Note moyenne
1,6
200 notes
En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
5
5 critiques
4
8 critiques
3
10 critiques
2
8 critiques
1
12 critiques
0
11 critiques
Trier par :
Filtrer par :
Toutes les notes
Un excellent film, une suite spirituelle à The Neon Demon :) cette fois si, axé sur la masculinité.
Des actrices incroyables et un visuel magnifique !
Bon d'accord, la scène spoiler: dans le vaisseau spatial
sort de "je ne sais oû", mais à part ça .. parfait :)
Des actrices incroyables et un visuel magnifique !
Bon d'accord, la scène spoiler: dans le vaisseau spatial
sort de "je ne sais oû", mais à part ça .. parfait :)
Un film incompréhensible, des décors et des costumes de séries Z, un abus de néons, de machine à fumée, de stroboscopes, de gros sons … on sort de la boîte avec un gros mal de tête et avec un costume dont on espère que le teinturier artrivera à rattraper les tâches d’hémoglobine.
Une étoile pour le charisme de Sophie Thatcher, vue dans Companion !
Une étoile pour le charisme de Sophie Thatcher, vue dans Companion !
Quasiment la moitié de la salle est sortie durant la séance, c’est dire à quel point ce film divise. La photo est belle et très travaillée esthétiquement, le réalisateur aime notamment sublimer Sophie Thatcher et son charme hypnotisant, mais aussi le corps masculin. Le souci c’est l’intrigue, beaucoup trop bizarre et abstraite. Pour certains ça sera une expérience intéressante, pour d’autres ça sera une expérimentation ridicule, pour moi c’est un mixte des deux. Il y a une scène où les actrices imitent des chiens qui aboient, voilà voilà je vous donne un aperçu…
Un véritable enfer… pour le spectateur.
Her Private Hell est un film particulièrement long et soporifique, qui donne rapidement l’impression de ne jamais savoir où il veut aller. Pourtant, difficile de nier que la mise en scène est soignée et que les décors sont particulièrement recherchés.
Le problème, c’est que le réalisateur semble avoir eu 100 000 idées à la seconde : il les empile, les juxtapose, mais ne prend jamais le temps d’aller au bout de quoi que ce soit. Résultat : un film mal conçu, mal construit et terriblement mal rythmé, qui ressemble à un véritable monstre cinématographique haché à la hâte par le montage.
Le casting, majoritairement féminin, s’en sort malgré tout assez bien et parvient parfois à sauver quelques scènes du naufrage.
Un film visuellement travaillé, mais profondément bancal, qui finit surtout par provoquer l’ennui.
Her Private Hell est un film particulièrement long et soporifique, qui donne rapidement l’impression de ne jamais savoir où il veut aller. Pourtant, difficile de nier que la mise en scène est soignée et que les décors sont particulièrement recherchés.
Le problème, c’est que le réalisateur semble avoir eu 100 000 idées à la seconde : il les empile, les juxtapose, mais ne prend jamais le temps d’aller au bout de quoi que ce soit. Résultat : un film mal conçu, mal construit et terriblement mal rythmé, qui ressemble à un véritable monstre cinématographique haché à la hâte par le montage.
Le casting, majoritairement féminin, s’en sort malgré tout assez bien et parvient parfois à sauver quelques scènes du naufrage.
Un film visuellement travaillé, mais profondément bancal, qui finit surtout par provoquer l’ennui.
Du sous-Lynch sur papier glacé. Une histoire incompréhensible et une allégorie obscure. Mais là n'est pas le problème, tant le dispositif, esthétisant, semble gratuit. Le réalisateur de la sublime trilogie PUSHER et du cultissime DRIVE semble en vraie panne d'inspiration.
Expérience sensorielle malheureusement très hermétique qui laisse échapper quelques éclairs, où les fantasmes, les traits à caractère incestuel affleurent dans la plupart des scènes.
Pas certain que le réalisateur NWR ait lui même décrypté son brouillard mental. On se retrouve ici dans une sorte de début thérapeutique ou le sujet ne saisit pas encore l'architecture de ses schémas neuronaux.
Sans doute un des opus les moins accomplis de son auteur, dont je suis un aficionado.
Vu au Saint André des arts
Pas certain que le réalisateur NWR ait lui même décrypté son brouillard mental. On se retrouve ici dans une sorte de début thérapeutique ou le sujet ne saisit pas encore l'architecture de ses schémas neuronaux.
Sans doute un des opus les moins accomplis de son auteur, dont je suis un aficionado.
Vu au Saint André des arts
Dans une cité urbaine embrumée où tout le monde passe son temps à craquer des allumettes sur des parties de son corps, une jeune actrice tente de renouer avec son père, la star Johnny Thunders, lors d'un tournage de film de science-fiction. Alors que ce dernier la délaisse pour qu'elle se réconcilie avec sa belle-mère quasiment du même âge qu'elle, un être venu des Enfers, "L'Homme de Cuir", assassine des jeunes filles à travers les rues. Et il a aussi un ., père d'une des victimes, à ses trousses.
