Les Lumières de New York
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371 abonnés 475 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 2 janvier 2026
À New York, un homme tente de sauver ce qu’il reste de ses rêves et de sa famille. LES LUMIÈRES DE NEW YORK observe à hauteur d’homme ces existences discrètes qui avancent dans l’ombre, portées par un espoir fragile et une tendresse contenue. Le film s’inscrit dans la lignée des récits sociaux sensibles, attentifs aux visages que la ville regarde sans voir, ceux des livreurs, des travailleurs précaires, de celles et ceux qui vivent dans les marges sans jamais faire de bruit.

Lu, immigré chinois arrivé avec l’espoir d’ouvrir un restaurant, survit grâce à des emplois invisibles. Endetté, fatigué, il voit revenir sa femme et sa fille après des années de séparation. Pendant quelques jours, il tente de leur offrir un semblant de bonheur, malgré le poids des renoncements. Autour de lui, New York reste indifférente, presque sourde, tandis que le film s’attache à ses silences, à ses gestes retenus, à ses regards chargés de non-dits. Le personnage, incarné avec une grande retenue, devient le cœur battant d’un récit fait de pudeur et de dignité.

Le film dévoile un New York à contrechamp, loin des cartes postales. Rues secondaires, intérieurs modestes, trajets répétitifs composent un décor presque étouffant, où la caméra reste discrète, jamais intrusive. Cette mise en scène patiente capte la fatigue des corps, la répétition des jours, la solitude au milieu du flux urbain. Pourtant, au sein de cette grisaille, surgissent des instants suspendus, des respirations où la ville semble retenir son souffle.

Le cœur du film réside dans la relation entre le père et sa fille. Dans ces moments partagés, le temps paraît ralentir. Les souvenirs deviennent des objets presque tangibles, que l’on peut garder, transmettre, protéger. Les photographies occupent une place centrale, comme des preuves d’existence, des fragments de vie que l’on peut tenir entre ses mains. Elles disent ce que les mots n’osent pas formuler. À travers elles, le film évoque la transmission, non comme héritage matériel, mais comme mémoire sensible et affective.

Sans jamais forcer l’émotion, LES LUMIÈRES DE NEW YORK compose un portrait délicat sur la précarité, la famille et la persistance des liens. Une œuvre douce et profondément humaine, qui rappelle que, même dans l’effacement, subsistent des gestes, des regards et des souvenirs capables de faire tenir debout.

Un film triste et poétique, sur ces invisibles qui déambulent, ces livreurs, ces concierges etc. Les séquences où le protagoniste arpente NYC comme livreur, nous rappellent « L'histoire de Souleymane». Le reste est bien différent, il nous plonge dans cette mélancolie invisible où chacun voit les difficultés de l'autre, mais dira des choses avec des mots uniques. Comme cette petite fille qui trouve que son père a changé, qui aime faire des photos, car ce sont des souvenirs que l'on peut tenir entre ses mains. 
selenie

7 445 abonnés 6 655 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 9 janvier 2026
L'histoire d'un immigré chinois à New-York qui se dit qu'il serait temps d'avoir un logement décent parce que sa petite famille vient le rejoindre dès el lendemain ! Premières questions alors toutes aussi soudaines : pourquoi réagit-il aussi tardivement ?! Pourquoi accepte-t-il un logement avec un loyer exorbitant tout en sachant qu'il est incapable d'assumer ?! Le film est un peu scindé en deux parties, la première est sur Lu, seul, qui a moins de deux jours pour préparer l'arrivée de son épouse et de sa fille. Cette partie n'est pas sans rappeler le multi-primé "L'Histoire de Souleymane" (2024). La seconde partie est avec sa famille, où comment Lu est à côté de ses pompes, à tel point qu'on a du mal à s'attacher à lui car il n'est nullement question de malchances ou de coups du destin mais bien d'un homme qui ne fait que des mauvais choix ou ne prend que des mauvaises décisions... SPOILERS voir site !... Néanmoins, on aime la façon de filmer New-York, loin de l'American Way of Life qui semble pourtant toujours faire rêver. Il est un peu dommage que l'épouse soit si peu exploitée, tandis que l'émotion ne transparaît que grâce à une fillette capricieuse mais pas dupe. Finalement le film se termine de façon à confirmer tout ce qu'on pense du père.
Site : Selenie
Audrey L

