Amour Apocalypse
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Yves G.

1 856 abonnés 4 066 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 24 janvier 2026
Adam (Patrick Hivon, acteur fétiche de Mona Chokri avec qui il a notamment tourné "Babysitter" et "La Femme de mon frère") a quarante cinq ans. Eco-anxieux, il mène une vie d’un insondable ennui dans une petite ville québécoise coincé entre son vieux père et son meilleur ami en surpoids. Il est le propriétaire d’un chenil où il emploie une assistante rebelle à la hiérarchie et saute-au-paf. Pour soigner sa dépression, Adam s’achète une lampe bronzante. En appelant la helpline, il tombe sur Tina (PIper Perabo), une téléopératrice particulièrement aidante.

"Amour apocalypse" nous vient du Québec. Ses dialogues, leur vocabulaire savoureux et l’accent des acteurs, qui se comprennent d’autant mieux qu’ils sont sous-titrés, constituent déjà a priori un atout solide. Mais ce n’est pas le seul.

"Amour Apocalypse" traite sur le mode de la comédie de la fin du monde et de la peur qu’elle inspire. "Life of Chuck" l’an dernier ou "Melancholia" en 2011, peut-être l’un des plus beaux films que j’aie jamais vus, en avait déjà traité sur des modes radicalement différents. L’éco-anxiété est un sujet d’actualité. Elle concerne, dit-on, une part inquiétante des jeunes. Greta Thunberg est leur gourou. Elle repose hélas sur des faits bien réels : le dérèglement climatique que quelques fous s’entêtent à nier, en dépit des données objectives de la science. Elle prospère, comme dans le personnage d’Adam, sur un vieux fond dépressif.

Mais "Amour Apocalypse" n’a pas le culot d’aller jusqu’au bout de sa loufoquerie. Même si la situation est rocambolesque – sous une tempête de fin du monde, Adam roule jusqu’en Ontario pour sauver Tina de l’apocalypse – le film emprunte les chemins balisés de la RomCom et nous offre le récit cousu de fil blanc d’un coup de foudre entravé et de son prévisible dénouement.
Manulapraline
Manulapraline

4 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 23 janvier 2026
spoiler:
Une bien jolie comédie romantique, un peu barrée, avec un fond morose mais qui fait vraiment du bien.
Corinne76100
Corinne76100

87 abonnés 652 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 23 janvier 2026
Une comédie romantique mi-enjouée, mi-dépressive mais qui rend zen au final. Un bon moment,des répliques et des situations assez cocasses malgré le fond assez grave (la dépression, la fin du monde). Un bon moment
surfnblue
surfnblue

87 abonnés 1 866 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 22 janvier 2026
Une belle fable et un hymne à l'amour qui réunit finalement deux personnes que rien ne prédestinait.
Un petit mélange d'idées puisées ça et là. Deux bons acteurs. Un scénario original. Un bon divertissement.
gatsbylemagnifique
gatsbylemagnifique

2 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 21 janvier 2026
Excellente comédie québécoise sur la difficulté de vivre face au dérèglement climatique. Et si l’amour pouvait nous sauver ?
capirex
capirex

189 abonnés 820 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 20 janvier 2026
Très intéressant film d'Anne Émond qui oscille entre le comique et le dramatique et c'est je trouve ce qui fait la force du film ! D'ailleurs si le personnage principal du film s'appelle Adam ce n'est sûrement pas le fruit du hasard ! C'est magnifiquement filmée et rythmée d’un bout à l’autre !
Direct-actu.fr

390 abonnés 524 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 18 janvier 2026
Il y a parfois des films qui attrapent doucement, sans bruit, et qui laissent une trace durable longtemps après la projection. Amour Apocalypse s’inscrit précisément dans cette catégorie rare. Anne Émond y déploie une comédie romantique québécoise singulière, à la fois drôle, fragile et profondément incarnée, qui aborde frontalement la peur du monde, l’éco-anxiété, et la difficulté d’aimer à une époque saturée d’angoisses collectives. Le film ne triche jamais avec ses personnages, ni avec les émotions qu’il convoque.

Adam, 45 ans, propriétaire d’un chenil, est un homme bon, généreux, mais envahi par une éco-anxiété chronique qui finit par structurer toute sa manière d’être au monde. Il sait, il lit, il comprend, et cette lucidité permanente le paralyse. L’achat d’une lampe de luminothérapie devient alors le point de départ d’une rencontre inattendue. Au bout du fil du service après-vente, Tina, une femme à la voix douce, attentive, presque irréelle. De cette relation téléphonique naît un lien singulier, fragile, presque surréaliste, que la mise en scène filme avec une sincérité désarmante. Avant les corps, il y a la voix, l’écoute, la présence, comme si l’amour devait d’abord exister hors du monde pour pouvoir y survivre.

