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Léa.B
2 critiques
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4,5
Publiée le 22 janvier 2026
Que dire de ce film ? Les larmes ont coulé longtemps, très longtemps, et ont eu du mal à s’arrêter. Ce film remue profondément : il fait émerger notre sensibilité et nos propres histoires à travers celle du réalisateur. On y découvre ce qu’il se passe après la perte d’un être cher : la reconstruction, les souvenirs, la quête de sens, et surtout le deuil de ceux qui comptent pour nous. C’est un récit poignant, d’une grande beauté, tant dans la manière dont il nous est présenté, avec une approche plus optimiste que ce que l’on pourrait imaginer pour un tel sujet, que dans sa construction narrative et la force de ses images. Je dirais tout simplement merci au réalisateur de nous avoir offert une part de lui à travers ce film profond.
Très bon film. un film original, qui a l'apparence d'un parchtwork mais dont on comprend in fine qu'il est bien plus construit que ce qu'il tente de nous faire croire. la fin m'a retourné.
A noter qu'il y avait 3 personnes dans la salle, et c'est dommage. Je mets 5 etoiles (je pense qu'il merite 4) mais c'est pour encourager les gens a aller le voir. C'est bien plus profond que d'autres films qui pretendent nous delivrer des messages.
Un très beau film sur le deuil de ceux qu’on aime. Des archives, une histoire familiale, des trajectoires de vie, le tout mis en scène avec justesse, à la fois drôle et triste. A ne pas manquer
Un film hybride entre documentaire et fiction autobiographique. Le réalisateur nous plonge dans l'histoire de ses parents émigrés d'Egypte début des années 70 en utilisant des vidéos d'archives, des extraits de films égyptiens et des interviews de son père (pourtant peu causant!) et sa tante. Tout cela monté avec talent. A la fois, une façon de continuer à faire vivre les morts, une belle déclaration d'amour postume à ses parents et un trésor inestimable à transmettre à ses enfants.
La Vie après Siham est un de ces films rares qui parviennent, en moins de deux heures, à condenser l’intime et l’universel avec une douceur désarmante. À travers le regard de Namir, l’œuvre transforme le deuil en un mouvement de vie, en un **voyage** intérieur et géographique qui continue de résonner longtemps après la dernière image.
## Un récit de deuil d’une grande délicatesse
Le point de départ est tragique – la disparition de Siham – mais le film refuse le pathos facile. En choisissant de rester au niveau de l’enfant qui « ne comprend pas que les mamans peuvent disparaître pour toujours », le récit gagne une force émotionnelle brute, presque pudique. La douleur n’est jamais théâtralisée, elle affleure par petites touches, dans un geste, une hésitation, un silence qui en dit plus long que n’importe quel discours.
## Mémoire, exil et identité
L’enquête de Namir sur son histoire familiale entre l’Égypte et la France donne au film une profondeur politique et historique sans jamais sacrifier l’émotion. Chaque déplacement géographique devient un déplacement intérieur, où l’on sent le poids de l’exil, la fracturation des identités, mais aussi la puissance des liens qui persistent par-delà les frontières. Le film rappelle que la mémoire n’est pas un musée figé, mais une matière vivante que l’on réinvente pour continuer à avancer.
## Un dialogue vibrant avec le cinéma de Chahine
Faire du cinéma de Youssef Chahine un compagnon de route est une idée aussi audacieuse que lumineuse. Les résonances entre les images de La Vie après Siham et l’héritage chahinesque créent un pont sensible entre générations, entre un passé cinéphile et un présent marqué par le manque et la reconstruction. Ce dialogue implicite ancre le film dans une tradition tout en affirmant une voix singulière, profondément contemporaine.
## Une mise en scène intime et habitée
La mise en scène épouse constamment le point de vue de Namir, avec une attention minutieuse aux détails du quotidien, aux visages, aux lieux qui deviennent des personnages à part entière. On ressent une direction d’acteurs tout en retenue, cherchant toujours la vérité émotionnelle plutôt que l’effet, ce qui renforce la sincérité du propos. La caméra semble écouter autant qu’elle regarde, laissant au spectateur le temps de ressentir, de se projeter, de faire écho avec sa propre histoire.
## Un film profondément humain
La Vie après Siham s’impose comme une œuvre d’une grande humanité, qui parle d’exil, d’amour et de transmission sans jamais sombrer dans le didactisme. En transformant la perte d’une mère en quête de sens, le film offre une ode bouleversante à la capacité de résilience et à la force des liens invisibles qui nous relient aux êtres disparus. C’est un film qui console autant qu’il bouscule, et qui mérite d’être découvert, partagé et revisité.
