La Vie après Siham
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Alekcinn
Alekcinn

1 critique Suivre son activité

5,0
Publiée le 29 janvier 2026
La Vie après Siham est un de ces films rares qui parviennent, en moins de deux heures, à condenser l’intime et l’universel avec une douceur désarmante. À travers le regard de Namir, l’œuvre transforme le deuil en un mouvement de vie, en un **voyage** intérieur et géographique qui continue de résonner longtemps après la dernière image.

## Un récit de deuil d’une grande délicatesse

Le point de départ est tragique – la disparition de Siham – mais le film refuse le pathos facile. En choisissant de rester au niveau de l’enfant qui « ne comprend pas que les mamans peuvent disparaître pour toujours », le récit gagne une force émotionnelle brute, presque pudique. La douleur n’est jamais théâtralisée, elle affleure par petites touches, dans un geste, une hésitation, un silence qui en dit plus long que n’importe quel discours.

## Mémoire, exil et identité

L’enquête de Namir sur son histoire familiale entre l’Égypte et la France donne au film une profondeur politique et historique sans jamais sacrifier l’émotion. Chaque déplacement géographique devient un déplacement intérieur, où l’on sent le poids de l’exil, la fracturation des identités, mais aussi la puissance des liens qui persistent par-delà les frontières. Le film rappelle que la mémoire n’est pas un musée figé, mais une matière vivante que l’on réinvente pour continuer à avancer.

## Un dialogue vibrant avec le cinéma de Chahine

Faire du cinéma de Youssef Chahine un compagnon de route est une idée aussi audacieuse que lumineuse. Les résonances entre les images de La Vie après Siham et l’héritage chahinesque créent un pont sensible entre générations, entre un passé cinéphile et un présent marqué par le manque et la reconstruction. Ce dialogue implicite ancre le film dans une tradition tout en affirmant une voix singulière, profondément contemporaine.

## Une mise en scène intime et habitée

La mise en scène épouse constamment le point de vue de Namir, avec une attention minutieuse aux détails du quotidien, aux visages, aux lieux qui deviennent des personnages à part entière. On ressent une direction d’acteurs tout en retenue, cherchant toujours la vérité émotionnelle plutôt que l’effet, ce qui renforce la sincérité du propos. La caméra semble écouter autant qu’elle regarde, laissant au spectateur le temps de ressentir, de se projeter, de faire écho avec sa propre histoire.

## Un film profondément humain

La Vie après Siham s’impose comme une œuvre d’une grande humanité, qui parle d’exil, d’amour et de transmission sans jamais sombrer dans le didactisme. En transformant la perte d’une mère en quête de sens, le film offre une ode bouleversante à la capacité de résilience et à la force des liens invisibles qui nous relient aux êtres disparus. C’est un film qui console autant qu’il bouscule, et qui mérite d’être découvert, partagé et revisité.
L'Hours Gwenaëlle
L'Hours Gwenaëlle

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5,0
Publiée le 29 janvier 2026
J'ai été totalement emportée et bouleversée par ce documentaire, dans lequel la réalité dépasse souvent la fiction et où la fiction s'immisce dans la réalité de bien des façons. On y suit, entre l'Île-de-France et l'Égypte , les questionnements très intimes et pourtant universels de Namir, le réalisateur/narrateur/acteur au cœur du film. Les secrets et les différentes manières d'exprimer l'amour au sein d'une famille , la transmission, l'exil, le sacrifice, l'origine d'une passion pour le cinéma, la religion, le deuil ... Tous ces thèmes sont abordés avec une inventivité permanente et un humour, à la fois percutant et tendre, qui décuple l'émotion. On s'attache aux membres de cette famille que l'on voit, au fil des années, grandir, vieillir, être en désaccord, partir, semer. J'ajouterais qu'en plus d'être en soi une déclaration d'amour au cinéma le film peut toucher toutes les générations et être propice à l'échange. Je l'ai vu avec ma fille de 13 ans, qui l'a elle aussi adoré, et on en a longuement parlé. Bref, ne passez pas à côté de La Vie après Siham !
Imen Braham
Imen Braham