Adam est un personnage profondément touchant parce qu’il ne cherche jamais à séduire. Il n’est ni héroïque ni caricatural. Il est simplement lui, avec ses peurs envahissantes, son besoin de contrôle, et cette sensation d’être piégé dans une vie qu’il ne parvient plus à maîtriser. Il anticipe tout, jusqu’au pire, et n’attend plus rien de la vie. Sa douceur et sa morosité en font un personnage « attachiant », à la fois tendre et épuisant, que l’entourage regarde avec un mélange d’incompréhension, de malaise et d’affection. Cette perception de l’entourage devient centrale. Adam agit comme un miroir. Chacun projette sur lui ses propres angoisses, ses contradictions, son rapport au futur.

Face à lui, Eugène, son père, incarne une posture différente. Plus terre à terre, il envisage la vie comme un combat quotidien. Tant que l’apocalypse n’est pas là, il faut continuer à avancer. Le film met ainsi en tension deux manières d’habiter le monde, sans jamais trancher. Entre lucidité et paralysie, entre peur et désir de bonheur, Amour Apocalypse avance sur une ligne fragile mais profondément juste.

La recherche du bonheur n’y est jamais idéalisée. Elle est bancale, parfois absurde, souvent menacée. Le film rappelle pourtant que vouloir être heureux dans un monde qui va mal n’est ni naïf ni indécent. Rire, aimer, créer du lien deviennent des gestes de résistance discrets. C’est aussi là que le cinéma québécois se distingue du cinéma français. Anne Émond accepte le mélange des tons, l’inconfort, l’absurde, sans jamais surligner son propos. Elle filme des adultes marqués par la vie, loin des figures idéalisées, avec un humour pince-sans-rire qui n’édulcore jamais la gravité des sujets.

Amour Apocalypse est un film profondément humain, politique sans slogans, tendre sans naïveté, qui parle de la peur de demain tout en laissant une place à l’amour comme respiration possible.
velocio

1 543 abonnés 3 519 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 18 janvier 2026
La baisse de la natalité est un sujet dont on parle de plus en plus. Parmi les causes de cette baisse, la peur de mettre au monde des enfants sur une planète souffrant de plus en plus du dérèglement climatique est souvent évoquée. Mais qu’en est-il en amont ? Quelle influence le réchauffement climatique et les cataclysmes qui l’accompagnent ont-ils sur la vie amoureuse de nos contemporains ? Comme Amour apocalypse est un film canadien, la question peut se poser ainsi : va-t-on ou non continuer à « tomber en amour » comme si de rien n’était ? Ou alors, « tomber amoureux » permettait-il, au contraire, de combattre l’éco-anxiété chez ceux et celles qui en souffrent ? Vastes sujets, me direz vous. Ce sont ces sujets auxquels la réalisatrice canadienne Anne Émond s’est attaquée dans "Amour apocalypse", son 5ème long métrage, présenté à Cannes 2025 dans la sélection de la Quinzaine des cinéastes, mais seulement le 3ème à sortir dans notre pays, et elle a décidé de les traiter sur le ton de la comédie. Partant d’une situation qu’elle avait connue personnellement, celle de se sentir sombrer dans la dépression, elle a imaginé le personnage d’Adam (comme par hasard, le nom du premier être humain créé par Dieu selon certaines croyances), 45 ans, québécois, propriétaire d’un chenil, un homme bon et généreux mené par le bout du nez par Romy, son assistante, et, surtout, totalement déprimé par le réchauffement climatique. Critique complète sur le site avec le tiret du 6 entre critique et film. Film vu au Festival de Cannes 2025.
Cinememories

596 abonnés 1 673 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 17 janvier 2026
"Aimer quand tout semble s’effondrer. Voilà peut-être la devise la plus simple et la plus juste d’Amour Apocalypse. Sous ses airs de comédie romantique faussement légère, le sixième long-métrage d’Anne Émond déploie une œuvre étonnamment sensible, capable de faire cohabiter l’angoisse contemporaine et l’élan amoureux avec une sincérité désarmante. De Cannes à Cabourg, le film a fait circuler de bonnes ondes, laissant surtout l’envie d’y revenir, comme on retourne vers un lieu réconfortant."

