Put Your Soul on Your Hand and Walk
Note moyenne
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58 critiques spectateurs

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Pascal
Pascal

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2,5
Publiée le 25 septembre 2025
Film documentaire qui repose sur un procédé aride, peu cinématographique, mais adapté aux circonstances.

Deux journalistes ( dont une iranienne en délicatesse avec le régime des mollahs, installée en France et une photographe palestinienne résidente dans le nord-est de Gaza ), échangent par vidéo téléphonique, pendant un an, en 2024, lors de l'offensive israélienne sur Gaza.

Si on ne peut que saluer l'idée même de ce film et la mémoire de la journaliste gazaouie , à l'écran le bénéfice de son visionnage, pour le spectateur que je suis, s'est avéré ( je regrette de le dire )..

Les échanges restent la plupart du temps beaucoup trop répétitifs ( à l'image du contexte ) et surtout restent à la surface des choses.

Quasiment ( je dis bien quasiment) aucune question ( et pourtant une myriade me venaient à l'esprit ) n' est posée sur le conflit, ses origines ; pas plus que sur la jeune femme, ses sentiments. Pourquoi ?

Il reste des échanges de sourires, des photos de champs de ruines, des vivants qui passent, tentant de survivre et la guerre et oui on le sait car c'est toujours la même chose, surtout quand on est visé : c'est sale et horrible !

Une déception à mes yeux.
amipb
amipb

13 abonnés 15 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 30 septembre 2025
Trois étoiles pour l'horreur et l'absurdité de cette guerre, et pour le récit de Fatem Hassona. Pour le reste, c'est tourné n'importe comment, avec un téléphone qui bouge et zoome parfois jusqu'au tournis, sans la moindre scénarisation ou mise en contexte. Par ailleurs, la réalisatrice a parfois des propos choquants, lorsqu'elle parle de ses voyages en avion, ou du fait qu'elle est allée à la mer… J'ai trouvé ça particulièrement indécent.
Bart Sampson

414 abonnés 850 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 24 septembre 2025
Film qui ne peut pas ne pas vous bousculer tant le sourire de Fatma malgré l'indicible de sa situation et la beauté de ses photos sont un plaidoyer pour l'amour de l'autre, l'humanisme et la paix.
La fait que la réalisatrice soit elle même une militante iranienne apatride apporte beaucoup à l'écriture et le rendu final.

Le film est dur mais paradoxalement on sourit beaucoup à des petites scènes du quotidiens de fatma avec ses frères et soeurs ou qui utilise un "humour palestinien" pour survivre.

Allez y vous
Direct-actu.fr
Direct-actu.fr

371 abonnés 475 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 20 septembre 2025
Le film Put your soul on your hand and walk bouleverse par sa frontalité et sa force. À travers la rencontre de deux réalisatrices, il donne à voir un échange intime où chaque visio devient un fragment de vie. La mise en scène fait ressentir la tension permanente, mais aussi la dignité et la vitalité qui émergent dans le chaos. La foi, les sourires et les gestes du quotidien y prennent une dimension universelle. Ce qui touche profondément, ce sont ces visages, ces voix et ces images qui portent la mémoire de l’instant. Fatma Hassona, par son regard et son énergie, incarne la résistance à l’effacement. Aux côtés de Sepideh Farsi, elle transforme ce film en un cri universel, un hommage et un tombeau, où l’intime devient acte de mémoire et de survie.
Arthur Brondy
Arthur Brondy

300 abonnés 1 440 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 24 septembre 2025
L’histoire de ce documentaire est aussi tragique que célèbre. Diffusé lors du dernier festival de Cannes, ce film raconte l’enfer de Gaza grâce au témoignage bouleversant de Fatma Hossona. À 24 ans, cette jeune fille pleine de joie de vivre, d’espoir, de résilience raconte et partage son quotidien avec la réalisatrice au cours de chaotiques conversations vidéos (au gré des connexions plus qu’hasardeuses). Envie d’ailleurs, vivre avec la mort des siens, au rythme des bombes, des famines, du désespoir. Ce film raconte tout cela. Tout ce que beaucoup trop occultent - la vie des palestiniens, prisonniers d’une guerre et d’un blocage abominable. Fatma Hossona témoigne ainsi sa joie de vivre, mais offre aussi son regard de photographe. Au lendemain de l’annonce de sa sélection à Cannes, Fatma et sa famille sont assassinées par l’armée israélienne. Elle fait ainsi partie des très nombreux journalistes reporters tués dans la bande de Gaza par le régime israélien. En découvrant ce film puissant, impossible d’oublier le sourire de cette jeune femme. Impossible.
Ufuk K