Voilà.
Vous connaissez le syndrome de l'artiste qui, après une exposition de ses œuvres, est encensé par tous, jusqu'à être glorifié à outrance en génie intouchable et qui, des années plus tard, revient en pensant détenir une forme de vérité à transmettre avec sa spécificité artistique alors qu'il en livre en réalité la plus pure quintessence caricaturale ? Eh bien, c'est exactement le sentiment que laisse ce "Her Private Hell" vis-à-vis de Nicolas Winding Refn ! Et, bon sang, Dieu sait que l'on a adoré les longs-métrages du bonhomme ("Drive" reste pour nous un film à part), "The Neon Demon" avait certes déjà commencé sérieusement à nous mettre la puce à l'oreille sur l'approche "tout esthétique" dans lequel pouvait tomber le cinéaste pour masquer les faiblesses de ce qu'il avait à raconter mais rien ne nous avait préparé au stade de coquille plastique vide de chez vide atteint par "Her Prívate Hell".
Un plan d'ouverture sur un colosse de métal sortant de la brume au milieu des cimes des immeubles nous fait instantanément dire que Refn n'a rien perdu de sa verve formelle et c'est bien sûr le cas, ce "Her Prívate Hell" a pour lui de sublimes idées de mise en scène mais celles-ci en viennent rapidement, pour la plupart, à friser la parodie de son style artistique autour d'une intrigue fantastique famélique, jouant la carte d'un symbolisme de domination patriarcale rudimentaire, étalée inexplicablement sur une 1h50 interminable qui viendrait à bout de la durée de vie de n'importe quel néon fluo coloré en train d'éclairer nos neurones et emberlificotée de répliques abscondes (parce qu'il faut faire trèèès mystérieux en permanence dans cette réalité) déclamées par des personnages à la position toujours plus figée dans des décors de publicités luxueuses pour parfums.
Le casting n'est pas forcément en cause, il tente même de vivre dans cette vacuité de tous les instants mais jamais rien ne le met en valeur sur le terrain de l'émotion de cet enfer pseudo-giallesque sans âme, né d'une volonté de se réconcilier avec les salles de cinéma de la part de Nicolas Winding Refn après une expérience de mort clinique de plusieurs minutes. L'enfer d'ennui qu'il y a vu et qu'il nous transpose aujourd'hui dans un film où il faut se mordre les veines à violents coups de dents pour se tenir éveillé aurait juste dû rester "private", comme son titre l'indique. Les braves qui, comme nous, iront jusqu'à son terme, auront notre respect éternel.
Voilà.
Vous connaissez le syndrome de l'artiste qui, après une exposition de ses œuvres, est encensé par tous, jusqu'à être glorifié à outrance en génie intouchable et qui, des années plus tard, revient en pensant détenir une forme de vérité à transmettre avec sa spécificité artistique alors qu'il en livre en réalité la plus pure quintessence caricaturale ? Eh bien, c'est exactement le sentiment que laisse ce "Her Private Hell" vis-à-vis de Nicolas Winding Refn ! Et, bon sang, Dieu sait que l'on a adoré les longs-métrages du bonhomme ("Drive" reste pour nous un film à part), "The Neon Demon" avait certes déjà commencé sérieusement à nous mettre la puce à l'oreille sur l'approche "tout esthétique" dans lequel pouvait tomber le cinéaste pour masquer les faiblesses de ce qu'il avait à raconter mais rien ne nous avait préparé au stade de coquille plastique vide de chez vide atteint par "Her Prívate Hell".
Un plan d'ouverture sur un colosse de métal sortant de la brume au milieu des cimes des immeubles nous fait instantanément dire que Refn n'a rien perdu de sa verve formelle et c'est bien sûr le cas, ce "Her Prívate Hell" a pour lui de sublimes idées de mise en scène mais celles-ci en viennent rapidement, pour la plupart, à friser la parodie de son style artistique autour d'une intrigue fantastique famélique, jouant la carte d'un symbolisme de domination patriarcale rudimentaire, étalée inexplicablement sur une 1h50 interminable qui viendrait à bout de la durée de vie de n'importe quel néon fluo coloré en train d'éclairer nos neurones et emberlificotée de répliques abscondes (parce qu'il faut faire trèèès mystérieux en permanence dans cette réalité) déclamées par des personnages à la position toujours plus figée dans des décors de publicités luxueuses pour parfums.