"Sous l’humour se cache un sujet autrement plus profond : la dépression, indissociable d’une éco-anxiété diffuse, qui traverse le film comme un bruit de fond permanent. Véritable cœur battant du film, elle est abordée avec une justesse et une émotion qui émergent dès que le récit s’autorise à devenir plus introspectif. [...] Patrick Hivon incarne Adam, un quarantenaire dépressif, rongé par une anxiété chronique nourrie autant par les pressions morales et sociales que par la conscience aiguë de l’effondrement écologique qu’il ne peut que constater au quotidien. Cela va de sa relation conflictuelle avec son père à son employée manipulatrice, et aux pulsions sexuelles débordantes. Sans le sou et sans attaches familiales, il s’enlise dans une routine qui se confond avec les chiens qu’il promène depuis son chenil. Confronté à l’effondrement du monde qui l’entoure, Adam ne parvient plus à contenir un stress qui le pousse progressivement vers la solitude, jusqu’à remettre en question sa propre raison de vivre. Le monde continue d’avancer sans lui, mais lui ne veut plus en faire partie. Il rêve de créer son propre monde, de repartir de zéro."

"Cette collision entre Adam et Tina les amène à regarder le monde avec davantage de recul et surtout avec un peu plus d’espoir. Émond, elle aussi, laisse de l’espace à ses personnages pour reprendre leur souffle, soutenue par une photographie aux teintes chaudes et enveloppantes, qui apporte un réel réconfort au visionnage. Nous sommes ici face à un film d’auteur qui ne prétend rien d’autre qu’interroger le besoin fondamental de se lier les uns aux autres — un besoin sincère, sans illusion. Amour Apocalypse multiplie alors les virages inattendus, tant sur le fond que sur la forme, et son regard politique sur « la fin du monde » continue d’interroger et d’émouvoir jusqu’au générique final."

"Une poésie palpable, portée par un montage d’une grande maîtrise, qui nous happe immédiatement dans un univers à la fois familier et fragile. C’est précisément cette dimension universelle qui rend Amour Apocalypse si touchant, notamment dans son dernier acte, où le chaos du monde et la résilience intime finissent par cohabiter harmonieusement. Sans jamais nier un contexte environnemental nihiliste, le film choisit de mettre en avant la vitalité de ses personnages. Et rappelle, avec une douceur rare, que l’amour — qu’elle soit fragile, imparfait ou impossible — demeure peut-être notre plus belle façon de résister à l’effacement."

Retrouvez ma critique complète sur Le Mag du Ciné.
Coric Bernard

461 abonnés 852 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 10 janvier 2026
Ce film québécois est une comédie douce-amère plutôt bien réalisée. La réalisatrice canadienne nous relate une romance assez originale par son contexte particulier. Le titre du film résume bien cette dualité entre l’amour et l’apocalyse. Malgré une bonne interprétation de l’acteur principal, ce film ne m’a pas complètement convaincu. Le scénario m’a paru un peu chaotique avec une voix off un peu trop envahissante et sentencieuse.

Bernard CORIC

(Film visionné en projection de presse du 06/01/2026 au Club 13 à PARIS )
Faustine Humbert
Faustine Humbert

5 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 6 janvier 2026
Vu en avant première à Guillestre dans le cadre du film surprise de l’AFCAE de janvier 2026

Le sujet est profond mais abordé avec une légèreté qui fait autant rire que pleurer :) De plus, la photographie est magnifique et l’acteur principal très très doué !!
Jean-luc G
Jean-luc G

89 abonnés 902 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 6 janvier 2026
On songe au québécois Paul Schneider, qui déjà promenait des chiens pour se soigner. Décidément les canadiens savent sortir des sentiers battus et proposer un récit décalé et poétique.
La mise en scène parfois incertaine, un montage qui manque de liant entre certaines scènes, n'empêchent pas de passer un bon moment avec Patrick Hivon et sa lampe de méditation!
Cet acteur découvert dans la série de Dolan est épatant en adulte pas fini, ahuri et gaffeur, il porte sur ses épaules cette comédie alimentée aux grandes peurs climatiques et des catastrophes à venir. Et son père et son frère semblent droit sortis des Frères Coen!
Le script mélange joyeusement les personnages francophones et anglophones (de l'Ontario) mais l'ensemble est sous-titré, et pour cause! Une belle image de la réalité canadienne.
Film surprise AFCAE - janvier 26
Jean-Luc Macé
Jean-Luc Macé

18 abonnés 82 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 6 janvier 2026
Vu en avant-première lors d'un film surprise : ce fut une belle surprise, une bluette agréable à regarder, pas toujours réaliste mais sympa !
Frederic S
Frederic S

1 abonné 84 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 24 novembre 2025
film gentil, sans plus
j'ai particulièrement bien aimé les échanges téléphoniques au début de la rencontre
Thomas P
Thomas P

47 abonnés 529 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 23 novembre 2025
Un film léger, drôle et un peu loufoque. Amour et environnement dansent ensemble dans un joyeux chaos.
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