Amour Apocalypse
Note moyenne
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traversay1

4 480 abonnés 5 351 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 28 juin 2025
Quelques longs métrages de la Québécoise Anne Emond, pas tous cependant, ont réussi à se frayer un passage sur les écrans français. Avec Amour Apocalypse, elle a peut-être réalisé son film le plus ambitieux mais qui est en même temps hybride et pas convaincant sous tous ses aspects. Son titre l'indique : la comédie romantique, si tant est que cela en soit une, se déroule sur fond de désastre à venir, dans un écho de l'anxiété qui étreint notamment son personnage principal, incarné à la perfection par Patrick Hivon. Mais le film ne s'en tient pas à sa base réaliste et s'envole parfois dans des scènes plus ou moins prophétiques ou fantastiques, soutenues par une voix off sentencieuse, qui se fait trop entendre. C'est un peu dommage car Amour Apocalypse possède aussi de solides ressorts comiques, absurdes et sentimentaux qui sont quelque peu gâchés par un ton comminatoire et lourdement didactique. Le film marche donc parfois en zigzag et peut même agacer quand il perd de vue la chaleur des relations humaines, seules à même de combattre l'angoisse de la menace de la fin du monde. Un peu de tendresse et de bienveillance dans l'univers naturel que nous avons contribué à rendre de plus en plus invivable, cela ne saurait faire de mal.
Yves G.

1 845 abonnés 4 019 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 24 janvier 2026
Adam (Patrick Hivon, acteur fétiche de Mona Chokri avec qui il a notamment tourné "Babysitter" et "La Femme de mon frère") a quarante cinq ans. Eco-anxieux, il mène une vie d’un insondable ennui dans une petite ville québécoise coincé entre son vieux père et son meilleur ami en surpoids. Il est le propriétaire d’un chenil où il emploie une assistante rebelle à la hiérarchie et saute-au-paf. Pour soigner sa dépression, Adam s’achète une lampe bronzante. En appelant la helpline, il tombe sur Tina (PIper Perabo), une téléopératrice particulièrement aidante.

"Amour apocalypse" nous vient du Québec. Ses dialogues, leur vocabulaire savoureux et l’accent des acteurs, qui se comprennent d’autant mieux qu’ils sont sous-titrés, constituent déjà a priori un atout solide. Mais ce n’est pas le seul.

"Amour Apocalypse" traite sur le mode de la comédie de la fin du monde et de la peur qu’elle inspire. "Life of Chuck" l’an dernier ou "Melancholia" en 2011, peut-être l’un des plus beaux films que j’aie jamais vus, en avait déjà traité sur des modes radicalement différents. L’éco-anxiété est un sujet d’actualité. Elle concerne, dit-on, une part inquiétante des jeunes. Greta Thunberg est leur gourou. Elle repose hélas sur des faits bien réels : le dérèglement climatique que quelques fous s’entêtent à nier, en dépit des données objectives de la science. Elle prospère, comme dans le personnage d’Adam, sur un vieux fond dépressif.

Mais "Amour Apocalypse" n’a pas le culot d’aller jusqu’au bout de sa loufoquerie. Même si la situation est rocambolesque – sous une tempête de fin du monde, Adam roule jusqu’en Ontario pour sauver Tina de l’apocalypse – le film emprunte les chemins balisés de la RomCom et nous offre le récit cousu de fil blanc d’un coup de foudre entravé et de son prévisible dénouement.
Direct-actu.fr
Direct-actu.fr

371 abonnés 475 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 18 janvier 2026
Il y a parfois des films qui attrapent doucement, sans bruit, et qui laissent une trace durable longtemps après la projection. Amour Apocalypse s’inscrit précisément dans cette catégorie rare. Anne Émond y déploie une comédie romantique québécoise singulière, à la fois drôle, fragile et profondément incarnée, qui aborde frontalement la peur du monde, l’éco-anxiété, et la difficulté d’aimer à une époque saturée d’angoisses collectives. Le film ne triche jamais avec ses personnages, ni avec les émotions qu’il convoque.