Le casting n'est pas forcément en cause, il tente même de vivre dans cette vacuité de tous les instants mais jamais rien ne le met en valeur sur le terrain de l'émotion de cet enfer pseudo-giallesque sans âme, né d'une volonté de se réconcilier avec les salles de cinéma de la part de Nicolas Winding Refn après une expérience de mort clinique de plusieurs minutes. L'enfer d'ennui qu'il y a vu et qu'il nous transpose aujourd'hui dans un film où il faut se mordre les veines à violents coups de dents pour se tenir éveillé aurait juste dû rester "private", comme son titre l'indique. Les braves qui, comme nous, iront jusqu'à son terme, auront notre respect éternel.
Enfin un bon film... l'ambiance est unique, tendue, impalpable, suffocante par moment.
Une musique qui suit le mouvement, qui monte en intensité tout le long du film. Une violence présente et malaisante parfois.. Honnêtement, j'ai adoré
Une musique qui suit le mouvement, qui monte en intensité tout le long du film. Une violence présente et malaisante parfois.. Honnêtement, j'ai adoré
J'ai retrouvé avec plaisir notre Nicolas Winding Refn dans une sorte de conte fantastique sous ambiance cyberpunk, qui n'a pas besoin d'être sur-analysé pour être compris.
C'est beau, c'est travaillé, les costumes sont superbes, la direction artistique léchée, portée par une excellente performance de Sophie Thatcher et la magnifique musique de Pino Donaggio.
C'est pas pour tout le monde, c'est certain, mais j'ai franchement aimé de voir un tel film sortir encore en salle en 2026, merci Winding Refn :)
C'est beau, c'est travaillé, les costumes sont superbes, la direction artistique léchée, portée par une excellente performance de Sophie Thatcher et la magnifique musique de Pino Donaggio.
C'est pas pour tout le monde, c'est certain, mais j'ai franchement aimé de voir un tel film sortir encore en salle en 2026, merci Winding Refn :)
Film totalement incompréhensible, non construit et d'une laideur confondante: tout est envahi par un brouillard "méphitique", une musique à la limite de la saturation et un "jeu d'acteur" extrêmement bizarre.. On ne sait jamais à quel degré on se situe: du film au film dans le film. Que viennent faire des yakusas? Un GI? On ne saura pas davantage à la fin où l'on est amené. Le tout est en plus d'un ennui incommensurable.
Nicolas Winding Refn pousse son cinéma vers une abstraction où le récit semble se dissoudre dans un flux d’images, de fantasmes et de souvenirs. Un condensé de ces dernières lubies. Le film est aussi, plus qu’à l’accoutumée chez le cinéaste, drôle, laissant affleurer le ridicule derrière la pose et le grotesque derrière le glamour (le film assume les blagues). Cette étrange comédie funèbre, qui n'évite pas le malaise, sûrement inconsciemment, avec une écriture pauvre, ne détonne en rien d'une filmographie qui depuis quelques années tend vers une émotion simple, une image simple, un récit simple. On pourra tout de même regretter des films plus riches dans lesquels on se projette davantage, mais Her Private Hell est un beau film fantôme.
Film affligeant. Sans queue ni tête. Rarement vu autant de gens partir avant la fin de la projo. Seul rayon de soleil : la musique du grand Pino Donaggio
Her Private Hell plonge Nicolas Winding Refn dans un territoire où science-fiction, cauchemar métaphysique et mélodrame familial se confondent. Une métropole futuriste disparaît progressivement sous une brume mortelle, deux personnages cherchent chacun un parent perdu et l’Enfer semble moins constituer une destination qu’un espace mental dont personne ne ressort véritablement indemne.
Tout commence par une ville engloutie. Une étrange brume recouvre les rues et libère une présence impossible à identifier clairement. Dans cet environnement où chaque déplacement peut devenir fatal, une jeune femme profondément troublée entreprend de retrouver son père.
Parallèlement, un GI américain poursuit une quête tout aussi désespérée : arracher sa fille à l’Enfer.
Ces deux trajectoires finissent naturellement par se croiser, mais Nicolas Winding Refn semble moins intéressé par la mécanique traditionnelle du récit que par ce que ces recherches disent de ses personnages. Tous deux avancent vers quelqu’un qu’ils ont perdu, sans savoir exactement ce qu’ils trouveront au bout du chemin.
La brume constitue à ce titre une idée particulièrement forte. Elle masque autant qu’elle menace. Les silhouettes apparaissent puis disparaissent, les distances deviennent impossibles à mesurer et la ville perd progressivement toute logique géographique. Le danger peut surgir de n’importe où, mais il demeure suffisamment abstrait pour nourrir l’imagination.
Refn transforme ainsi la métropole en pur espace mental.
Le cinéaste retrouve naturellement son goût pour les compositions extrêmement travaillées, les lumières artificielles et les personnages presque figés au milieu d'environnements qui semblent plus grands qu’eux. Là où beaucoup de récits post-apocalyptiques privilégieraient l’accumulation de créatures et de scènes d’action, Her Private Hell cherche davantage à installer une sensation d’irréalité.