617 abonnés 1 719 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 28 septembre 2025
"Put Your Soul on Your Hand and Walk" bien noté par la critique, qui a marqué les esprits cette année au festival de Cannes est un documentaire bouleversant. La réalisatrice iranienne Sepideh Farsi, à travers des échanges vidéo avec la jeune palestinienne Fatima Hassouna (tuée le 16 avril 2025 lors d'un bombardement israélien), dépeint les atrocités de la guerre menée par l'armée israélienne dans la bande de Gaza. J'ai été profondément touché par le courage et le sourire de la malheureuse Fatima Hassouna, victime de ce conflit, et je suis sorti de ce documentaire à la fois indigné et bouleversé.
Jean-marc D
Jean-marc D

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1,0
Publiée le 20 septembre 2025
Vu ce soir.
Une déception, tant sur la forme que sur le fond.

Concernant la forme, l´exercice était périlleux de faire un doc à partir d´échanges téléphoniques en visio. C´est raté. Toujours concernant la forme, la mise en avant de la réalisatrice est difficile ment supportable. Elle se met constamment en scène de manière insidieuse tout au long du doc.

Concernant le fond, c´est encore plus grave, car on apprend rien de la vie à l'intérieur de Gaza. C'était pourtant la promesse implicite du doc. On aurait aimé connaître le quotidien de cette jeune femme, par ailleurs lumineuse. Comment elle et sa famille s´alimentent ? Quel est son quotidien, que font ils de leurs journées ? Comment se déroule l´entraide entre le familles, s´il y en a ? Bref... les sujets ne manquent pas.
Au lieu de cela, on assiste à des échanges, qui restent limités au niveau purement affectif qui ne nous apprennent rien, ou si peu.

Une déception...
Frédéric P
Frédéric P

16 abonnés 188 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 20 septembre 2025
Vu en avant-première, ce film est très émouvant car il humanise la population ciblée et casse le narratif israélien réduisant les Gazaouis à des terroristes. Il y a une empathie immédiate entre Sepideh, la réalisatrice et Fatem, jeune photo-journaliste de 24 ans qui documente la souffrance endurée. La force de résistance de ce peuple est toute entière symbolisée par ce sourire permanent de Fatem. L’assassinat de Fatem et de sa famille le jour suivant l’annonce de la selection à Cannes documente le ciblage systématique des journalistes. Sepideh Farsi réalise avec des moyens dérisoires un acte de résistance et d’information hors du commun.
Cinememories

584 abonnés 1 664 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 15 mai 2025
Comment cohabiter avec une guerre qui ne finit plus ? Put Your Soul on Your Hand and Walk, présenté à l’ACID 2025, offre aux spectateurs une lucarne sur un territoire désolé, situé au nord de la bande de Gaza. Sans insister sur les dimensions politiques du conflit israélo-palestinien, la réalisatrice Sepideh Farsi choisit d’amplifier la voix d’une citoyenne palestinienne qui lui transmet, jour après jour, les échos d’un quotidien sous les bombes. Ce qui devait initialement nourrir un portrait ancré dans la survie s’est transformé, suite à la disparition brutale de son interlocutrice principale, Fatma Hassona, en un film de fantômes, hanté par l’absence et le deuil.

Réputée pour ses œuvres à la fois engagées et poétiques, notamment avec La Sirène sur la guerre entre l’Irak et l’Iran, Sepideh Farsi rend ici hommage aux victimes de Gaza. Son documentaire s’organise autour de Fatma, une jeune photojournaliste palestinienne, pleine de bonne humeur, de rêves et d’espoir. Ce contraste avec le contexte de crise et de terreur confère au film une tension poignante. Fatma garde le sourire pour atténuer la peur, s’accrochant à la lumière comme on s’accroche à la vie dans un monde en ruines et au bord de la famine.