La Vie après Siham, ce n'est pas la Vie Sans Siham. La Vie après Siham, c'est Siham en soi, en nous. En nous, parce qu'à travers son documentaire puzzle malicieux fait d'archives, de souvenirs racontés face caméra, de moments intimes ou d'extraits de films Youssef Chahine, Namir Abdel Messeeh parle universellement de ce qui a du mal à se dire, se transmettre ou s'offrir... Mais c'est aussi et avant tout un multiple portrait d'une mère à qui on honore une promesse aux accents romanesques , d'un père à qui on tend une main pour se dire Je t'aime au bout du chemin et d'un fils, amoureux de l'image, qui nous offre certes un geste de cinéma. Je dirais plus tôt...un geste d'amour. Tout court. Généreux. Immense et inimitable. Merci. Courez voir ce film ❤️❤️❤️
Je savais pas du tout ce que j’allais voir et j’ai été completement cueilli par la sincérité du projet, c’est vraiment une proposition unique
Le montage parallèle entre plans de son film précédent, films égyptiens et séquences de vie actuelle est super efficace sans être confus, de même que la voix off, toute en discrétion
Apres s’être attardé sur la religion et la famille à travers ses racines, dans son premier long métrage, namir restreint sa caméra sur la famille dans ce qu’elle est de plus intime
tout le monde peut se reconnaitre dans ce film, c’est court, intelligent et super émouvant
Comment faire des gens de sa famille des vedettes de cinéma. C'est fun,tout le monde joue le jeu (même le paternel qu'aime pas la caméra, et les tatas du bled) et alors que ca commençait comme une comédie, ca nous emmène vers un truc plus spirituel. J'ai adoré l'originalité, la fausse désinvolture et le mélange des genres.
Que le cinéma est beau quand il embrasse la vie aussi intensément! C’est tellement rare de voir un film qui parle a chacun de nous, nous émeut à ce point tout en faisant résonner la beauté de la vie. C’est extrêmement drôle et en même temps bouleversant…Namir Abdel Messeeh, tel un Chaplin des temps modernes, s’empare du cinéma et de ce langage universel pour rendre un hommage vibrant à ses parents et à à tous les parents du monde ; avec une foi inouïe dans la générosité et la transmission, et un talent incroyable pour s’adresser aux enfants que nous sommes tous. Merci beaucoup pour ce film. Allez y sans hésiter tant vous passerez 1h20 magnifique. C’est un cinéma précieux que nous devons toutes et tous soutenir absolument!
Un film bouleversant, chargé d'humour et d'émotion. Par sa forme très originale en restant accessible, tout en collage d'archives personnelles, de films égyptiens détournés pour raconter l'histoire de ses parents (un plaisir ludique à la manière de La Classe américaine), le film nous brosse une histoire familiale intime qui fait mouche par son universalité Courez voir ce film en salle !
Un bijou de cinéma ! Brillant Un documentaire qui dialogue parfaitement avec la fiction Drôle, intime , touchant Mes larmes ont coulé tout au long du film et ça fait un grand bien C'est une histoire de famille, d'exil, de transmission Des sujets lourds sur lesquels le réalisateur nous fait rire, tendrement J'ai eu la chance de le voir en avant première au Méliès mais le film sort cette semaine : courez y
J'ai été totalement emportée et bouleversée par ce documentaire, dans lequel la réalité dépasse souvent la fiction et où la fiction s'immisce dans la réalité de bien des façons. On y suit, entre l'Île-de-France et l'Égypte , les questionnements très intimes et pourtant universels de Namir, le réalisateur/narrateur/acteur au cœur du film. Les secrets et les différentes manières d'exprimer l'amour au sein d'une famille , la transmission, l'exil, le sacrifice, l'origine d'une passion pour le cinéma, la religion, le deuil ... Tous ces thèmes sont abordés avec une inventivité permanente et un humour, à la fois percutant et tendre, qui décuple l'émotion. On s'attache aux membres de cette famille que l'on voit, au fil des années, grandir, vieillir, être en désaccord, partir, semer. J'ajouterais qu'en plus d'être en soi une déclaration d'amour au cinéma le film peut toucher toutes les générations et être propice à l'échange. Je l'ai vu avec ma fille de 13 ans, qui l'a elle aussi adoré, et on en a longuement parlé. Bref, ne passez pas à côté de La Vie après Siham !
Un film magnifique, spoiler: spirituel et émouvant. Les acteurs sont les personnages réels de la vie du réalisateur. Ils sont filmés avec un grande intelligence et délicatesse. C’est un film universel très fort en émotions sur fond de mélange entre fiction et réalité très bien orchestré. Un film qui parle du talent du réalisateur et nous rappelle l’importance de l’historie dans laquelle nous somme tous les héritiers et les protagonistes. Un cinéaste extrêmement talentueux et une histoire qui vous touche profondément et donne en effet de dire je t’aime à ceux qui sont encore vivants.
Dans La Vie après Siham, le réalisateur Namir Abdel Messeeh se livre à une triple quête fascinante. Familiale, personnelle et cinématographique. En tirant sur le fil de sa propre existence à la mort de sa mère Siham, Namir nous dévoile une intimité familiale bouleversante, doucement drôle et nous emmène avec lui sur les traces d'un passé enfoui et touffu, dont l’interprète principal devient alors ce père à la fois pudique et touchant, Waguih. Le tout dans une écriture et une construction qui explore les genres, les confronte, sans jamais les user. Emprunts aux grandes odyssées amoureuses du cinéma égyptien, questionnement sur la posture narrative du documentariste, écriture d'un film en train de se tourner (voire de se monter), porosité entre l'archive documentaire et l'image de fiction... Au delà de la beauté et de l'humanité profonde du propos, Namir Abdel Messeeh questionne le pouvoir des images et celui de nos souvenirs. Leurs vivacités, leurs véracités et leurs survivances. Un film de sincérité et d'inventivité. Simple et puissant.
Je suis sortie bouleversée, tant ce film fait écho à toutes nos histoires familiales, nos exils, nos amours et notre identité propre en tant qu'individus. Merci de bousculer en nous, ce qu'il y a de plus profond et intime et de nous permettre une introspection sans jugement de notre propre histoire. À voir absolument.