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BLS Moviedebrief
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2,0
Publiée le 14 février 2026
"« Déprimant» On suit Lu, arrivé de Chine avec plein de rêves pour un restaurant mais qui galère totalement et qui doit accueillir sa femme et sa fille non vues depuis longtemps à qui il a promis que tout allait bien. On le voit donc mentir, se faire maltraiter et arnaquer, pendant 1h43. Déprimant à souhait. Voyez plutôt « L’histoire de Souleymane » où il y a plus de lumière malgré toutes les galères !"
Lu arrive de Chine à New York et tente de survivre dans cette ville difficile. Alors qu’il est rejoint par sa femme et sa fille, il doit traverser de nombreuses galères d’argent. Ce film met en lumière la beauté du New York, pas touristique, cruel pour les foyers modestes, pressés par l’ubérisation, et l’individualisme. C’est très fort, touchant.
L'ennui m'a gagnée dès la première demi-heure. Rien ne se passe, la répétition tourne en boucle. Le regard misérabiliste, sur une situation certes misérable, nous ferait presque culpabiliser de ne pas compatir !
S'appuyant sur la vie souvent difficile et incertaine des immigrés (notamment asiatiques) en Amérique, le scénario cherche à rester fidèle à la réalité du vécu de ces femmes et hommes, et de leurs enfants, dans un milieu urbain peu connu de New-York dépourvu des grandeurs et du clinquant le plus souvent apparent sur le grand écran. Ce dépouillement du décor permet une mise en relief efficace des personnages, tous bien plantés et finement incarnés par des actrices et acteurs pertinemment choisis, tant par leur apparence que par leur qualité de jeu. Le personnage principal est très vite attachant, de par sa volonté de réussir, malgré les déboires connus précédemment, par sa détermination à regrouper sa famille après trois ans de séparation sans parvenir au succès économique et social espéré, sa lutte presque infatigable malgré les embûches successives qu'il rencontre, le combat intérieur qui peut finir par l''amener au-delà de l'honnêteté et la droiture a priori chevilées au corps. Face à des incompréhensions, des rejets, des trahisons, du mépris, l'homme se bat, tombe, se redresse, il poursuit sa quête profondément désireux de surnager et d'offrir à ses femme et fille une vie en Amérique digne de ce nom. A ses côtés, sans oublier tous les autres personnages, une très jeune actrice, "Queenie", à l'étonnant talent, donne au film une dimension affective et lui apporte des moments d'humanité. Le scénario fait alternativement porter l'attention et l'attachement sur le père et sur la fille, ou sur les deux ensemble, avec des dialogues très sobres qui font la part belle au jeu des regards et des postures, avec beaucoup de plans directs et une gestion de la lumière qui les captent. S'il n'y a pas de quoi en faire un succès mondial, ce film reste plaisant, et l'on peut aisément s'approprier le personnage, avec l'envie qu'il s'en sorte, malgré toutes les difficultés qui s'y opposent, dans un monde vénal, dur et marqué d'égoïsme, une sorte de jungle urbaine où les lianes du désespoir pendent un peu partout et où les êtres doivent sans cesse puiser dans leurs ressources internes pour espérer s'en sortir. L'amour des siens pouvant être l'une d'elles. Un film sympathique, qui soutient la thèse des forces de l'âme, du coeur et de l'esprit.
Voilà plusieurs années que Lu (Chang Chen, acteur fétiche de Wong Kar Wai) vit à New York. il est livreur de plats à domicile, soumis à des cadences d’enfer pour satisfaire son patron et ses clients. Sa femme et sa fille s’apprêtent enfin à le rejoindre après plusieurs années de séparation. C’est hélas précisément le moment où les coups du sort s’abattent sur Lu. Son vélo lui est volé. Les clés de l’appartement dans lequel il s’apprête à emménager lui sont reprises car la caution et le loyer qu’il vient de régler ont été détournés.
"Les Lumières de New York" – dont le titre original, "Lucky Lu", est autrement plus subtil – a pour héros un travailleur chinois immigré à New York, loin de sa famille, soumis à des conditions de vie harassantes qu’un moindre grain de sable suffit à faire dérailler. Il rappelle d’autres figures cinématographiques fameuses : les héros du Voleur de Bicyclette et de "L’Histoire de Souleymane". La concurrence est rude face à des chefs d’œuvre aussi marquants et aussi admirés. Elle condamne par avance ce petit film, œuvre d’un réalisateur canadien d’origine chinoise dont c’est le premier long métrage.
On se souvient la clé de la réussite de "L’Histoire de Souleymane" : une course contre la montre haletante filmée caméra à l’épaule, au plus près de Souleymane, pendant la journée qui précède son audition à l’Ofpra où il espère décrocher un titre de réfugié.
On pourrait croire, à voir sas première partie, que "Les Lumières de New York" va suivre la même recette et raconter comment Lu s’organise pour accueillir sa femme et sa fille, dont l’arrivée est imminente, en récupérant son vélo et/ou son appartement. Mais le scénario prend une autre voie. Au risque de trop en révéler, on peut dire que la famille de Lu arrive au mitan du film. Autre différence de taille avec "L’Histoire de Souleymane" : la caméra est immobile et filme Lu en plan large alors que celle du film de Boris Loukine collait à son héros et nous faisait partager son anxiété grandissante. Le rythme du film s’en ressent. Sa fin peut désorienter. Elle m’a laissé sur ma faim (!) ; mais à la réflexion je la trouve très belle.