Sophie Thatcher trouve dans cet univers une place particulièrement convaincante. Sa fragilité apparente contraste avec l’obstination de son personnage. Sa recherche du père devient progressivement plus ambiguë : s’agit-il encore de retrouver quelqu’un ou de comprendre ce qui, dans son propre passé, continue de la poursuivre ?
Charles Melton apporte une dimension plus physique au récit. Son GI possède les réflexes d’un homme habitué à affronter le danger, mais ceux-ci deviennent presque inutiles face à une menace qui échappe aux règles ordinaires. Sa quête pour retrouver sa fille donne surtout au personnage une vulnérabilité qui contrebalance son apparence de soldat.
Kristine Frøseth complète ce triangle en participant à l’étrangeté générale du récit, où les personnages semblent parfois appartenir autant au monde réel qu’aux projections de ceux qui les recherchent.
Le scénario signé Nicolas Winding Refn et Esti Giordani joue précisément sur cette incertitude. L’Enfer évoqué par le film doit-il être compris littéralement ? La brume appartient-elle véritablement au monde extérieur ? Jusqu’à quel point ce que nous voyons correspond-il aux traumatismes des personnages ?
Refn ne semble pas particulièrement pressé de fournir des réponses.
Cette radicalité constitue autant la force que la limite du film. Ceux qui attendent un récit de science-fiction traditionnel, reposant sur l’explication progressive du phénomène, pourront être déconcertés par une narration volontairement elliptique. Certaines séquences privilégient ouvertement l’atmosphère à la progression dramatique.
Mais Her Private Hell trouve précisément son identité dans cette absence de confort narratif. La menace devient d’autant plus inquiétante qu’elle demeure difficile à définir.
Le titre prend alors tout son sens. Chaque personnage semble transporter son propre enfer et la catastrophe extérieure ne fait que lui donner une forme visible. Retrouver un père ou sauver une fille revient finalement à tenter de réparer quelque chose que le passé a laissé ouvert.
La ville futuriste, la brume et la présence mortelle deviennent ainsi les manifestations spectaculaires d’un récit beaucoup plus intime sur la culpabilité, la filiation et l’impossibilité de laisser certains fantômes derrière soi.
Hypnotique, sombre et volontairement énigmatique, Her Private Hell ressemble moins à un film de science-fiction traditionnel qu’à un cauchemar éveillé. Nicolas Winding Refn transforme une métropole engloutie dans la brume en territoire mental où Sophie Thatcher et Charles Melton poursuivent autant leurs proches disparus que leurs propres fantômes. Une proposition visuelle radicale, parfois frustrante dans son goût de l’abstraction, mais fascinante lorsqu’elle laisse l’horreur surgir de ce que l’on ne peut ni voir clairement ni expliquer. Chez Refn, l’Enfer n’est finalement jamais très loin : chacun semble simplement y entrer par une porte différente
Tout commence par une ville engloutie. Une étrange brume recouvre les rues et libère une présence impossible à identifier clairement. Dans cet environnement où chaque déplacement peut devenir fatal, une jeune femme profondément troublée entreprend de retrouver son père.
Parallèlement, un GI américain poursuit une quête tout aussi désespérée : arracher sa fille à l’Enfer.
Ces deux trajectoires finissent naturellement par se croiser, mais Nicolas Winding Refn semble moins intéressé par la mécanique traditionnelle du récit que par ce que ces recherches disent de ses personnages. Tous deux avancent vers quelqu’un qu’ils ont perdu, sans savoir exactement ce qu’ils trouveront au bout du chemin.
La brume constitue à ce titre une idée particulièrement forte. Elle masque autant qu’elle menace. Les silhouettes apparaissent puis disparaissent, les distances deviennent impossibles à mesurer et la ville perd progressivement toute logique géographique. Le danger peut surgir de n’importe où, mais il demeure suffisamment abstrait pour nourrir l’imagination.
Refn transforme ainsi la métropole en pur espace mental.
Le cinéaste retrouve naturellement son goût pour les compositions extrêmement travaillées, les lumières artificielles et les personnages presque figés au milieu d'environnements qui semblent plus grands qu’eux. Là où beaucoup de récits post-apocalyptiques privilégieraient l’accumulation de créatures et de scènes d’action, Her Private Hell cherche davantage à installer une sensation d’irréalité.
Sophie Thatcher trouve dans cet univers une place particulièrement convaincante. Sa fragilité apparente contraste avec l’obstination de son personnage. Sa recherche du père devient progressivement plus ambiguë : s’agit-il encore de retrouver quelqu’un ou de comprendre ce qui, dans son propre passé, continue de la poursuivre ?
Charles Melton apporte une dimension plus physique au récit. Son GI possède les réflexes d’un homme habitué à affronter le danger, mais ceux-ci deviennent presque inutiles face à une menace qui échappe aux règles ordinaires. Sa quête pour retrouver sa fille donne surtout au personnage une vulnérabilité qui contrebalance son apparence de soldat.