Adam, 45 ans, propriétaire d’un chenil, est un homme bon, généreux, mais envahi par une éco-anxiété chronique qui finit par structurer toute sa manière d’être au monde. Il sait, il lit, il comprend, et cette lucidité permanente le paralyse. L’achat d’une lampe de luminothérapie devient alors le point de départ d’une rencontre inattendue. Au bout du fil du service après-vente, Tina, une femme à la voix douce, attentive, presque irréelle. De cette relation téléphonique naît un lien singulier, fragile, presque surréaliste, que la mise en scène filme avec une sincérité désarmante. Avant les corps, il y a la voix, l’écoute, la présence, comme si l’amour devait d’abord exister hors du monde pour pouvoir y survivre.

Adam est un personnage profondément touchant parce qu’il ne cherche jamais à séduire. Il n’est ni héroïque ni caricatural. Il est simplement lui, avec ses peurs envahissantes, son besoin de contrôle, et cette sensation d’être piégé dans une vie qu’il ne parvient plus à maîtriser. Il anticipe tout, jusqu’au pire, et n’attend plus rien de la vie. Sa douceur et sa morosité en font un personnage « attachiant », à la fois tendre et épuisant, que l’entourage regarde avec un mélange d’incompréhension, de malaise et d’affection. Cette perception de l’entourage devient centrale. Adam agit comme un miroir. Chacun projette sur lui ses propres angoisses, ses contradictions, son rapport au futur.

Face à lui, Eugène, son père, incarne une posture différente. Plus terre à terre, il envisage la vie comme un combat quotidien. Tant que l’apocalypse n’est pas là, il faut continuer à avancer. Le film met ainsi en tension deux manières d’habiter le monde, sans jamais trancher. Entre lucidité et paralysie, entre peur et désir de bonheur, Amour Apocalypse avance sur une ligne fragile mais profondément juste.

La recherche du bonheur n’y est jamais idéalisée. Elle est bancale, parfois absurde, souvent menacée. Le film rappelle pourtant que vouloir être heureux dans un monde qui va mal n’est ni naïf ni indécent. Rire, aimer, créer du lien deviennent des gestes de résistance discrets. C’est aussi là que le cinéma québécois se distingue du cinéma français. Anne Émond accepte le mélange des tons, l’inconfort, l’absurde, sans jamais surligner son propos. Elle filme des adultes marqués par la vie, loin des figures idéalisées, avec un humour pince-sans-rire qui n’édulcore jamais la gravité des sujets.

Amour Apocalypse est un film profondément humain, politique sans slogans, tendre sans naïveté, qui parle de la peur de demain tout en laissant une place à l’amour comme respiration possible.
Craoux
Craoux

38 abonnés 324 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 9 février 2026
Au fur et à mesure, on s'enlise. Assez rapidement, il y a une perte évidente de rythme. Adam nous est sympathique mais on se lasse en fait très vite de sa ritournelle éco-anxieuse dont on devine et comprend qu'elle masque d'autres failles dans sa construction d'adulte. Les protagonistes genrées "femme" sont choisies soit dans le registre "pétasse" saute au paf (Romy), soit dans le registre possiblement "amoureuse" (Tina) mais en attente pour rompre les amarres avec une situation établie ante. J'en oublierais presque la présence plutôt pesante (sur la fin) de la voix off qui nous exhorte à la méditation, admettons. Est-ce que l'omni présence de séquences climatiques très orageuses avait pour vocation à surligner la tempête sous un crâne du héros ? .. bon, j'en resterai là car à quoi bon se poser autant de questions alors que la richesse du scénario n'est pas sa vertu cardinale. Je note 2 car, bizarrement, j'ai souvent été en empathie avec notre si triste héros.
takeshi29
takeshi29

35 abonnés 141 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 9 juillet 2025
On m'avait vendu une (horrible) comédie québécoise aussi bavarde que du Denys Arcand, et c'est finalement face à quelque chose de tout autre que je me suis retrouvé. Quelque chose qui ne m'a certes pas fait rire mais qui m'a intrigué en permanence, avec ce mélange étonnant de romance improbable, d'ambiance de fin du monde à la lisière du fantastique, d'écoterrorisme, de complotisme et de bien d'autres mots en "isme" qui singularisent le fourre-tout d'une époque. Anne Émond réalise donc un film à l'image de cette époque, confus, qui brasse les sujets sans forcément chercher une cohérence. Mais aussi et peut-être surtout, et là on est à l'opposé des temps actuels, un geste généreux.