Le film aurait pu sombrer dans un activisme sentimental ou simplificateur, comme on peut le reprocher à Seaspiracy, mais il conserve une force narrative sobre et directe, reposant sur la simplicité de son dispositif : des conversations à distance par téléphone, entre la réalisatrice et son interlocutrice. Des extraits de journaux télévisés viennent ponctuer le récit, évoquant les espoirs de cessez-le-feu ou les tentatives avortées de sortie de crise. Farsi adopte un regard extérieur à la situation, sans pour autant se placer dans une neutralité creuse : elle dénonce clairement les violences perpétrées, y compris les représailles massives menées par Israël après les crimes du 7 octobre 2023, commis par le Hamas. Elle ne se pose pas en juge, mais en témoin solidaire, à l’instar du spectateur dans sa salle obscure, impuissant face à la souffrance qu’il observe.
Le fantasme d’une vie « normale »

À travers la voix et le regard de Fatma, Farsi insuffle au film une humanité rare. Fatma nous offre son temps, une précieuse intimité, et une fenêtre sur sa vie à Al-Touffah, dans le nord de Gaza. Ce territoire exigu de 365 km², contesté et enclavé, condamne ses habitants à vivre et mourir dans les décombres. Fatma, 25 ans, n’a jamais quitté la bande de Gaza. Elle rêve pourtant de s’instruire à l’étranger, de photographier des lieux vivants plutôt que meurtris, de voyager aussi librement que Farsi, qui lui parle depuis la France, le Canada ou le Maroc. Cependant, la réalisatrice vit elle-même l’exil. Retourner en Iran l’exposerait à l’emprisonnement. Toutes deux partagent cette lutte pour la survie, cette volonté farouche de témoigner, de documenter la guerre et ses ravages.

Privée de tout sauf de sa liberté d’observer, Fatma est devenue « l’œil de Gaza », car les journalistes étrangers sont interdits d’entrer sur le territoire. À travers son appareil photo, elle capture des ruines et des absences, des visages et des silences, dans un style qui évoque le documentaire Sinjar, naissance des fantômes d’Alexe Liebert. Chaque cliché contient un fragment de mémoire, non pas pour figer les Palestiniens comme des martyrs, mais pour interroger leurs désirs, leurs origines, leurs perspectives. Et si l’on sait peu de choses sur Fatma et sa famille, c’est parce qu’ils n’ont jamais eu l’occasion de se présenter autrement que comme survivants – la tête toujours levée, comme si l’épée de Damoclès pouvait s’abattre du ciel à tout moment.

Le 16 avril 2025, au lendemain de l’annonce de la programmation du film à l’ACID, Fatma Hassona et neuf membres de sa famille ont été tués lors d’un bombardement israélien. La rencontre prévue à Cannes entre la cinéaste et son « héroïne » n’aura pas lieu. Put Your Soul on Your Hand and Walk devient ainsi le testament de cette jeune femme. Une lettre ouverte à la paix, un chant pour la vie, un film en deuil, mais habité par la dignité de celles et ceux qui, jusqu’au bout, ont tenté de garder leur âme dans leur main en marchant vers un avenir meilleur.

Retrouvez toutes nos critiques du festival de Cannes 2025 sur Le Mag du Ciné.
velocio

1 538 abonnés 3 499 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 30 septembre 2025
Un film sorti mercredi dernier et vu hier :

Eprouvant, fatigant, mais important

"Put Your Soul on Your Hand and Walk"

de Sepideh Farsi et Fatma Hassona

La plus grande partie de ce film, présent à Cannes 2025 dans la sélection ACID, est dévolue à la représentation d'échanges téléphoniques en visio entre la réalisatrice iranienne Sepideh Farsi et la photographe gazaouie Fatem Hassona. Au départ, Sepideh Farsi souhaitait se rendre à Gaza mais cela s'est révélé impossible. C'est en utilisant ces échanges en visio auxquels viennent ce rajouter quelques images en provenance de la télévision qu'elle arrive à documenter l'épouvantable drame que connaissent depuis 2 ans Gaza et sa population. C'est éprouvant par ce que ça montre du niveau que peut atteindre la barbarie humaine. C'est très fatigant à regarder du fait de la qualité technique des échanges qui, on pouvait s'en douter, est loin d'être parfaite. Et c'est important car la lumineuse Fatma Hassona nous raconte et nous montre de l'intérieur ce que sont les conditions de vie des gazaouis depuis 2 ans. Il y a 6 mois, le 16 avril 2025, la barbarie lui a pris sa vie et son merveilleux sourire.
Adelme D.Otrante
Adelme D.Otrante