1 critique Suivre son activité

5,0
Publiée le 28 janvier 2026
Ce film m’a beaucoup touchée. J’ai bien aimé cette quête d’identité.
La narration est intime, juste et sincère ! On sent l’authenticité de la démarche.
Caroline Canac
Caroline Canac

1 critique Suivre son activité

5,0
Publiée le 28 janvier 2026
Je te souhaite un grand succès avec ce film qui parle d'amour, de liens, de la force d'une famille, de ses aspérités, ses secrets, d'absence des vivants parfois et de présence de nos morts souvent.
GGVW
GGVW

1 critique Suivre son activité

5,0
Publiée le 28 janvier 2026
Dans La Vie après Siham, le réalisateur Namir Abdel Messeeh se livre à une triple quête fascinante. Familiale, personnelle et cinématographique. En tirant sur le fil de sa propre existence à la mort de sa mère Siham, Namir nous dévoile une intimité familiale bouleversante, doucement drôle et nous emmène avec lui sur les traces d'un passé enfoui et touffu, dont l’interprète principal devient alors ce père à la fois pudique et touchant, Waguih. Le tout dans une écriture et une construction qui explore les genres, les confronte, sans jamais les user. Emprunts aux grandes odyssées amoureuses du cinéma égyptien, questionnement sur la posture narrative du documentariste, écriture d'un film en train de se tourner (voire de se monter), porosité entre l'archive documentaire et l'image de fiction... Au delà de la beauté et de l'humanité profonde du propos, Namir Abdel Messeeh questionne le pouvoir des images et celui de nos souvenirs. Leurs vivacités, leurs véracités et leurs survivances. Un film de sincérité et d'inventivité. Simple et puissant.
Jérôme  Delporte
Jérôme Delporte

1 critique Suivre son activité

5,0
Publiée le 28 janvier 2026
Un film qui nous transporte dans l’histoire familiale du réalisateur à la recherche de ses origines ! Un beau voyage sincère et touchant !
Mel
Mel

1 critique Suivre son activité

5,0
Publiée le 28 janvier 2026
Un film émouvant et drôle.
j'ai été très touchée par sa sincérité, et sa forme originale m'a un peu déstabilisé mais au final c'était génial
Marie
Marie

2 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 28 janvier 2026
Un bijou de cinéma ! Brillant Un documentaire qui dialogue parfaitement avec la fiction Drôle, intime , touchant Mes larmes ont coulé tout au long du film et ça fait un grand bien C'est une histoire de famille, d'exil, de transmission Des sujets lourds sur lesquels le réalisateur nous fait rire, tendrement J'ai eu la chance de le voir en avant première au Méliès mais le film sort cette semaine : courez y
Yosra Messai
Yosra Messai

1 abonné 1 critique Suivre son activité

5,0
Publiée le 28 janvier 2026
Tendre, drôle, émouvant.. Une histoire familiale qui traverse l'histoire du cinéma égyptien Un coup de coeur absolu !
Cinemalfc
Cinemalfc

3 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 28 janvier 2026
Comment faire des gens de sa famille des vedettes de cinéma. C'est fun,tout le monde joue le jeu (même le paternel qu'aime pas la caméra, et les tatas du bled) et alors que ca commençait comme une comédie, ca nous emmène vers un truc plus spirituel. J'ai adoré l'originalité, la fausse désinvolture et le mélange des genres.
Olivier Barlet
Olivier Barlet

329 abonnés 447 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 27 janvier 2026
L'art de Namir Abdel Messeeh est de trouver les images et les sons qui permettent de faire vivre les émotions et les sensations. Il puise autant dans de vieux films de Youssef Chahine que dans ce que finit par raconter son père et tous les documents laissés par sa mère. Cette histoire familiale est dès lors une histoire du siècle.
Laurinette
Laurinette