Kristine Frøseth complète ce triangle en participant à l’étrangeté générale du récit, où les personnages semblent parfois appartenir autant au monde réel qu’aux projections de ceux qui les recherchent.
Le scénario signé Nicolas Winding Refn et Esti Giordani joue précisément sur cette incertitude. L’Enfer évoqué par le film doit-il être compris littéralement ? La brume appartient-elle véritablement au monde extérieur ? Jusqu’à quel point ce que nous voyons correspond-il aux traumatismes des personnages ?
Refn ne semble pas particulièrement pressé de fournir des réponses.
Cette radicalité constitue autant la force que la limite du film. Ceux qui attendent un récit de science-fiction traditionnel, reposant sur l’explication progressive du phénomène, pourront être déconcertés par une narration volontairement elliptique. Certaines séquences privilégient ouvertement l’atmosphère à la progression dramatique.
Mais Her Private Hell trouve précisément son identité dans cette absence de confort narratif. La menace devient d’autant plus inquiétante qu’elle demeure difficile à définir.
Le titre prend alors tout son sens. Chaque personnage semble transporter son propre enfer et la catastrophe extérieure ne fait que lui donner une forme visible. Retrouver un père ou sauver une fille revient finalement à tenter de réparer quelque chose que le passé a laissé ouvert.
La ville futuriste, la brume et la présence mortelle deviennent ainsi les manifestations spectaculaires d’un récit beaucoup plus intime sur la culpabilité, la filiation et l’impossibilité de laisser certains fantômes derrière soi.
Hypnotique, sombre et volontairement énigmatique, Her Private Hell ressemble moins à un film de science-fiction traditionnel qu’à un cauchemar éveillé. Nicolas Winding Refn transforme une métropole engloutie dans la brume en territoire mental où Sophie Thatcher et Charles Melton poursuivent autant leurs proches disparus que leurs propres fantômes. Une proposition visuelle radicale, parfois frustrante dans son goût de l’abstraction, mais fascinante lorsqu’elle laisse l’horreur surgir de ce que l’on ne peut ni voir clairement ni expliquer. Chez Refn, l’Enfer n’est finalement jamais très loin : chacun semble simplement y entrer par une porte différente
25 minutes, c'est le temps que Nicolas Winding Refn a passé dans un état de mort médicale, suite à un malaise cardiaque violent. C'est un miraculé qui nous parle donc, au Festival de Deauville, de son expérience qui l'a changé à jamais : on connaissait le Refn bougon et égotique, il en est ressorti plus sensible et gentiment maladroit. A l'image de son Her Private Hell, tiré directement de ce trauma, soit un chaos à l'écran, incompréhensible et qui casse les yeux et les oreilles en deux, mais qu'on n'arrive pas à détester grâce à sa bonne tête de tableau de Bosch version cyberpunk (on ne pensait pas voir ça un jour). On suit donc Sophie Thatcher dans un futur apocalyptique qui assiste à
spoiler:
un meurtre
d'une autre femme dans l'immeuble voisin par un spoiler: monstre BDSM vêtu tout de cuir serré et grinçant
. S'ensuit une errance dans ce Purgatoire claustrophobe (la fumée empêche de sortir, mais aussi d'y voir à l'extérieur), où l'on suit indépendamment l'intrigue de cette jeune fille et d'un autre personnage mystérieux joué par Charles Melton spoiler: qui cherche sa fille
. Il spoiler: se fracasse avec des ninjas (parce que "pourquoi pas"), fricote avec la gente féminine (il enquête vachement en profondeur, le Papounet) et se met lui aussi en tête de faire la peau (de latex) à ce monstre pervers...
Une fois de plus, on ne comprend rien à ses intentions, on oublie la majorité du film qu'il était là pour spoiler: chercher sa fille, mais on peut aussi le voir comme un effet de ce monde infernal, qui fait oublier jusqu'à son propre but, qui n'existe que pour nous affliger de tous les vices, nous fait pourchasser par une sale bête dans des endroits stressants (satanés néons qui nous en mettent plein les rétines) et exigus
... Oui, tout est dans le titre, Refn nous livre une vision aussi chaotique que fascinante de l'Enfer, une crainte existentielle qui déborde de métaphores à chaque plan. Dans notre fauteuil, on assiste à un enchaînement de scènes aussi crades (une femme qui spoiler: mange une culotte souillée par du sperme
) que poétiques (cet spoiler: escalier illuminé qui pourrait être le Salut, la porte de sortie de cet univers infernal
), en fonction de l'évolution des personnages. Alors oui, on ne va pas vous dire que le visionnage de ce film est une partie de plaisir, au contraire il est épuisant, difficile (impossible ?) à comprendre si l'on n'est pas dans la tête chamboulée de Refn (on ne fait qu'avancer des théories, mais concrètement tout le monde aura raison en décryptant un univers aussi vaste et référencé), et assez irritant pour les yeux et les oreilles. Les effets numériques sont mauvais (l'ouverture fait penser au récent Mégalopolis, avec ses bâtiments en numérique baveux), Charles Melton tire la tronche en continu, et seule Sophie Thatcher livre une performance à la hauteur des agissements dérangeants de son personnage, les seconds rôles étant tous en surjeu total, ce qui participe à la pénibilité de l'univers du film (ils se soûlent entre eux), mais aussi du visionnage "réel". C’est une expérience dont on revient aussi aveugle (et sourd) que touché par sa sincérité. C’est un chouette nanar, un film malade et bien intentionné qui mérite son câlin après s’être fait dégommer (injustement) à Cannes. Oui, dans cet Enfer, on assume d'être L'Avocat du Diable.