806 abonnés 2 857 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 17 décembre 2025
La première heure, c'est L'Histoire de Souleymane (le film primé à ne plus savoir quoi faire de ses prix, aux derniers Césars), quasiment au plan près (les roues du vélo de livraison en gros plans, la scène où le restaurateur met les livreurs dehors et qu'ils attendent, la bouffe renversée, en retard... Tout, absolument tout pareil). La deuxième heure est un peu mieux, s'offrant une chasse au "mauvais ami" assez intéressante, avec le suspens d'une perte momentanée de la gamine mignonne et pas si dupe que cela sur les difficultés de son père (l'homme soulé, par trop de malheurs en même temps)... Mais ne vous réjouissez pas trop vite, car cela ne sert à rien dans le récit. On pensait naïvement que l'on nous préparait depuis le début, avec toutes ces moues boudeuses de la gamine en gros plans, à une scène de spoiler: confrontation avec la petite, ou au moins à une gaffe auprès de la mère
, mais rien. Idem, la fin est une petite pirouette scénaristique qui profite d'un chouette dernier plan ( spoiler: "Il n'a pas le soleil comme promis, donc c'est que ses illusions sont caduques, rien n'ira bien par la suite..."
) pour ne pas nous montrer la finalité de toutes les situations placées jusque-là ( spoiler: que deviennent ces personnages ? Le père arrive-t-il à récupérer son argent et son travail ?
). Alors, si vous n'avez pas vu L'Histoire de Souleymane, vous trouverez original ce Les Lumières de New-York (là où la première heure nous a assommée de redondances) qui met en lumière (pas celle du Soleil, du coup) la difficulté d'intégration des étrangers au sein d'une grande ville, toujours ostracisés et menacés, dont le personnage de la fille qui est adorable et dont on espérait beaucoup de ses moues boudeuses (elle les fait si bien, on pensait que cela servirait), et dont le binôme avec le Papa est assez touchant. Autrement, vous n'aurez pas beaucoup d'originalité, et vous risquez d'être déçu par le final très (beaucoup trop) évasif, au profit d'une dernière image esthétique. Reste la scène de spoiler: la plaque de la voiture qu'un autre livreur vient donner (plutôt que de venir trainer en justice notre héros malheureux)
, la seule vraiment étonnante (donc efficace), qui est un beau moment du film.
cédric l.
cédric l.

23 abonnés 143 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 10 janvier 2026
"LOST IN TRANSLATION" mais contrairement au Chef d'Oeuvre de Sofia Coppola, ce film n'a rien d'une comédie, il est sombre, sinistre, malveillant, etc... Un film qui nous montre toute la difficulté, que d'être "Immigré" dans une Grande Ville comme New-York. Chang Chen, que l'on a l'habitude de voir dans les Grosses Productions Asiatiques, s'essaye au Cinéma d'Auteur, avec ce petit film indépendant, et du même coup à l'Anglais. Lloyd Lee Choi dépeint avec beaucoup de subtilités, le parcours difficile d'une famille chinoise qui a abandonné ses racines afin de goûter à une vie meilleure à l'étranger.
Hors Jeu
Hors Jeu

32 abonnés 62 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 9 janvier 2026
Film similaire sur un point de vue social à "la vie de Souleymane" sauf qu'il se déroule à New York et qu'il est exposé sous le prisme de la culture asiatique.
La relation père fille apporte une dimension affective qui donne encore plus de relief à ce film.
Yves G.

1 845 abonnés 4 019 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 26 janvier 2026
Voilà plusieurs années que Lu (Chang Chen, acteur fétiche de Wong Kar Wai) vit à New York. il est livreur de plats à domicile, soumis à des cadences d’enfer pour satisfaire son patron et ses clients. Sa femme et sa fille s’apprêtent enfin à le rejoindre après plusieurs années de séparation.
C’est hélas précisément le moment où les coups du sort s’abattent sur Lu. Son vélo lui est volé. Les clés de l’appartement dans lequel il s’apprête à emménager lui sont reprises car la caution et le loyer qu’il vient de régler ont été détournés.

"Les Lumières de New York" – dont le titre original, "Lucky Lu", est autrement plus subtil – a pour héros un travailleur chinois immigré à New York, loin de sa famille, soumis à des conditions de vie harassantes qu’un moindre grain de sable suffit à faire dérailler. Il rappelle d’autres figures cinématographiques fameuses : les héros du Voleur de Bicyclette et de "L’Histoire de Souleymane". La concurrence est rude face à des chefs d’œuvre aussi marquants et aussi admirés. Elle condamne par avance ce petit film, œuvre d’un réalisateur canadien d’origine chinoise dont c’est le premier long métrage.

On se souvient la clé de la réussite de "L’Histoire de Souleymane" : une course contre la montre haletante filmée caméra à l’épaule, au plus près de Souleymane, pendant la journée qui précède son audition à l’Ofpra où il espère décrocher un titre de réfugié.