9 abonnés 6 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 24 janvier 2026
Vu en avant-première à l'Institut du monde arabe en présence du réalisateur et de l'équipe du film.
Après la mort de sa mère Siham, le réalisateur la fait revivre à l'écran via ses archives filmées et enquête sur ses origines et l'histoire de ses parents, de leur rencontre et de leur exil en France, sur ses premières années à lui passées loin d'eux... Un film très personnel qui met en scène la famille de ce "filmeur compulsif" à différentes époques, et illustre par des images de films de Youssef Chahine et des cartons de dialogues imités du cinéma muet le passé reconstitué de ses parents - sur un mode distancié et romanesque presque malicieux. C'est souvent touchant, parfois très drôle aussi, et ce télescopage d'images des disparus à différentes époques amène à une réflexion sur le deuil, la mémoire, les pouvoirs du cinéma... Cependant l'ensemble laisse une impression de projet inabouti, on suit en même temps le film en train de se faire sans trop savoir où il va, avec des passages inégaux qui peinent à soutenir l'intérêt du spectateur, un peu comme si on lui montrait des rushes avant montage... Au final je ressors de cette projection avec des impressions mitigées : film émouvant, nostalgique, mais très autocentré et assez foutraque. On passe cependant un bon moment en partageant cette histoire familiale intime.
soraya SLIMANE
soraya SLIMANE

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5,0
Publiée le 23 janvier 2026
Un chef d’œuvre .
Je l’ai vu en avant-première à l’institut du monde arabe .
Courez le voir
Il est bouleversant , renversant .
Un film qui parle d’humanité , qui parle à nous tous .
Qui nous renvoie à la vie , à la mort , aux liens familiaux .
À l’espoir , à aller de l’avant .
À croire en ces rêves .
Namir vous êtes un grand cinéaste .
Léa.B
Léa.B

2 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 22 janvier 2026
Que dire de ce film ?
Les larmes ont coulé longtemps, très longtemps, et ont eu du mal à s’arrêter. Ce film remue profondément : il fait émerger notre sensibilité et nos propres histoires à travers celle du réalisateur.
On y découvre ce qu’il se passe après la perte d’un être cher : la reconstruction, les souvenirs, la quête de sens, et surtout le deuil de ceux qui comptent pour nous.
C’est un récit poignant, d’une grande beauté, tant dans la manière dont il nous est présenté, avec une approche plus optimiste que ce que l’on pourrait imaginer pour un tel sujet, que dans sa construction narrative et la force de ses images.
Je dirais tout simplement merci au réalisateur de nous avoir offert une part de lui à travers ce film profond.
Christian VALADE
Christian VALADE

11 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 19 janvier 2026
Un film intime aux accents de thriller documentaire
Dans La Vie après Siham, Namir Abdel Messeeh poursuit son travail autobiographique initié dans La Vierge, les Coptes et moi, en plongeant dans l’histoire de sa propre famille égyptienne, marquée par l’exil, la religion copte et les silences du passé. À la suite du décès de sa mère, Siham, et alors que la santé de son père décline, le réalisateur entame une enquête personnelle. Le film mêle entretiens intimes, archives familiales, et images de son premier tournage en Égypte. Il en résulte un récit sensible et douloureux, construit avec la tension d’un thriller familial.

Une démarche documentaire exigeante
Le film se distingue par sa mise en forme hybride, alternant images contemporaines et archives anciennes, pour questionner les blessures du passé. Le récit, parfois labyrinthique, interroge les zones d’ombre d’une mémoire familiale brisée, en particulier les tensions autour de la mère, Siham, figure à la fois absente et omniprésente. Ce dispositif, s’il est cinématographiquement intéressant, peut paraître ardu pour un public non familier avec ce type de cinéma documentaire d’auteur.

Une portée émotionnelle nuancée
Si certains spectateurs peuvent être profondément touchés par cette quête d’identité et de vérité, d’autres pourront rester à distance, en raison de l’aspect très personnel du récit et de sa complexité narrative. L’émotion vient surtout de la sincérité du réalisateur, mais elle ne se traduit pas toujours par une identification immédiate ou universelle.

Une œuvre plus confidentielle que fédératrice
En dépit de ses qualités esthétiques et de son honnêteté, La Vie après Siham semble davantage destiné à un public de cinéphiles avertis.

Conclusion personnelle
Si La Vie après Siham mérite le respect pour sa démarche personnelle et sa rigueur formelle, je ne recommanderais pas.. Il me semble que d’autres films, tout aussi ambitieux sur le fond mais plus accessibles émotionnellement, pourraient mieux susciter la discussion, l’identification et la mobilisation du public. Cette œuvre, bien que précieuse dans un circuit ACID ou en salle d’art et essai engagée, trouverait difficilement sa place.
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