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Jean-luc G
89 abonnés
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3,0
Publiée le 6 janvier 2026
On songe au québécois Paul Schneider, qui déjà promenait des chiens pour se soigner. Décidément les canadiens savent sortir des sentiers battus et proposer un récit décalé et poétique. La mise en scène parfois incertaine, un montage qui manque de liant entre certaines scènes, n'empêchent pas de passer un bon moment avec Patrick Hivon et sa lampe de méditation! Cet acteur découvert dans la série de Dolan est épatant en adulte pas fini, ahuri et gaffeur, il porte sur ses épaules cette comédie alimentée aux grandes peurs climatiques et des catastrophes à venir. Et son père et son frère semblent droit sortis des Frères Coen! Le script mélange joyeusement les personnages francophones et anglophones (de l'Ontario) mais l'ensemble est sous-titré, et pour cause! Une belle image de la réalité canadienne. Film surprise AFCAE - janvier 26
Une belle fable et un hymne à l'amour qui réunit finalement deux personnes que rien ne prédestinait. Un petit mélange d'idées puisées ça et là. Deux bons acteurs. Un scénario original. Un bon divertissement.
Une comédie romantique mi-enjouée, mi-dépressive mais qui rend zen au final. Un bon moment,des répliques et des situations assez cocasses malgré le fond assez grave (la dépression, la fin du monde). Un bon moment
Nan mais ce Patrick Hivon est irrésistible ou c'est moi ? Courez voir ce film hilarant si vous êtes éco-anxieux, si vous voulez vous sentir moins seul, si vous souhaitez tomber amoureux, ou si vous aimez les chiens. Ça fait déjà pas mal de monde, non ?!
Un très bon film québécois, sur ce qu'est l'amour dans cette époque de fin du monde, l'acteur principal est épatant et même s'il y a une ou deux petites longueurs, l'histoire est prenante et il y a plein de situations aussi drôles que volontairement pathétiques.
Adam aime les chiens mais n’aime pas le monde dans lequel il vit, son anxiété naturelle le rend collapsologue. Il tombe « en amour » d’une voix du service client d’une entreprise de luminothérapie. Qui comme lui semble bien perdue. Une comédie romantique québécoise qui réussi tout ce pourquoi elle a été pensée et écrite, c’est à dire nous faire rire et nous faire réfléchir. Dans un monde pré-apocalyptique qui ressemble quand même beaucoup au nôtre. Tabernacle.
Une comédie canadienne bien gentillette, qui tourne assez vite en rond et ou il ne se passe pas grand-chose. Le personnage principal est sympathique, mais on se lasse assez vite de son coté dépressif assez répétitif. Pas indispensable
"« Maxi-éco-anxiété» Quelques scènes drôles dans ce film plutôt anxiogène dont la fin est peu convaincante. Le héros qui tient un petit chenil, est très très anxieux et nous rappelle de manière répétitive tous les risques que nous et la planète encourront, avec une voix off un peu trop présente par ailleurs. Rien à dire sur les interprètes qui jouent bien le jeu, notamment sa petite employée très sexualisée"
Ce film québécois est une comédie douce-amère plutôt bien réalisée. La réalisatrice canadienne nous relate une romance assez originale par son contexte particulier. Le titre du film résume bien cette dualité entre l’amour et l’apocalyse. Malgré une bonne interprétation de l’acteur principal, ce film ne m’a pas complètement convaincu. Le scénario m’a paru un peu chaotique avec une voix off un peu trop envahissante et sentencieuse.
Bernard CORIC
(Film visionné en projection de presse du 06/01/2026 au Club 13 à PARIS )
Adam est un homme parfois triste et surtout éco anxieux. À 45 ans, il est le propriétaire d’un chenil. Grâce à l’achat d’une lampe de luminothérapie, il rencontre Tina. Cette rencontre va bouleverser son écosystème. Ce film est autant attendrissant que drôle. Il traite avec beaucoup de finesse la question de la santé mentale. Un film qui pousse à la réflexion sans prendre la tête. Apaisant.
Ovni venu du canada et qui rappelle plus ou moins la trame du film "Punch Drunk Love" de Paul Thomas Anderson. Un homme déprimé par la vie qui engage une relation à distance avec l'employée du centre d'appel d'un fabricant d'accessoires de luminothérapie.
C'est drôle, décalé et propose un humour québécois un peu particulier.
