoignage et son sourire. On l'a voit en gros plan toujours souriante. En tant que spectateurs on s'attache à elle avec ce rendez-vous quotidien avec la réalisatrice on l'a perçoit comme un personnage de télé-réalité. Elle nous livre son intimité son quotidien et ce rendez-vous téléphonique régulier crée cet attachement avec le spectateur, on veut en savoir plus On voit ces différents lieux téléphoniques, ses frères, son papa. Cette femme Fatma Hassona d'une résilience et d'un courage admirable incarne un visage une voix un sourire une nature et un héroïsme face à la terreur.
On sent un malaise entre les moments de la réalisatrice qui raconte son quotidien fait de voyage dans le monde d'une vie que Fatma rêverait et Fatma qui fantasme de voyage d'une meilleure vie de poulet et de chocolat.
Ces passages montrent le décalage entre ce que l'on perçoit les spectateurs par les médias de ce qui se passe à Gaza et de la réalité personnifiée ici par Fatma qui parle explique sa douleur explicite sa peur nous livre ses cauchemards son mal être tout en souriant et en affrontant le quotidien jour après jour en espérant un avenir meilleur pour Gaza.

Un documentaire bouleversant militant à voir pour cette réalisation et ce parti pris de la réalisatrice Sepideh Farsi qui construit ce documentaire pour nous livrer un message puissant et indestructible.
Et enfin pour Fatma Hassona morte dans la vie réelle mais éternelle par ce documentaire par l'image et le son et par ses photos qui mettent en lumière son regard son intelligence sa résilience face à son quotidien et son sourire sa joie sa nature qui humanise le conflit à Gaza et crée toute l'ambivalence de notre humanité.
Fabien D
Fabien D

216 abonnés 1 270 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 19 octobre 2025
Ce film est, avant tout, une série d'échanges entre la réalisatrice et une jeune femme habitant à Gaza. Tantôt solaires, tantôt dramatiques, ces longues scènes de discussions ne sont jamais ennuyeuses. On sent poindre une note d'espoir jusqu'à un final annonçant la mort de Fatem. Ce film a une valeur de témoignage et c'est surtout ça qu'il faut en retenir. Comment vivre au milieu du chaos ? Le spectateur se retrouve face à une réalité terrible comme l'attestent les photographies de paysages en ruine. L'horreur en devient presque poétique. Néanmoins sur le plan purement cinématographique, le film a queque chose de déceptif sans doute parce qu'il fonctionne sur la répétition de scènes similaires. Bref, un film qui nous laisse entrevoir une terrible réalité sans chercher pour autant à nous heurter.
CREOTIVEMEDIA
CREOTIVEMEDIA

109 abonnés 297 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 20 janvier 2026
Il est des films qui naissent du cinéma. Et d’autres qui naissent de l’urgence. Put Your Soul on Your Hand and Walk appartient à cette seconde catégorie : une œuvre forgée dans la nécessité absolue de témoigner, là où les images manquent, là où les voix sont étouffées, là où la réalité se dérobe sous les bombardements.

Face aux massacres en cours à Gaza, la cinéaste Sepideh Farsi choisit de filmer autrement — à distance, dans la fragmentation, dans l’échange fragile de pixels et de sons. Le film repose sur une rencontre déterminante : celle de Fatem Hassona, jeune femme gazaouie qui documentait la guerre depuis l’intérieur, caméra à la main, au cœur même de ce qu’elle appelait sa « prison de Gaza ».

De cette relation singulière naît un lien vital. Fatem devient les yeux de la réalisatrice sur le terrain ; Sepideh Farsi, depuis l’extérieur, devient un relais, un passage, une respiration vers le monde. Ensemble, elles inventent une forme de cinéma sans précédent : un film tissé de messages vocaux, de vidéos compressées, d’appels instables, de silences contraints. Une correspondance filmée traversée par la peur, l’épuisement, mais aussi par une détermination farouche à continuer de regarder.