228 abonnés 1 484 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 24 septembre 2025
Fatma Hassoma est morte à cause d’un bombardement israelien quelques jours avant la projection de ce documentaire à Cannes. Reste ses photos. Superbes par la douleur qu’elles portent et qu’elles crient à la face du Monde. Le film repose en grande partie sur le téléphone de la réalisatrice filmé pendant ses conversations avec la photographe dans un pays en guerre où la connexion n’est bien sûr pas idéale. Résultat cette œuvre est aussi difficile à regarder par ce qu’elle raconte que par le moyen qu’elle utilise pour le raconter. Vu le fond du film j’ai été étonné par le fait qu’il n’ait pas reçu un prix à Cannes cette année, par sa forme je suis moins surpris.
Sophie G
Sophie G

2 abonnés 24 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 1 octobre 2025
Déçue par ce documentaire qui n'apprend pas grand chose. spoiler: Beaucoup de moments d'attente des connexions, et beaucoup de répétitions sur des "bonjour, super de vous revoir"...etc... était-il utile de les garder tous au montage ?
Et finalement peu de photos de cette photographe, on aurait aimé en voir beaucoup plus, et aussi en apprendre davantage sur ses conditions de vie à Gaza. Au final, elle a payé très (trop ?) cher la diffusion de ce documentaire, de mon avis, pas abouti.
takeshi29
takeshi29

35 abonnés 141 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 21 juillet 2025
"Put Your Soul on Your Hand and Walk" se serait bien passé de la promotion involontaire dont il a bénéficié à Cannes. Le spectateur se serait bien passé de voir un film où un sourire radieux, même sous les bombes, n'est plus au moment où la projection a lieu. La sensation est pour le moins étrange, celle de voir un fantôme, un des rares témoins documenter la guerre d'entre les morts, de parler avec elle par l'intermédiaire de Sepideh Farsi. Fatma Hassona peinait à trouver du réseau pour nous donner de ses nouvelles, elle n'a dorénavant plus à s'en soucier...

Ce film était forcément important, il l'est devenu encore plus aujourd’hui. A vouloir faire taire des voix on leur donne un écho encore plus considérable. A vouloir effacer un sourire on le grave dans nos mémoires à jamais... Pour faire vivre cet écho, pour saluer le courage de cette jeune femme, il y aura un moyen : aller à sa rencontre le 24 septembre prochain.

Vu en festival
Firenze75
Firenze75

3 abonnés 22 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 24 septembre 2025
Oui, la forme de ce film est contrainte par la distance et l'impossibilité d'aller à la rencontre de cette jeune, brillante et lumineuse photographe. Mais malgré ce format imposé d'échange téléphonique, on se plonge dans ce quotidien et dans l'intime de Fatma et de sa famille. Par ce film nécessaire, Sepideh Farsi nous donne aussi à voir (par le seul exemple d'une artiste) toutes les vies palestiniennes brisées, tous les rêves assassinés, tous ces talents qui ne pourront jamais offrir au monde ce qu'ils avaient en eux. Merci donc à Sepideh Farsi, opposante du régime iranien depuis des années, d'avoir réalisé ce documentaire épistolaire et de le porter aujourd'hui pour toutes les femmes palestiniennes dont les voix ont été silenciées à jamais.
Simone Gentile
Simone Gentile

11 abonnés 104 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 24 septembre 2025
Un documentaire inédit dans sa forme, qui capte l’intime à travers des appels vidéo fragiles et vibrants. Mais sa force est aussi sa limite : émouvant, il reste souvent au stade du témoignage, sans vraiment documenter ou incarner la lutte contre le génocide des Palestinien•ne•s.
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