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Pascal
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3,0
Publiée le 5 novembre 2025
En provenance de Colombie, " un poète " (2025) a obtenu le prix du jury à la Quinzaine des cinéastes ( Cannes 2025 ).
Cet opus de Simon Mesa mérite surtout le coup d'oeil pour le fond plus que pour sa forme. Il y a un ton presque documentaire dans ce portrait d'un ancien professeur d'université qui a laissé tomber sa carrière, pour embrasser ( mais sans aucun succès public) celle de poète.
Au travers de ce personnage décalé des normes sociales, le scénario aborde plusieurs sujets à la portée universelle.
Critique de la recherche du statut social, de la reconnaissance à tout prix ( même si ce choix n' aboutit pas dans cet exemple), car c'est pourtant bien ce que vise de façon obsessionnelle le poète en question.
Volonté de faire le bonheur de quelqu'un ( le poète se projette dans son élève) sans s'assurer de son adhésion véritable.
Ce qui compterait vraiment ( et que le poète semble avoir oublié) c'est être présent et responsable pour sa fille. Autrement dit inscrire sa poésie dans le concret ( ce que fera l'élève en permettant au père de se reconnecter avec sa fille)
C'est certes plus prosaïque et apparemment moins exceptionnel que d'être un poète reconnu, mais c'est finalement déjà pas mal de réussir à être un père présent, aimant et soutenant sainement son enfant.
C'est ( peut-être ?) à cette conclusion, en forme de rappel de certaines priorités de l'existence, à laquelle veut nous conduire " un poète".
Au plan formel ce n'est pas aussi exceptionnel ( selon moi bien sûr) que les commentaires que j'avais pu lire, mais malgré ses imperfections, les amateurs du cinéma latino-américain ne le manqueront pas.
Un poète maudit qui a un problème avec les autres, le travail et l’alcool rencontre une jeune fille issue des quartiers pauvres dont l’occupation favorite est de dessiner et écrire des poèmes dans un cahier. Film singulier qui oscille à Medellin entre chronique sociale, drame et comédie. Mais il est très dur d’aimer un film avec un personnage principal aussi détestable, même si l’on peut lui trouver des raisons.
Le réalisateur colombien dresse un tableau assez peu flatteur de ses compatriotes, affreux sales et pour la plupart méchants, que la poésie peine a sortir de leur misère matérielle et morale
«Pas facile» Film colombien plutôt inclassable qui a eu le prix du Jury à Cannes « Un certain regard » et qui raconte les déconvenues d’un poète sans le sou, dépressif et alcoolique vivant chez sa mère. Il se trouve mêlé à des embrouilles malgré sa bonne volonté et son souhait de mettre en avant une élève d’un quartier populaire réellement prometteuse. Certains moments sont savoureux mais l’ennui n’est pas loin, et le personnage tellement agaçant (superbement joué!).
Vu à Cannes j'avais trouvé ce film intéressant mais le personnage principal tout en bassesse et en apitoiement sur lui même est assez détestable - c'est le but aussi du film. Reste une belle photographie, des personnages haut en couleur très bien castés et une histoire universelle sur les grandeurs et misères des artistes..
Très confus cette image du poète maladroit. Qui tente d'emprunter la personnalité du poète maudit mais sans en ressentir le caractère sinon sa médiocrité.
Bouleversant et drôle, mélancolique et absurde, fin et toujours sur la corde, un film profondément humain qui ne paie pas de mine, mais qui développe un vrai sens du récit et de la mise en scène. Et l'acteur principal sorti de nulle part a un corps et une présence immédiate qui font basculer le film dans une vérité, une sincérité belle et complexe.
Un petit bijou du cinéma colombien, comme on a rarement l'occasion d'en voir en France. On se marre devant les déboires de ce poète alcoolique et on est pris à la fin par l'émotion, sans qu'on s'y attende. Un futur grand réalisateur à suivre.
Vu en AVP à l'Arlequin avec le réal pour le festival du film colombien de Paris, dans une ambiance survoltée (et où le film a gagné le Prix du public et du Jury). Une comédie originale, drôle et touchante, c'est assez rare pour être signalé pour un film venant de Cannes :)
Une bonne surprise que ce film vu un peu par hasard... Oscar, poète non reconnu, n'admet pas de vivre d'autre chose que de sa poésie.. C'est un homme plutôt immature, qui vit chez sa mère et qui boit pour oublier qu'il n'est pas le plus grand poète latino américain. Il est séparé de sa femme et a une fille qui l'ignore. Il va chercher à réaliser son rêve par procuration, avec une jeune fille, Yurlady, qui écrit, dessine et fait preuve d'un vrai talent. Devenu professeur, il pousse son élève qui est issue d'une famille défavorisée, voulant qu'elle sorte de son milieu et que sa poésie soit publiée. Mais tout cela va lui échapper, et Oscar va se retrouver spoiler: dans la tourmente, confronté à des accusations non fondées, à une famille intéressée que seul l'argent intéresse. . On ne peut s'empêcher de faire le parallèle entre Yurlady et la propre fille d'Oscar, spoiler: voyant la première lui échapper (ses rêves ne sont pas les siens), et la seconde qui s'éloigne, se rapproche, leur relation restant compliquée . Mention spéciale à l'acteur qui joue le rôle d'Oscar.
Cette comédie dramatique interroge avec subtilité les rapports de classe et la question raciale à travers la figure d’un poète alcoolique, enseignant de philosophie désabusé, qui confie à une jeune poète talentueuse son rêve de réussite. On y retrouve une écriture originale, capable de saisir la complexité des affects sans jamais verser dans le didactisme. Le choix de traiter des enjeux sociaux et intimes avec une légèreté presque désarmante confère à l’ensemble une grâce singulière, parfois déroutante mais profondément nécessaire.
Très bonne surprise : film extraordinairement drôle et original Oscar poète maudit triste alcoolique et attachant, en Colombie : quelle performance de jeu Tous les personnages sont très bien interprétés Un témoignage fort et original sur la société colombienne Tourne très près, de façon très realiste, crue Beaucoup de rebondissements imprévisibles L’humour est partout même dans les titres des chapitres À voir absolument
Un poète moche et raté trouve un exutoire en se faisant le pygmalion d'un jeune talent prometteur issue des quartiers de Medellin. Las, el arte nos salvara ? Le film sensible et profond explore sans concession et avec un humour mordant son chemin de croix en butte aux contradictions sociales et politiques de ́la société colombienne... La beauté cachée des laids se voit sans délai.
Très attachant, une vie comme il en existe partout avec des voyous des menteurs, des arrivistes mais aussi de la tendresse de la famille sauf des jaloux . Les deux jeunes filles appartiennent à ces sociétés.