d'une autre femme dans l'immeuble voisin par un spoiler: monstre BDSM vêtu tout de cuir serré et grinçant
. S'ensuit une errance dans ce Purgatoire claustrophobe (la fumée empêche de sortir, mais aussi d'y voir à l'extérieur), où l'on suit indépendamment l'intrigue de cette jeune fille et d'un autre personnage mystérieux joué par Charles Melton spoiler: qui cherche sa fille
. Il spoiler: se fracasse avec des ninjas (parce que "pourquoi pas"), fricote avec la gente féminine (il enquête vachement en profondeur, le Papounet) et se met lui aussi en tête de faire la peau (de latex) à ce monstre pervers...
Une fois de plus, on ne comprend rien à ses intentions, on oublie la majorité du film qu'il était là pour spoiler: chercher sa fille, mais on peut aussi le voir comme un effet de ce monde infernal, qui fait oublier jusqu'à son propre but, qui n'existe que pour nous affliger de tous les vices, nous fait pourchasser par une sale bête dans des endroits stressants (satanés néons qui nous en mettent plein les rétines) et exigus
... Oui, tout est dans le titre, Refn nous livre une vision aussi chaotique que fascinante de l'Enfer, une crainte existentielle qui déborde de métaphores à chaque plan. Dans notre fauteuil, on assiste à un enchaînement de scènes aussi crades (une femme qui spoiler: mange une culotte souillée par du sperme
) que poétiques (cet spoiler: escalier illuminé qui pourrait être le Salut, la porte de sortie de cet univers infernal
), en fonction de l'évolution des personnages. Alors oui, on ne va pas vous dire que le visionnage de ce film est une partie de plaisir, au contraire il est épuisant, difficile (impossible ?) à comprendre si l'on n'est pas dans la tête chamboulée de Refn (on ne fait qu'avancer des théories, mais concrètement tout le monde aura raison en décryptant un univers aussi vaste et référencé), et assez irritant pour les yeux et les oreilles. Les effets numériques sont mauvais (l'ouverture fait penser au récent Mégalopolis, avec ses bâtiments en numérique baveux), Charles Melton tire la tronche en continu, et seule Sophie Thatcher livre une performance à la hauteur des agissements dérangeants de son personnage, les seconds rôles étant tous en surjeu total, ce qui participe à la pénibilité de l'univers du film (ils se soûlent entre eux), mais aussi du visionnage "réel". C’est une expérience dont on revient aussi aveugle (et sourd) que touché par sa sincérité. C’est un chouette nanar, un film malade et bien intentionné qui mérite son câlin après s’être fait dégommer (injustement) à Cannes. Oui, dans cet Enfer, on assume d'être L'Avocat du Diable.
Refn est mort vingt-cinq minutes en 2023, et il en est revenu, dit-il, avec un film à faire. Il en donne deux descriptions. La première : le plateau de Copenhague était une maison de poupée, où il a rangé ses acteurs comme on dispose des figurines dans une vitrine. La seconde : le film fonctionne comme un algorithme de ses propres goûts, à faire défiler comme une application à son nom. Deux images d'un monde entièrement possédé, pour un récit qui prétend justement raconter une possession, celle d'une fille par son père. D'où la question : cette forme accuse-t-elle la possession qu'elle filme, ou en est-elle la continuation ? Le film durant, il répond, et pas dans la direction du bon sens.
Une fois, une seule, il penche du bon côté. Des sommets de tours percent une nappe de brume, dans une image de synthèse dont le lissé n'a rien d'accidentel ; le raccord fait entrer dans un hall désert aux tentures dorées, puis dans la suite lambrissée du père. Le partage ne variera plus. Dehors, une ville qui n'a jamais été filmée, le Tokyo annoncé s'étant réduit à des extensions numériques greffées sur un tournage danois. Dedans, des décors construits, qui ont un poids, une texture, une résistance à la lumière. Tout ce qui appartient au père existe ; le reste est un fond d'écran. Il n'y a rien autour, et la fille qui franchit le seuil n'a nulle part où fuir. L'enfermement est une donnée du monde avant d'être une péripétie, et l'artifice déclaré montre la cage en même temps que la prisonnière. C'est la seule idée du film, elle est posée dans les cinq premières minutes, et elle n'ira pas plus loin.