Régulièrement, le cinéma québécois parvient à me surprendre, et cette année la surprise s’appelle AMOUR APOCALYPSE. On y suit Adam, un quadragénaire dépressif, rongé par une éco-anxiété obsessionnelle, convaincu que le monde court à sa perte. Lorsqu’il contacte une hotline à la suite de l’achat d’une lampe de luminothérapie, il fait la connaissance de Tina. De cet échange anodin va naître une relation improbable avec cette femme qui va bouleverser son équilibre déjà précaire.
Évidemment, on pense beaucoup au fabuleux HER, les deux films abordant avec finesse la solitude et la dépression. Mais AMOUR APOCALYPSE trouve sa propre personnalité en bousculant les codes de la comédie romantique. Le film se réinvente sans cesse, refuse la trajectoire attendue et surprend constamment le spectateur.
Anne Émond joue d’ailleurs parfaitement avec les ruptures de ton et les émotions. On passe du rire à la peine, de la colère à la douceur, sans jamais avoir le sentiment d’un déséquilibre artificiel. Le film s’autorise des respirations philosophiques, mais aussi des moments d’une sensualité et d’une tendresse infinie, où les corps et les silences parlent souvent plus que les mots.
Patrick Hivon, que j’avais découvert dans le fabuleux LA NUIT OÙ LAURIER GAUDREAULT S’EST RÉVEILLÉ, fait preuve d’une sensibilité et d’une justesse remarquables. Il insuffle à son personnage une vulnérabilité et une maladresse qui le rendent terriblement attachant. Son duo avec Piper Perabo fonctionne à merveille, donnant vie à une histoire pleine de douceur, de poésie, mais aussi de zones d’ombre.
Malgré son atmosphère anxiogène de fin du monde, AMOUR APOCALYPSE est porté par un humour subtil. Le film trouve un équilibre remarquable entre légèreté et gravité. En abordant des thèmes sombres et profond, il conserve pourtant un véritable pouvoir feel good : l’idée qu’il est encore possible de se relever, de recréer du lien, même lorsque l’on a le sentiment d’avoir touché le fond.
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La québécoise Anne Émond, déjà remarquée en 2019 avec son épatant Jeune Juliette, nous propose 100 minutes de comédie romantique réjouissantes, jamais mièvres et surtout surprenantes. Propriétaire d'un chenil, Adam, 45 ans, est éco-anxieux. Via la ligne de service après-vente de sa toute nouvelle lampe de luminothérapie, il fait la connaissance de Tina. Cette rencontre inattendue dérègle tout : la terre tremble, les cœurs explosent... c'est l'amour ! Il faut bien reconnaitre que nous ne voyons de la Belle Province, qu’une maigre partie de ce qui est considéré comme digne de traverser l’Atlantique par les distributeurs. Ce qui a tendance à biaiser un tantinet notre jugement. Mais, une fois de plus, force est de constater que l’originalité est toujours au rendez-vous chez nos cousins et cousines du Canada. Le Grand Prix au Festival de Cabourg bien mérité. L’idée de faire de l’éco-anxiété un motif de comédie ne manque pas de panache, au risque de minimiser les enjeux, ou de déconsidérer les gens qui en sont victime. C’était l’écueil et il est brillamment évité. L’humour burlesque prend ainsi en charge sa singularité, sans pour autant exclure l’absurdité globale d’une catastrophe que tout le monde accueille, somme toute, avec une relative passivité. Une belle concentration de personnages paumés, allant de l’employée vaguement nymphomane au mari alcoolique, le tout observé par des chiens en cage qui semblent finalement les plus lucides face à cette décadence généralisée. Certes, l’écriture faiblit par instant, mais on se laisse aller au charme de cette odyssée qui conjugue l’intime, la maladresse et le chaos généralisé. Jouissif ! Patrick Hivon est un des comédiens les plus en vue au Québec. On n’a pas oublié ses compositions dans La femme de mon frère, Babysitter ou Vampire humaniste cherche suicidaire consentant. Ici, il campe avec subtilité le quadra rongé par des idées plus que noires. Il trouve en Piper Perabo, une actrice américaine spécialiste des séries TV, une excellente partenaire. Citons encore dans ce casting Gilles Renaud, Elizabeth Mageren, Gord Rand… On n’en sort pas pour autant rassuré, mais ce film nous épargne les illusions d’un conte de fées, mais on aura trouvé, chez ces êtres légèrement fêlés, des petits fragments d’humanité qui peuvent servir de lueurs fragiles dans la vaste obscurité qui nous envahit. Et déjà, ça fait du bien.