Le très joli "Jeune Juliette" il y a quelques années, maintenant cet "Amour apocalypse", le cinéma d'Anne Émond est décidément aussi intéressant qu'impossible à définir.

Vu en festival
DaeHanMinGuk
DaeHanMinGuk

231 abonnés 2 457 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 29 janvier 2026
« Amour Apocalypse » est une comédie romantique originale, par son histoire peuplée de personnages originaux (un dépressif eco-anxieux, une nymphomane rétive à la réception d’ordres dans son travail qui utilise son lieu de travail pour ses aventures sexuelles, une femme à la vie bien tracée qui pense n’avoir pas pris le bon chemin, etc.) mais aussi par ses visions oniriques reposantes.
J’avais découvert l’héroïne, Piper Perabo, en 2000, dans Coyote Girls (Coyote Ugly). Elle n’a pas arrêté de tourner depuis mais je l’avais un peu perdue de vue, si ce n’est dans quelques seconds rôles (« Le Prestige » (2006), « Looper » (2012), « La Chute du Président » (2019)). Elle retrouve enfin un rôle à la hauteur de son talent.
Fiers R.
Fiers R.

203 abonnés 868 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 16 août 2025
Vu à Montréal.

C’est ce qui s’appelle un titre qui sonne aussi bien. Autant qu’il correspond parfaitement à la teneur du film qu’il représente. Avec « Amour Apocalypse » on est face à une histoire d’amour, ou plutôt une rencontre amoureuse, qui s’avère tout sauf conventionnelle et c’est tant mieux puisqu’une certaine vision de la fin du monde y est suggérée. On pourrait même dire que ladite histoire sort joliment des sentiers battus et c’est très agréable. On est loin de la comédie romantique classique au vu des thèmes extrêmement sombres abordés et qui servent de contexte au long-métrage mais le tout parvient à ne pas être trop déprimant. Il y a même quelques pointes d’humour décalé ou sarcastique qui passent bien. On regrettera cependant que l’intrigue finisse par faire du surplace et que le rythme soit un peu lancinant, notamment dans le dernier tiers du film.

« Amour Apocalypse » possède un atout fort dans son escarcelle en la personne de son comédien principal, Patrick Hivon. L’acteur, vu notamment dans la série de Xavier Dolan, « La nuit où Laurier Gaudreault a disparu », est tout simplement extraordinaire dans le rôle d’un personnage qui l’est tout autant. Comme galvanisé par l’homme qu’il incarne, Hivon donne tout ce qu’il a et se glisse dans la peau de cet homme craignant la fin du monde tel qu’on le connaît, rongé par l’anxiété et proche de la dépression qui va faire une rencontre inopinée par téléphone et tomber amoureux. Incroyable, touchant et d’une justesse imparable, il est la lumière d’un film parfois mélancolique et dur dans ce qu’il raconte.

La réalisatrice Anne Émond qui nous avait gratifié du génial « Jeune Juliette », son dernier film en date et une œuvre en forme de récit initiatique aussi drôle et que touchante, change radicalement de ton avec son nouveau film. Une œuvre bien plus dépressive mais traversée par des instants de grâce lumineux (comme le très bucolique et amusant plan final). Ici, on traite d’éco-anxiété, de crise existentielle face à l’avenir et de notre place dans ce monde qui change de manière drastiquement mauvaise mais aussi de résilience face à cela. On sent une morale positive et un côté qui prône l’amour sauveur mais c’est fait avec finesse et beaucoup d’acuité. Rarement on avait parlé de ces thèmes au cinéma de manière si fluide et pertinente. Si « Amour Apocalypse » souffre de quelques défauts de narration et qu’il est imparfait, il souffle une petite musique assez rare et stimulante pour qu’on s’y intéresse.