On pourrait croire, à voir sas première partie, que "Les Lumières de New York" va suivre la même recette et raconter comment Lu s’organise pour accueillir sa femme et sa fille, dont l’arrivée est imminente, en récupérant son vélo et/ou son appartement. Mais le scénario prend une autre voie. Au risque de trop en révéler, on peut dire que la famille de Lu arrive au mitan du film.
Autre différence de taille avec "L’Histoire de Souleymane" : la caméra est immobile et filme Lu en plan large alors que celle du film de Boris Loukine collait à son héros et nous faisait partager son anxiété grandissante. Le rythme du film s’en ressent. Sa fin peut désorienter. Elle m’a laissé sur ma faim (!) ; mais à la réflexion je la trouve très belle.
islander29

1 028 abonnés 2 662 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 8 janvier 2026
on ne peut qu’aimer ce genre de film entre galères et douceur. Quelque jours d’un chinois cherchant de l’argent, dans cette ville (New York ) , qui ressemble à une jungle….ce qui ressort du film c’est une mise en scène efficace, nerveuse , mais in fine une vraie émotion qui ne peut laisser insensible…..C’est ce qu’on attend du cinéma, et même si le film est très classique, il remplit ce contrat émotionnel….Loin de tout romantisme, le film montre une réalité sociale à laquelle nul émigrant n’échappe…..Je conseille sans insister…..
norman06

425 abonnés 1 822 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 11 janvier 2026
Une trame très proche de celles du VOLEUR DE BICYCLETTE et de L'HISTOIRE DE SOULEYMANE mais le film arrive à trouver son style et la description de la communauté chinoise de NYC est attachante.
Corinne76100
Corinne76100

86 abonnés 635 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 21 janvier 2026
Film assez touchant sur la dureté sociale de vivre à New York pour des immigrés. Des touches poétiques avec le soleil comme élément optimiste du film mais on n'y croit pas vraiment. La référence à L'histoire de Souleymane est flagrante. Un bon moment cependant.
Christian RZ
Christian RZ

87 abonnés 266 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 11 février 2026
On peine à s’intéresser à cette nouvelle version de livreur à vélo, même si Paris est devenue NYC et Souleymane est maintenant asiatique …
domit64
domit64

74 abonnés 369 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 16 janvier 2026
Un film qui ne décolle jamais, de plus sujet effectivement déjà traité dans « l’histoire de Souleymane ». Sensation d’etre obligée de compatir avec ce livreur à qui il arrive tous les malheurs du monde dans un NYC filmé volontairement sombre et sans lumière, rien ne nous est épargné !
L’arrivée de la petite fille aurait pu apporter un peu de « pep’s » mais non on s’ennuie ferme durant ces 2 heures.
Dommage
Fabios Om
Fabios Om

71 abonnés 1 330 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 22 janvier 2026
Les Lumières de New-York est un film qui prend son temps, mais qui sait exactement où il veut nous emmener. Loin des clichés habituels sur New York, le film nous plonge dans une réalité plus discrète, plus dure, mais aussi plus vraie. On suit le parcours d’un homme confronté à la survie quotidienne, aux sacrifices et à l’espoir d’une vie meilleure, dans une ville aussi magnifique qu’impitoyable.

La force du film réside dans sa simplicité. Tout passe par les regards, les silences, les gestes du quotidien. Les acteurs livrent des performances justes et émouvantes, sans jamais en faire trop. On ressent la fatigue, la pression, mais aussi l’amour et la détermination qui animent les personnages.
la petite fille est incroyable par son énergie et son talent deja elle apporte de la douceur a ce film .

La mise en scène est sobre, presque contemplative, ce qui peut donner un rythme lent par moments, mais ce choix renforce l’authenticité du récit. Chaque scène semble utile, chaque instant a du poids. Le film touche par son humanité et par la façon dont il met en lumière ceux que l’on ne remarque pas toujours.

cette famille qui éprouve des difficultés mais pour qui on ressent de la sympathie on leur souhaite que de la réussite pendant le film .
khesanh76
khesanh76

36 abonnés 343 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 10 janvier 2026
Comment ne pas penser au "Voyage de Souleymane" avec ce film "les Lumières de New York" ? Mais quand Souleymane est seul, ici Lu entraîne sa femme et sa petite fille dans ses galères dans la tentaculaire New York.
C'est un film presque antropologique sur les galères du lumpenprolétariat des livreurs à vélo. A chaque fois que l'on croit que Lu, touche le fond, une trappe s'ouvre à nouveau.
A noter le rôle presque détaché de la petite Yaya/Queenie qui remet l'Univers de New York à la hauteur de ses yeux d'enfant..
BLS Moviedebrief
BLS Moviedebrief

33 abonnés 302 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 14 février 2026
"« Déprimant»
On suit Lu, arrivé de Chine avec plein de rêves pour un restaurant mais qui galère totalement et qui doit accueillir sa femme et sa fille non vues depuis longtemps à qui il a promis que tout allait bien. On le voit donc mentir, se faire maltraiter et arnaquer, pendant 1h43. Déprimant à souhait. Voyez plutôt « L’histoire de Souleymane » où il y a plus de lumière malgré toutes les galères !"
Eleni
Eleni

19 abonnés 146 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 4 février 2026
L'ennui m'a gagnée dès la première demi-heure. Rien ne se passe, la répétition tourne en boucle. Le regard misérabiliste, sur une situation certes misérable, nous ferait presque culpabiliser de ne pas compatir !
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