Un film social puissant et d’une grande justesse. "Les lumières de New York" montre avec une sobriété remarquable la précarité des livreurs immigrés, pris dans la nébuleuse qu'est la ville indifférente et individualiste. Le réalisateur capte la dignité fragile d’un père qui tente de tenir debout malgré un système qui l’écrase. L’enfant, d’une maturité bouleversante, révèle tout ce que le père cherche à cacher et redonne une humanité à ce quotidien brutal. Un récit simple, nécessaire, profondément humain.
Lloyd Lee Choi est américain né en Corée et ces103 minutes de drame social constituent son 1er film sur grand écran. Lu, arrivé de Chine à New York avec le rêve d’ouvrir son restaurant, voit rapidement ses espoirs s’effondrer, le laissant enlisé dans les dettes et les petits boulots invisibles. Sa femme et sa fille, qu’il n’a pas vues depuis des années, viennent enfin le rejoindre, avec le désir de reconstruire une vie à ses côtés. Alors, le temps de quelques jours, Lu s’efforce de leur offrir un moment de bonheur et de raviver les lumières d’un avenir possible. Filmer la misère sans misérabilisme, en faire un beau film sans l'esthétiser, c’était une gageure. Pari parfaitement tenu pour ce jeune réalisateur à suivre.
On aime surtout la manière de filmer le New-York des bas-fonds, bien loin de l’American Way of Life. Pourtant, malgré sa vie sordide, le héros croit toujours aux fameuses lumières de la Grosse Pomme. Même si le scénario, dans son ensemble, se base sur une suite d’événements hautement invraisemblables, on se prend à suivre ce père maladroit, menteur, qui ne prend que de mauvaises décisions et fait des mauvais choix. Il est en vérité sa propre victime. C’est à travers ce personnage ambivalent que Choi s’est interroger sur la vie quotidienne des travailleurs essentiels, invisibles mais omniprésents. A se poser des questions sur leurs familles, leurs rêves et leurs défis… La belle idée a été de lui associer ce personnage de la petite fille, qui agit sur lui comme un miroir révélateur de ses errances. La volonté de réalisme et de crédibilité des décors n’occulte en rien une stylisation dans l’atmosphère immersive d’un Chinatown volontairement éloigné des clichés visuels habituels. Une belle réussite à découvrir.
Cheng Chen ne quitte pratiquement pas l’écran et se révèle tout simplement magnifique et bouleversant. La grande découverte de ce drame c’est la jeune Carabelle Manna Wei. Faire porter une grande partie du film sur ses jeunes épaules a été un pari osé, mais payant. On ajoutera à ce duo, Fala Chen, Perry Yung , Laith Nakil… entre autres. L’histoire est cruelle, car au fur et à mesure que les rêves du héros se confrontent à la réalité, le fossé se creuse et le mensonge et les petites arnaques ne trompent plus personne, même pas mes petites filles. Très émouvant.
Les Lumières de New-York est un film qui prend son temps, mais qui sait exactement où il veut nous emmener. Loin des clichés habituels sur New York, le film nous plonge dans une réalité plus discrète, plus dure, mais aussi plus vraie. On suit le parcours d’un homme confronté à la survie quotidienne, aux sacrifices et à l’espoir d’une vie meilleure, dans une ville aussi magnifique qu’impitoyable.
La force du film réside dans sa simplicité. Tout passe par les regards, les silences, les gestes du quotidien. Les acteurs livrent des performances justes et émouvantes, sans jamais en faire trop. On ressent la fatigue, la pression, mais aussi l’amour et la détermination qui animent les personnages. la petite fille est incroyable par son énergie et son talent deja elle apporte de la douceur a ce film .
La mise en scène est sobre, presque contemplative, ce qui peut donner un rythme lent par moments, mais ce choix renforce l’authenticité du récit. Chaque scène semble utile, chaque instant a du poids. Le film touche par son humanité et par la façon dont il met en lumière ceux que l’on ne remarque pas toujours.
cette famille qui éprouve des difficultés mais pour qui on ressent de la sympathie on leur souhaite que de la réussite pendant le film .
Film assez touchant sur la dureté sociale de vivre à New York pour des immigrés. Des touches poétiques avec le soleil comme élément optimiste du film mais on n'y croit pas vraiment. La référence à L'histoire de Souleymane est flagrante. Un bon moment cependant.
Film visionné au cinéma. Il y a forcément beaucoup de douleur et de frustration à voir évoluer quelqu'un qui mérite mais qui n'obtient rien. Cela peut même toucher personnellement tellement le parallèle peut s'établir facilement avec nous-même. Toutefois, si l'idée est brillante elle est également ennuyante. La dynamique ne décolle pas vraiment et on fait vite le tour...
Intéressant par l'immersion au sein des communautés immigrantes défavorisées de New York, attrayant par les images des rues de New York toujours aussi envoutantes, mais beaucoup moins dynamique et politique que l'"Histoire de Souyleymane" auquel on peut s'empêcher de le rapprocher. Bien interprété sinon et sans fausses notes mais bon, un brin décevant.
Une famille perdue dans la ville, le père qui ne sait plus quoi faire pour survivre de mal en pis touchant mais lent et difficile à entrer dans le rythme À voir une fois
Un film qui ne décolle jamais, de plus sujet effectivement déjà traité dans « l’histoire de Souleymane ». Sensation d’etre obligée de compatir avec ce livreur à qui il arrive tous les malheurs du monde dans un NYC filmé volontairement sombre et sans lumière, rien ne nous est épargné ! L’arrivée de la petite fille aurait pu apporter un peu de « pep’s » mais non on s’ennuie ferme durant ces 2 heures. Dommage
Bof c'est long pas vraiment intéressant, il ne se passe rien, l'histoire d'un looser qui foire tout même les choses les plus simples de la vie, et peu de dialogues.