Le film s'assure aussitôt contre ses propres défaillances. Dans la suite, l'actrice (Elle, ainsi la nomme le film) prévient que la science-fiction qu'elle doit tourner avec sa belle-mère sera un enfer. Puisqu'une actrice annonce l'épreuve du spectateur, tout ennui devient par avance une intention. La diction traînante que Refn exige de tous ses interprètes, faite de répliques lâchées dans le vide à intervalles réguliers, achève de rendre chaque passage plat impossible à reprocher, puisqu'il est "soi-disant" voulu.
Le reste de la grammaire vend plus qu'il ne montre. Refn revendique un retour au zoom et des gros plans en pagaille, au motif que le jeu relèverait de la pantomime. Sur les visages et sur les corps, c'est la syntaxe du spot de luxe, où l'on pousse le produit vers le client sans qu'aucune main le tende. Les corps y sont présentés, contemplés et désirés comme des objets.
Le montage prolonge l'exemption. Les tableaux alternent sans raccord de cause ni de rythme, on s'y répond par énigmes psalmodiées jusqu'à se parler en aboiement ou en miaulant. De plus, aucune scène ne travaille pour la précédente, aucune n'attend la suivante ; chacune tient le temps de son propre effet, puis cède la place. Refn a nommé ce régime, il parle d'un récit de réseau social taillé pour la dopamine, où l'algorithme apprend votre sensibilité et produit un sens qui n'existe que pour celui qui fait défiler.
Reste à savoir à qui appartient l'enfer du titre. Le père entre en craquant ses allumettes sur son oreille, exige qu'on l'appelle « Daddy » et raconte la légende du Leather Man, père endeuillé parti chercher sa fille dans les profondeurs et devenu monstre dans la brume. La menace qui va dépecer des femmes naît donc hors champ, dans la bouche du père, qui en possède le récit avant que l'image n'en montre quoi que ce soit : le mythe n'a qu'une source, paternelle. Refn a d'ailleurs pris soin d'occuper lui-même toutes les places de père. Il reconnaît son propre portrait dans le mauvais — quand la fille décrit son père, dit-il, c'est lui qu'elle décrit. Il fait naître le personnage du soldat du choc de sa mort clinique. Il prête au monstre la dignité d'un père piégé dans l'au-delà, qui ne retrouvera jamais sa fille. Le mauvais, le bon, le monstrueux : trois positions, un seul titulaire. Le possessif du titre relève que l'enfer est privé, mais il n'est pas à elle.
La réponse cesse alors d'être une hypothèse. La fille et une amie regardent par la fenêtre un homme prendre une femme contre la vitre d'en face, pendant que le monstre arrache à une autre le mot « Daddy » avant de lui ouvrir la poitrine et de la jeter à travers la baie. Le conflit entre la fille et l'amie devenue belle-mère reçoit sa version fétiche : une culotte souillée plaquée sur le visage jusqu'à l'étouffement. Il faut mesurer le ridicule de ces vignettes, qui se veulent sulfureuses et n'atteignent que le catalogue : le coït et le meurtre dans la même devanture, l'inceste réduit à une réplique exigée avant la mise à mort, et le grief de deux femmes dépossédées par le même homme, l'une comme fille, l'autre comme épouse, liquidé en gadget érotique. La misogynie n'est plus celle des personnages masculins que le récit prétend instruire, elle est celle du dispositif, qui vend leur crime au même comptoir que leurs coucheries. Refn le théorise sans gêne : plus le sexe et la violence se confondent, plus on regarde.
Le générique de fin signe. Des portraits de studio façon années quarante présentent les personnages en poupées, le soldat en figurine d'action dans son uniforme, les actrices en Barbie. Ce sont les termes du cinéaste, qui dit avoir construit une maison de poupée sur le plateau et avoir pris grand plaisir à y placer, modeler, faire bouger et parler ses acteurs. Cent neuf minutes durant, il n'aura montré que des personnages sans consistance, une blonde écervelée, des femmes qui miaulent et un érotisme pénible, et il conclut en les épinglant sous verre comme la collection dont il est fier. Son anti-divertissement abrutissant trouve là sa légende, écrite de sa propre main.