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Berserker  1899
Berserker 1899

45 abonnés 299 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 12 novembre 2025
Adam a 45 ans et il est propriétaire d'un chenil. C'est un homme profondément bon et généreux. Il est aussi éco-anxieux et dépressif. Via la ligne de soutien technique d'une lampe solaire dont il vient de faire l'acquisition, il fait la connaissance de Tina, une mère de famille du nord de l'Ontario. À partir de ce moment, tout l'univers est bouleversé: des comètes tombent du ciel, du LSD est consommé, des pneus de VUS sont crevés, des chiens sont libérés. La terre tremble, les ceurs explosent. Bref, ils sont amoureux
FaRem

10 571 abonnés 11 451 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 19 novembre 2025
« On vit et puis c'est toute. » Adam a du mal à voir la vie de la même façon que son père. Ce quarantenaire célibataire éco-anxieux se sent profondément seul dans son quotidien morose. Une solitude et une crainte qu'il va combler et apaiser en appelant un numéro d'assistance pour une lampe... "Amour apocalypse" est d'une douce mélancolie, un film entre la comédie excentrique, le drame pré-apocalyptique et la romance maladroite. Un mélange étrange et attendrissant, mais qui manque d'authenticité et de simplicité. Parfois, j'avais l'impression que ça caricaturait ce genre de pensées. Pas dans le sens mal intentionné pour se moquer, mais pour accentuer cette excentricité alors que je voulais surtout voir quelque chose de profond et de mélancolique. Un film parfois trop lourd dans les symboles, mais qui est finalement aussi imparfait qu'attachant à l'image du personnage d'Adam.
Cinéphiles 44

1 666 abonnés 4 646 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 17 février 2026
"Amour Apocalypse" raconte la relation entre un homme instable en quête de repères, et une conseillère téléphonique mariée. L’apocalypse est ici émotionnelle, bien que tout évoque le cynisme. Une comédie romantique québécoise sympathique mais dispensable.
velocio

1 538 abonnés 3 499 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 18 janvier 2026
La baisse de la natalité est un sujet dont on parle de plus en plus. Parmi les causes de cette baisse, la peur de mettre au monde des enfants sur une planète souffrant de plus en plus du dérèglement climatique est souvent évoquée. Mais qu’en est-il en amont ? Quelle influence le réchauffement climatique et les cataclysmes qui l’accompagnent ont-ils sur la vie amoureuse de nos contemporains ? Comme Amour apocalypse est un film canadien, la question peut se poser ainsi : va-t-on ou non continuer à « tomber en amour » comme si de rien n’était ? Ou alors, « tomber amoureux » permettait-il, au contraire, de combattre l’éco-anxiété chez ceux et celles qui en souffrent ? Vastes sujets, me direz vous. Ce sont ces sujets auxquels la réalisatrice canadienne Anne Émond s’est attaquée dans "Amour apocalypse", son 5ème long métrage, présenté à Cannes 2025 dans la sélection de la Quinzaine des cinéastes, mais seulement le 3ème à sortir dans notre pays, et elle a décidé de les traiter sur le ton de la comédie. Partant d’une situation qu’elle avait connue personnellement, celle de se sentir sombrer dans la dépression, elle a imaginé le personnage d’Adam (comme par hasard, le nom du premier être humain créé par Dieu selon certaines croyances), 45 ans, québécois, propriétaire d’un chenil, un homme bon et généreux mené par le bout du nez par Romy, son assistante, et, surtout, totalement déprimé par le réchauffement climatique. Critique complète sur le site avec le tiret du 6 entre critique et film. Film vu au Festival de Cannes 2025.
Cinememories

584 abonnés 1 664 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 17 janvier 2026
"Aimer quand tout semble s’effondrer. Voilà peut-être la devise la plus simple et la plus juste d’Amour Apocalypse. Sous ses airs de comédie romantique faussement légère, le sixième long-métrage d’Anne Émond déploie une œuvre étonnamment sensible, capable de faire cohabiter l’angoisse contemporaine et l’élan amoureux avec une sincérité désarmante. De Cannes à Cabourg, le film a fait circuler de bonnes ondes, laissant surtout l’envie d’y revenir, comme on retourne vers un lieu réconfortant."

"Sous l’humour se cache un sujet autrement plus profond : la dépression, indissociable d’une éco-anxiété diffuse, qui traverse le film comme un bruit de fond permanent. Véritable cœur battant du film, elle est abordée avec une justesse et une émotion qui émergent dès que le récit s’autorise à devenir plus introspectif. [...] Patrick Hivon incarne Adam, un quarantenaire dépressif, rongé par une anxiété chronique nourrie autant par les pressions morales et sociales que par la conscience aiguë de l’effondrement écologique qu’il ne peut que constater au quotidien. Cela va de sa relation conflictuelle avec son père à son employée manipulatrice, et aux pulsions sexuelles débordantes. Sans le sou et sans attaches familiales, il s’enlise dans une routine qui se confond avec les chiens qu’il promène depuis son chenil. Confronté à l’effondrement du monde qui l’entoure, Adam ne parvient plus à contenir un stress qui le pousse progressivement vers la solitude, jusqu’à remettre en question sa propre raison de vivre. Le monde continue d’avancer sans lui, mais lui ne veut plus en faire partie. Il rêve de créer son propre monde, de repartir de zéro."