Le dispositif, d’une extrême simplicité apparente, se révèle d’une puissance bouleversante. Ici, aucune reconstitution, aucun commentaire surplombant. Seulement la persistance d’un dialogue, maintenu pendant près d’un an malgré les coupures d’électricité, la destruction des infrastructures et la menace constante de la mort. Chaque image devient un acte de résistance.

Le film interroge profondément la nature même du cinéma. Que peut une caméra lorsque tout s’effondre ? Que signifie filmer quand survivre est déjà un combat ? Put Your Soul on Your Hand and Walk ne prétend jamais expliquer le conflit. Il montre ce que les chiffres et les discours ne peuvent saisir : l’attente, la peur diffuse, la fatigue des corps, la banalité tragique du quotidien sous les bombes.

Fatem Hassona n’est pas une simple témoin. Elle est une présence lumineuse, une conscience en éveil, une voix qui refuse de se taire. Sa parole, parfois douce, parfois traversée d’une lucidité implacable, donne au film une humanité rare. Elle parle de sa ville, de sa famille, de sa peur de mourir, mais aussi de son désir obstiné de vivre, de transmettre, de rester digne.

L’assassinat de Fatem, le 16 avril 2025, lors d’une attaque israélienne visant sa maison, bouleverse irréversiblement la nature du film. Ce qui était un journal de guerre devient une œuvre-mémoire. Ce qui était un échange vivant se transforme en testament cinématographique. Chaque image acquiert soudain une dimension tragique et sacrée : celle d’une voix désormais réduite au silence.

Sans pathos ni démonstration, Sepideh Farsi signe un geste de cinéma politique au sens le plus noble du terme. Un cinéma qui ne cherche pas l’effet, mais la présence. Qui ne parle pas à la place de, mais avec. Qui ne transforme jamais la souffrance en spectacle.

Put Your Soul on Your Hand and Walk est un film sur la transmission quand tout s’effondre, sur la responsabilité de regarder, sur la nécessité de porter la parole de ceux à qui l’on refuse le droit d’exister. Il rappelle que filmer peut être un acte vital, et que parfois, tenir une caméra revient à tenir une main à distance.
Zehia kessabia
Zehia kessabia

5 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 24 septembre 2025
Émouvant terrifiant mais malheureusement véridique.. la morale de ce film serait rester en Palestine malgré le genocide
Babet
Babet

2 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 21 octobre 2025
Magnifique, émouvant, on ne peut qu’être admiratif devant la force de vie qui se dégage de cette jeune palestinienne et on dans le même temps on est complètement désarmé face à notre impuissance à faire cesser cette guerre
CoolTerre
CoolTerre

1 critique Suivre son activité

5,0
Publiée le 21 septembre 2025
Un chronique d'une extraordinaire personnage avec énorme courage et l'esprit tellement puissant...à ne pas manquer.
Ced R
Ced R

11 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 3 octobre 2025
J'y ai été sans vraiment savoir à quoi m'attendre mais c'est une véritable claque, à voir absolument
Didier T.
Didier T.

8 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 10 octobre 2025
c'est ouf
c'est dur
difficile
émouvant
quelques boucles mais c'est pas grave
l'injustice est là !
Dounia El Mekkaoui
Dounia El Mekkaoui

2 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 27 septembre 2025
Très beau film a voir et a revoir vraiment... Un excellent scénario de belles images et de la musique...
Jean d.
Jean d.

2 abonnés 26 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 28 septembre 2025
Put your soul in your hand and walk...
dans quelle poesie pouvait nous conduire ce film ? j'ai été aspiré par le sourire radieux d'une jeune femme retraçant sa vie dans les horreurs de la guerre à une personne qui pourrait être vous.
i n e s
i n e s

2 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 16 septembre 2025
très émouvant et réaliste de la situation actuelle du peuple palestinien
il faut préparer les mouchoirs avant de regarder ce film documentaire
Les meilleurs films de tous les temps
  • Meilleurs films
  • Meilleurs films selon la presse