Une fois, une seule, il penche du bon côté. Des sommets de tours percent une nappe de brume, dans une image de synthèse dont le lissé n'a rien d'accidentel ; le raccord fait entrer dans un hall désert aux tentures dorées, puis dans la suite lambrissée du père. Le partage ne variera plus. Dehors, une ville qui n'a jamais été filmée, le Tokyo annoncé s'étant réduit à des extensions numériques greffées sur un tournage danois. Dedans, des décors construits, qui ont un poids, une texture, une résistance à la lumière. Tout ce qui appartient au père existe ; le reste est un fond d'écran. Il n'y a rien autour, et la fille qui franchit le seuil n'a nulle part où fuir. L'enfermement est une donnée du monde avant d'être une péripétie, et l'artifice déclaré montre la cage en même temps que la prisonnière. C'est la seule idée du film, elle est posée dans les cinq premières minutes, et elle n'ira pas plus loin.
Le film s'assure aussitôt contre ses propres défaillances. Dans la suite, l'actrice (Elle, ainsi la nomme le film) prévient que la science-fiction qu'elle doit tourner avec sa belle-mère sera un enfer. Puisqu'une actrice annonce l'épreuve du spectateur, tout ennui devient par avance une intention. La diction traînante que Refn exige de tous ses interprètes, faite de répliques lâchées dans le vide à intervalles réguliers, achève de rendre chaque passage plat impossible à reprocher, puisqu'il est "soi-disant" voulu.
Le reste de la grammaire vend plus qu'il ne montre. Refn revendique un retour au zoom et des gros plans en pagaille, au motif que le jeu relèverait de la pantomime. Sur les visages et sur les corps, c'est la syntaxe du spot de luxe, où l'on pousse le produit vers le client sans qu'aucune main le tende. Les corps y sont présentés, contemplés et désirés comme des objets.
Le montage prolonge l'exemption. Les tableaux alternent sans raccord de cause ni de rythme, on s'y répond par énigmes psalmodiées jusqu'à se parler en aboiement ou en miaulant. De plus, aucune scène ne travaille pour la précédente, aucune n'attend la suivante ; chacune tient le temps de son propre effet, puis cède la place. Refn a nommé ce régime, il parle d'un récit de réseau social taillé pour la dopamine, où l'algorithme apprend votre sensibilité et produit un sens qui n'existe que pour celui qui fait défiler.
Reste à savoir à qui appartient l'enfer du titre. Le père entre en craquant ses allumettes sur son oreille, exige qu'on l'appelle « Daddy » et raconte la légende du Leather Man, père endeuillé parti chercher sa fille dans les profondeurs et devenu monstre dans la brume. La menace qui va dépecer des femmes naît donc hors champ, dans la bouche du père, qui en possède le récit avant que l'image n'en montre quoi que ce soit : le mythe n'a qu'une source, paternelle. Refn a d'ailleurs pris soin d'occuper lui-même toutes les places de père. Il reconnaît son propre portrait dans le mauvais — quand la fille décrit son père, dit-il, c'est lui qu'elle décrit. Il fait naître le personnage du soldat du choc de sa mort clinique. Il prête au monstre la dignité d'un père piégé dans l'au-delà, qui ne retrouvera jamais sa fille. Le mauvais, le bon, le monstrueux : trois positions, un seul titulaire. Le possessif du titre relève que l'enfer est privé, mais il n'est pas à elle.
La réponse cesse alors d'être une hypothèse. La fille et une amie regardent par la fenêtre un homme prendre une femme contre la vitre d'en face, pendant que le monstre arrache à une autre le mot « Daddy » avant de lui ouvrir la poitrine et de la jeter à travers la baie. Le conflit entre la fille et l'amie devenue belle-mère reçoit sa version fétiche : une culotte souillée plaquée sur le visage jusqu'à l'étouffement. Il faut mesurer le ridicule de ces vignettes, qui se veulent sulfureuses et n'atteignent que le catalogue : le coït et le meurtre dans la même devanture, l'inceste réduit à une réplique exigée avant la mise à mort, et le grief de deux femmes dépossédées par le même homme, l'une comme fille, l'autre comme épouse, liquidé en gadget érotique. La misogynie n'est plus celle des personnages masculins que le récit prétend instruire, elle est celle du dispositif, qui vend leur crime au même comptoir que leurs coucheries. Refn le théorise sans gêne : plus le sexe et la violence se confondent, plus on regarde.
Le générique de fin signe. Des portraits de studio façon années quarante présentent les personnages en poupées, le soldat en figurine d'action dans son uniforme, les actrices en Barbie. Ce sont les termes du cinéaste, qui dit avoir construit une maison de poupée sur le plateau et avoir pris grand plaisir à y placer, modeler, faire bouger et parler ses acteurs. Cent neuf minutes durant, il n'aura montré que des personnages sans consistance, une blonde écervelée, des femmes qui miaulent et un érotisme pénible, et il conclut en les épinglant sous verre comme la collection dont il est fier. Son anti-divertissement abrutissant trouve là sa légende, écrite de sa propre main.
- Meilleurs films
- Meilleurs films selon la presse