"Cette collision entre Adam et Tina les amène à regarder le monde avec davantage de recul et surtout avec un peu plus d’espoir. Émond, elle aussi, laisse de l’espace à ses personnages pour reprendre leur souffle, soutenue par une photographie aux teintes chaudes et enveloppantes, qui apporte un réel réconfort au visionnage. Nous sommes ici face à un film d’auteur qui ne prétend rien d’autre qu’interroger le besoin fondamental de se lier les uns aux autres — un besoin sincère, sans illusion. Amour Apocalypse multiplie alors les virages inattendus, tant sur le fond que sur la forme, et son regard politique sur « la fin du monde » continue d’interroger et d’émouvoir jusqu’au générique final."

"Une poésie palpable, portée par un montage d’une grande maîtrise, qui nous happe immédiatement dans un univers à la fois familier et fragile. C’est précisément cette dimension universelle qui rend Amour Apocalypse si touchant, notamment dans son dernier acte, où le chaos du monde et la résilience intime finissent par cohabiter harmonieusement. Sans jamais nier un contexte environnemental nihiliste, le film choisit de mettre en avant la vitalité de ses personnages. Et rappelle, avec une douceur rare, que l’amour — qu’elle soit fragile, imparfait ou impossible — demeure peut-être notre plus belle façon de résister à l’effacement."

Retrouvez ma critique complète sur Le Mag du Ciné.
capirex
capirex

186 abonnés 791 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 20 janvier 2026
Très intéressant film d'Anne Émond qui oscille entre le comique et le dramatique et c'est je trouve ce qui fait la force du film ! D'ailleurs si le personnage principal du film s'appelle Adam ce n'est sûrement pas le fruit du hasard ! C'est magnifiquement filmée et rythmée d’un bout à l’autre !
Fenêtre sur salle
Fenêtre sur salle

129 abonnés 411 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 30 janvier 2026
 AMOUR APOCALYPSE - Anne Émond | ⭐ 8/10

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Voilà un nouveau petit bijou venu du Québec, présenté à la dernière Quinzaine des cinéastes au Festival de Cannes, qui confirme une fois encore la vitalité et l’inventivité de ce cinéma. Après le très drôle Jeune Juliette, ce nouveau film de Anne Émond surprend par sa manière singulière d’aborder un sujet pourtant très contemporain : l’éco-anxiété. Plutôt que d’en faire un constat plombant ou démonstratif, il choisit l’humour et la poésie.

Le ton est léger, parfois absurde, et fait se dégager du film beaucoup de douceur. Le scénario se permet toutes les libertés, enchaînant des péripéties improbables qui épousent l’état mental de son héros : un homme fragile, solitaire, rongé par ses angoisses, auquel on s’attache instantanément et que l'on a littéralement envie de prendre dans ses bras tout au long du film.

Patrick Hivon est remarquable. Il apporte une délicatesse et un charme désarmants à ce personnage, dessinant les contours d’une masculinité vulnérable, qu'il est bon de voir montrer ainsi à l'écran. Son jeu, apporte au film beaucoup d'humanité.

Et puis il y a ce dernier cadeau inattendu : une séance de méditation guidée par une intelligence artificielle de développement personnel, offerte au spectateur pendant que le générique défile. Une conclusion inédite et étonnamment apaisante !

Beau, intelligent, poétique, émouvant et profondément singulier, ce film fait du bien et prouve que l'on peut parler de nos peurs contemporaines avec légèreté et grâce.

Ma page ciné instagram : fenetre_sur_salle
rvrichou
rvrichou

118 abonnés 584 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 30 janvier 2026
Délicieusement humoristique, le film jongle entre l'anglais et le français entre la légèreté et la dépression, entre amour et amourette. Un moment agréable pendant lequel on se sent plutôt heureux.
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